Revue de presse sur la Légion d’Honneur dans la Marne - articles - années 2017 et 2018.


La plupart des articles provient du journal « l’union » que nous remercions.

Quelques articles ne proviennent pas du journal « l’union » ; l’origine est alors indiquée par le lien en tête d’article.

Les notes de bas de page [ ] sont du rédacteur.
Pour consulter un article d’une autre année, cliquez sur un lien :
Revue de presse des années 2012 à 2016


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« l’union » 180122 a

REIMS - TINQUEUX - L’ENTRETIEN : Franck Leboeuf “UN RÔLE DE FLIC, ÇA ME PLAIRAIT BIEN”

 

Franck Leboeuf, l’ancien joueur de foot incarne un présentateur télé dans la pièce qu’il jouera à Chauny et à Tinqueux. Daniel Balbo

L’ancien footballeur de Chelsea et de l’OM a quitté les stades pour les planches. En fin de semaine, Frank Leboeuf jouera dans deux salles de la région.

Après une carrière de footballeur bien remplie, Frank Leboeuf est resté dans la lumière des projecteurs et il fréquente maintenant les théâtres en tant qu’acteur. À Chauny et Tinqueux, il présentera « Ma Belle-Mère et moi… 9 mois après » une pièce produite, mise en scène et écrite en partie par ses soins.

Existe-t-il un parallèle entre le jeu sur le terrain et celui du théâtre ?
Ça fait maintenant douze ans que j’ai arrêté le foot. Le théâtre, c’est un autre art si l’on peut considérer le foot comme de l’art. Seule la réaction immédiate du public pourrait s’apparenter mais les lieux diffèrent. Dans un stade, j’ai déjà été devant 90 000 personnes, dans un théâtre c’est plus confiné. En revanche, la discipline que j’ai eue en tant que joueur de foot m’aide dans mon métier d’acteur.

Quelle est l’intrigue de ce deuxième volet de la pièce ?
J’ai le rôle d’un présentateur de télé, ma femme est enceinte, mon directeur d’antenne n’accepte pas que je devienne l’homme d’une seule femme, il pense aux téléspectatrices. Ma belle-mère va, elle, vendre les photos de sa fille enceinte. C’est là que les problèmes commencent.

La suite d’une pièce au théâtre ce n’est pas courant, pourquoi l’avez-vous fait ?
Ce n’est pas vraiment une suite. On l’a faite car on avait beaucoup de demande de directeurs de théâtre. Du coup avec Nicolas Vitiello, on l’a écrite en trois mois. Le public qui vient voir cette pièce ne sera pas perdu. Cette pièce nous allons la faire vivre jusqu’au mois de juin et après on passera à autre chose. Ça fait six ans maintenant qu’on est sur « Ma belle-mère », il est temps de la laisser un peu tranquille et de passer à autre chose.

Ce dernier volet au théâtre pourra- t-il se transformer en trilogie ?
Non on ne veut pas rentrer dans la trilogie. On a déjà eu la chance que cette pièce a très bien fonctionné. On nous dit même que le deuxième opus est meilleur que le premier. Le public a toujours des réticences et hésite à venir en se disant qu’ils n’ont pas vu la première. Ensuite il n’y a plus grand-chose à raconter après pour que ça soit pertinent et ça fasse rire. On est déjà en écriture d’une pièce à six comédiens, Georges Beller va nous rejoindre. Cette nouvelle pièce sera prête pour septembre 2019.

Est-ce juste pour des raisons d’anonymat que vous avez voulu vous lancer dans le cinéma aux États- Unis ?
Oui en fait, c’était pour apprendre en occultant mon passé de joueur. Je ne me voyais pas aller au Cours Florent en France et donc j’ai préféré m’expatrier aux États-Unis. J’ai été tranquille pendant six mois avant que mon passé ne me rattrape. Ça m’a permis de faire le point sur moimême et de repartir sur d’autres bases.

Quel rôle aimeriez-vous jouer au cinéma ?
On a toujours envie de jouer des personnages que l’on n’est pas. Moi j’aimerais bien jouer un méchant, un rôle de flic ça me plairait bien. Aux États- Unis, j’ai joué un docteur, un présentateur télé, un abbé, maintenant j’aimerais jouer dans un film d’action.

La vie à Hollywood est-elle aussi bling-bling que l’on se l’imagine ?
C’est encore pire que ça, bling-bling c’est un mot très superficiel. À Los Angeles, pour avoir envie de travailler, il faut vraiment se bouger car il fait beau tout le temps. J’y retourne chaque année et je vois des gens qui sont plein de projets et que l’on ne voit jamais apparaître. On vous fait des promesses qui ne sont jamais tenues, c’est pour ça que je me suis jamais senti à l’aise dans ce monde-là.

Que s’est-il passé au coup de sifflet final quand vous avez su que vous deveniez champion du monde ?
Un soulagement car, pour ce dernier match, tout le monde se rappelle que j’ai remplacé Laurent Blanc en finale et je sentais que si on perdait c’était tout pour moi, car tout le monde se posait la question, comment gagner sans Laurent Blanc. On ne se rendaient pas compte que nous étions champions. On le sait qu’on a fait un gros match mais s’en rendre compte c’est difficile. Moi mes idoles c’était Johan Cruyff et Michel Platini, on ne pense pas faire mieux que ses idoles, c’est difficilement assimilable. C’est pour ça que j’ai mis 4 à 5 ans avant de comprendre et d’accepter que j’étais champion du monde. Ce titre, malgré tout, reste personnel, car dans cinquante ans on se souviendra de la Coupe du monde 98 et de quelques joueurs comme Zinedine Zidane, mais il est fort possible que je retourne dans l’anonymat. Je suis très réaliste par rapport à ça. Je suis très content de l’avoir fait et de voir ma coupe, mais ça ne me fait pas tourner la tête plus que ça.

Vous avez eu la Légion d’honneur que pensez-vous de la restriction du président Macron ?
Je pense que certaines personnes ne la méritent pas parce qu’ils ne font pas ce qu’il faut pour la mériter. Moi je suis très heureux et très fier d’avoir la Légion d’honneur. J’ai mis le petit ruban rouge sur tous mes costards. Je suis très fier d’être Français. Je paie mes impôts en France même quand j’étais résident aux États-Unis.

Daniel Balbo


“MA BELLE-MÈRE ET MOI… 9 MOIS APRÈS”
Pièce de théâtre avec Franck Leboeuf et trois autres comédiens.

● à Chauny (Aisne), samedi 27 janvier, à 20h30, au Forum. Places à 25 et 30 €. Infos au 03 23 52 23 52 et sur www.ville-chauny.fr.

● à Tinqueux(Marne), dimanche 28 janvier, à 15 heures, au K. Places de 35 à 52 €. Infos au 03 26 04 11 11 et sur www.le-k-reims.com

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« l’union » 180121 b

VITRY-LE-FRANCOIS – PATRIMOINE : Le père du Tour de France enterré à Sompuis

 

Géo Lefèvre, tels que les Sompuyots qui l’ont rencontré s’en souviennent : sourire et cigarette aux lèvres.

C’est à Georges Lefèvre que l’on doit le Tour de France cycliste. Il est mort dans la commune en 1961.

Géo Lefèvre fut un homme passionné de sport et l’un des plus grands journalistes sportifs français du XX e siècle.

Né le 12 février 1877 à Paris, il a vécu une partie de sa vie à Sompuis, où il a rencontré l’amour et y est enterré. Georges Louis Lefèvre, dit Géo Lefèvre, a effectué ses études au lycée Marceau de Chartres, en Eure-et-Loire, où il pratique le rugby et l’athlétisme. Après ses études supérieures, il va à Paris pour entrer à Normale Sup et intègre la rédaction du journal Le Vélo, de Pierre Giffard, le 1 er quotidien sportif français fondé en 1892.

Puis, quelques temps plus tard, il rejoint le journal L’Auto, ancêtre de l’Équipe, comme spécialiste de la petite reine et chef de rubrique.

Pour se démarquer des autres journaux sportifs, et notamment de l’ennemi juré Le Vélo, Géo Lefèvre à l’idée, lors d’un déjeuner avec son rédacteur en chef Henri Desgrange à la brasserie Le Zimmer à Paris, d’organiser une compétition hors norme dont la couverture serait exclusivement assurée par son journal : L’Auto. Le tour de France à bicyclette était né. Le départ de la première course cycliste par étapes à travers la France est donné le 1 er juillet 1903 avec soixante coureurs.

Du vélo à l’avion en passant par l’auto

Avec le peu de moyens de l’époque, Géo Lefèvre ne ménage pas ses efforts. Durant les trois semaines de compétition, il était chronométreur officiel, donnait le départ, visait les arrivées, officiait comme directeur de course, établissait le classement et rédigeait ses articles relatant la course pour son journal… À l’époque, le transport automobile était peu développé et les routes pas ou peu goudronnées. Géo Lefèvre se déplaçait en train et en vélo pour être à l’heure à l’arrivée, qu’il lui est arrivé de manquer. Une épreuve presque anonyme dans un premier temps mais qui est devenue rapidement populaire et a permis au quotidien L’Auto de vite doubler son tirage.

Géo Lefèvre ne se cantonne pas aux plaisirs de la petite reine. Il créé aussi les premiers meetings aériens, dont le tout premier en France se déroula à Bétheny, près de Reims, en 1909.

Il fut à l’origine d’idées sportives parmi les plus extravagantes, comme celle d’organiser une corrida à Paris. Projet très vite arrêté car le taureau s’échappa dans les rues de la capitale, créant une véritable panique. Il contribua aussi au développement du sport en France et à l’étranger et inventa, avec Édouard Coquille et Charles Faroux, les 24 heures du Mans, la plus grande course automobile du monde avec des départs en épis. En 1914, il devient le bras droit de Charles Faroux dans la Vie Automobile durant 25 ans comme directeur de la publicité.

Après la Deuxième Guerre mondiale, il se joint au journal L’Équipe jusqu’à l’âge de sa retraite, à 78 ans.

Mort devant sa machine à écrire

Géo vécut la fin de sa vie dans le village natal de son épouse Suzanne Tantet à Sompuis.
Les anciens Sompuyots se souviennent du journaliste comme quelqu’un d’humeur toujours égale, sympathique, avec toujours une cigarette à la bouche. Il avait comme voiture une 203 et klaxonnait à chaque sommet de côte pour prévenir l’automobiliste d’en face qu’une voiture s’approchait. Il mourut à Sompuis devant sa machine à écrire le 21 juillet 1961, à l’âge de 84 ans. Enterré dans le cimetière du village, il avait essayé sa tombe avant sa mort pour savoir s’il y serait bien. Il fut membre de l’association des journalistes sportifs. À chaque passage du Tour de France dans le secteur marnais, le directeur du Tour vient déposer une gerbe sur la tombe de Géo Lefèvre.

De notre correspondant Philippe Jacquemin

Biographie express

 

12 février 1877 : Naissance à Paris.

20 novembre 1902 : Au cours d’un déjeuner, il lance l’idée d’« une course qui ferait le tour complet du pays en plusieurs étapes » pour concurrencer les grandes classiques cyclistes et lancer la rubrique vélo de son journal.

Décoré de la Croix de guerre pour son comportement lors de la Première Guerre mondiale. Officier de la légion d’honneur.

Promoteur des premiers meetings aériens et de la plus célèbre des courses automobiles : les 24 heures du Mans.

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« l’union » 180121 a

HISTOIRE : Sire, ils ont voté la mort

 

L’une des représentations de la décapitation de Louis Capet, place de la Révolution, le 21 janvier 1793.
Robespierre (ici interprété à l’écran dans le film « Danton », de Wajda) était député de Paris.
Saint-Just, député de l’Aisne et proche de Robespierre, a voté la mort du roi.

Le 21 janvier 1793, Louis XVI était exécuté. Les députés marnais ont été sans pitié. Leurs collègues ardennais et axonais se sont montrés plus indulgents.

Elle reste, aujourd’hui encore, la séance parlementaire la plus célèbre de toute l’histoire de France. La plus tragique aussi. Entre le 16 et le 17 janvier 1793, dans l’atmosphère étouffante de la salle du Manège, les députés de la Convention ont acté la mort du roi Louis XVI. Ex-roi en l’occurrence, rebaptisé Louis Capet depuis que les parlementaires ont instruit son procès.

Le contexte est, par définition, hors du commun. Celui de la fin du monde. D’un monde, l’Ancien Régime. Un par un, dans un défilé lugubre, marqué par une tension paroxystique, les députés montent à la tribune pour livrer leur vote. L’indulgence (bannissement, fers…), la mort immédiate, ou la mort avec sursis. Le Gers ouvre le bal. Le Gard le terminera. Entre les deux, la Marne, l’Aisne et les Ardennes livrent leur verdict. Avec des sensibilités différentes.

La Marne ne fait pas de cadeau

La Marne, d’abord, ne fait pas de cadeau. Sur dix députés, huit votent pour la mort immédiate, deux seulement pour l’indulgence. Parmi les partisans de la guillotine figure Jean-Baptiste Drouet, ancien maître de poste à Sainte-Ménehould, devenu célèbre après avoir mis un terme à la fuite du roi et sa famille, en juin 1791, à Varennes-en-Argonne. Cet épisode ne lui portera pas chance, puisqu’il passera deux ans dans une prison autrichienne, revenant en France seulement en décembre 1795. Lui remettant la légion d’honneur, en 1807, Napoléon en personne lui aurait dit : « Vous avez changé la face du monde. »

L’autre tête d’affiche s’appelle Prieur de la Marne, avocat châlonnais. « Peut-être le parlementaire le plus estimé de l’Assemblée », selon Arthur Conte, dans son livre « Sire, ils ont voté la mort ». Son bon sens d’homme de loi comme sa sensibilité ne l’empêchent pas de voter la mort. Et d’entraîner, dans son sillage, la plupart de ses collègues.

L’Aisne et ses deux stars

Les députés de l’Aisne se prononcent à leur tour le 17 janvier, à la mi-journée. Ils sont douze, deux de plus que les Marnais. Et moins impitoyables, aussi. Six d’entre eux votent la mort sans délai, les autres se répartissent entre la mort avec sursis et l’indulgence. Parmi les Axonais figurent deux hommes qui ont échappé aux oubliettes de l’histoire : Saint-Just et Condorcet. Le premier reste une figure à part dans l’histoire politique française, qu’il a traversée comme une comète. Il en gardera un surnom : l’Archange de la Révolution. « Un petit Montesquieu adolescent avec le cœur de Néron », dira de lui un contemporain. Le disciple de Robespierre, qui opte pour l’exécution du roi, restera implacable autant qu’énigmatique jusqu’à sa mort sur l’échafaud, en juillet 1794, à 26 ans seulement.

Marquis né près de Saint-Quentin, Condorcet est tout l’inverse, modéré, sans verve, « pédant » aussi, selon Arthur Conte. Et visiblement hésitant en ce jour de vote où il aura tellement de mal à se faire comprendre (il se rallie au sursis) qu’il finira par se faire huer. Seul point commun avec Saint-Just : sa mort tragique, contraint au suicide, en pleine Terreur, afin d’échapper à la lame de la guillotine.

La mansuétude des Ardennes

Ordre alphabétique oblige, les Ardennes passent quelques minutes après l’Aisne. À l’époque, le contingent ardennais est composé de huit députés (pour rappel, ils sont trois seulement aujourd’hui). Quatre penchent pour l’indulgence. Trois pour la mort immédiate. Le dernier choisira le sursis. Ce qui fait du département une terre de (relative) mansuétude. La postérité ne leur en sera pas gré pour autant.

Un seul a laissé sa trace dans l’histoire. Il s’agit de Dubois-Crancé, carolopolitain au caractère bien trempé, « trapu, bien planté sur ses courtes jambes », qui fut, en 1791, l’un des organisateurs du Serment du Jeu de Paume. Partisan de trancher le cou de Louis XVI au plus vite, le sien faillit l’être aussi, un an et demi plus tard. Tombé en disgrâce auprès de Robespierre, qui lui reproche son attitude à Lyon, il ne devra alors son salut qu’à la conjuration qui enverra l’Incorruptible à l’échafaud, le 10 Thermidor an II. Une rue de Charleville-Mézières, où sa maison natale est encore debout, porte son nom.

Olivier Durand

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« l’union » 180120 a

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE – CÉRÉMONIE : Le dernier des combattants

 

Durant plus de dix ans, Pol Cher a sillonné les établissements scolaires de la région pour parler des conflits d’Algérie et d’Indochine et reçu à la Maison du combattant des classes d’enfants. M.B.

Châlons-en-Champagne Guidé par l’amour de la patrie, il a (presque) tout vu et tout fait. L’infatigable Pol Cher, 90 ans, tire sa révérence aujourd’hui en quittant la Maison du combattant.

Le repentir, c’est bon pour les pleutres. En se plongeant dans 90 années d‘une vie au service de la nation, Pol Cher « ne regrette rien ». Le président historique de l’association des Anciens combattants victimes de guerre (ACVG) – il l’a dirigé durant 40 ans – s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire mouvementée. Aujourd’hui, lors de l’assemblée générale de l’association, il confiera son bébé, la Maison du combattant, à l’ancien militaire châlonnais Laurent Eisele. Non sans un pincement au cœur. En retraçant l’histoire des conflits mondiaux, ce musée, doté d’une bibliothèque de plus de 6 000 ouvrages consacrés à la guerre, raconte aussi la sienne.

Celle d’un gamin qui a eu 10 ans en pleine Seconde guerre mondiale et a entendu le bruit des bottes allemandes sur le pavé argonnais : « C’était pas de la rigolade, l’occupation. » Avec son père, le jeune Pol Cher fait « des petits trucs » pour lutter. Ils passent les aviateurs tombés dans le secteur jusqu’en zone libre, à l’aide d’une remorque tirée par une vache. Drôle de partie de cache-cache avec les officiers allemands dans un quotidien où tout manque et notamment les bonbonnes oxygène : une pénurie qui coûtera la vie de sa sœur, gravement malade.

À 19 ans, comme une évidence, il s’engage dans l’armée française. Direction l’Indochine, une « drôle de guerre », une guerre humide et sanglante. Le jeune homme pèse 43 kilos, ses compagnons d’arme le surnomment « Moustique ». Dans un combat au corps-à-corps, un mourant appuie sur la détente et lui loge une balle dans la cuisse. Flots de sang, fémur brisé. « J’ai réussi à mettre un garrot et je suis tombé dans les pommes. » Dans la moiteur de la jungle, la plaie s’infecte. Un jour, un collège lui lance : « Hé Moustique ! Tu perds des asticots ! » De la blessure tombent des larves. En Algérie, où il est envoyé quelques années plus tard, l’homme prendra des coups de couteau dans le dos. Il le raconte posément et ponctue : « C’est la vérité, je le jure. L’un de mes camarades a écrit un livre, je devrais peut-être faire pareil… »

Il faut pardonner

La guerre marque les corps et les âmes mais Pol Cher ne songe pas un instant à faire marche arrière. « C’est quelque chose à part, le patriotisme… Je pensais à mon pays, pas à autre chose. » L’amour de la discipline, de la tenue, et des « grands hommes » dont il est sous les ordres : Bigeard ou Malaguti, pour ne citer qu’eux.

Si le conflit laisse des cicatrices, la vie civile aussi. Au sortir de l’armée, en 1963, c’est un engrenage de l’usine Demag qui lui avalera deux doigts. « Comme si j’en avais pas assez », s’amuse l’homme. L’ancien combattant devenu ouvrier s’investit dans la vie locale : porte-drapeau, vice-président puis président de l’ACVG… Et, en 1978, la Maison du combattant. D’une simple salle de réunion pour les associations, l’endroit est devenu un véritable musée. De ses pérégrinations autour du globe, Pol Cher avait ramené des armes, des vêtements, des biens du quotidien. Il complète la collection sur les brocantes ou grâce à des legs et finit par recréer un petit inventaire de la guerre, méticuleusement, année après année. Pas de quoi être fier pour autant, balaye-t-il : « Je ne veux pas péter plus haut que mon… hein ! » Ce dont Pol Cher est fier, c’est d’avoir toujours respecté le drapeau sans céder au fiel : « Il ne faut pas garder la haine, il faut pardonner. » Le gamin qui a connu l’occupation donne l’exemple une fois devenu homme en épousant… une Allemande, Christel.

La vie après la patrie

Le couple partage la même passion et s’investit 40 ans durant dans la vie associative locale, multipliant les heures de bénévolat. « Je crois avoir fait absolument toutes les cérémonies patriotiques ! » Sans compter les colis, les rallyes, les assemblées… L’heure est venue de se reposer, explique Pol Cher en rangeant un petit chevalet de velours constellé de médailles. Légion d’honneur, médaille militaire, croix de guerre, croix du combattant… « On a pas le droit d’être enterré avec ses médailles. Sinon, je l’aurais fait. »

Marion Bertemes

 

Bio express

 

28 juin 1928 : naissance à Villers-en-Argonne.

1942 : obtention du certificat d’études, commence à travailler.

1947 : engagement dans l’armée coloniale pour combattre en Indochine.

1954 : rapatriement en Algérie.

1957 : mission au Maroc puis envoyé à Niamey, au Niger, où il se marie avec Christel. Naissance de ses enfants Christine et Patrice au Niger.

1959 : la famille s’installe à Châlons.

1963 : commence à travailler chez Demag et milite chez les mutilés de guerre et anciens combattants.

1963 – 1973 : vice-président de l’association des mutilés de guerre.

1974 : président de l’association des mutilés et anciens combattants.

1978 : rejoint la direction des services fiscaux et créée la Maison du combattant.

1988 : départ en retraite.

2014 : quitte la présidence de l’association.

2018 : passe la main de la Maison du combattant.

 

Un musée du combattant sans armes, c’est pas possible

 

C’est son grand chagrin, sa seule incompréhension, qui a joué sur sa décision de lâcher le musée. À l’été 2016, Pol Cher reçoit une visite des douanes. Depuis des années, le créateur du Musée du combattant neutralisait lui-même les armes qu’il exposait, en détruisant les mécanismes, perçant et vidant les cartouches, notamment. Interdit, lui répondent les agents, qui embarquent Kalachnikov, mitraillettes Stern et P40 et autres Colt. Les objets de collection sont emmenés au banc d’épreuve de Saint-Étienne pour être démilitarisés. Ils ne reviendront jamais. Facturée quelque 150 € par arme, la procédure est trop coûteuse… et amère. « Ça m’a fait mal au cœur. Un musée du combattant sans armes, ça n’est pas possible ! »

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« l’union » 180119 a

REIMS - COUR D’APPEL : La justice au cœur

 

Le procureur général Jean-François Bohnert (ici en 2016 lors de l’audience solennelle de rentrée de la cour d’appel) est l’un des plus hauts magistrats de la région. Remi Wafflart

Procureur général à la cour d’appel, dont l’audience de rentrée a lieu ce matin, Jean-François Bonhert vient de se voir décerner la Légion d’honneur. Zoom sur un parcours atypique.

Après nous avoir conduits d’un pas pressé jusqu’à son bureau, Jean-François Bohnert, l’espace d’un instant, semble un brin gêné : « Si cela vous est possible, n’en faites pas quelque chose de trop long… » Aïe ! Le 31 décembre, son nom figurait avec 335 autres dans la traditionnelle promotion du 1er janvier de la Légion d’honneur. Une raison suffisante pour s’intéresser au parcours de cet Alsacien de 56 ans soucieux, dit-il, d’éviter « de donner l’impression de faire dans l’autosatisfecit, ce qui ne me ressemble pas ». Soit.

IMBROGLIO JURIDIQUE FRANCO-ALLEMAND

De cette décoration décernée par le Président de la République sur proposition de la Garde des sceaux, il dit : « Les honneurs, c’est quelque chose qui ne se demande pas et qui ne se refuse pas. C’est une appréciation qui est portée par d’autres. Je ne m’y attendais pas. C’est un peu la même joie que lorsqu’un ami vient avec un joli cadeau parce que ça fait longtemps qu’il ne vous a pas vu. »

Le lieu et la date de la cérémonie « généralement organisée dans les six mois » n’ont pas été déterminés. « Il y a une procédure à suivre… Et je n’ai pas arrêté mon idée sur l’identité de celui qui me remettra » la plus haute décoration honorifique du pays. À la différence des carrières de bon nombre de parquetiers effectuant le tour de France des juridictions, la trajectoire de Jean- François Bohnert se distingue par sa dimension européenne.

Diplômé de l’école de la magistrature en 1986, il est détaché auprès du ministère de la Défense sept ans plus tard en Allemagne. Il y est chargé de juger les méfaits commis par les soldats français alors en poste Outre-Rhin. À l’époque, une actualité impliquant les deux pays fait la Une : quelques dizaines de couples franco-allemands en instance de divorce se disputent la garde de leurs enfants et se retrouvent au cœur d’un imbroglio juridique dû à des législations contradictoires. L’affaire menace de prendre un tour diplomatique.

Dans ce contexte, Jean-François Bohnert est nommé en 1998 magistrat de liaison auprès du ministère allemand de la Justice. Il dispose d’un bureau proche de celui de la ministre. Dans le même temps, il est aussi conseiller de l’ambassadeur de France. « Une double casquette » pour un « travail intense » de quatre ans. À son départ, en 2003, le magistrat français est décoré de l’équivalent de la Légion d’honneur allemande, le Bundesverdienskreuz, très rarement décerné à un étranger. « C’est quelque chose qui m’a beaucoup touché », confie-il, pudique. Depuis, le modèle des magistrats détachés s’est pérennisé. « Les Allemands, en marque de bonne volonté, avaient aussi nommé détaché un de leurs magistrats à Paris. Ces exemples de coopération ont montré toute leur efficacité. Aujourd’hui, une quinzaine de magistrats français sont détachés en Espagne, Italie, États-Unis, Russie… Ce sont des ambassadeurs du droit », résume celui qui préside l’association des juristes franco-allemands.

À LA HAYE POUR EUROJUST, UNITÉ DE COOPÉRATION DE LA JUSTICE EUROPÉENNE

En 2003, Jean-François Bohnert rejoint La Haye (Pays-Bas) pour intégrer Eurojust, l’unité de coopération de la justice pénale européenne. Le voilà adjoint du représentant de la France. Les objectifs visent notamment à faciliter les commissions rogatoires et d’assurer la meilleure coordination dans les enquêtes multilatérales – terrorisme, circuits du blanchiment d’argent, etc. « Ce dispositif a montré toute sa pertinence dans les ré récentes enquêtes liées aux attentats » et ses ramifications multiples.

Après 14 ans passés à l’étranger, il revient en France pour devenir procureur adjoint de Dijon puis, en 2011, avocat général auprès de la cour d’appel de Bourges. En 2013, il touche son premier bâton de maréchal en devenant procureur de la République à Rouen. À Reims depuis 2016, où « je me sens très bien », il restera entre 3 et 7 ans, selon les obligations de mobilité en cours dans la magistrature. « Ce sont des prises de responsabilités de plus en plus importantes, constate-t-il. Mon parcours est depuis le début dédié au ministère public, qui est toujours la fonction que j’ai recherchée depuis mes études de droit. C’est une passion que j’ai réussi à réaliser. »

Cette « passion » a pour origine la cellule familiale : son père, juriste dans l’administration, devint magistrat en… 1983, la même année que son fils. « Il est aujourd’hui décédé mais je lui dédie cette Légion d’honneur. Il a su me faire grandir dans le goût du droit, cet état d’esprit d’ouverture qui anime cette matière centrée sur l’homme – ce sont des textes et des notions qui peuvent paraître très arides mais qui ont pour fondement et pour objet l’être humain. »

MATHIEU LIVOREIL

Un Alsacien vite devenu européen convaincu

 

« En tant qu’Alsacien, j’ai grandi dans le creuset européen – Strasbourg en capitale de l’Europe, c’est une réalité. J’ai grandi dans un espace qui dépassait de loin la frontière hexagonale et une fois qu’on a intégré cette dimension européenne, elle ne vous quitte plus. Comme disent les Allemands, j’ai gardé le souci de regarder au-delà du bord de l’assiette. Aujourd’hui, la frontière n’existe plus et c’est un grand bienfait. Ce n’est plus une frontière mais une couture qui existe entre nos pays – le tissu est uniforme. J’ai appris le français à l’école parce qu’à la maison, on parlait le dialecte alsacien, que j’ai ensuite appris à mes enfants. Ce sont des clés d’ouverture, des portes et des fenêtres qui s’ouvrent vers les voisins. »

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« l’union » 180116 a

REIMS - L’HOMME DU JOUR : Bientôt la Légion d’honneur

 

 

Jean-François Bohnert 56 ans, procureur général de la cour d’appel de Reims

Jean-François Bohnert a appris le 31 décembre qu’il se verrait remettre, dans les prochains mois, la Légion d’honneur par une personne de son choix.

Cette décoration, décernée par le président de la République sur proposition de la Garde des Sceaux, récompense le parcours de cet Alsacien dont la carrière de magistrat se distingue notamment par sa forte dimension européenne avec onze années passées en Allemagne, puis aux Pays-Bas, où il collabora avec Eurojust, l’unité de coopération des États membres en matière de justice pénale.

 

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« l’union » 180102 a

DECORATION : La Légion d’honneur pour des régionaux

 

Dans la promotion du 1 er janvier de la Légion d’honneur, qui compte 336 personnes, figurent quelques personnalités locales.

On retrouve ainsi pas moins de deux adjoints au maire de Châlons-en-Champagne ! Le premier, Gérard Lebas (divers droite), ancien professeur agrégé d’économie-gestion, est nommé chevalier. Le deuxième adjoint de Châlons, Jean-Louis Devaux, vice-président (LR) du conseil départemental de la Marne, figure dans le quota du Premier ministre, Édouard Philippe. Faut-il y voir un signe alors que, déjà, courent les bruits au sujet de l’élection municipale de 2020 ? Rappelons juste que le maire de Châlons, Benoist Apparu, est très proche d’Édouard Philippe… Toujours dans le quota du Premier ministre, figure Jean-Paul Pageau, nommé chevalier de la Légion d’honneur. Propriétaire de Centres Leclerc, ancien président de la CCI de Reims, désormais président de celle de la Marne et vice-président de celle du Grand Est.

Dans le quota du ministère de la justice, on retrouve Jean-François Bohnert, procureur général près la cour d’appel de Reims, et Laurent Grégoire, directeur de la protection judiciaire de la jeunesse dans le Grand Est, nommés chevalier.

Enfin, directeur de cabinet de Philippe Richert, à la Région Alsace et au Grand Est, et désormais de Jean Rottner, nouveau président (LR) du Grand Est depuis octobre, Christophe Kieffer a été nommé chevalier de la légion d’honneur.

F.G.

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« l’union » 171207 a

CHATILLON-SUR-MARNE – HISTOIRE : Le Docteur Clément Marot

 

Une plaque commémorative est apposée sur l’ancienne maison du docteur Clément Marot et de Musidora, aujourd’hui occupée par la mairie. Elle rend hommage à ce grand résistant, commandeur de la légion d’honneur qui en 1943 a soigné des pilotes de la Royal air force.

Arrêté le 22 juin 1944, incarcéré à la prison de Châlons-sur-Marne, puis à Compiègne, le docteur Marot a été déporté en juillet 1944 au camp de concentration de Neuengamme et affecté dans des Kommandos de Hambourg, puis dans ceux de Husum-Schwesing et de Meppen-Versen, au creusement de tranchées anti-chars. Évacué au camp-mouroir de Sandbostel, il a survécu à la déportation. Il est décédé en 1975.

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« l’Hebdo du Vendredi » 171201 a

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE - DISPARITION : Le Docteur Michel Hamm fait ses adieux à Châlons

 

Michel Hamm s’est éteint à l’âge de 73 ans. © DR

Il était le doyen des médecins généralistes à Châlons et figurait parmi les élus locaux les plus passionnés. Michel Hamm s’est éteint le 22 novembre, à l’âge de 73 ans.

Un homme connu pour son humour, son franc-parler et ses nombreux engagements, tant aux côtés de la mairie (il fut adjoint au maire sous les mandats de Bruno Bourg-Broc) que des associations patriotiques (notamment en tant que porte-drapeau pour la Légion d’honneur).

Ses obsèques se sont déroulées ce jeudi 30 novembre en l’église de Saint-Memmie.

L’Hebdo du Vendredi présente ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Sonia Legendre

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« l’union » 171130 a

BASLIEUX-LÈS-FISMES – PATRIMOINE : Une sépulture datant de l’Empire restaurée

 

Les artisans de la rénovation et les élus se sont retrouvés pour l’inauguration

La stèle, tombe d’un grognard, a retrouvé tout son lustre.

Si la stèle napoléonienne avait été miraculeusement épargnée lors de la première guerre mondiale, le temps a fait son œuvre, le monument menaçait de tomber, les écritures n’étaient plus lisibles, …
Les tombes de grognards sont rares dans la Marne.

Nathalie Vitu, maire, Lucie Pollet, première adjointe et tous les membres du conseil municipal ont donc adhéré au projet de réfection du monument. Christian Lecaille et deux jeunes sculpteurs restaurateurs, Thibaut et Maxime, de l’entreprise Léon Noël, homologuée pour la réfection des bâtiments historiques, ont rendu sa jeunesse à la stèle vieille de près de 200 ans.

20 m2 c’est la surface qu’occupe le monument, composé d’un massif et d’un bloc de pierre, d’une stèle et d’un obélisque gravés

Cette stèle est la sépulture de Jean-Baptiste Joseph Brasseur, officier de l’ordre royal de la Légion d’honneur, chef de bataillon en retraite, ancien commandant de place de « la ville de Rheims » et de son épouse, Marie-Louise Beuglet.

Il naquit en août 1773 à la fin du règne de Louis XV. Cet homme du Nord est appelé à 18 ans sous les drapeaux de l’armée royale en pleine Révolution française. Le nom de cinq grandes batailles du Consulat et de l’Empire auxquelles il a participé est gravé sur l’une des faces de l’obélisque qui surmonte sa sépulture : en1800 Marengo, en 1805 Austerlitz, en 1806 Iéna, en 1807 Eylau en Russie et en 1809 Wagram en Autriche.

Le défunt, bienfaiteur de la commune

Joseph Brasseur se retrouve ensuite commandant de place de la ville de Rheims, épouse Marie-Louise Beuglet, née à Reims le 23 octobre 1784, propriétaire de carrières de pierre à Baslieux-lès-Fismes. Il devient maire de Baslieux. Dans le compte-rendu du conseil municipal du 6 mai 1838, son nom figure parmi les personnes les plus imposées de la commune.

Il est également considéré comme un bienfaiteur de la commune. Il a cédé à la commune une maison lui appartenant pour en faire l’école, le logement de l’instituteur et la maison commune. Il fit également don à la commune d’une parcelle pour la pompe à incendie ; le monument aux morts communal s’y élève depuis 1923. Il décéda, à l’âge de 69 ans, en 1842. Sa veuve, admirative de la carrière de son époux, obtient la location à perpétuité de la concession pour y inhumer son mari et, plus tard, elle-même.

De notre correspondante Marie-Agnès Paris-Doche

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« l’union » 171124 a

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : DISPARITION : Michel Hamm n’est plus

 

Michel Hamm était médecin au Verbeau depuis le 2 janvier 1974. Archive David Zanga
Bruno Bourg-Broc

Bien connu dans la ville préfecture, l’ancien élu municipal et médecin réputé dans le quartier du Verbeau est décédé ce mercredi 22 novembre.

À son cabinet, il était un médecin passionné, avec la plus grande des attentions pour ses patients. En politique, celui qui a été l’adjoint de Bruno Bourg-Broc pendant de nombreuses années était connu pour sa franchise et ses interventions sans langue de bois. Du genre cash. « Il disait les choses qu’il voulait, de la manière et quand il voulait. Il était comme ça. Nature », rappelle Sophie, sa fille.

On ne peut pas dire qu’il était le genre d’homme à faire les choses à moitié.

C’était même l’exact contraire. Pendant quarante-trois ans, il a été l’emblématique médecin du Verbeau. Poste majeur dans le quartier qu’il a tenu jusqu’en août. « Cela a été un déchirement. Quitter sa patientèle qu’il connaît depuis tant d’années pour certains, ça a été un moment terrible », assure Sophie.

En dehors de tout cela, Michel Hamm était « un être exceptionnel, d’une grande bonté, toujours tourné vers les autres. Il aimait la vie, les choses simples comme profiter d’un bon repas et boire un verre avec ses amis. Être avec ses proches, les siens, il n’avait besoin de rien de plus. » Il ne manquait jamais une occasion pour placer quelques bons mots de décrocher quelques rires dans l’assemblée. Autant de particularités qui en faisaient un personnage incontournable de la ville préfecture. Parmi ses autres passions, les fleurs et le jardinage tenaient une place importante.

Porteur de drapeau pour l’ordre de la Légion d’honneur, le Châlonnais était fidèle au poste lors des différentes cérémonies. Depuis ce mercredi 22 novembre dans la soirée, Michel Hamm n’est plus.
Les obsèques sont programmées le jeudi 30 novembre en l’église de Saint-Memmie à 10 heures.

Gauthier Hénon

Le témoin : « Un homme d’engagement » Bruno Bourg-Broc, président de Châlons Agglo

« Issu d’un milieu modeste, Michel Hamm était une personnalité du Verbeau. Toujours très à l’écoute de ses patients, il s’est engagé à mes côtés en 1995. Il l’a été jusqu’en 2014. J’ai été très surpris par la qualité de son engagement. Il a été adjoint aux affaires scolaires et en lien avec la santé. Son dernier engagement, l’humble Michel Hamm l’a fait chez les porte-drapeaux. Il a porté celui de la Légion d’honneur par tous les temps, même courbé. Comme il l’a demandé à son épouse, je tiendrai un discours lors de ses obsèques »

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« l’union » 171010 a

EPERNAY - Politique : Jean-David Levitte en conférence

 

Jean-David Levitte a notamment permis de dénouer les tensions entre les présidents Chirac et Bush lors de la crise au sujet de la seconde guerre en Irak.

Épernay Le « Diplomator » à l’Élysée, Jean-David Levitte, donnera une conférence ce mercredi soir.

Surnommé « Diplomator » à l’Élysée pour vos qualités de fin négociateur, vous avez été l’ancien conseiller diplomatique des présidents de la République Valéry Giscard d’Estaing de 1975 à 1981, de Jacques Chirac de 1995 à 2000 et de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012. Vous avez été également ambassadeur à l’ONU à New York puis ambassadeur de France à Washington. Êtes-vous déjà venu à Épernay ?

Je suis venu à Épernay il y a deux ans pour remettre la Légion d’honneur à Jean-Luc Barbier, l’ancien directeur du Comité Champagne. C’est à ce moment-là que j’ai rencontré le maire, Franck Leroy. Celui-ci m’a ensuite invité à faire une conférence dans le cadre de son association C.E.P.AG.E (Construire Ensemble et Promouvoir l’AGglomération d’Épernay).

Vous donnerez une conférence-débat intitulée « Où va le monde ? » ce mercredi 11 octobre à l’espace jeunes du palais des fêtes. Qu’allez-vous évoquer ?

Je vais essayer de présenter la transformation du monde telle que nous la vivons. Nous avons vécu des décennies de Guerre froide avec l’affrontement de deux blocs : États-Unis et URSS. Après la chute du mur de Berlin, nous avons vécu une décennie unipolaire où les États-Unis étaient la superpuissance. Les choses ont commencé à changer avec les attaques de Ben Laden sur New York le 11 septembre 2001. Ce choc profond a débouché sur deux guerres : l’Afghanistan et l’Irak. À cela s’est ajoutée la crise financière de 2007-2008. Celle-ci a provoqué une crise grave qui a conduit le désengagement des États-Unis des affaires du monde entier. On arrive aujourd’hui à l’élection de Donald Trump qui a fondé sa campagne sur un diagnostic : le déclin de la puissance américaine. Selon moi, son diagnostic est erroné. L’Amérique n’a jamais été aussi puissante : le budget de la Défense atteint des sommets, les banques américaines ont retrouvé tout leur prestige, la Silicon Valley invente le monde de demain… D’autres pays en revanche comme la Chine et l’Inde sont sur le point de rattraper la puissance américaine. Ce diagnostic erroné a conduit Trump à des réponses inadaptées.

En quoi cette évolution du monde a-t-elle des répercussions sur la filière du champagne ?

Donald Trump défie toutes les règles internationales que les États-Unis ont eux-mêmes mises en place depuis la Seconde Guerre mondiale. Il est contre les Nations Unies, l’Union européenne, l’OTAN qu’il juge obsolète… Il remet en cause un ordre juridique international. Il préfère la loi de la jungle. Nous avons à réfléchir aux conséquences. Et notamment le champagne qui est un produit d’exportation. L’international est la vocation des producteurs de champagne. Or, nous vivons dans un monde globalisé dont les règles du jeu sont menacées. Qu’est-ce que l’on peut donc faire ? Cela tombe bien, nous avons élu Emmanuel Macron à la présidence de la République. Il apparaît en Occident notamment comme un rayon d’espoir pour donner un nouvel élan à la construction européenne et se présente comme le principal défenseur de cet ordre juridique international essentiel pour la prospérité des Champenois. La protection des indications géographiques protégées est la clef de leur prospérité. Si on accepte par exemple que les Américains puissent baser leur production de mousseux sous l’appellation champagne, c’est la mort des Champenois !

Conférence-débat ce mercredi 11 octobre, à 19 heures, à l’espace jeunes du palais des fêtes. Une participation forfaitaire de 5 euros au frais sera demandée à l’entrée.

Propos recueillis par Stéphanie GRUSS

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« l’union » 170930 a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE – CEREMONIE : Fatima Djemaï honorée par l’État

 

Le préfet Denis Conus a remis la Croix de l’Ordre national du mérite à Fatima Djemaï. Bernard Sivade

La Châlonnaise a reçu la Croix de l’Ordre national du mérite, hier à la préfecture.

C’est un jour dont elle se souviendra longtemps. Fatima Djemaï, 55 ans, a reçu la Croix de Chevalier de l’Ordre national du mérite, hier à la préfecture vers 17 h 30. Il s’agissait de la récompenser pour ses divers engagements : dans les domaines associatif et sanitaire, religieux, culturel et politique. « Ce qui m’anime, c’est l’autre, le prochain », a-t-elle notamment déclaré. Cette cérémonie était l’occasion de revenir sur le parcours de l’illustre Châlonnaise.

Fatima Djemaï a été assistante médicale. Elle est aussi connue pour avoir créé une association pour enfants malades, en 1999 : Enfance, asthme, allergie en Champagne-Ardenne. « J’ai fait cela pour aider les autres. Il y a eu plus de 350 adhérents », se souvient-elle. Dès 2006, elle monte et coordonne le projet de Plateforme éducation du placement asthmatique et allergique (PEPAA). Entre 2009 et 2015, elle intègre l’Association châlonnaise de parents d’enfants inadaptés (ACPEI).

Son engagement, il est aussi religieux. Musulmane, Fatima Djemaï siège au Conseil régional du culte musulman depuis 2014. En janvier 2016, elle est élue au sein du Conseil français du culte musulman, et depuis le 1 er janvier 2017, elle est aumônier référent des hôpitaux, cliniques et maisons de retraite à Châlons. « Il s’agit de visiter les malades, de tenir des permanences et de leur apporter une assistance spirituelle », définit-elle. Elle mène aussi le dialogue religieux avec les autres cultes : juif et chrétien. « Tous les jours, il faut expliquer ce qu’est l’islam. Cela signifie paix » , rappelle-t-elle.

Fatima Djemaï, fille de harki, est d’origine algérienne. Elle est née en 1962, année de la signature des accords d’Évian. C’est en 1965 qu’elle arrive à Châlons-sur-Marne, suite à une répression menée sur sa famille par le Front de libération nationale (FLN). Son autre combat, c’est celui pour les harkis. « Les harkis sont des Français à part entière. La France ne les a pas accueillis comme il se devait. Ce qui m’anime, c’est leur histoire et leur mémoire. » En mai dernier, Fatima Djemaï a retrouvé ses racines. « Je suis partie en Algérie, sur les traces de mon père, Larbi, qui a servi l’armée française en combattant pendant la Seconde guerre mondiale, la Guerre d’Algérie et la guerre d’Indochine, liste-t-elle. J’ai retrouvé l’endroit où il a été torturé par le FLN. » Décédé en 2014, le père de Fatima Djemaï avait obtenu la Légion d’honneur en 2007.

Aujourd’hui, en devenant Chevalier de l’Ordre national du mérite, Fatima Djemaï est à son tour décorée par la République. « Cela a été annoncé en mai par le Journal officiel, qui valide 37 ans de service. Je ne m’y attendais pas, mais je suis fière. Certains m’appellent Mère Teresa… »

Kévin MONFILS

C’est aussi un visage de la politique locale

 
Fatima Djemaï a intégré la mairie en 2001, via le conseil économique et social de la Ville. En 2008, elle devient conseillère municipale déléguée en charge de la politique de la Ville et en 2014, adjointe au cadre de vie et au développement durable. Elle est également conseillère communautaire au sein de Châlons agglo.

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« l’union » 170927 a

REIMS – VERZENAY – HISTOIRE : Centenaire de la visite du roi d’Italie

 

Le roi d’Italie Victor-Emmanuel III est venu à Reims en 1917.

Victor-Emmanuel III a visité Reims martyrisée puis observé le front depuis le moulin.

Le jeudi 27 septembre 1917, dans l’après-midi, le roi d’Italie Victor-Emmanuel III vient à Reims où il est accompagné du président de la République Raymond Poincaré, de plusieurs généraux pour d’une part constater les dégâts considérables de la ville martyre et en particulier ceux de la cathédrale Notre-Dame ravagée par un gigantesque incendie le 19 septembre 1914. Il s’attarde aussi devant les ruines de l’hôtel de ville ravagée par un violent incendie, le 3 mai 1917, conséquence tragique d’un autre bombardement.

Le souverain souhaite aussi avoir un regard sur le front des monts de Champagne et prendre la mesure des lignes de défense qui courent depuis l’immédiate périphérie de la cité des Sacres, ville du front jusqu’à Suippes et aux portes de l’Argonne. Pour cela, il accède avec les hautes autorités qui l’accompagnent à l’observatoire du Moulin de Verzenay sur la Montagne de Reims. Il est impressionné par ce qu’il voit. Ce mercredi 27 septembre 2017, les champagnes Mumm commémorent cet événement avec les amis du fort de la Pompelle aussi, une cérémonie du souvenir aura lieu à 15 h 30 au moulin de Verzenay.

Le déplacement de Reims est une étape d’un voyage officiel effectué par le roi d’Italie en France. Victor-Emmanuel III, est arrivé à Belfort le mardi 25 septembre 1917. Il effectue ensuite, jusqu’au 30 septembre un périple qui le mène successivement en Alsace, à Verdun, à Reims et sur le front de l’Aisne. Arrivés à la gare où les honneurs leur sont rendus, Victor-Emmanuel III et Raymond Poincaré entame leur pèlerinage sur le front. Le président de la République est déjà venu à Reims, le dimanche 17 juin 1917 pour remettre plusieurs croix de la Légion d’honneur et recevoir dans l’ordre en particulier le cardinal Luçon et plusieurs élus.

Hervé Chabaud

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« l’union » 170922 a

REIMS – LA POMPELLE – COMMEMORATION : Cérémonie militaire au fort de la Pompelle

 

La cérémonie militaire a eu lieu, hier matin, au fort de la Pompelle où le 94e RI a combattu pendant la Première Guerre mondiale. V.C.

Les militaires du Centre d’entraînement de Sissonne n’oublient pas les soldats morts en 14.

Entre le 94 e Régiment d’infanterie et le Centre d’entraînement aux actions en zone urbaine (Cenzub), basé à Sissonne dans l’Aisne, les liens semblent indéfectibles. « Depuis sa création en 2005, notre centre, unique en Europe, est héritier du 94 e RI et dépositaire de son drapeau. Nous portons d’ailleurs tous fièrement le béret sur lequel trône l’aigle impérial. Grâce à cet attachement très fort, le Cenzub, qui forme quelque 20 000 militaires par an, a trouvé son équilibre entre la tradition et la modernité », expliquent les militaires.

Un tiers des 3 000 hommes tués entre le 26 septembre et le 17 octobre 1914

Comme ils le font tous les deux ans, les membres du Cenzub se sont recueillis, hier, au fort de la Pompelle, pour rendre hommage aux soldats du 94 e RI qui se sont battus aux portes de Reims, pendant la Première Guerre mondiale.

Environ 3 000 hommes avaient été postés au fort de la Pompelle, entre le 26 septembre et le 17 octobre 1914. Et un tiers d’entre eux avait été porté disparu. Les pertes avaient été particulièrement sévères au sein de la 83 e Brigade dont le commandant, le Général Krien, avait été tué dans l’assaut. Après le 17 octobre, le régiment avait été retiré du front à Sermiers, afin d’être dirigé vers le front d’Yser.

Si elle s’inscrivait dans la commémoration du Centenaire, la cérémonie d’hier a aussi été l’occasion d’élever le colonel Jérôme Bonju au rang de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur. « C’est beaucoup d’émotion ! », glissait en aparté le colonel Bonju qui commande le Cenzub-94 e RI depuis juillet 2016.

Le Cenzub-94 e RI, où travaillent 400 militaires dont une petite centaine d’instructeurs, est né d’un constat fait en 2000 : en 2050, 80 % de la population mondiale habitera en ville. D’où le besoin de former les militaires aux opérations en zone urbaine, où l’ennemi n’est par exemple pas visible à des kilomètres à la ronde comme dans une plaine déserte.

Aujourd’hui, tous les artilleurs, fantassins, cavaliers ou sapeurs qui sont formés au Cenzub de Sissonne, lors de sessions de quinze jours d’entraînement, sont envoyés en mission à l’étranger, essentiellement au Mali.

Valérie Coulet

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« l’union » 170919 a

REIMS : Cérémonie militaire au fort de la Pompelle

 

Le CENZUB-94e RI, dépositaire des traditions et du drapeau du 94e RI organise le jeudi 21 septembre une cérémonie militaire dans l’enceinte du fort de la Pompelle à partir de 10 heures.

Cette cérémonie s’inscrit à la fois dans le cadre des manifestations pour le centenaire de la Première Guerre mondiale, mais aussi dans l’histoire du 94e RI. En effet, en septembre 1914, le régiment a pris une part active aux combats du fort de la Pompelle.

Cette cérémonie verra le chef de corps du CENZUB-94e RI par ailleurs délégué militaire départemental de l’Aisne, le colonel Bouju élevé au rang de chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur.

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« l’union » 170914 a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE – BOUY : Le musée ouvert

 

Le dimanche 17 septembre, le musée Henri-Guillaumet sera ouvert l’après-midi pour les Journées du patrimoine.

Du musée lui-même, on peut voir au loin le porche d’un beau style de la maison familiale de cet aviateur célèbre avec une plaque au-dessus. Il y est indiqué, entre autres, qu’Henri Guillaumet a vécu ici, qu’il était pilote aviateur, officier de la Légion d’honneur et qu’il a reçu l’ordre du Mérite.

Cette maison, qui appartient toujours à la famille Guillaumet, est située près du musée, à côté du parking et porte le nº 1 de la rue, nommée rue Henri-Guillaumet.

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« l’union » 170912 a

REIMS – ENSEIGNEMENT : L’hommage au doyen Guy Ducrot

 

Guy Ducrot était notamment chevalier de la Légion d’honneur, de l’ordre national du Mérite.

L’Université a rendu hommage à l’une de ses grandes figures, disparue cet été.

L’Université de Reims Champagne-Ardenne a tenu à rendre hommage à l’une de ses grandes figures qui s’est éteinte cet été. L’émotion profonde et l’immense tristesse provoquées par la disparition brutale du professeur Guy Ducrot, ancien doyen de la Faculté de chirurgie dentaire de Reims et ancien chef de service du Centre de soins, d’enseignement et de Recherche dentaires du Centre-hospitalo-universitaire (CHU) étaient sincères. Nombre de ses collègues et anciens élèves ont tenu à saluer la mémoire de cet humaniste dont les mérites éminents ont été maintes fois cités à juste titre.

Pionnier de l’odontologie pédiatrique

À la fois chirurgien-dentiste et médecin, le professeur Ducrot a exercé la fonction de directeur de l’École dentaire municipale de Reims, puis de l’École nationale de chirurgie dentaire avant de devenir doyen de la Faculté de 1970 à 1992.

Chef de service du Centre de recherche et de soins dentaires depuis 1965, il y a mené de front ces deux fonctions pendant de longues années au service de ses collègues, des personnels et de la communauté étudiante. Guy Ducrot a été l’artisan de la construction de la faculté, Unité d’enseignement et de recherche (UER) devenue Unité de formation et de recherche d’Odontologie) et de son installation dans de nouveaux locaux inaugurés en 1978.

Il a été l’un des pères fondateurs de la Société française d’odontologie pédiatrique (SFOP). Dès le début de son mandat, il a développé l’enseignement de cette discipline et a mis en place une unité de soins dentaires spécifiques à l’enfant. Il a été l’un des pionniers de la technique d’accompagnement du jeune patient avec la sédation consciente. « Nous garderons le souvenir d’un collègue d’une très grande compétence, d’une gentillesse naturelle avec tous, mais également d’une extrême détermination pour atteindre les objectifs qu’il soutenait pour le bien de l’odontologie au plan local comme au niveau national ». Retraité, il rencontrait toujours avec bonheur ses collègues.

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« l’Hebdo du Vendredi » 170901 a

REIMS - FOOTBALL : Le Stade immortalise Raymond Kopa

 

L’inauguration du centre de vie du Stade de Reims, baptisé centre Raymond Kopa, a attiré beaucoup de monde. © l’Hebdo du Vendredi
Arnaud Robinet, Catherine Vautrin, Nicolas Sarkozy, Christiane Kopa et Jean-Pierre Caillot étaient aux premières loges.
Ambassadeur du Real, Emilio Butragueño a remis un maillot madrilène à Mme Kopa.
D’anciens stadistes étaient présents : Hubert Fournier, Alexandre Barbier, Cédric Fauré…
… le gardien Dominique Colonna et le milieu Lucien Muller.

 

 

 

 

 

 

 

Afin d’honorer la mémoire du légendaire milieu offensif qui s’est éteint le 3 mars 2017, le Stade de Reims a donné à son centre de vie, ouvert depuis la rentrée 2014 à Bétheny, le nom de Raymond Kopa.

Devant un grand nombre d’invités de marque, comme l’ancien président de la République et amateur de football, Nicolas Sarkozy, qui avait remis la Légion d’honneur au Ballon d’Or, le 17 mars 2008.

 

 

 

 

 

 

 

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« l’union » 170830 b

REIMS - Le livre du mois : Georges Guynemer

 

Jean-Marc Binot, Georges Guynemer, Fayard, 396 p., 24 euros

 

Alors que l’on se prépare à célébrer le centenaire de la disparition de cet as de l’aviation de la Grande Guerre, Jean-Marc Binot consacre un livre au capitaine Georges Guynemer, le pilote des célèbres Cigognes, qui a reçu la croix d’officier de la Légion d’honneur en juillet 1917 près de Fismes dans la Marne, et cumule les victoires aériennes tant son talent est avéré.

Ce livre dépasse le récit de l’épopée pour montrer combien Guynemer participe à l’histoire de l’aviation et pourquoi il devient une référence perpétuée par les traditions de l’armée de l’air d’aujourd’hui.

Jean-Marc Binot, Georges Guynemer, Fayard, 396 p., 24 euros.

 

 

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« l’union » 170830 a

REIMS - FOOTBALL : L’âme de Kopa resplendit sous le soleil rémois

 

« Raymond Kopa, ce n’était pas simplement le football, c’était la France », selon Nicolas Sarkozy.Ch. Lantenois

Un hommage pluriel et teinté d’une forte émotion, a été rendu hier à Raymond Kopa. Le virtuose national a donné son nom au centre de vie du Stade de Reims.

Ruisselant dans son costard sombre, l’agent de sécurité manquait d’air. « On m’a dit qu’il faisait 37 degrés, mais je crois que c’était à l’ombre ». Chaud devant et chaud au cœur. Hier, l’âme de Raymond Kopa a resplendi sur le repaire du Stade de Reims, où deux cents convives s’étaient assemblés pour honorer sa mémoire. Sous un soleil de plomb, la seule ombre qui planait était celle du premier Ballon d’Or français (1958), quadruple champion de France avec le Stade de Reims (1953, 1955, 1960, 1962), et triple vainqueur de la Coupe d’Europe des clubs champions (1957, 1958, 1959) avec le Real Madrid, décédé le 3 mars dernier.

Animé par l’ancien défenseur stadiste, Jean-Luc Arribart (1981-1984), aujourd’hui consultant football sur Canal+, la cérémonie émouvante, détendu et un rien bucolique, confirma tout le bien que Reims, mais aussi la France, pensait du « Napoléon du football ». Même le champagne servi à l’issue de la brûlante litanie d’hommages, était de circonstance, car provenant de la « cuvée légendaire », servie pour l’occasion.

Étranglée par l’émotion et par cet élan d’amour porté à son mari, Christiane Kopa était très entourée. « C’était bien. Je pense que Raymond a pu apprécier ». La veille, elle nous avait confié sa joie de revoir Nicolas Sarkozy, l’ancien président, qui avait, le 17 mars 2008, promu Raymond Kopa au rang d’Officier de la Légion d’Honneur. « Je l’aime bien ».

Sarkozy : « Kopa, c’est la France »

Un amour partagé par le dernier et brillant orateur, qui plaça son discours a une hauteur appréciée. « Imaginez la France des années cinquante, rendue exsangue par la guerre, humiliée, malgré la victoire. Qu’est-ce qui a redonné la fierté à ces nombreuses familles accablées par la mort et des années de privations ? Le sport, le football, Kopa. Raymond Kopa, ce n’était pas simplement le football, c’était la France ».

Autour de la famille du célèbre virtuose, des amis, des connaissances, des fans, personnalités de tous les domaines. « C’était simple, joyeux et émouvant », constatait un proche de la famille. « J’ai apprécié qu’il ait toujours été question d’histoire, de passion, de cœur ». « C’était ça Raymond, a confessé Dominique Colonna, un joueur hors-norme, fidèle en amitié ».

Le discours, en anglais, de l’Espagnol Emilio Brutagueño, directeur des relations internationales du Real Madrid, a marqué le parcours fantastique de Raymond Kopaziewski, issu d’une famille d’immigrés polonais, et des mines du Pas-de-Calais. Une leçon de courage, de talent et de vie de la part d’un grand petit bonhomme (1,68 m), qui a su dribbler les aléas de la vie, pour se hisser au sommet du football mondial.

Avec, désormais, son nom ornant la devanture du centre de vie, tout sera permis au Stade de Reims de l’ère moderne, pérenne et ambitieux, qui ne rêve que de dénicher au sein d’un vivier de grandes qualités, le futur Raymond Kopa. Histoire de pouvoir défier à nouveau le Paris Saint-Germain de Nicolas Sarkozy. Rendez-vous est pris.

Gérard Kancel

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« l’union » 170829 a

REIMS – FOOTBALL : Kopa, au centre de la vie stadiste

 

Le 17 mars 2008, Raymond Kopa était promu au rang d’Officier de la Légion d’Honneur par Nicolas Sarkozy.

L’écrin stadiste, portera désormais le nom de son plus célèbre représentant. Photomontage L’union

Le refuge de l’Institution Stade de Reims, s’appellera désormais le centre de vie Raymond-Kopa. Du nom du meilleur joueur rémois de tous les temps. Inauguration officielle cet après-midi.

Le 3 mars dernier, à 8 h 15, le football français perdait une de ses légendes. Raymond Kopazewski dit Kopa, 85 ans, partait rejoindre au paradis les grands virtuoses du rectangle vert. « Je suis un serviteur du football », répétait encore récemment l’aîné des quatre Ballons d’Or français – avec Platini, Papin et Zidane – issu d’une famille d’immigrés polonais venus travailler dans les mines du nord de la France.

Emporté par la maladie, Raymond Kopa, première vedette tricolore du football planétaire, aura marqué l’histoire d’une époque. Celle que les moins de 30 découvrent à peine. Celle que souhaite faire revivre le Stade de Reims, l’un des deux clubs (avec le Real Madrid) ayant fait sa gloire. Son palmarès révèle sa grandeur : quadruple champion de France avec le Stade de Reims (1953, 1955, 1960, 1962), triple vainqueur de la Coupe d’Europe avec le Real Madrid (1957, 1958, 1959).
Avec les Bleus, il se distingua notamment en inscrivant 18 buts lors de ses 45 sélections, se révélant aux yeux du grand public à l’occasion de la Coupe du monde 1958 où il fut élu meilleur joueur du tournoi, pour avoir porté les Bleus jusqu’à la troisième place.

Après avoir tout gagné sur le plan hexagonal, Raymond Kopa, sollicité par le Real, débarque alors à Madrid. Un transfert dont le montant avoisinera 1 million d’euros (222 000 fois moins que le Brésilien Neymar). Sur la pelouse du stade Santiago-Bernabeu, celui que les Espagnols avaient surnommé « Kopita » (petit Kopa), mêlait spectacle et efficacité aux côtés des plus grands de l’époque : Di Stefano, Gento, Puskas. Avec l’ancien rémois à la baguette, le Real récitait ses partitions avec élégance, ne perdant aucun match de championnat en trois ans.

En 1959, à 28 ans, Kopa, qui inventa le fameux « corner à la rémoise » sous la direction du grand entraîneur Albert Batteux, celui qui avait fait de lui un insaisissable meneur de jeu et un roi du contre-pied et de la passe décisive, décide de rentrer au bercail. C’est au Stade de Reims qu’il allait vivre les dernières saisons de sa carrière, remportant deux nouveaux titres nationaux. S’il prenait sa retraite à 35 ans, il n’a jamais vraiment arrêté de taper dans un ballon, jouant de sa passion chez les amateurs jusqu’à l’orée de ses… 70 ans.

C’est le nom de ce grand petit bonhomme que portera désormais le centre de vie du Stade de Reims, situé à Bétheny. Carrefour de générations, ce site ultra-fonctionnel implanté sur 3 300 m2, traversera l’histoire sans jamais oublié le nom de l’illustre mentor.

La cérémonie d’officialisation se déroule cet après-midi en présence de deux cents convives. Autour de la famille Kopa, Christiane son épouse et ses deux filles, se réunira une assemblée hétéroclite, composée de personnalités (Nicolas Sarkozy, Nathalie Boy de la Tour, Emilio Brutagueno, Lucien Muller, Dominque Colonna), les représentants de plusieurs promotions stadistes, mais aussi les jeunes apprentis du centre de formation qui, à travers les discours, s’imprégneront éternellement du génie de Raymond-la-Science.

Gérard Kancel

Pourquoi Sarkozy a tenu à être présent

 

L’ancien président de la République a été, dit-on, honoré de l’invitation reçue du Stade de Reims et de son président, Jean-Pierre Caillot. Passionné de football, Nicolas Sarkozy, est un fan de Rymond Kopa. Il lui a fait cette confidence le 17 mars 2008, lorsqu’il a reçu le « Napoléon du football » à l’Élysée. En compagnie de l’ancien rugbyman et consultant télé Pierre Abdaladejo, le premier Ballon d’Or français a été promu au rang d’Officier de la Légion d’Honneur. Aux côtés des proches de l’ancien stratège du Stade de Reims et du Real Madrid, de nombreuses personnalités du football étaient présentes pour l’occasion, dont le président de la Ligue, Frédéric Thiriez, et de la FFF, Jean-Pierre Escalettes. Nicolas Sarkozy a de la mémoire : il prononcera le dernier discours lors de la cérémonie de ce mardi.

"Reims n’est pas le premier

 

Si la majorité des clubs professionnels dispose d’un centre d’entraînement fonctionnement comme celui du Stade de Reims, peu l’ont baptisé. Le club rémois est seul en Ligue 2 à avoir donné à son centre le nom d’un illustre ancien. En Ligue 1, c’est un fait moins rare, mais pas majoritaire pour autant.

L’Olympique de Marseille s’entraîne au centre Robert Louis-Dreyfus, renommé ainsi en 2009 à la suite du décès de l’ancien actionnaire du club le 4 juillet de la même année.

Le centre Bernard-Gasset de Montpellier, inauguré en 2015, doit son nom à celui qui a cofondé le MHSC aux côtés de Louis Nicollin en 1974. Le Parc des sports Charles-Ehrmann de l’OGC Nice prend quant à lui son nom à l’ancien député des Alpes-Maritimes (1988-2002).

Le FC Nantes s’entraîne au centre sportif José-Arribas, baptisé ainsi en hommage à l’ancien entraîneur du club, champion de France en 1965, 1966 et 1973.

Le centre d’entraînement Henri-Guérin est, lui, la demeure du Stade Rennais. Inauguré en 2000, il doit son nom à l’ancien joueur-entraîneur breton (1955-1961) et sélectionneur de l’Équipe de France entre 1964 et 1966.

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« l’Hebdo du Vendredi » 170826 a

REIMS : Hommage à Raymond Gourlin

 
Raymond Gourlin, ancien résistant et déporté, officier de la Légion d’honneur, titulaire de la médaille de la déportation et de l’internement pour faits de résistance, président de l’Union nationale des associations de déportés internés et familles de disparus est décédé jeudi 17 août, à l’âge de 92 ans.

Un registre de condoléances est à disposition du public dans le hall de l’Hôtel de Ville.

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« l’union » 170824 a

REIMS - HOMMAGE : Un dernier hommage à Raymond Gourlin

 

Ils étaient nombreux à rendre un dernier hommage à Raymond Gourlin, affectueusement appelé Titi. Christian Lantenois

Photo Christian Lantenois

Reims Famille, amis et anonymes se sont réunis à l’église Saint-Thomas pour un dernier salut à Raymond Gourlin, qui est décédé jeudi 17 août.

Originaire de Haute-Marne, Raymond Gourlin vivait à Reims. Il a disparu à l’âge de 92 ans. Il laisse derrière lui sa femme, sa fille et son unique petit-fils. Ils étaient nombreux, proches ou anonymes, hier, en l’église Saint-Thomas, pour lui témoigner leur respect et leur affection.

Entouré de quatorze porte-drapeaux, c’est le président de l’Amicale des déportés de Neuengamme, Jean-Michel Clère, qui a témoigné. « Raymond était gentil, enthousiaste et plein de joie de vivre. Il aimait raconter son histoire, notamment dans les écoles. Il répondait volontiers aux questions et laissait percevoir la douleur des déportés. Il ne voulait pas que l’histoire tombe dans l’oubli. Il a aussi fait de nombreux pèlerinages, où il pouvait également partager. »

Le symbole du pardon et de l’espoir

Monsieur Clère partagea d’autres témoignages de l’Amicale. « Ta disparition nous plonge dans une grande tristesse. Ton humour n’a d’égal que ta générosité. Tu nous laisses des souvenirs inoubliables. Tu étais le symbole du pardon et de l’espoir. »

Sa fille, Patricia s’exprima aussi, émue. « Nous te disons au revoir avec la famille et nos amis. J’ai eu beaucoup de joie de t’avoir comme papa. Tu m’as apporté l’amour, l’éducation et le respect des autres. Je veillerai sur maman. Nous nous souviendrons de tout. La vie va continuer, pour papa. »

Il était respecté, joyeux, généreux. Raymond Gourlin a vécu la résistance et la déportation. Un « cauchemar » dont il n’avait jamais pu se libérer entièrement. Il avait été promu au grade d’officier de la Légion d’honneur en 2016, suite à une demande de son petit-fils. Une haie d’applaudissement a accompagné la sortie de son cercueil.

Caroline Puissant

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« l’union » 170820 a

REIMS – HOMMAGE : Le résistant Raymond Gourlin n’est plus

 

En 2015, au lycée agricole de Rethel, il témoignait de sa déportation, comme il l’a fait maintes fois.

Revenu des camps de concentration en 1945, Raymond Gourlin est décédé à l’âge de 92 ans.

Une grande figure régionale de la Résistance et de la déportation vient de disparaître. Raymond Gourlin, Haut-Marnais devenu Rémois, vient de décéder, à l’âge de 92 ans. Inlassable passeur de mémoire, il a témoigné à des dizaines de reprises de l’enfer des camps de concentration, auprès des jeunes dans les établissements scolaires ou lors de cérémonies patriotiques. Les Rémois se souviennent avec précision et émotion de sa frêle silhouette, notamment lors de la veillée, fin avril, au monument aux martyrs déportés. Toujours il portait une torche. La flamme du souvenir, il n’a cessé de l’entretenir, transmettant à ses enfants et à ses petits-enfants le besoin de ne pas oublier.

À l’âge de 18 ans, Raymond Gourlin refuse le Service de travail obligatoire en Allemagne et s’engage dans la Résistance. Il devient policier à Chaumont en 1943 et rejoint le maquis de Leffonds en Haute-Marne en 1944. Le 16 juin 1944, après un affrontement avec les Allemands, il est fait prisonnier en portant secours à un camarade blessé, exécuté devant lui. Détenu à Chaumont par la Gestapo, il est placé dans un wagon à bestiaux avec des déserteurs russes de l’armée nazie, le 27 août 1944. Le 1 er septembre, le train arrive au camp de Neuengamme.

28 kg à son retour de Neuengamme

Le jeune résistant français, devenu le matricule 43 938, y subira, pendant sept mois, les humiliations, les coups. Il connaîtra la vermine, le typhus, le désespoir. Quand le camp est évacué, le 3 avril 1945, il pèse 28 kilos.

Un avion sanitaire le pose avec d’autres survivants à l’aéroport du Bourget. L’accueil qui leur est réservé est plutôt distant. « J’ai eu l’impression que nous étions de trop mais c’était la fin d’un long cauchemar » , se remémorait-il pour L’union en avril 2015. « L’expérience des camps de concentration nazis demeure incommunicable en son entier. Je n’ai jamais pu me libérer entièrement de ce vécu, de ce cauchemar. »

Chevalier de la Légion d’honneur depuis 1972, Raymond Gourlin avait été promu officier de cet ordre en juin 2016.

Grand témoin de la folie des hommes

 
Catherine Vautrin, présidente de Reims Métropole, lui rend un hommage appuyé : « C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris la disparition de Monsieur Raymond Gourlin. Quelques semaines après Simone Veil, nous perdons un autre grand témoin de la folie des hommes. Pendant des années, Raymond Gourlin n’a eu de cesse de témoigner pour ne jamais oublier. Merci à vous pour tout ce que vous nous avez apporté, merci pour votre engagement pour la France. J’adresse à votre famille mes condoléances. Nous ne vous oublierons pas, vous resterez un exemple pour de nombreux habitants du Grand Reims. »

Avec Anne Despagne hervé chabaud

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« l’union » 170814 a

REIMS - VOS RÉACTIONS

Paul Bourrichon, un lecteur rémois, est très content qu’on inaugure un centre de vie Raymond-Kopa à Reims à la fin du mois et se réjouit que la ville n’oublie pas ce grand joueur.

« J’espère que cela va être une belle fête remplie de respect et de beaux souvenirs. Le mardi 29 août sera un grand jour à Reims puisqu’on va inaugurer le centre de vie Raymond-Kopa et j’espère que beaucoup d’anciennes stars du Stade mais aussi du Real Madrid vont faire le déplacement pour rendre hommage à leur aîné, qui a été une figure du football. Que l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, soit annoncé ne me dérange pas. Il a toujours aimé le foot et ne s’est pas rendu aux matches parce qu’il était chef de l’État et puis il avait remis la croix d’officier de la Légion d’honneur à Kopa. Que plein d’autres viennent, Raymond le mérite vraiment. »

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« l’union » 170806 a

REIMS – HISTOIRE : Le premier vol vers Mézières il y a 103 ans

 

Les passagers d’Hostein étaient souvent des douaniers formés en grand secret à Hermonville.

William Hostein a marqué l’histoire de l’aviation. Le 1 er août 1914 est une date importante.

Prendre l’avion pour une destination lointaine est entré dans les mœurs. Mais sait-on que l’école Deperdussin de Reims était le berceau mondial de l’aviation ? La firme était installée depuis 1909 sur le futur site de la Base 112 et Armand Deperdussin avait confié à Louis Béchereau la conception des avions. Celui-ci créa un monocoque à forme aérodynamique performant.

William Hostein, né à Bordeaux le 9 mars 1889, entré dans l’aviation en 1912, avait été formé chez Deperdussin. Sur son carnet de bord l’adjudant pilote Hostein avait marqué un premier vol entre Reims et Mézières le 1 er août 1914, il y a 103 ans. Plusieurs autres missions suivirent, avec ou sans passager.

L’adjudant Hostein prenait des photos en effectuant des missions de reconnaissance : l’invention récente de la pellicule-photo en rouleau avait facilité cette technique.

L’installation d’une piste au lieu-dit La borne trouée à Baslieux-lès-Fismes s’était déroulée les 11 et 12 mai 1915. Le 2 juin, le pilote avait survolé Fismes. En novembre, un jet de tracts depuis l’avion avait été une innovation, copiée depuis partout dans le monde. L’altitude prise par les avions pouvait aller jusqu’à 4 000 mètres. William Hostein avait consigné dans son journal de bord une température de moins 10°.

Ses passagers, le plus souvent des douaniers formés en grand secret à Hermonville, souffraient du froid. Le 14 juin 1915, William Hostein avait été nommé chevalier de la Légion d’Honneur, aux motifs qu’il avait fait preuve de résolution, d’intrépidité et d’une habilité professionnelle rare, en effectuant deux fois en quinze jours une mission délicate et périlleuse. Au cours de l’une d’elles, après un vif combat au-dessus des lignes ennemies, il avait forcé un avion allemand qui lui barrait la route à atterrir.

Commandant, officier de la Légion d’Honneur, médaille militaire, croix de guerre avec onze citations, cinq avions ennemis abattus, William Hostein décédé en 1949 était un as de l’aviation.

De notre correspondante Gilberte Touret

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« l’union » 170804 a

REIMS : Sarkozy inaugurera le centre Raymond-Kopa

 

L’ancien président de la République a avoué son admiration pour l’ancien Ballon d’Or.

Parmi les nombreux invités conviés par le Stade de Reims, le mardi 29 août à 16 heures, on trouvera Nicolas Sarkozy. L’ancien président de la République a officialisé sa présence à l’inauguration du centre de vie Raymond-Kopa, une cérémonie organisée en l’honneur de l’étoile du football mondiale.

En mars 2008, l’ancien stratège du Stade de Reims avait été promu au rang d’officier de la Légion d’honneur par l’ancien chef de l’État. Le triple vainqueur de la Coupe des clubs champions avec le Real Madrid avait longuement échangé avec le locataire du palais de l’Élysée qui lui a confié toute son admiration pour sa prestigieuse carrière.

Nicolas Sarkozy côtoiera pour l’occasion les anciens du grand Stade de Reims, les dirigeants anciens et actuels du Real Madrid et beaucoup d’autres invités.

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« l’union » 170725 a

EPERNAY - UN CAFÉ AVEC… : L’avenir, c’est la jeunesse

 

La présidente d’Épernay jumelages nous a invité dans son jardin pour boire un café et discuter un brin.

C’est dans son jardin en centre-ville de la capitale du champagne que Marie Choquet a bien voulu nous offrir un café. Entretien.

Vous cumulez énormément de responsabilités associatives ici à Épernay. Qu’est-ce qui vous motive ?
Je suis arrivée à Épernay il y a quelques années et je crois que pour s’intégrer, il ne faut pas attendre que les choses se passent : pour rencontrer des gens, je ne connais rien de mieux que de s’investir dans une association. Elles sont tellement nombreuses : plus de 300, ça veut dire qu’il y en a pour tous les goûts !
Je suis rentrée à Épernay jumelages à la commission Middlekerke, notre jumelle belge, et par un concours de circonstances, j’en suis devenue la présidente. C’est une belle idée le jumelage, une idée d’après-guerre… Le but était de pacifier l’Europe en faisant en sorte que les gens se connaissent et s’apprécient. Notre jumelage avec Ettlingen fêtera ses 65 ans l’an prochain. C’est un des premiers jumelages franco-allemands !

À quoi sert un jumelage aujourd’hui ?
Les jumelages n’ont plus le même impact qu’avant : ils faisaient voyager les gens à moindre coût, ce qui n’est plus vrai, sauf pour les lycéens, dans le cadre d’échanges scolaires.
Il faut donc trouver d’autres façons de les faire vivre et de faire découvrir aux Sparnaciens d’autres cultures. C’est ce qu’on fait avec la fête de la bière ou le festival des Escales africaines, qui débutera le 30 août.

Vous avez travaillé toute votre vie pour les adolescents, et continuez à leur rendre service lors des voyages organisés dans le cadre des jumelages. La jeunesse tient donc encore une place importante dans votre vie de retraitée ?
C’est surtout que j’ai toujours trouvé que les vieux étaient chiants ! (Elle part d’un grand éclat de rire et se reprend :) non, disons cela autrement : l’avenir, c’est la jeunesse, et nous, en tant qu’adultes, on a des responsabilités à tenir vis-à-vis d’elle. C’est ce qu’on essaie de transmettre à travers le conseil des sages.
Ce dont les jeunes ont besoin, c’est surtout d’indulgence. Ils sont à un âge auquel on ne se rend pas compte de la portée de certaines choses… Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas aller vers eux. Au contraire : il faut oser leur parler. Le problème de certains jeunes aujourd’hui, c’est qu’à la fois on en a peur, et à la fois on pense que ce qu’il font n’est pas bien…

Propos recueillis par Jade Lemaire

Bio express

 
1944  : naissance en Belgique
1967  : entre à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), où elle deviendra directrice de recherche à l’unité de santé des adolescents en 1991
1997 : devient Chevalier de la légion d’honneur
2009 : s’installe à Épernay pour sa retraite. Reste active et cumule les fonctions de présidente d’Épernay jumelages et du Salmanazar, membre du conseil des sages et conseillère scientifique à la fondation pour la recherche en alcoologie.

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« l’union » 170721 a

REIMS – CORMICY – RECOMPENSE : La Légion d’honneur à Roland Boulard

 

Le nouveau légionnaire entouré du maire et du général Berthier.

Ayant fait preuve de mérites éminents au service de la nation, Roland Boulard vient d’être distingué.

C’est un « témoignage de solidarité, d’amitié entre des frères d’armes que nous avons été » que vient de faire le général Max Berthier, en remettant au caporal-chef Roland Boulard la croix de chevalier de la Légion d’honneur.

En 1957, Roland Boulard rejoint en effet le commando régimentaire du 156 e Régiment d’infanterie motorisée basé en Algérie. Un régiment placé sous les ordres du général Berthier. « À cette époque, vous ne saviez pas que vous alliez faire la guerre », se remémore ce dernier. « Il fallait des hommes de qualité, et Roland Boulard était un homme calme, qui avait le sens des réalités ».

Au cours de son engagement, Roland Boulard a reçu deux citations « au risque de sa vie » ; il a été récompensé de la médaille militaire.

Au moment de lui remettre cette distinction, et alors que le général donnait l’ordre « Ouvrez le ban » à la fanfare l’Espérance, les cloches de l’église se mirent à résonner d’une belle et longue mélodie. Après que ce prestigieux insigne a été épinglé, c’est le nouveau légionnaire qui, entouré du général et du maire, Dominique Décaudin, est allé déposer deux gerbes au pied du beau et imposant monument aux morts, avant l’appel des « Morts aux combats à nos côtés ».

« Il y a sept ans, nous étions encore sept du commando », rappelle le général Berthier, évoquant également le cas du soldat Mangin qui, ayant reçu une lettre de son épouse enceinte, décidait tout de même de rester. « Le 17 octobre 1957, il était mortellement blessé ; son sang se mélangeant au mien ».

La plus haute distinction française

 
La Légion d’honneur est la plus haute distinction française et l’une des plus connues au monde.

Depuis deux siècles, elle est remise au nom du Chef de l’Etat pour récompenser les citoyens les plus méritants dans tous les domaines d’activité.

Chaque année environ 3 000 personnes sont distinguées.

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« l’union » 170717 a

REIMS : Rosette rouge

 
Il était arrivé du lycée français de New York et avait été nommé dans la Marne proviseur du lycée Georges-Clemenceau de Reims où il avait marqué les équipes pédagogiques par sa personnalité et son immense culture.

Joël Vallat, qui a ensuite été porté à la tête du prestigieux lycée Louis-Le-Grand à Paris a été promu officier de la Légion d’honneur au Journal officiel du 14 juillet.

Il est aujourd’hui le président de la fondation Louis-Le-Grand.

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« l’union » 170716 a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE – SAINTE-MENEHOULD – PATRIMOINE : L’Histoire à ciel ouvert

 

Depuis février, plus de 7000 visiteurs sont venus découvrir le site de la Main de Massiges qu’entretiennent et restaurent les bénévoles de l’association. Un dévouement qui fait des tranchées de la cote 191 un lieu unique en son genre. Stephen Thiebault
Éric Marchal, ici devant l’abri pour les réserves d’eau qui a été reconstitué.

L’association La Main de Massiges poursuit inlassablement son travail de mémoire en restaurant le site historique de la Première Guerre mondiale. À découvrir sans modération.

En ce mardi de juillet, comme presque tous les jours, les groupes se succèdent dans le dédale des tranchées de la Cote 191, sur les hauteurs de Massiges. Avec les années qui passent, la notoriété du site n’a cessé de croître. Un peu trop même parfois, selon les dires du président de La Main de Massiges, Éric Marchal : « Nous avons des tournages sauvages qui sont réalisés avec des drones, ainsi que des visites où les accompagnateurs ne font pas toujours attention aux enfants. Une fois, on a retrouvé des gens en train de jouer au volley-ball sur le parking… Nous avons installé des panneaux afin d’expliquer que l’accès au site, bien que gratuit, est réglementé. On ne peut pas y faire n’importe quoi, car l’endroit reste dangereux avec tous les piquets, les queues-de-cochon et les barbelés, il faut faire attention. Et puis il ne faut pas oublier que c’est un lieu de mémoire. »

En dehors des quelques âmes égarées qui ne respectent pas toujours là où sont morts Français et Allemands il y a un siècle, les visites se passent très bien. « Nous avons déjà accueilli 4 000 personnes en visites guidées, dont beaucoup de scolaires, depuis février, annonce le président de l’association, et près de 3 000 en visite libre. » Avec les vacances, la fréquence ne risque pas de diminuer. « Heureusement que nous pouvons compter sur Pauline Appert car nous ne sommes que trois (il est aidé par Pierre Labat et Jean-Pierre Mainsant, NDLR) à pouvoir faire découvrir la Main de Massiges, apprécie Éric Marchal. D’ailleurs, je ne sais pas comment nous ferons dans un an et demi lorsqu’elle ne sera plus avec nous. » Recrutée en contrat avenir en avril 2016, la jeune femme partage son temps entre les tranchées et les sites du comité franco-allemand de Vienne-le-Château.

Avant l’ouverture de la saison, les bénévoles ne sont pas restés les bras croisés. « Nous avons protégé les parties sensibles et réparé les dégâts causés par l’hiver, rappelle l’ancien militaire, conseillé historique sur le camp de Suippes. Depuis toutes ces années, nous avons ouvert 600 mètres linéaires de tranchées et on arrive à la fin de ce que nous pouvons faire sur notre site. Il nous reste environ 30 mètres à rouvrir et c’en sera terminé. »

Mais le travail de ces passionnés ne se limite pas à la remise en état des boyaux. « En fin d’année dernière, nous avons reconstitué un abri pour les réserves d’eau en face du poste de secours, annonce Éric Marchal. On nous a donné une carriole et des tonneaux d’époque, dont certains sont encore criblés d’éclats d’obus. Cela permet de remettre ces objets dans leur contexte sur le champ de bataille. Ces abris étaient au plus près des tranchées car il ne faut pas oublier que l’approvisionnement en eau était l’une des préoccupations majeures pour les poilus du front. C’est en partie à cause du manque d’eau que les Français ont dû abandonner le fort de Vaux en 1916. »

Tourelle d’observation

L’autre réalisation a été terminée il y a trois mois à peine. « Nous avons installé une tourelle d’observation sur son emplacement d’origine, précise encore Éric Marchal. Grâce aux cartes d’État-major, nous savions où elle était positionnée. Nous savions qu’il y avait différentes pièces dans les alentours que nous sommes allés récupérer au fur et à mesure, avant de les remonter. Ces tourelles permettaient aux guetteurs de surveiller les mouvements des Allemands, mais servaient également aux réglages des tirs d’artillerie. »

Des nouveaux aménagements qui ne font que renforcer l’authenticité d’un lieu chargé d’histoire.

Stephen Thiebault

Les Américains sont annoncés en 2018

 
Alors que l’on commémore cette année le centenaire de l’entrée en guerre des Sammies dans le premier conflit du XX e siècle, l’année 2018 sera marquée par de nombreux hommages à l’offensive Meuse-Argonne qui a débuté le 26 septembre 1918. Une année particulière également pour l’association La Main de Massiges puisqu’elle fêtera ses dix ans. « Nous commençons à avoir pas mal de contacts avec des historiens américains et des familles qui souhaitent se rendre dans la région pour découvrir les champs de bataille » , explique Éric Marchal. Parmi les soldats US qui vont se distinguer sur le front, le 369 e régiment d’infanterie (les Harlem Hellfihters) n’est pas en reste.

Composé d’Afro-Américains, il n’est pas autorisé à se battre aux côtés des soldats blancs. Indignée, l’armée française demande pour que le régiment passe sous son commandement. Il débarque, fort de 2 000 hommes, à Givry-en-Argonne le 17 mars 1918. « Ils vont ensuite être envoyés à Massiges pour s’habituer aux tranchées, précise Éric Marchal, et vont rester ici jusqu’au début de l’offensive. » Pour leur bravoure, tous les soldats du 369 e RI US recevront la croix de guerre et 171 d’entre eux la Légion d’honneur. La seule stèle qui rend hommage à leur sacrifice se trouve à Séchault, dans les Ardennes.

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« l’union » 170711 a

EPERNAY – HOMMAGE : Jean Chaudron a reçu la Légion d’honneur

 

Le colonel Jean-Pierre Prato a remis les insignes de l’ordre au récipiendaire.

Jean Chaudron a été fait chevalier pour sa conduite face à l’ennemi lors du conflit algérien.

Jean Chaudron était déjà médaillé militaire. Il rejoint aujourd’hui les quelque 95 000 membres de l’Ordre national de la Légion d’honneur qui l’y ont précédé. C’est Rémi Grand, conseiller municipal délégué chargé de la vie patriotique, qui a accueilli les invités lors de la réception dans les salons de l’hôtel de ville d’Épernay.

Robert Gauthier, président de la section d’Épernay de la médaille militaire, a ensuite rappelé « les actions particulièrement méritoires du passé militaire de Jean Chaudron, homme du rang, appelé du contingent ». « Nous allons l’honorer de la décoration suprême pour sa conduite face à l’ennemi lors du conflit algérien », a-t-il déclaré. Ses états de service lui avaient déjà valu la Médaille militaire, la Valeur militaire avec deux étoiles de bronze, la Croix du combattant, la Médaille commémorative AFN, complétées de deux citations.

Le colonel Jean-Pierre Prato, président du comité d’Épernay de la Légion d’Honneur, a brièvement rappelé l’historique du prestigieux ordre institué le 19 mai 1802 par Napoléon Bonaparte, alors Premier consul, soulignant que « la décoration décernée n’est pas une fin en soi, mais un engagement à poursuivre au-delà ». Il a ensuite épinglé la précieuse médaille, s’effaçant pour permettre au nouveau légionnaire de remercier ceux qui l’ont accompagné. « Je porterai cet insigne avec fierté en y associant mes camarades disparus », a assuré Jean Chaudron.

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« l’union » 170710 a

REIMS - WITRY-LES-REIMS - TRAVAUX : La place de la mairie porte enfin son nom

 

La médaille de la légion d’honneur du wytriat Jean Rousseau, (1738-1813), inhumé au Panthéon, a été remise au maire Yves Détraigne. Elle sera apposée en mairie sous le portrait de ce célèbre wytriat.

La place de la mairie, entièrement rénovée, a été inaugurée vendredi soir.

La place de la mairie, entièrement rénovée et arborée, porte maintenant son nom sur une plaque dévoilée vendredi par Yves Détraigne, sénateur-maire, entouré de nombreux élus, parmi lesquels Denis Conus, préfet de la Marne, René-Paul Savary, président du conseil général de la Marne, Valérie Beauvais, députée, Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims.

Yves Détraigne, maire depuis 1989, a rappelé toutes les innovations réalisées sous ses mandatures successives, en particulier la déchetterie, en 1990, première de la région Champagne-Ardenne, la zone d’activités Witry-Caurel, la déviation, l’ouverture du collège ou encore la création de l’Escale, ainsi que toutes les structures qui font de la ville un lieu « où il fait bon vivre. La commune de Witry a été transformée et méritait un nouveau parvis pour sa mairie, avec une façade rajeunie, des espaces verts, l’aménagement pour l’accessibilité et la suppression des places de parking, rendue possible par l’acquisition du terrain rue de la Paix pour le stationnement du personnel de la municipalité », a souligné l’élu. Il a rappelé aussi l’histoire du bâtiment, entièrement démoli pendant la guerre de 14-18, reconstruit ainsi que la salle des fêtes en 1928.

Un Witryat au Panthéon

Enfin, il a invité les participants à visiter la salle du conseil, où figure une plaque commémorant la mémoire d’un grand Witryat, Jean Rousseau (1738-1813), inhumé au Panthéon et dont les parents, cultivateurs et vignerons, possédaient une maison à l’emplacement actuel de la mairie. Une descendante de Jean Rousseau, membre de la convention nationale, sénateur, comte de l’Empire, est venue en fin de cérémonie remettre à Yves Détraigne, lui-même witryat depuis des générations et très attaché à l’histoire de sa commune, la médaille de la légion d’honneur de son aïeul, grand commandeur, qui sera apposée sous le portrait de ce célèbre witryat.

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« l’union » 170708 a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE – SUIPPES – DEFENSE : Commander avec humilité

 

Le lieutenant-colonel Édouard Reynaud est devenu le 42e chef de corps du 132e bataillon cynophile, basé à Suippes. Christian Lantenois

Le lieutenant-colonel Reynaud est devenu chef de corps, jeudi. Interview.

Le 132 e bataillon cynophile de l’armée de Terre, basé à Suippes, a vécu, jeudi matin, une cérémonie qui compte dans la vie d’un groupe : la passation de commandement. Le colonel François Calcagno a transmis le flambeau au lieutenant-colonel Édouard Reynaud, dans la cour principale de la Ferme de Piémont.

Le 132 e bataillon jouit d’une réputation qui dépasse les frontières de la Marne. De la bouche du général de brigade Ravier, « le 14-Juillet 2016 a été un défilé remarquable, véhiculé et terrestre, du 132 e bataillon. »

Les troupes, et leurs chiens (des bergers allemand, belge et hollandais) ont multiplié les théâtres d’opérations, ces dernières années, notamment en recherche d’explosifs. Il y a eu la Guyane, la République centrafricaine, la Côte d’Ivoire, le Mali… mais aussi la Cop 21 ou encore l’Euro de foot, à Paris.

La capitale, c’est de là également qu’arrive le lieutenant-colonel Édouard Reynaud. Nous l’avons interrogé, en marge du cocktail de fin de cérémonie.

Quelle était votre précédente affectation ?
Je suis engagé dans l’armée depuis vingt ans. J’ai 44 ans. J’ai fait Saint-Cyr, j’ai un parcours classique (lire aussi ci-contre). J’arrive tout juste de l’Inspection de l’armée de Terre, à Paris.

Avant votre nomination par le président de la République à la tête du 132 e bataillon cynophile, vous le connaissiez déjà ?
Tout le monde connaît le bataillon, dans le monde militaire. J’ai été sur de nombreux théâtres d’opérations extérieures avec ces soldats, en étroite collaboration.
On peut être grisé par le pouvoir, mais il y a des objectifs à atteindre.

Comment avez-vous vécu cette passation de commandement ?
Avec émotion. Maintenant, j’ai une tâche de commander mes soldats, 600 hommes et femmes, et 400 chiens. Je suis chef de corps, une fonction avec beaucoup d’humilité. La boutique a été laissée en bon état par mon prédécesseur. On peut être grisé par le pouvoir, mais il y a des objectifs à atteindre, des missions permanentes donc on prend rapidement du recul. Je dois obtenir le meilleur de mes soldats, physiquement et mentalement. Être réactif et malléable.
Surtout au vu de la menace terroriste…

La menace terroriste n’est plus un mystère pour nous. Ces opérations, on les effectue depuis 2000. Il a tout de même fallu s’adapter ?
L’état de soldat, c’est de s’adapter, sinon on disparaît. Ce n’est pas un problème.
Des efforts sur les conditions du personnel sont menés depuis dix-huit mois
Le lieutenant-colonel Édouard Reynaud

Vous avez senti un appui budgétaire pour faire face à la résurgence terroriste ?
Dans le contexte opérationnel, il n’y a pas de souci. Le contexte budgétaire, lui, a évolué. Ce sont des questions politiques mais des efforts sur les conditions du personnel sont menés depuis dix-huit mois. On dépend aussi de la 1 ère division, dont l’état-major est à Besançon.

Avez-vous tracé une feuille de route ?
J’ai pu m’entretenir avec le préfet de la Marne, ainsi que le général Ravier. D’abord, je vais faire connaissance et m’imprégner de l’ambiance du bataillon. Dans deux mois, en septembre, je dirai où je veux aller. Pour l’instant, j’observe d’où je pars.
Mais je suis le 42 e chef de corps du bataillon donc je m’inscris dans la continuité, dans les pas des anciens, d’ailleurs présents aujourd’hui (jeudi, NDLR). Vous avez vu les jeunes qui sont là, en treillis, c’est important. C’est une affaire de relations humaines, de sentiments.

Que pensez-vous du départ des forces armées de Châlons ?
Il a fallu diminuer le format des armées. C’est un choix politique, je conviens aisément que ce soit pénible pour la ville de Châlons. Mais il existe un partenariat entre le régiment de Mourmelon et Châlons. Nous, on est plus en collaboration avec Reims.

L’absence d’un représentant de la ville de Châlons ?
Je ne suis pas inquiet, ils n’ont pas le don d’ubiquité. Le préfet était là, et on poursuivra cette prise avec les élus. Une armée n’existe pas hors-sol.

Allez-vous participer au défilé du 14-Juillet ?
Non, pas cette année. On a fait celui de 2016. Une première réussie, mêlant les véhicules et les forces terrestres et canines.

Propos recueillis par Nicolas Perrin


Biographie

 

Le lieutenant-colonel Édouard Reynaud s’engage dans l’armée de Terre en 1993, à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr (promotion maréchal Lannes).

Il est promu lieutenant en 1996, il choisit de servir dans l’infanterie. Il choisit comme première affectation le 1 er régiment de tirailleurs d’Épinal en 1997. Et part pour le Kosovo en 2000 comme chef de section.

Il est promu capitaine le 1 er août 2000.

Il est projeté en Afghanistan de juillet 2005 à janvier 2006.

Il est promu chef de bataillon en 2007, et réussit en 2007 le concours d’entrée au collège interarmées de Défense. À ce titre, il est projeté en Côte d’Ivoire en tant qu’officier traitant politique au bureau renseignement de l’opération Licorne.

Il rejoint l’état-major de l’armée de Terre comme officier synthèse au bureau organisation. Il participe au plan des effectifs et structures de l’armée de Terre.

Il est promu lieutenant-colonel en 2011. Puis arrive en 2013 au 35 e régiment d’infanterie de Belfort où il tient jusqu’en 2015 le poste de chef du bureau opérations et instruction. Avec son régiment il est projeté au Mali de septembre 2014 à janvier 2015 dans le cadre de l’opération Barkhane.

Il traite de questions liées aux ressources humaines, en 2015.

Il est chevalier de la légion d’honneur et titulaire d’une citation.

Il est marié et père de trois enfants.

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« l’union » 170707 a

EPERNAY – HISTOIRE : Deux lycéennes lauréates du concours de la résistance

 

Élèves au lycée Stéphane-Hessel d’Épernay, Angélique Decourty (à g.) et Cécile Fournier ont réalisé ensemble une bande dessinée de six pages. FX Rougeot

Angélique Decourty et Cécile Fournier, du lycée Stéphane-Hessel, ont reçu le diplôme de lauréates de l’édition 2016-2017 du concours national de la résistance et de la déportation.

Élèves en 1 re S au lycée Stéphane-Hessel d’Épernay, Angélique Decourty et Cécile Fournier font partie des 42 collégiens et lycéens qui se sont vus décerner leurs diplômes de lauréats départementaux du concours national de la résistance et de la déportation, lors de la remise des prix en préfecture, à Châlons-en-Champagne. Camarades de classe et amies, les deux lycéennes, ont, à l’initiative de leur professeur d’histoire Mathieu Pourille, concouru dans la catégorie « réalisation d’un travail collectif » pour aborder le thème de l’année scolaire 2016-2017 : « La négation de l’Homme dans l’univers concentrationnaire nazi ».

Invitées le 28 août à la commémoration de la libération d’épernay

« Comme j’ai vu qu’elles avaient choisi un mode de présentation graphique en début d’année pour leur TPE (Travaux personnels encadrés), lors duquel elles avaient travaillé sur la Première Guerre mondiale, et qu’elles dessinaient très bien, je leur ai proposé de participer au concours et de réaliser une bande dessinée , explique Mathieu Pourille.

« C’était l’occasion également de valoriser ces deux élèves-là qui sont très méritantes, mais assez discrètes. On s’est réunis tous les trois début janvier. Je leur ai donné des idées, elles m’ont proposé une première esquisse de bande dessinée et de texte. On l’a amélioré ensemble, et elles l’ont rendu fin mars. L’idée était de montrer à quel point ces camps-là déshumanisaient les Hommes. Elles ont décidé d’évoquer surtout les femmes » , ajoute le professeur d’histoire, qui indique que ses deux élèves seront également mises à l’honneur le 28 août prochain par la Ville d’Épernay, à l’occasion des cérémonies commémoratives du 73 e anniversaire de la Libération d’Épernay.

Au travers d’une bande dessinée poignante de six planches, intitulée « Ce qu’ils ont pris » et réalisée au crayon à papier, les deux lycéennes ont voulu raconter, sous forme de narration, l’enfer vécu par une femme dans le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau. « J’ai choisi de parler d’une femme, surtout parce que j’avais lu Le fil de l’araignée , d’Yvette Lundy , explique Cécile Fournier, ancienne élève du collège Yvette Lundy d’Aÿ-Champagne. Ma professeur d’histoire nous avait faire lire ce livre-là et même si je l’avais lu en 3 e , j’avais encore des passages qui m’avaient marquée et qui étaient restés dans ma mémoire. Ça m’a plu de faire ça, parce que je trouve que c’est un bon moyen de rendre hommage et d’essayer de ne pas oublier ce qui s’est passé. »

Une rencontre avec Gisèle Probst au mémorial de Compiègne

« Vu que Cécile et moi on s’entend bien depuis quelques années, on s’est dit qu’on allait essayer. Cécile a plus dessiné que moi. Elle a réalisé cinq pages, et moi la couverture , explique Angélique. C’était très dur, parce que très peu de gens arrivent à imaginer ce qui s’est passé. C’était très difficile de mettre sous forme de dessin toutes les horreurs qu’il y a eu. »

En compagnie d’autres lauréats départementaux du concours, les deux amies se sont rendues samedi au mémorial de l’internement et de la déportation, situé sur l’ancien camp de Royallieu, à Compiègne (Oise). Elles ont ainsi eu l’occasion de rencontrer et d’échanger avec la Vitryate Gisèle Probst, déportée-résistante et commandeur de la Légion d’honneur, qui a fait don pour l’occasion de sa robe de déportée au Mémorial, dans le cadre d’une visite de la section marnaise de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre.

François-Xavier Rougeot

Un concours ouvert aux collégiens et aux lycéens

 
Le concours national de la résistance et de la déportation est ouvert aux collégiens de 3 e et aux lycéens en France, et dans les établissements scolaires français à l’étranger. Il vise à perpétuer chez les élèves la mémoire de la Résistance et de la Déportation pour leur permettre de s’en inspirer et d’en tirer des leçons civiques dans leur vie d’aujourd’hui. Les participants au concours, dont le thème change chaque année, peuvent rédiger un devoir individuel en classe, ou réaliser un travail collectif, dont la forme est libre et variée : mémoire, exposition, œuvre littéraire ou artistique, audiovisuelle, etc.

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« l’union » 170626 a

VITRY-LE-FRANÇOIS : Un nouveau drapeau pour les membres de la Légion d’honneur

 

Samedi matin s’est tenue dans le grand salon d’honneur de la mairie de Vitry la cérémonie de présentation du nouveau drapeau de la société des membres de la Légion d’honneur de Vitry-le-François. Il a été remis par au nouveau porte-drapeau du comité vitryat par Gisèle Probst, déportée résistante, commandeur de la Légion d’honneur.

Françoise Arvois, présidente de la section locale, a fait don de l’ancien drapeau à la ville de Vitry-Le-François. Il sera exposé dans le petit salon d’honneur de la mairie.

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« l’union » 170624 a

VITRY-LE-FRANÇOIS - L’HISTOIRE DU JOUR : Elle fait don de sa robe de déportée à un mémorial

 


Gisèle Probst fait don de sa robe de déportée au mémorial de l’internement et de la déportation « pour laisser une trace » dans l’histoire.

Quand on demande à Gisèle Probst pourquoi elle fait don de sa robe de déportée au mémorial de l’internement et de la déportation, situé sur l’ancien camp de Royallieu, à Compiègne, elle répond du tac au tac : « Mes petits-enfants, qu’est-ce qu’ils en feront ? C’est pour laisser une trace. » Et pas n’importe où : « Compiègne, c’est là qu’on nous a fait monter dans des wagons pour nous amener au camp. »

Née en 1922 dans l’Aube, cette fille d’un boucher installé à Vitry-le-François en 1928 avait rallié le Puy-de-Dôme en 1940, pour entrer dans la Résistance à l’occupation allemande en 1941. Les époux Probst, déjà parents d’une petite fille, Michelle, entrent dans le réseau « Mithridate » en qualité d’agents de renseignements. Mais le 17 octobre 1943, la Gestapo de Clermont-Ferrand arrête 47 personnes, dont Gisèle, son père et sa belle-mère. Michelle est confiée à sa grand-mère. Gisèle, quant à elle, sera internée de ce jour au 3 février 1944 puis déportée du 4 février 1944 au 17 mai 1945 dans le camp allemand de Ravensbrück, à 80 kilomètres au nord de Berlin. En atteste la petite carte rose de déporté résistant établie le 14 novembre 1951 qu’elle conserve, avec de nombreux autres documents relatifs à ce pan de son histoire et de l’Histoire avec un grand H, dans une mallette bleue sur le coin de sa table de salon, à Vitry-le-François. En l’observant, Gisèle Probst ne peut s’empêcher de lâcher : « Ça fait drôle quand on a passé tout ça et qu’on revient. Je suis partie, j’avais un nourrisson. Je suis revenue, j’avais une petite-fille. »

Pourtant, la résistante ne laisse pas s’effacer ces souvenirs de notre mémoire collective. Commandeur de la Légion d’honneur, titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 avec palmes, de la Médaille de la Résistance et de la Croix du combattant volontaire de la Résistance, elle va volontiers à la rencontre des collégiens et lycéens pour témoigner du passé. Ce sera le cas quand, à l’occasion d’une visite de la section marnaise de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre au mémorial de Compiègne, le 1 er juillet, elle rencontrera les lauréats du concours national de la Résistance et de la déportation, des élèves en classe de 3 e . Et en profitera donc pour céder cette robe, qui a dû peser lourd sur ses épaules, pendant la Seconde Guerre mondiale.

Jade Lemaire

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« l’union » 170623 a

VITRY-LE-FRANÇOIS : Nouveau drapeau

 

Le comité de Vitry-le-François de la Légion d’honneur se dote d’un nouveau drapeau. « Ce symbole fort de la République est présent, avec vous et en notre nom, lors des nombreuses cérémonies auxquelles la Société des membres de la Légion d’honneur est conviée, ou qu’elle initie », explique sa présidente Françoise Arvois.

Une cérémonie aura lieu le samedi 24 juin à 11 heures dans le grand salon de l’hôtel de ville pour marquer cet événement.


Pour plus de détails et pour participer, lisez notre article.

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« l’union » 170608 a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE : NECROLOGIE : La disparition de Jacques Fournet

 


Élu, préfet puis chef d’entreprise : le beau parcours de Jacques Fournet. Archives L’union

L’ancien préfet de la Champagne-Ardenne et de la Marne a aussi été un chef d’entreprise.

Le préfet Jacques Fournet, 70 ans, est décédé. « C’était un homme aux convictions politiques profondes mais aussi un serviteur impartial de l’État dont le sens de l’intéret général était irréprochable », se souvient Bruno Bourg-Broc, président de Châlons-Agglo, ancien député et maire de Châlons-en-Champagne.

Tous ceux qui l’ont côtoyé se souviennent de sa forte personnalité, de sa volonté à motiver les élus pour qu’ils s’engagent dans des projets structurants qui pouvaient être soutenus par les fonds européens. Très à l’écoute pour comprendre toutes les spécificités marnaises, il lui avait fallu peu de temps pour assimiler les enjeux du territoire. Il encourage le mouvement et suggère aux élus d’oser plus. Lui-même avait été élu en région parisienne, à Courcouronnes, et avait présidé l’établissement public d’aménagement de la ville nouvelle d’Évry.

Jeune préfet de région

Lorsqu’il est nommé jeune préfet de région de Champagne-Ardenne et préfet de la Marne (1993-1996), ce haut fonctionnaire proche de François Mitterrand est un homme qui sied par son épaisseur intellectuelle, stratégique et humaine à Charles Pasqua qui se retrouve à Beauvau.

Jacques Fournet, ce natif du Massif central qui est un ancien élève de l’École nationale des impôts avant d’intégrer l’École nationale d’administration (ENA), dans la promotion Guernica, a surtout été préfet de la Nièvre (1985), directeur central des Renseignements généraux (RG) en1988 et directeur de la Surveillance du territoire (DST) en 1990. Ce préfet impressionne. Il est franc, direct, incisif, courageux et apprécie les hommes et les femmes de conviction. Il laisse de forts souvenirs à Châlons-en-Champagne lorsqu’il se met en retrait, à sa demande, de la préfectorale.

Manager assumé

Pour mieux entamer une nouvelle carrière, celle de chef d’entreprise. C’est un manager, il en a les qualités et comme il aime les défis audacieux, il ne manque pas de propositions. Il devient, le 1 er décembre 1996, le directeur général de Boehringer Ingelheim France et, à ce titre, revient souvent dans la Marne à Reims où le groupe possède une importante unité. En 2000 et 2001, il devient gérant de la SARL Labso Chimie fine puis, en 2002, directeur général délégué chargé des affaires publiques et de la communication des laboratoires Pierre Fabre SA. En 2004, il rejoint le groupe Théa-France comme directeur général. Il apprécie ces expériences, l’opportunité de participer à des projets de développement et à des stratégies de conquête de nouveaux marchés et de maintenir un haut niveau de dialogue social.

Jacques Fournet avait gardé un contact avec ceux qui l’avaient marqué au cours de sa vie professionnelle. En 2015, il avait reçu, dans les salons de l’Élysée, la croix d’officier de la Légion d’honneur du président de la République François Hollande.

Hervé Chabaud

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« l’union » 170531 a

REIMS – POMPELLE – AVIATION : Le père Dorme, l’increvable n’est pas rentré

 


René Dorme, as de la chasse et figure des Cigognes, est le plus à droite sur la photo. Archives

René Dorme possède une autorité naturelle et un langage direct.

As de la chasse, ce pilote lorrain des Cigognes disparaît près du fort de la Pompelle à l’est de Reims, le 25 mai 1917. Le sous-lieutenant avec vingt-trois victoires certaines.

Le 17 janvier 1917, René Dorme quitte l’hôpital Lariboisière à Paris où il était soigné pour une vilaine blessure au bras provoquée par une balle explosive. Il vient de recevoir du Grand Quartier Général sa nomination comme sous-lieutenant. Il rend visite au curé de l’église du Bourget, l’abbé Marcadé, qu’il connaît depuis les premiers mois du conflit lorsqu’il servait au camp retranché de Paris. Le jeune officier vient donner au prêtre son obole pour qu’il soutienne mieux encore les plus pauvres et confie : « Ce sera pour les familles des régions envahies recueillies dans votre paroisse. » Avant d’ajouter : « Je vous apporte aussi autre chose : vous avez fait dans votre église un reliquaire des deux guerres. C’est ici, près de l’aérodrome où j’ai fait une partie de mes débuts, que je veux laisser le témoignage de ma vie de soldat. Je vous apporte une déclaration au terme de laquelle ma croix de guerre, ma médaille militaire et ma légion d’honneur vous seront remises si je meurs au combat. »
 

La parole du Bourget

 
Quatre mois et des poussières s’écoulent et les décorations de celui qu’on surnomme le père Dorme sont déposées dans cette église. L’abbé ne sait encore pas tout du drame qui s’est produit dans le ciel marnais. Il conserve le dernier communiqué relatif aux exploits de son ami. Il porte la date du 17 mai 1917 : « Dans la période du 8 au 16 mai, le sous-lieutenant Nungesser a abattu trois avions allemands, ce qui porte à vingt-sept le chiffre des appareils détruits par cet officier ; le sous-lieutenant Dorme a descendu dans la même période son vingt-troisième adversaire. »

L’increvable n’est pas rentré. Le 25 mai cette journée lui a été fatal, pourtant il avait bien débuté la journée lorsque, entre Berru et Epoye, il s’en était pris à un Aviatik qu’il avait tombé. En fin d’après-midi, il avait rendez-vous avec la mort. En trente-deux semaines au front, il a livré cent vingt combats et a obtenu vingt-trois victoires officielles auxquelles ses amis et plusieurs historiens estiment qu’on peut en ajouter quarante à quarante-trois autres. Il ne s’est jamais démené pour obtenir des homologations. Le pilote est modeste. Il sert sous le drapeau son pays avant toute chose. Georges Guynemer qui réussit l’exploit d’abattre quatre appareils ennemis ce 25 mai rend cet hommage à son camarade : « La disparition de Dorme est certainement la plus grosse perte qu’ait subie l’aviation. Tout le monde connaît ne serait-ce que par communiqué sa merveilleuse maîtrise faite de virtuosité dans le pilotage, d’une science incomparable dans l’approche de l’ennemi, d’une audace calme et réfléchie que rien ne troublait. »

Le 28 mai, le commandant Brocard réunit ses pilotes et, avec gravité déclare : « Le sous-lieutenant Dorme dont le nom est aimé et respecté comme ceux des héros des plus belles légendes vient de disparaître à l’ennemi. D’une habileté qui l’a rendu célèbre, audacieux et modeste, il possédait au plus haut point la plus belle qualité du soldat : le sentiment du devoir. Le commandant du groupe compte sur tous ses pilotes pour faire payer cher à l’ennemi, parmi tant de sacrifices, le plus douloureux. »
 

L’artilleur devenu pilote de chasse aux Cigognes

 
René Dorme est né le 30 janvier 1894 à Abaucourt-lès-Souppleville, dans la Meuse. S’il rêve d’aéronefs à son entrée dans l’armée en 1913, il intègre le 7 e groupe d’artillerie à pied. Le pilote qui intègre les Cigognes, le 25 juin 1916, dispute par son talent la notoriété du « gosse », Georges Guynemer. Il s’agit de René Dorme. Il a 22 ans comme lui mais en trois semaines, cet adjudant s’attribue six victoires officielles et trois probables. L’homme a bien fait de quitter la terre pour s’affirmer dans les airs.

Ceux de la bande des quatre, la bande noire parce que le fuselage de leur avion est marqué d’une telle bande, observent le nouveau. De La Tour, Heurtaux, Deullin et Guynemer ne sont pas indifférents. Dorme a sa façon d’être au combat qu’il résume ainsi : « Je vois, je pique, je tire. » Il se plaît à énerver son adversaire pour mieux le déstabiliser. Sa méthode exige un grand sang-froid. Dès le mois d’août 1916, en cinquante heures de vol et vingt et une heures de combat, il est crédité de six avions abattus officiellement et de trois probables. Chevalier de la Légion d’honneur, il reçoit cette mention : « Brillant pilote de chasse d’une science et d’une audace exceptionnelle. Toujours prêt par tous les temps et en toutes circonstances pour les missions les plus particulièrement exécrables, ne permettant pas de voler. Il est allé à la pêche en solitaire. »
 

Croix de guerre

 
Dix-sept palmes, c’est-à-dire dix-sept citations à l’ordre de l’armée figurent sur la croix de guerre du sous-lieutenant René Dorme. Pour le talent et l’efficacité dont il fait preuve dans les combats aériens qu’il mène dans le ciel de France. Il obtient en moins de trois mois la Médaille militaire, le 4 août 1916 puis est nommé chevalier de la Légion d’honneur le 18 octobre 1916. Humble, il fallait le pousser à porter ses décorations et ses camarades y veillaient avec bienveillance et fermeté.

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« l’union » 170528 a

REIMS – CENTENAIRE : Jacques Martin rend hommage à son oncle décédé en août 1917

 


Jacques Martin a conservé avec soin les documents et objets qui évoquent la vie d’enseignant et de militaire de Maurice Déhan, son oncle.

Maurice Déhan a été cité à l’Ordre de l’armée, décoré de la Croix de Guerre et fait chevalier de la Légion d’honneur pour son courage.

Maurice Déhan, né dans l’Aisne en 1893, s’est illustré pendant la Grande Guerre. Son neveu retrace avec émotion et respect le parcours de cet officier de la classe 13.

Raconter pour qu’une trace soit conservée. Le centenaire de la Grande Guerre ravive, au sein de maintes familles, des souvenirs douloureux, ou heureux, en tout cas bien présents. Jacques Martin, Aquatintien de 83 ans, a conservé avec soin les objets, photos et documents qui retracent la brève vie d’enseignant et de militaire de son oncle. Maurice Déhan est mort au combat, près de Verdun, le 20 août 1917. Il avait 24 ans.

« Ma mère a toujours vécu dans la vénération de son frère disparu. Son portrait était encadré, à côté de sa Légion d’honneur, il a toujours trôné au milieu de nous » , explique l’aide comptable retraité, soucieux que l’histoire d’un destin brisé ne sombre pas définitivement dans l’oubli.

Écolier brillant, militaire modèle

Brillant écolier à Voyenne (Aisne), Maurice est vivement encouragé par son instituteur, un certain M. Faucheux, qui avait dit de lui à sa mère : « C’est une tête, il faut le pousser ». Le jeune Maurice décroche le premier prix cantonal à Marle, intègre l’École normale de Laon et devient enseignant à son tour à l’École supérieure professionnelle de Bohain en 1913. On le voit, sur les photos, la moustache fine, l’élégance discrète et le regard direct. Son écriture élégante et ses mots choisis disent son érudition.

Cette prestance, elle se retrouve aussi sur les clichés pris, quelques mois plus tard, dans les moments de répit, sur son cheval ou près de ses hommes. Appelé de la classe 13, il est affecté au 132 e Régiment d’infanterie à Reims. Caporal, sergent puis lieutenant à partir du 21 juin 1916, il s’engage avec détermination dans chaque combat.

En mai 1915, il est touché par cinq balles. Sans gravité. Le 22 août, Maurice résume à un ami : « Ce jour-là, nous étions 63 le matin et seulement 23 à notre retour. J’ai échappé à un ouragan de mitraille. » Son capitaine lui lance : « La mort ne voulait pas de vous ». La sobriété n’est pas due qu’à la censure.

La victoire est certaine, on les aura

Même retenue à l’évocation de la terrible tuerie des Éparges en février 1915, dont il réchappe. « En souvenir de nos communes émotions aux Éparges », rédige à la hâte pour lui un camarade. Un autre lui glisse : « Je sais que ça a été très dur aux Éparges ». Maurice répond, en face de ce qu’il nomme « un champ de ruines » : « La victoire est certaine, on les aura !! En 1917… » Ce petit mot date du 19 juillet 1917. Un mois avant sa mort.

Sa famille est restée longtemps sans nouvelles. De longues démarches sont entamées pour que, de Verdun, il soit réinhumé dans son village natal (lire ci-dessous). M. Martin a conservé de transfert la facture des pompes funèbres générales de la Meuse. Tout comme la cantine du soldat, une malle qui témoigne de ses affectations.

Transmettre…

Mais même dans sa dernière demeure, Maurice Déhan connaît le tourment car en 1953, la concession vient à échéance. Une famille du village entend la « récupérer ». Les ossements de Maurice sont une deuxième fois déterrés, placés dans une sépulture familiale. Et il y a quelques mois, la tempête a cassé la plaque funéraire…

La question, pour Jacques Martin, est désormais de savoir ce qu’il convient de faire de tout ce qui lui reste de son oncle. Le confier à un musée ? L’offrir à la commune de Voyenne ? Le transmettre à ses enfants ou petits-enfants ? Le partager avec les lecteurs de L’union fait partie des réponses.

Anne Despagne

Il tomba sans une parole et sans souffrance

 
À travers des lettres entre camarades ou adressées à la mère du défunt, le livret militaire et des récits écrits plusieurs années après, la famille de Maurice Déhan a pu se faire une idée plus juste de son attitude à la guerre. Ce n’est que trois mois après la fin du conflit, soit un an et demi après le décès du lieutenant, que sa mère reçoit une missive d’un capitaine qui a vu son camarade mourir. « Le 20 août 1917, à Beaumont près de Verdun, il a été d’abord légèrement blessé au bras. Puis une balle de mitrailleuse l’atteignit. Il tomba sans une parole et sans souffrance », assure le militaire. Son décès n’est constaté officiellement que le 25 août.

Et c’est seulement en novembre 1919, après avoir sollicité maints relais à travers la France que sa famille est avisée du lieu de sa sépulture, à Verdun. Décoré de la Croix de guerre avec palme et fait chevalier de la Légion d’honneur, il est cité à l’Ordre de l’armée. « Officier remarquable de courage et de sang-froid, il fut l’exemple vivant du chef », notent ses supérieurs en octobre 1917.

La mère et la tante de Maurice font tout pour que sa dernière demeure soit son village natal. C’est chose faite le 10 mai 1923. Un de ses camarades, lui-même ancien combattant, évoque alors « la gaîté discrète et inaltérable de Maurice, admirable réconfort pour ses hommes ».

LES FAITS

 
Le 16 février 1893 naît Maurice Déhan à Voyenne (Aisne).

En 1911, il rejoint l’École normale de Laon.

En 1913, il enseigne à l’école supérieure professionnelle de Bohain.

En 1914, il est affecté au 132 e Régiment d’infanterie de Reims.

Il participe à de nombreux assauts, dont la bataille des Éparges (Meuse).

Il meurt au combat, le 20 août 1917, à Beaumont dans la forêt de Verdun.

Un lieu de Voyenne à son nom ?

 
Jacques Martin a écrit, récemment, une lettre adressée au maire de Voyenne.

Il lui suggère de donner à un lieu de la commune le nom de son oncle. Pourquoi pas la salle polyvalente ? Cette salle des fêtes n’a pas de dénomination particulière. Même si le nom de Maurice Déhan figure sur le monument aux morts, cet ultime hommage permettrait de pérenniser son souvenir.

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« l’union » 170526 a

VTRY-LE-FRANCOIS - PORTRAIT : Abraham De Moivre Mathématicien vitryat

 


Une carte postale a été dessinée par Roland Irolla. Elle sera vendue avec un tampon spécial.

Vitry-le-François Le Club philatélique de Courdemanges et de l’arrondissement de Vitry-le-François organise une exposition à l’occasion du 350 e anniversaire de sa naissance.

La rue principale du Hamois, celle de l’école Louis-Pasteur et du centre commercial, porte son nom : Abraham De Moivre. C’est que ce mathématicien, qui n’est plus connu aujourd’hui qu’à travers un théorème et une formule enseignés à un niveau de mathématiques relativement avancé et qu’il partage respectivement avec Laplace et Euler, est né à Vitry-le-François, il y a exactement 350 ans, le 26 mai 1667. Pour fêter son anniversaire, le Club philatélique de Courdemanges et de l’arrondissement de Vitry-le-François organise une exposition à l’office de tourisme (lire ci-contre).

À la révocation de l’édit de Nantes, il est emprisonné pour raisons religieuses à Paris

Mais au-delà du mathématicien, il y avait l’homme. Un fils de médecin, issu d’une famille aisée, mais protestante. En raison de sa religion, Abraham De Moivre connut la persécution. D’abord, malgré l’édit de Nantes (un texte de tolérance promulgué en avril 1598 par le roi Henri IV), l’académie protestante de Sedan, où ses parents l’avaient envoyé pour ses onze ans, est supprimée en 1682. Puis en 1685, à la révocation de ce même édit de Nantes, il est emprisonné pour raisons religieuses au prieuré de Saint-Martin-des-Champs à Paris. Lorsqu’il en sort en 1688, il émigre vers l’Angleterre, où il vivra de leçons de mathématiques. La découverte des Principia d’Isaac Newton est déterminante et le pousse à poursuivre ses recherches en mathématiques. Se faisant, il devient un ami intime d’Edmond Halley et Isaac Newton, qui l’introduisent dans la Royal Society de Londres, en 1697.

Il avait calculé la date de sa mort

Plus d’un demi-siècle plus tard, c’est au tour des membres de l’Académie des sciences de Paris de l’accueillir parmi leurs rangs. Il mourra six mois plus tard. Une légende dit qu’il avait calculé la date de sa mort en partant du constat qu’il dormait chaque nuit un quart d’heure supplémentaire. D’après lui, la nuit qui atteindrait les 24 heures serait la dernière. Ce fut le cas.

Jade Lemaire

Comme de Moivre, ils attendent toujours leur timbre

 

Le club philatélique de Courdemanges et de l’arrondissement de Vitry-le-François a fait de nombreuses propositions de timbres à Phil@poste, qui sont toujours en cours d’examen :

Villes et monuments :

• l’abbaye de Trois-Fontaines, pour la série touristique de Phil@poste ;
• Vitry-le-François, à l’occasion du 475 e anniversaire de sa fondation par François-I er en 1545, qu’on pourra fêter le 29 janvier 2020 ;
• la collégiale Notre-Dame de l’Assomption de Vitry-le-François ;
• la porte du Pont à Vitry-le-François, démontée pierre par pierre avant la Seconde Guerre mondiale puis remontée à l’entrée nord de la ville plus de 40 ans après.

Personnages célèbres :

• le docteur Pierre-Joseph Leroux, pharmacien vitryat fait chevalier de la Légion d’Honneur pour sa participation à la découverte de l’Aspirine. On fêtera en 2020 les 150 ans de sa mort.
• César-Pierre Richelet, grammairien et lexicographe, né en 1626 à Cheminon. Il est l’auteur d’un des premiers dictionnaires de la langue française.
• le révérend père François-de-Paule Jacquier, mathématicien et physicien de l’Ordre des minimes né en 1711 à Vitry-le-François. Il participa notamment à la modification de la coupole de la basilique Saint-Pierre de Rome qui menaçait de s’écrouler.
• « Géo » Lefevre, mort à Sompuis en 1961. Journaliste sportif, créateur du Tour de France en 1903, il est aussi à l’origine du premier meeting aérien de Bétheny en 1909 et des 24 heures du Mans en 1923.

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« l’union » 170524 a

REIMS - NECROLOGIE : Disparition de Jean Chabaud

 


Jean Chabaud a rejoint la Résistance en 1942 alors qu’il était lycéen à Châlons-sur-Marne.

Ancien cogérant de L’union et figure marnaise de la Résistance, Jean Chabaud est décédé à 91 ans.

Ses obsèques ont été célébrées hier dans l’intimité familiale, conformément à sa demande. Jean Chabaud, personnalité du monde combattant de la Seconde Guerre mondiale, est décédé mercredi 17 mai à l’hôpital d’Épernay. Il était le dernier survivant à avoir accompagné les troupes américaines lors de la libération de Châlons-sur-Marne, le 29 août 1944.

Né à Bois-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, en 1925, Jean Chabaud arrive dans la préfecture marnaise à l’installation de son père nommé professeur à l’école des Arts et Métiers. Élève au lycée d’État mixte (qui deviendra lycée Pierre-Bayen en 1972), Jean Chabaud rêve d’une carrière d’officier de marine. Mais la guerre éclate et il entre dans la Résistance dès 1942 à seulement 17 ans.

Dans les Brigades du Tigre

La Gestapo l’arrête sans pouvoir prouver ses agissements contre l’occupant et finit par le relâcher. Il est l’un des plus jeunes commissaires du noyautage des administrations publiques (NAP) à Châlons dans le cadre de la Libération.

Après la guerre, il intègre en qualité d’inspecteur auxiliaire la 12 e brigade régionale de police mobile, l’une des fameuses « Brigades du Tigre » (l’ancêtre de la police judiciaire) créées par Clemenceau en 1907. Puis, après une carrière d’agent d’assurances pour le compte de deux sociétés, il devient cogérant de L’union, notre journal régional issu de la Résistance. Il y représente le mouvement Ceux de la Libération (CDDL) de 1964 à 1983. À l’occasion de cette mission, il s’implique pleinement dans toutes les facettes de la vie locale. À preuve, cette anecdote survenue sur le circuit de Gueux, lors de la course phare de 1969. C’est en effet Jean Chabaud qui, au volant de sa Méhari, va récupérer Jean-Pierre Beltoise qui vient d’abandonner sur blessure !

Tout au long de sa vie, Jean Chabaud, plusieurs fois décoré (il est notamment chevalier de la Légion d’honneur), ne cesse d’œuvrer au service des anciens combattants. Très tôt, il crée l’Amicale châlonnaise de la Résistance, préside quarante-deux ans durant les Combattants volontaires de la Marne, est le premier vice-président (jusqu’à ses 89 ans) du Conseil départemental des anciens combattants et victimes de guerre et de la mémoire. Par le biais du concours national de la Résistance et de la Déportation et en travaillant avec cette autre figure marnaise de la Résistance qu’est Yvette Lundy, aujourd’hui âgée de 101 ans, il fait sien ce nécessaire devoir de transmission auprès des plus jeunes générations.

Père d’Hervé Chabaud

Jean Chabaud et son épouse Annie, elle-même fille de déporté résistant mort en camp de concentration, ont eu un fils unique, Hervé Chabaud, que les lecteurs de L’union connaissent bien. Il y est entré en 1981. Rédacteur en chef, éditorialiste, il est un spécialiste de l’histoire et de la politique.

À lui-même, son épouse Patricia, leurs trois filles Aurore, Apolline et Asceline, à Annie Chabaud et toute la famille de Jean Chabaud, L’union présente ses plus vives condoléances.

J.-M. François

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« l’union » 170518 a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE – SPORT : Un destin international

 


Marc Truffaut (à droite) accompagne actuellement la délégation française à Bangkok.

Marc Truffaut, employé au foyer Charcot, a pris la tête de la Fédération internationale de sport adapté.

Faire valoir les droits des sportifs en situation de handicap mental, c’est le long combat qu’a toujours porté Marc Truffaut depuis son entrée à l’Association châlonnaise de parents et amis de personnes déficientes intellectuelles (ACPEI).

Président de la Fédération française de sport adapté depuis 2013, il vient de démissionner de son poste vice-président de la Fédération européenne pour accéder à la présidence de la Fédération internationale, à laquelle il a été élu à la fin du mois d’avril.

Actuellement à Bangkok pour coacher le Châlonnais Daniel Royer, l’un des athlètes français les plus titrés encore en activité, il n’a pas une minute à lui… L’homme qui siège au conseil d’administration de Paris 2024 n’a toujours pas trouvé le temps de se faire remettre la Légion d’honneur pour laquelle il a été cité au grade de chevalier, le… 14 juillet 2016.

« Je suis attaché à être sur le terrain, afin de ne pas être déconnecté de la réalité. J’ai envie de savoir de quoi je parle. » Et l’homme sait, effectivement de quoi il parle, ne cessant de se positionner contre l’intégration ou l’inclusion forcée auprès de valides.

Il entend, en effet, continuer à se battre pour que les déficients mentaux aient la possibilité de pratiquer le sport de leur choix dans la structure de leur choix.

JUSTIN DANIEL FREEMAN@JustinDFreeman

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« l’union » 170516 a

REIMS – ENSEIGNEMENT : Ils se préparent à devenir marins

 


La cérémonie s’est déroulée à l’hôtel de ville de Reims.

Parfaitement alignés et attentifs aux ordres, 22 jeunes gens, dont 9 jeunes filles, ont fait la fierté de leurs familles invitées dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville de Reims : ils portaient l’uniforme de la préparation militaire Marine (PMM) » Roland Morillot" de Châlons-en- Champagne.

La remise de brevets ayant lieu alternativement dans la ville préfecture ou à Reims, ils ont été accueillis, samedi 13 mai, par le maire Arnaud Robinet qui les a félicités pour leur engagement et leur fidélité aux valeurs de la République.

Un jeune a été chargé de lire l’hommage au lieutenant de vaisseau Roland Morillot (Chevalier de la Légion d’honneur, officier de marine mort en 1915 aux commandes du sous-marin Monge). Le centre de PMM de Châlons est placé sous la responsabilité du lieutenant de vaisseau ® Arnaud Mangin. La cérémonie a été rehaussée par la présence du lieutenant-colonel Alain Perron de la Délégation militaire départementale, des porte-drapeaux et des représentants des associations de décorés et anciens marins. Il existe en France 77 centres PMM regroupant 2 500 stagiaires encadrés par 470 instructeurs.

Renseignements : www.etremarin.fr et CIRFA de Reims 7, boulevard Desaubeau, 03 51 42 41 00 ou cirfa.reims@marine.defense.gouv.fr

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« l’union » 170512 a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE – MOURMELON-LE-GRAND – CEREMONIE : Robert Cochod fait chevalier de la Légion d’honneur

 


Aujourd’hui encore, Robert Cochod (au centre) répond à de nombreuses sollicitations associatives.

Il lui aura fallu attendre sa 90 e année pour se voir décerner la croix de chevalier de la Légion d’honneur.

Robert Cochod, Mourmelonnais né le 29 septembre 1927 à Lyon, est le cadet d’une fratrie de sept enfants. Après une jeunesse studieuse et sportive (natation, gym et athlétisme), il entre dans l’armée le 6 mai 1947. Une carrière qui perdurera jusqu’au 1 er juin 1964 et l’emmènera à Alger, en Indochine, à Caen ou encore à Dijon. Au milieu des années 1950, il passe à Mourmelon comme instructeur d’éducation physique et sportive militaire (EPM). De caporal en 1947, il enchaînera les promotions jusqu’au grade d’adjudant.

En 1964, il devient maître d’éducation physique et sportive au sein de l’académie de Reims et le restera jusqu’en août 1993.

Très attaché au milieu associatif, il s’engagera au sein de plusieurs associations, tant sportives que patriotiques.

Mercredi 10 mai, c’est avec émotion qu’il a reçu cette belle distinction.

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« l’union » 170510 a

ÉPERNAY : Yvette Lundy, Grand Officier de la Légion d’Honneur

 

 

Une erreur s’est glissée dans notre article consacré à Yvette Lundy, résistante marnaise, qui a été décorée lundi matin dans les salons de l’hôtel de ville.

Elle a été élevée au grade de Grand Officier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur et non Grand Chevalier.

 

 

 

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« l’union » 170509 a

ÉPERNAY - DÉCORATION YVETTE LUNDY, CHAPEAU BAS MADAME

 


Yvette Lundy, ici entourée du colonel Charles Flamand, Grand-Croix de la Légion d’Honneur et du maire d’Épernay, Franck Leroy. François Nascimbeni

Cette figure de la résistance marnaise a été élevée, hier, au rang de Grand Chevalier de la Légion d’Honneur, dans les salons de l’hôtel de ville. Un moment fort en émotion.

Peut-il y avoir de plus belle date que ce 8 mai pour vous célébrer chère Yvette ? Cette date qui symbolise l’Armistice de la seconde guerre mondiale. En avril 1945vous êtes libérée. Et il y a 72 ans, le 8 mai 1945, vous rejoigniez Paris, libre. La France était en liesse et allait réapprendre à vivre. Pour de nombreux Marnais, vous êtes le symbole de l’humanisme, du courage et de la réconciliation. Chacun de vos regards, de vos commentaires ou de vos encouragements nous guide. Puissiez-vous, chère Yvette, nous inspirer, longtemps encore, pour construire un monde meilleur fait de paix, de liberté, d’égalité et de fraternité. »

C’est en ces termes que Franck Leroy, maire UDI d’Épernay a conclu son discours hier matin, dans les salons de l’hôtel de ville alors qu’Yvette Lundy, 101 ans, figure de la résistance marnaise, était élevée au rang de Grand Chevalier [1] de la Légion d’honneur.

Elle a reçu sa distinction des mains du colonel Charles Flamand, marnais d’adoption, 96 ans, Grand-Croix de la Légion d’Honneur, l’un des premiers aviateurs à rejoindre le Général De Gaulle à Londres.

Entourée par la foule dont beaucoup d’enfants, et de sa famille, cette grande dame, élégamment vêtue, s’est dite « très émue et très touchée » par la présence nombreuse. Elle a remarqué « les sourires à tous les âges ». « C’est un environnement chaleureux qui réconforte après les vilaines choses vécues. » Plus tard, elle a confié « ne pas avoir fait la guerre pour obtenir des récompenses mais pour préserver la liberté » et encourage les jeunes générations « à être patientes, honnêtes, respectueuses et tolérantes ». Et sur son secret de longévité, elle a déclaré spontanément : « J’aime la vie et le champagne ! »

ADRIANE CARROGER

 

En dates

 

Avril 1916 : naissance à Oger de parents agriculteurs

1938 : devient institutrice et secrétaire de mairie à Gionges

1940 : elle entre dans la résistance. Elle héberge des aviateurs alliés, des envoyés de Londres ou des réfractaires au STO (Service du Travail Obligatoire), recherchés par la police allemande. Elle aide aussi à la fabrication de faux-papiers

Juin 1944 : elle est arrêtée par la Gestapo qui l’a interrogée puis l’a torturée dans ses locaux de Châlons-sur-Marne. Elle a été déportée à Ravensbrück puis à Buchenwald.

Avril 1945 : elle est libérée par l’Armée rouge

 

Le témoin : « Je suis très fière d’elle » Nadège Lundy, petite nièce d’Yvette Lundy

 

« Je suis très émue d’être aux côtés de ma tante Yvette en cette journée particulière pour elle. Je suis sa petite nièce et j’ai la chance de porter le nom de Lundy. Elle m’a appris, comme à l’ensemble des membres de la famille, beaucoup de choses à commencer par la tolérance, l’ouverture d’esprit et à ne jamais ressentir de haine. Et cela, cela n’a pas de prix ! Yvette a été meurtrie par la guerre. Elle a tellement été blessée dans sa chair, encore aujourd’hui… Cela me peine qu’elle ait subi tout ce qu’elle a enduré pendant la guerre. Mais c’est un exemple pour nous, je suis très fière d’elle. Elle a réussi, très tôt à parler de la guerre, de ce qu’elle avait vécu, à sa famille mais aussi aux jeunes générations.

Tante Yvette a toujours été quelqu’un d’ouvert et elle n’a pas changé ! »

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« l’union » 170507 a

REIMS – HISTOIRE : Une autobiographie raconte la déportation

 


Roger Boulanger s’est imposé plusieurs décennies de silence. Mais il témoigne, pour les jeunes.

Roger Boulanger publie son autobiographie, Un fétu de paille dans les bourrasques de l’histoire .

Titulaire de la Légion d’honneur, Roger Boulanger est venu à la dernière Assemblée générale des membres Rémois où, d’un naturel réservé, il n’a pas pris la parole. Mais il avait apporté le livre relatant ses années de déportation. Sur ces années, il a gardé le silence pendant plusieurs décennies. « Je me suis imposé une discrétion volontaire pendant 40 ans. Avoir survécu alors que tant d’autres étaient morts me donnait un sentiment de culpabilité, et j’avais l’impression qu’il fallait que je me taise. Mais en 1985, alors que j’assistais à la Veillée des Déportés, des jeunes gens adossés à une barrière m’ont posé des questions. De quoi s’agissait-il ? De quelle guerre ? Je me suis alors dit que, face à leur ignorance, je me devais désormais de parler. »

Par la suite, Roger Boulanger s’est donc employé à témoigner dans divers livres et films, édités par le CRDP de Champagne Ardenne.

L’ouvrage intitulé Un fétu de paille dans les bourrasques de l’histoire, publié une première fois en 2006, vient d’être réédité, cette fois-ci à compte d’auteur. En 200 pages, l’auteur y relate « les tribulations d’un jeune Lorrain pendant la seconde guerre mondiale ».

Tout commence en 1938, à Forbach : Roger a 12 ans, il observe attentivement l’attitude des « grandes personnes » avant d’être évacué en 39 vers Cognac. Son retour en Lorraine est relaté avec une grande lucidité et le lecteur y trouve une précise leçon d’histoire du Grand Est. On y apprend comment à 17 ans, le jeune homme se retrouve en prison suite à son refus de servir dans l’armée allemande. Les titres des chapitres suivants donnent une idée de leur contenu : L’enfer, Marche ou crève, mais aussi La rage de vivre, jusqu’au retour, quand le Fétu de paille se pose, toujours avec cette économie de mots qui durera 40 ans.

Ce qui sans doute donne à chacun de ceux qu’il emploie un poids particulier, pour une lecture chargée de sentiments intimes, mais pudiquement exprimés. Ce récit est d’autant plus précieux qu’inexorablement, les témoins de cette époque vont se faire rares. Il faut les écouter et les lire, pour ne pas oublier.

De notre correspondanteThérèse Delesalle

L’ouvrage sur demande au 03 26 87 12 70.

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« l’union » 170504 b

GIONGES – EPERNAY - MUSIQUE : Un concert pour les beaux jours

 


La chorale Le Tourdion. Archives

La saison musicale des Amis de l’Orgue de Saint-Martin de Vertus est consacrée cette année à l’orgue et à l’art pictural. En ouverture, le concert de printemps aura lieu le vendredi 5 mai à 20 h 15 à l’église de Gionges. Une invitée de marque devrait être présente : Yvette Lundy, figure de la Résistance marnaise, élevée à la dignité de grand Officier de la Légion d’Honneur.

Cette manifestation alternera musique et chant avec Benjamin Joseph Steens, titulaire de l’orgue Cattiaux de la basilique Saint-Rémi de Reims ; Vincent Boutillier (saxophone), Dominique Dellettre (piano) ; Sébastien Goussard (percussions) ; la chorale Le Tourdion , sous la direction de Françoise Roger assistée de Yohann Lognon ; l’école de musique de Vertus et l’école Saint-Joseph qui accompagneront la chorale pour certaines chansons comme Le lion est mort ce soir ou Emmenez-moi.

Depuis le mois de janvier, les élèves se préparent à cette action pédagogique avec une démonstration de l’orgue portatif par Jean-François Baudon, organiste à Notre-Dame d’Epernay et la découverte du grand orgue Aubertin. Cette action s’est prolongée avec l’association Les Ragraigneux par une visite de la ville et de son église. « Les enfants ont répondu par leurs dessins au thème de notre 21 e saison musicale » , précise Jean-Marie Régnier, président des Amis de l’Orgue. Une exposition de leur travail sera présentée à cette occasion dans les transepts de l’église de Gionges.

Entrée libre.

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« l’union » 170504 a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE – EVENEMENT : Fatima Djemaï, nommée à l’Ordre du mérite

 


Fatima Djemaï a été la première surprise de cette nomination.

Châlons L’élue politique a reçu cet honneur national, hier, à sa plus grande surprise

Po ur tout vous dire, je viens de l’apprendre. Au début, je ne comprenais pas les messages de félicitations que je recevais. Je n’ai fait aucune demande » Le moins que l’on puisse dire, c’est que Fatima Djamaï était étonnée, hier, lorsqu’elle a appris sa nomination au grade de chevalier dans l’ordre national du Mérite. Comment expliquer cette surprise ?

Tout simplement parce que Michel Le Dren, président du comité de Châlons-en-Champagne de la société des membres de la Légion d’honneur a suggéré ce nom au ministère de l’Intérieur.

« En tant que fille de harki, j’ai évidemment une pensée émue pour mon père. Après, la vie va se poursuivre normalement et je continuerai d’aider ceux qui en ont besoin en tant que musulmane, élue et républicaine », a souligné Fatima Djemaï.

Adjointe au développement dans l’actuelle municipalité, elle est également membre du Conseil français du culte musulman, nommée au Conseil national des Français pour la diversité. Fatima Djemaï n’est pour autant pas la seule Châlonnaise à accéder à ce grade si prestigieux. En effet, Isabelle Debailleul, directrice de la Solidarité départementale, a été également été nommée chevalier dans l’ordre national du Mérite. Hier, nous n’avons pu la contacter.

Gauthier Hénon

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« l’union » 170503 a

AY-CHAMPAGNE : Un ancien déporté présent

 

Juan Romero, 97 ans, a assisté dimanche dernier à la Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation célébrée au monument aux morts. Il est l’un des derniers déportés avec Yvette Lundy dans la région.

En ce jour particulier, 20 enfants de déportés ont été réunis pour la première fois. Ils ont également sorti les drapeaux de leurs parents qui n’avaient jamais été sortis depuis.

Le 5 août 1941, Juan Romero, reconnu comme républicain espagnol, a été déporté à Mauthausen en Autriche où il a été chargé de récupérer et nettoyer les vêtements des déportés.

Il recevra le 9 juillet prochain la médaille de la Légion d’Honneur.

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« l’Hebdo du Vendredi » 170421 a

EPERNAY – LÉGION D’HONNEUR : Yvette Lundy élevée au grade de Grand officier

 


En janvier dernier, Yvette Lundy participait à la cérémonie de voeux du préfet de la Marne. © l’Hebdo du Vendredi

Figure emblématique de la Résistance marnaise, Yvette Lundy fêtera ses 101 ans ce samedi 22 avril.

Née à Oger et institutrice de métier, cette grande dame s’est engagée dès l’appel du 18 juin 1940 pour aider les clandestins recherchés par les nazis. Elle a hébergé de nombreux réfugiés et réfractaires au Service du travail obligatoire (STO) et leur a fabriqué de faux papiers.

Le 19 juin 1944, elle est arrêtée puis déportée en tant que résistante dans les camps de Neue Bremm, Ravensbrück et Buchenwald. Elle sera libérée le 21 avril 1945.

Son leitmotiv : raconter son histoire au plus grand nombre et transmettre ses valeurs humanistes aux jeunes générations. Yvette Lundy a reçu la Croix de guerre 1939-1945, mais aussi les médailles de la Résistance et de la Reconnaissance américaine.

Commandeur de la Légion d’honneur depuis 2012, elle a été élevée, dimanche 16 avril, au grade de Grand officier. Un joli cadeau d’anniversaire.

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« l’union » 170418 a

REIMS - VAL-DE-VESLE : Centenaire : Ici sont tombés leurs aïeuls

 


Éric Martin (2e en partant de la gauche) est venu de Béziers avec son beau-frère, son cousin et un ami pour honorer la mémoire de son grand-oncle mort au combat. Le quatuor en a profité pour visiter la région. M.D.

Philippe Bacquenois réalise des recherches à la demande des familles.

Joëlle Moncuit

Val-de-Vesle Hier, au pied des monts de Champagne, on commémorait les offensives d’avril 1917. Une dizaine de familles sont venues honorer la mémoire de leur aïeul lancé dans les combats.

De l’Hérault, de l’Isère, ou du village voisin, une dizaine de familles sont venues se recueillir au pied des monts de Champagne, hier. À l’endroit même où il y a 100 ans, l’un de leurs aïeuls a combattu pour libérer la France.

Parmi ces familles lancées sur les traces de cet ancêtre qui a risqué sa vie – et l’a souvent perdue – pour sauver celle de ses congénères, Éric Martin. L’homme avait fait le déplacement depuis Béziers avec son beau-frère, son cousin et un ami. Le début de sa quête historique date d’il y a 3 ans. Du jour où sa mère a hérité d’un cousin… « Je savais qu’il avait un grand-oncle mort pendant la Grande Guerre » , raconte l’homme à l’accent chantant. « Dans la famille, c’était le héros mais je n’en savais pas plus. » Un jour, il décide de remonter le temps pour découvrir qui était vraiment ce fameux Léopold Clergue, mort au front, en Champagne, le 30 avril 1917. « En vidant la maison, j’ai trouvé une malle avec des effets militaires, des lettres qu’il a échangées avec ses parents et une fiancée. Il y avait beaucoup de documents. Comme je suis branché histoire, j’ai voulu aller plus loin, j’ai commencé des recherches sur internet. » Grâce aux missives, localisées et datées, Éric Martin parvient à remonter le parcours de son grand-oncle « presque au jour le jour ». « J’ai tout centralisé sur un document Excel, j’ai recoupé mes informations avec des sites, des journaux de marche, tout ce qui était à disposition sur le service historique de l’armée de terre. Comme il était officier, j’ai pu trouver encore plus de choses. »

Et quand il en a eu fini, cet hiver, après quatre mois de dur labeur, Éric Martin a décidé qu’il irait se recueillir au mont Cornillet le 30 avril, là où était tombé son aïeul 100 ans auparavant. « Sur internet, j’ai trouvé l’association Mémoires des Monts de Champagne. Ils m’ont dit de venir plutôt le 17 avril, car ils organisaient une commémoration… » Et c’est ainsi qu’après une virée à Verdun, les quatre compères ont achevé leur « périple historique », hier, à Val-de-Vesle. Remplis d’émotion.

Joëlle Moncuit, elle, était venue de moins loin, de Sept-Saulx précisément, « en mémoire des combats » auquel avait pris part un grand-oncle par alliance, Gaston Bruno. Son gros classeur en main, plein de précieux documents compilés grâce à l’aide de Philippe Bacquenois, trésorier de l’association Mémoires des Monts de Champagne, elle revient sur son parcours. « Il a sûrement été blessé à l’est d’Aubérive en 17, soigné dans un hôpital temporaire, fait prisonnier le 15 juillet 1918 au mont Téton et rapatrié le 10 janvier 1919. »

Pour transmettre, il faut connaître

Elle aussi est prise par l’émotion en repensant qu’il y a tout juste un siècle, ce membre de sa famille était là, en tenue de combat, pour défendre son pays. « Je ne l’ai pas connu, il est mort quand j’avais à peine 4 ans. Mais c’est le devoir de mémoire qui m’a fait venir ici aujourd’hui. »
Et c’est ce même devoir de mémoire qui a poussé Brigitte Serret et son époux à quitter Saint-Égrève dans l’Isère pour se rendre en Champagne, le temps d’un week-end, afin de commémorer les offensives d’avril 1917. « On a été contactés par M. Bacquenois parce qu’il a vu qu’on était de la famille de Paul Champel. Il nous a trouvés par le biais d’un site de généalogie sur lequel je m’étais inscrite. Il m’a expliqué comment s’était passée la bataille… » Elle découvre ainsi que son arrière-grand-père, commandant, fut blessé et fait prisonnier dans les galeries du mont Cornillet. « En 1974, les restes de soldats allemands ont été retrouvés dans le tunnel. Parmi eux, il y avait des Français, dont mon arrière-grand-père. Sa croix de guerre était là. Il est enterré dans le cimetière de Warmeriville avec un soldat inconnu. » Mme Serret n’en a pas fini de ses recherches. Elle aimerait réussir à détailler la carrière militaire de son aïeul. Mais aussi sa vie, et les contrées qu’il a parcourues. « C’est très important de découvrir cette tranche d’histoire qui fait partie de la famille. Mes enfants sont très intéressés mais n’ont pas pu venir. Or pour leur transmettre, il faut connaître. »

Marion Dardard

 

Il fait parler le passé à la demande des familles

 
C’est lui qui assurait l’accueil des familles, hier, au pied des monts de Champagne. Lui aussi qui renseigne toutes celles qui, au fil des mois, cherchent à en savoir plus sur cet aïeul lancé dans les combats de la Grande Guerre. Philippe Bacquenois est passionné d’histoire locale et de généalogie. Trésorier de l’association Mémoires des monts de Champagne, il est aussi agriculteur. Et à ce titre, foule « tous les jours des parcelles où les soldats ont combattu ». Alors fouiller dans le passé pour les connaître un peu mieux est devenu pour lui naturel. Un devoir, même.

À partir d’un nom, d’un numéro de régiment, des journaux de marche d’opération, des matricules des soldats engagés ou disparus, d’une fiche de transcription de décès, il écume les services d’archives départementaux, les registres de légions d’honneur etc. « Avec internet, aujourd’hui, c’est beaucoup plus pratique. Je peux envoyer mes trouvailles par mail aux familles qui m’ont sollicité, car souvent, elles habitent loin » , précise le bénévole, qui joue aussi les photographes pour ces descendants éloignés, désireux de se représenter la dernière demeure de leur ancêtre. « À chaque fois, elles sont émues, elles apprennent des détails dont elles n’avaient pas connaissance. À d’autres, j’essaie de donner une méthodologie pour les aider à trouver des informations par elles-mêmes. »

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« l’union » 1170417 b

EPERNAY : Hommage : Yvette Lundy, grand officier de la Légion d’honneur

 


Yvette Lundy avait reçu la cravate de commandeur de la Légion d’honneur en 2012. Hervé Oudin


À près de 101 ans, la résistante marnaise fait partie de la promotion de Pâques 2017.

Entre Laurent Fabius, ancien Premier ministre, et Agnès Varda, cinéaste, s’est glissé le nom d’Yvette Lundy dans la liste de la promotion de Pâques de la Légion d’honneur, la dernière du quinquennat du président François Hollande. Paru ce dimanche au Journal officiel de la République française, le décret précise que la Sparnacienne de 100 ans fait partie des six personnes élevées à la dignité de grand officier sur les 562 distinguées de la promotion.

J’ai pris la parole au nom de la vérité

Résistante pendant la Seconde Guerre mondiale, l’institutrice a notamment fabriqué des faux papiers et hébergé des prisonniers évadés sous l’occupation allemande. Elle est arrêtée et déportée en 1944 à Ravensbrück, puis à Schlieben, un kommando satellite de Buchenwald. Libérée en avril 1945, Yvette Lundy, qui a perdu son frère dans les camps, a inlassablement témoigné des événements vécus auprès des collégiens et lycéens de la région. « Dès que le ministère de l’Éducation nationale nous en a donné l’autorisation en 1959, j’ai pris la parole au nom de la vérité et par devoir de souvenir » , expliquait-elle lors d’un entretien paru le 25 mars dans L’union. À l’aube de ses 101 ans, Yvette Lundy est l’une des rares résistantes encore en vie aujourd’hui et, à ce titre, elle indiquait le mois dernier « ne pas vouloir se taire » en mémoire de ceux « qui sont morts et ne peuvent plus parler » alors que des propos négationnistes venaient d’être tenus par un élu frontiste.

Yvette Lundy avait reçu la cravate de commandeur de la Légion d’honneur en septembre 2012 à Épernay des mains du colonel Charles Flamand, ancien héros des forces aériennes françaises libres.

Margaud Déclemy

Bio express

Yvette Lundy est née le 22 avril 1916 à Oger. Elle fêtera ses 101 ans samedi.

Résistante dans la Marne pendant la Seconde Guerre mondiale, l’institutrice de Gionges a été arrêtée en juin 1944 et déportée en juillet à Ravensbrück, puis à Buchenwald.

Témoin inlassable auprès des jeunes collégiens et lycéens de Champagne-Ardenne et de Picardie, elle a été élevée à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur dans la promotion de Pâques 2017, ce dimanche 16 avril.

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« l’union » 1170417 a

REIMS : Éducation : Le ruban rouge pour la rectrice

 

Rectrice de l’académie de Reims, Hélène Insel a été nommée au grade de chevalier de la Légion d’honneur dans la promotion de Pâques publiée hier au Journal officiel.

Cette économiste spécialiste des analyses comparatives des systèmes d’emploi, a enseigné en Turquie, en Grande-Bretagne et dans des universités d’Île-de-France, notamment Paris XIII.

Elle a succédé à Reims à Philippe-Pierre Cabourdin.

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« l’union » 1170405 a

REIMS : Légion d’honneur : Pierre Marage a reçu la croix de chevalier

 


Le colonel Michel Le Dren a remis la croix de chevalier de la Légion d’honneur à Pierre Marage. Remi Wafflart

L’ancien chef inspecteur divisionnaire de la police nationale a été décoré par Michel Le Dren.

Le sens de l’engagement, du dévouement aux autres, l’humilité, l’appétence de servir la République sans que le retraite venue ne change les motivation, savoir être disponible, impliqué, efficace, autant de qualités qui caractérise Pierre Marage. Hier matin, devant ses amis, son épouse ses filles et ses petits-enfants, le colonel Michel Le Dren lui a remis la croix de chevalier de la Légion d’honneur.Une décoration couronnant une vie consacrée à la sécurité publique, à la prévention des addictions aux produits stupéfiants, à la vie du tissu associatif et à l’aide aux anciens combattants.

De Soissons à Reims

C’est avec sa gentillesse habituelle, sa proximité attentive et touchante que Pierre Marage a vécu avec intensité ce temps particulier où il a été reçu dans le premier ordre national. Ce fils d’un couple d’agriculteurs de Roye (Somme) où il est né il y aura bientôt 82 ans, a connu la rude expérience précoce des exigences de la terre, la dureté de la Deuxième Guerre mondiale. Un père prisonnier dont l’absence pèse, une scolarité déplacée dans les Ardennes avant de rejoindre le cours complémentaire de Signy-le-Petit ont marqué une jeunesse heurté par des temps incertains.

Pierre Marage effectue son service militaire au 67 e bataillon d’infanterie stationné à Soissons dans l’Aisne. Comme ceux de sa génération, il reste vingt-sept mois sous les drapeaux et séjourne en Algérie où il se distingue à plusieurs reprises. Il termine la guerre comme sergent. À 25 ans, il devient gardien de la paix et à force de travail et de volonté il est reçu au concours d’inspecteur de police. Il est affecté à Hirson (Aisne), Fourmies (Nord) puis Reims au temps où le commissariat central se trouvait à Rockefeller. Il part à la retraite comme chef inspecteur divisionnaire mais reste impliqué.

« Tu es devenu conciliateur de justice et tu as continué avec talent, riche de ta très solide expérienc,e à sensibiliser les enfants, les lycéens, les étudiants aux risques terribles de la consommation des drogues » , relève son parrain dans l’Ordre, Michel Le Dren. Il devient aussi président pour la Marne, l’Aisne et les Ardennes de l’Association national des anciens combattants et résistants du ministère de l’Intérieur et siège à la commission « Mémoire et Solidarité », du conseil départemental pour les anciens combattants, victimes de guerre et mémoire de la Nation. « Il est ainsi des dévouements qui constituent l’orientation et l’essence même d’une vie » , a insisté Michel Le Dren dans son éloge.

Il ne restait plus qu’à lui remettre le ruban rouge avec la solennité nécessaire en cet instant. Pierre Marage a été félicité par son président national Jean-Paul Bachet, les représentants de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite, Julien Fargettas, directeur du service départemental de l’Office national des anciens combattants et Valérie Beauvais, maire-adjointe.

Hervé Chabaud

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« l’union » 1170319 a

EPERNAY : un dimanche avec… L’avenante Marie Choquet

 


Marie Choquet s’est installée à Épernay, il y a six ans : « C’est une ville très agréable avec beaucoup de gens enthousiastes ».

Présidente d’Épernay Jumelages et du Salmanazar, elle privilégie le contact.

S’il fallait résumer Marie Choquet, on pourrait dire qu’elle aime les gens. Une bien belle qualité dans ce monde où certains sont tentés de se replier sur eux-mêmes. La retraite venue, après une longue carrière, « 46 ans au total » consacrée à la recherche et la tête plongée dans les chiffres, la dame a voulu changer lorsqu’elle s’est posée à Épernay : « J’avais envie de contacts et de rencontrer des gens » . Rester confinée à la maison, très peu pour elle. Aussi, quand l’opportunité de rejoindre l’association Épernay Jumelages, qui regroupe les villes jumelles d’Ettlingen (Allemagne), Middelkerke (Belgique), Fada N’Gourma (Burkina Faso), Clevedon (Royaume-Uni) et Montespertoli (Italie), s’est présentée, elle a dit oui sans hésiter. « Il fallait remplacer quelqu’un pour la partie Belgique, ça me convenait bien. »

Je suis un être intéressé par la culture, le cinéma, le théâtre, la musique, toutes ces activités qui donnent du plaisir .

Dans la foulée, un an après, elle prend la tête de l’association, « le côté international me plaisait, tout comme le côté projets ». Elle ajoute : « Deux jumelages vivotaient, Italie et Angleterre, il a fallu leur redonner de l’élan. Dans les équipes, la donne a aussi quelque peu changé, les vice-présidents ont réalisé ce qui leur tenait à cœur, ils ont développé les voyages pour certains, renforcé les cours de langues pour d’autres, le point fort de l’association est son aspect convivial. »

L’an dernier, Marie Choquet a été contactée par Philippe Labiausse, alors proviseur du lycée Stéphane-Hessel, pour lui succéder à la tête de l’association Le Salmanazar dont l’objectif est de développer l’action culturelle autour de la programmation artistique. Là encore, elle a répondu par l’affirmative. Heureuse de vivre une nouvelle aventure en Sparnacie. D’apporter un autre regard, une autre sensibilité à la structure. « Je ne suis pas une spécialiste du théâtre, je suis un être intéressé par la culture, le cinéma, le théâtre, la musique, toutes ces activités qui donnent du plaisir » , dit-elle avant de préciser : « J’y vais régulièrement mais je ne suis pas non plus une accro. Le théâtre pour moi, c’est émotionnel, j’y vais pour m’identifier à du vivant, une tranche de vie, un mode de pensée… Mais je comprends aussi sincèrement les gens qui disent : le théâtre, ce n’est pas pour moi. »

Marie Choquet réalise aussi un vieux rêve d’enfant en intégrant le Salmanazar : « Je me souviens vouloir être actrice quand j’étais jeune mais mon père préférait que je poursuive mes études ! » . Pour le moment, rien de prévu sur les planches mais la farouche volonté « de découvrir l’équipe qui œuvre dans l’ombre, et l’envie de faire avancer les choses car j’ai aussi des idées ». « J’aimerais que le théâtre fasse encore davantage partie de la vie sparnacienne. Aujourd’hui, les gens vont au spectacle et puis s’en vont, on peut faire mieux, favoriser les échanges par exemple autour d’un spectacle. » Privilégiant toujours le relationnel, Marie Choquet a aussi rejoint la toute nouvelle instance du conseil des sages à Épernay. « Je suis responsable du groupe solidarité » . Elle officie aussi comme conseillère scientifique à la fondation pour la recherche en alcoologie, « nous devons d’ailleurs sortir un livre sur la consommation de l’alcool des 18-30 ans ». Toujours active, Marie dit également consacrer du temps à sa famille. Notamment ses huit petits-enfants.

Le dimanche pour vous, c’est…

Un jour qui compte ? Oui, car lorsque l’on est retraité il est important de garder des rythmes précis. Le risque, c’est de s’activer tous les jours, les week-ends compris. Le samedi et le dimanche, c’est donc repos et en couple. Nous allons dans notre maison de campagne à cinquante kilomètres d’Épernay.

Lève-tôt ou grasse mâtinée ? Plutôt lève-tôt comme en semaine d’ailleurs. Je me lève à 7 heures.
Petit-déjeuner classique ou brunch ? Petit-déjeuner servi au lit par monsieur ! Au menu : du café, des tartines avec de la confiture et une banane. Je ne sais pas si c’est correct…

C’est un dimanche plein air ou cocooning ? Les dimanches sont assez codifiés. Le matin, nous aimons marcher une ou deux heures, s’il fait beau. Quand on ne peut pas le faire, si nous avons d’autres obligations, je suis extrêmement malheureuse.

L’après-midi, je jardine. Je grattouille, plante, nettoie, fait du compost, le jardin fait 3 000 m 2 , il y a de quoi faire !

J’y reste facilement quatre heures le samedi, quatre le dimanche. À la fin de la journée, je suis épuisée et je dors comme un bébé.

Restaurant ou cuisine maison ? Je cuisine, je fais un plat, pas très compliqué et l’on fait un plateau devant la télé ! On regarde le journal télévisé car nous avons toujours très envie d’être au parfum. Ensuite, c’est petite sieste réparatrice d’une demi-heure.

Lecture ? Devant un feu de cheminée, c’est encore mieux. Je suis très littérature nordique, scandinave. J’aime leur lenteur et leur degré d’analyse fine.

En semaine, j’essaie de lire une demi-heure ou une heure.

À savoir

Marie Choquet est née en 1944 à Hasselt en Belgique.

Elle est arrivée en France, à Paris, à 24 ans, « par amour ! ». Elle était alors titulaire d’un doctorat en psychologie, décroché à l’université catholique de Louvain.

En 1967, elle entre à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) à Paris en tant que statisticienne.

En 1991, elle devient directrice de recherche à l’Inserm.

En 1997, elle est nommée au grade de Chevalier de la légion d’honneur.

En 2009, retraitée, elle s’installe à Épernay.

En 2012, elle entre à Épernay jumelages et prend la tête de l’association l’année d’après.

En septembre 2016, elle devient présidente de l’association du Salmanazar, créée en 1993.

Frédérique Pétré

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« l’union » 1170316 a

REIMS : Ils ont joué avec dix mots d’aujourd’hui

 


Les plus jeunes ont été fiers de voir leurs noms défiler sur grand écran.

Parmi les événements prévus à Reims autour de la francophonie, un moment s’adressait aux jeunes puisqu’il s’agissait de la 14 e remise de prix du jeu-concours départemental Dis-moi dix mots, organisé par la Société des membres de la légion d’honneur et son président Camille Mangin, soutenus par la Ville, l’Éducation nationale et des associations partenaires. Les personnalités ont pour la plupart placé les dix mots imposés par le ministère de la Culture dans leur discours de félicitations. Un vrai défi car il fallait placer avatar, canular, Emoticône, favori, fureteur, héberger, nomade, nuage, pirate et télésnober ! Bassirou Sene, ambassadeur du Sénégal, a rendu hommage à « la richesse et la vitalité de la langue de Molière », tout en rappelant qu’elle était dans le monde la 3 e langue des affaires après l’anglais et le chinois. Les élus ont remis diplômes et chèques-livres aux 63 lauréats.

Niveau CM2 et 6 e  : Barthou à Reims, Fontaine de Vé à Sézanne, Brie Champenoise et Pasteur à Sermaize avec le prix spécial du jury à Florian André.
Niveau collèges (de 5 e à 3 e ) : Pierre-Gilles de Gennes à Frignicourt, Paulette Billa à Tinqueux, Pasteur à Sermaize.
Niveau lycées : Bayen à Châlons, Chanzy à Charleville, Eiffel, Saint-Michel et Jeanne-d’Arc à Reims, Fontaine de Vé à Sézanne.

De notre correspondante Thérèse Delesalle

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« l’union » 1170314 a

VITRY-LE-FRANCOIS : Politique : Françoise Arvois pleure J.-C. Étienne

 


Françoise Arvois était dans l’équipe de J.-C. Etienne lorsqu’il était président de région. Archives

Vitry-le-François L’ancienne élue vitryate et ex-conseillère régionale fut longtemps proche du sénateur rémois.

Son épouse m’a appelée dimanche, je suis très malheureuse du décès de Jean-Claude Étienne (décédé samedi), c’est avec lui que j’ai vécu la plus belle partie de ma vie politique », assure Françoise Arvois, très émue. « C’était un grand monsieur, on pouvait compter sur lui et lui ne comptait pas son temps quand il se mettait au service des autres », poursuit l’ancienne élue vitryate qui figurait sur la liste de Jean-Claude Étienne aux élections régionales de 1998. « Ma position sur la liste a fait que je n’ai été élue qu’en 1999, se souvient Françoise Arvois, je suis restée à ses côtés à la Région jusqu’en 2004, puis j’y suis resté le temps du premier mandat de Jean-Paul Bachy ».

Première adjointe de Michel Biard entre 2008 et 2014, Françoise Arvois est depuis, restée en retrait d’une vie politique dont le sénateur Étienne lui avait « donné le goût », celle « qui sert les autres et non pas celle qui se sert ».

« Un malin qui savait nous mettre dans sa poche »

L’ancienne élue vitryate, toujours membre des Républicains, a gardé en mémoire une anecdote plaisante de ces années, lorsqu’elle reçut la Légion d’honneur de ses mains, en 2003. Le sénateur avait alors félicité « la petite brunette », et avait remercié son mari « de la prêter à leur cause ». « C’était un malin qui savait nous mettre dans sa poche. Il a été très courageux face à ses problèmes de santé, il va énormément manquer à la vie politique », a conclu cette alliée de toujours.

Charles-Henri Raffin

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« l’union » 1170311 a

EPERNAY : Bio expresse

 


Michel Gobillot est né en 1947 à Vendôme (Loir-et-Cher).

1965, à 18 ans, il part travaillé à Paris, dans une boucherie après un apprentissage dans sa région d’origine.

1973, il ouvre avec deux associés la première enseigne Leclerc dans la région à Romilly-sur-Seine.

1976, il installe avenue de Paris à Châlons-en-Champagne, un supermarché Leclerc.

1986, déménagement à Fagnières et agrandissement. Il dirige désormais un hypermarché.

1992, Carrefour, qui a racheté Euromarché, cède son magasin de Pierry, Michel Gobillot y installe son deuxième Leclerc.

Septembre 2014, Michel Gobillot reçoit la Légion d’honneur.

1 er février 2017, il cède sa place. À son fils et sa belle-fille à Pierry, à sa fille et à son gendre à Fagnières.

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« l’union » 1170304 a

Portrait : Ce Raymond avait un don

 


En 1970, il est le premier footballeur à recevoir la Légion d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Le 17 mars 2008, il est promu officier de la Légion d’Honneur Photos : REUTERS, L’UNION

Leader technique et spirituel du Stade de Reims de 1951 à 1956, Raymond Kopa en est devenu son président d’honneur et son plus fidèle supporter. Archive

Destiné à la mine, l’ouvrier devint artiste. Son numéro enflamma la France, l’Europe, et le monde. La vie de Kopa a été une success-story qui s’est achevée hier dans la douceur angevine.

Les honneurs, il les fuyait. Mais Christiane – Bourigault, son épouse et ancienne basketteuse du Sco Angers – l’obligeait à assumer sa notoriété. Ce qui a d’étonnant avec Raymond, c’est cette attitude presque sauvage qu’il adoptait lorsque la lumière des projecteurs se braquait sur son visage impassible. « J’aime être tranquille », nous disait-il, partageant une existence de moine entre l’Anjou et la Corse, ses deux ports d’attache.

Raymond Kopaszewski a aimé sa vie, même si la maladie l’a miné ces dernières semaines. Une vie d’empereur pour celui qu’un journaliste anglais surnomma un jour le Napoléon du football. Son épais palmarès plaide pour un talent unanimement reconnu hier. Quand François Hollande parle « d’intelligence de jeu », Gianni Infantino, le président de la Fifa évoque « une inspiration pour de nombreuses générations ».

Hier était un jour triste pour les spécialistes du ballon rond, et pas seulement. Décédé à l’âge de 85 ans des suites d’une longue maladie, Raymond Kopa était devenu la première star du football tricolore mondialement reconnue, ce qui lui avait valu de devenir le premier Ballon d’Or français de l’histoire, avant Platini, Jean-Pierre Papin et Zidane.

Enfant d’une famille de mineur du Pas-de-Calais et snobé par les clubs nordistes en raison de sa petite taille (1,68 m), Kopa débuta au Sco d’Angers, avant de prendre son envol au Stade de Reims. Entre 1651 et 1956, grâce à son sens du dribble et sa vision du jeu, il devint d’architecte du « football champagne », terme utilisé pour définir un foot ouvert, offensif et chatoyant.

Pour l’avoir rencontré à plusieurs reprises, nous savions que Raymond Kopa portait un œil attendri sur les équipes offensives. « Vous savez, le Barça d’aujourd’hui, c’était le Stade de Reims d’hier », expliquait-il, souvent content de mettre en avant ses qualités d’inventeur. « Le corner à la rémoise est né d’une décision de jouer avec notre gabarit. L’idée était de conserver le ballon, de ne pas l’offrir aux grands défenseurs ».

Raymond, souvent avare en compliments, consentait parfois à parler les vedettes d’aujourd’hui. Le talent, la sérénité d’un Lionel Messi intéressait au plus haut point l’ancien joueur du Real Madrid, le club rival des Catalans.

Quant à son Stade de Reims, il souffrait en silence de son long retour dans la lumière, nous questionnant souvent sur l’état d’esprit des joueurs et l’ambition des dirigeants. Il avait ainsi vécu avec agacement la récente relégation en Ligue 2. « Le plus bel hommage que lui rendra le Stade de Reims, sera de bien terminer la saison » , reconnaissait son confident, le Rémois Jean-Michel Martinelli.

Raymond Kopa s’en est donc allé hier au petit jour. À 85 ans. Il nous rappelait sans cesse son respect pour le travail, lui qui s’activa à la mine pendant deux ans et demi, période durant laquelle il fut en partie amputé de deux doigts à la suite d’un accident. Parfois, en plaisantant, il évoquait l’économie du foot d’aujourd’hui qui aurait fait de lui un milliardaire.

Après deux titres de champion de France avec Reims (1953 et 1955), après une finale de Coupe d’Europe perdue contre le Real Madrid, il rejoignait le grand club espagnol pour 80 000 euros actuels. Au côté de Di Stefano, « Kopita » devenait le premier Français à remporter une Coupe d’Europe des clubs champions (1957). Avant d’atteindre le sommet de la gloire, en 1958, avec une Coupe d’Europe, une Coupe du monde réussie (3 e ) et le Ballon d’Or.

Même ses démêlées avec le sélectionneur national Georges Verriest ou avec la Fédération, ne sont pas parvenues à ternir l’aura de celui qui déclara un jour que « les joueurs sont des esclaves ». Là aussi, dans le domaine de la défense des droits des « travailleurs », il était en avance sur son temps. Kopa, l’icône, a aussi été le premier à avoir su faire fructifier sa réussite en lançant sa marque de chaussures en partenariat avec un équipementier.

Gérard Kancel

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« l’union » 170227 a

Histoire : Guynemer, as de l’Armée de l’Air

 


Peu avant sa mort, il avait été fait officier de la Légion d’honneur sur le terrain de Bonne-Maison (Marne).

Saint-Dizier L’association Aéro rétro organise samedi une conférence autour de ce pilote hors du commun.

En cette année du centenaire de la disparition du Capitaine George Guynemer, Saint-Dizier aéro rétro organise une conférence autour de son fabuleux destin samedi prochain.

Le conférencier, Frédéric Lafarge, est historien, Capitaine de la réserve citoyenne de l’Armée de l’Air. Il a notamment assuré les fonctions de responsable de la communication à la Base aérienne de Dijon et de conservateur du musée de la Base aérienne 112 et de l’Aéronautique locale de Reims.

Mort dans d’étranges circonstances

Célèbre pilote de la Première guerre mondiale, Georges Guynemer a remporté pas moins de 53 victoires aériennes homologuées (sans compter la trentaine de victoires probables), ce qui fait de lui le deuxième au classement général des as français de ce combat.

Mort sur le front de Belgique, près de Poelkapelle, le 11 septembre 1917 dans des circonstances qui, aujourd’hui encore, demeurent mystérieuses, il commandait l’escadrille SPA 3, dite « escadrille des Cigognes ». Son avion, baptisé « Vieux Charles » s’est écrasé après avoir été abattu par les Allemands et n’a jamais été retrouvé.

Un héros au Panthéon

Georges Guynemer fait officiellement partie des « héros de la nation ». En effet, en 1922, par décision unanime du Sénat et de la Chambre des Députés, il entre au Panthéon, où une inscription conserve son souvenir (à défaut d’un tombeau, son corps n’ayant pas été retrouvé).

Ses victoires le propulsèrent entre 1914 et sa mort en 1917 au grade de Capitaine… alors qu’il n’avait pas 23 ans !

La conférence reposera sur la projection d’une sélection de documents, afin de faire revivre les moments forts de la fulgurante carrière de ce jeune héros particulièrement attachant mort au champ d’honneur, au rythme de ses victoires qui le propulsèrent entre fin 1914 et sa mort en septembre 1917 au grade de Capitaine… alors qu’il n’avait pas 23 ans !

Deux mois avant sa mort, il avait été décoré de la médaille d’officier de la Légion d’honneur sur le terrain de Bonne-Maison, dans la Marne. La rosette venait récompenser un exploit du 25 mai 1917 : il avait abattu en une seule minute deux avions ennemis et avait remporté dans la même journée deux nouvelles victoires.

Conférence « À la vie à la mort - Guynemer, le plus illustre des as de guerre » de Frédéric Lafarge, samedi 4 mars à 17 h 30 à l’espace Saint-Dizier 2020, place du Général-de-Gaulle à Saint-Dizier.
Entrée libre et gratuite.
Renseignements : 06 88 00 92 01 ou jmviardstdizieraeroretro@gmail.com.

De notre correspondant Patrick Hurel

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« l’union » 170213 a

SUIPPES – NECROLOGIE : Un patriote s’en est allé

 


Pierre Jacquemin est décédé à 93ans. Il était très engagé dans la vie locale.

Le président des anciens combattants de Suippes et du secteur, André Mauclert, tient à rendre hommage à Pierre Jacquemin qui l’a précédé à la tête de l’association et qui vient de les quitter à l’âge de 93 ans. Neuf drapeaux entouraient son cercueil sur lequel reposaient ses nombreuses décorations. « Il était ce qu’on appelle un patriote », confie André Mauclert.

Engagé dès qu’il a pu

Né le 3 août 1924 à Chuffilly-Roche (Ardennes), il fut de ces jeunes des années 1924 et 1925 qui ne furent pas incorporés et dont les aînés, parents et grands-parents, avaient combattu en 1914-1918. « Les jeunes de ma génération, écrivait-il, ont connu les tourments, les restrictions et les interdictions. » Aussi, dans un élan de patriotisme, lorsqu’en 1944 « les gendarmeries prenaient les engagements des volontaires », il a voulu, à l’âge de 20 ans, « être de cette première armée française reconstituée. » Pierre Jacquemin disait encore : « J’ai voulu être de ceux qui repoussaient l’ennemi qui nous avait opprimés. » Lorsqu’il revient au pays son désir initial de carrière dans l’armée s’est envolé. Ses activités militaires durant cette période lui valurent successivement la croix du combattant volontaire, la croix de guerre 39/45 puis la médaille militaire, et en 2015 il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur dans la promotion exceptionnelle réservée aux anciens combattants pour le 70 e anniversaire de la reddition de la Seconde Guerre mondiale.

Toute sa vie, Pierre Jacquemin a manifesté son engagement citoyen : les activités de la paroisse dont il sera président de 1984 à 2008 et bien sûr au sein du monde des anciens combattants en tant que président pendant plus de vingt ans.

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« l’union » 170209 a

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE- Justice : Une retraite active

 

La Châlonnaise Maryvonne Chamboduc de Saint Pulgent, énarque de la promotion Guernica, présidente de section au Conseil d’État, est admise à faire valoir ses droits à la retraite, par limite d’âge, à compter du 14 mars 2017, mais elle est maintenue, sur sa demande, à compter de la même date, en activité en surnombre jusqu’au 13 mars 2020 inclus.

Cette grande juriste, commandeur de la Légion d’honneur est aussi une musicienne talentueuse.

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« l’union » 170204 a

VITRY-LE-FRANCOIS : Un nouveau drapeau pour le comité de la Légion d’honneur

 

 

Présidée par Françoise Arvois, la section des membres de la Légion d’honneur de Vitry-le-François s’est réunie le 28 janvier en présence du sous-préfet Christophe Pizzi, Jean-Pierre Bouquet, maire, et Yves Ambel, président de la Légion d’honneur Marne.

En 2017, le comité a prévu d’acquérir un nouveau drapeau. Une cérémonie officielle de remise sera organisée à une date qui reste à déterminer.

 

 

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« l’union » 170128 b

VITRY-LE-FRANÇOIS - AUJOURD’HUI

 

Assemblée générale du comité de Vitry-le-François de la Société des membres de la légion d’honneur aujourd’hui, à 11 heures, à l’hôtel Au Bon séjour.

Ordre du jour : rapport moral de la présidente, rapport d’activité et financier, prévision des activités 2017 et questions diverses.

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« l’union » 170128 a

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : ECHOS DU MAU : Distinction pour Jean-Marie Derouard

 

 
Le président de l’office de tourisme, Jean-Marie Derouard, qui est aussi un ancien professeur agrégé de physique-chimie, vient d’être promu, par décret du Premier ministre en date du 11 janvier, au grade de Commandeur dans l’Ordre des Palmes académiques, sur décision de la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem et après proposition de Michel Le Dren, vice-président châlonnais de la Société des membres de la Légion d’honneur.

 

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« l’union » 170125 a

CENTENAIRE DE 1917 : AVIATION : 2017, l’année des As de la Grande Guerre

 


Le sous-lieutenant René Dorme, 23 victoires, sera honoré dans la Marne où il a péri.

Le calendrier de l’armée de l’air est un bel hommage rendu à des pilotes d’exception.

Ce calendrier aux images magnifiques associe l’armée de l’air d’aujourd’hui et celle des grandes figures qui ont marqué l’histoire de l’aviation militaire pendant la Première Guerre mondiale. En choisissant, en ce temps du centenaire de faire de 2017, l’année des As, l’armée de l’air signe un calendrier qui est un livret d’histoire puisqu’y figure la liste des pilotes ayant obtenu au moins cinq victoires aériennes homologuées. Ce qui signifie que ces aviateurs ont obtenu la destruction des appareils ennemis au-dessus du territoire français et que cette constatation a été opérée par des troupes amies au sol ou par le témoignage de deux autres pilotes.

Des commémorations dans la Marne

Oui, les As constituent un symbole identitaire de l’armée de l’air. Le plus titré est le lieutenant René Fonck, avec 75 victoires, devant le capitaine Georges Guynemer avec 53, le lieutenant Charles Nungesser avec 45, le capitaine Georges Madon, 41.

La Marne portera cette année une attention très particulière sur deux de ces As : Dorme et Guynemer. Le sous-lieutenant René Dorme a péri le 25 mai 1917 au cours d’un vol de reconnaissance à la verticale du fort de La Pompelle près de Reims. Cet artilleur, qui passe dans l’aviation en 1915, inaugure en janvier 1916 les vols de protection de nuit sur Paris. Il intègre en juillet le prestigieux groupe de chasse des Cigognes et y est surnommé le « Père ». Il a remporté vingt-trois victoires. Il est mis à l’honneur dans le calendrier en ce mois de janvier. Georges Guynemer, qui retient l’attention au mois de septembre, a péri effectivement au cours d’un duel aérien le 11 septembre 1917 et est aujourd’hui une légende. Engagé volontaire en 1914, il se révèle en 1915 comme pilote de chasse des Cigognes et est connu pour ne jamais lâcher un ennemi engagé. En juillet, c’est sur un terrain marnais proche de Fismes qu’il a reçu la croix d’officier de la Légion d’honneur.

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« l’union » 170124 a

VITRY-LE-FRANCOIS : à venir

 

Assemblée générale du comité de Vitry-le-François de la Société des membres de la légion d’honneur samedi 28 janvier à 11 heures à l’hôtel Au bon séjour.

Ordre du jour : rapport moral de la présidente, rapport d’activité et financier, prévision des activités 2017 et questions diverses.

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« l’union » 170115 a

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE – HISTOIRE : Pol Cher, un ancien combattant toujours actif De notre correspondant Manuel Queiros

 


Pol Cher est à la tête de la Maison du combattant depuis 1978.

Châlons La passation de pouvoirs au sein de la Maison du combattant attendra encore.

Pol Cher passera la main en douceur. À la tête de la Maison du combattant, le président a décidé de repartir pour un tour : « Je devais quitter mes fonctions aujourd’hui, mais ils n’ont pas voulu. Pas tout de suite. Ce sera chose faite après la tenue d’une assemblée extraordinaire prévue dans quelques mois le temps de la passation », explique l’intéressé.

Son successeur désigné, Laurent Eiselé, devra donc patienter. À bientôt 89 ans, celui qui a fondé la structure en 1978 aurait pourtant mérité un peu de repos après presque 40 ans de présidence.

Natif de Villers-en-Argonne, le jeune militaire s’engage en 1947 dans l’armée coloniale où il combat pendant sept ans en Indochine avant d’être rapatrié en 1954 sur le front algéro-marocain. En 1957, c’est le départ pour le Niger. Il s’y marie à Christel, une allemande. Elle lui donne trois enfants. De retour en France en 1959, il repart en Algérie jusqu’en 1962. Cette même année, il quitte l’armée.

De 1963 à 1978, il est salarié de l’entreprise Demag avant d’entrer « aux impôts » où il reste jusqu’à sa retraite, dix ans plus tard.

Titulaire de la Légion d’honneur et de la médaille militaire l’homme, Pol Cher est devenu, au fil du temps, une figure locale incontournable du monde combattant et patriotique. « Avant, les anciens se réunissaient dans les cafés, ça faisait mauvais genre », se souvient Pol qui est à l’initiative d’une bibliothèque de près de 3 500 ouvrages et d’un musée installés dans la Maison du combattant.

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« l’union » 170112 a

ÉPERNAY – ASSOCIATION : Jean-Pierre Prato reconduit

 


Le Colonel (er) Jean-Pierre Prato (au centre) est reconduit à la tête du bureau du comité de la Légion d’honneur d’Épernay.

L’assiduité et la participation de tous les instants des membres du Comité d’Épernay de la Légion d’Honneur sont dues en grande partie à un gros effort d’information permanente.

Le président en exercice, le colonel retraité Jean-Pierre Prato, l’a souligné dans son intervention lors de l’assemblée générale qui s’est déroulée samedi à la Maison des arts et de la vie associative en présence d’Yves Ambel, le nouveau président de la section Marne de la Société des membres de la Légion d’honneur. Auparavant, il avait fait observer une minute de silence à la mémoire des disparus, le lieutenant-colonel Claude Signoret, Hermann Leuchtenberger, Jack Coudert, Raymond Brocard, Marcel Piot, Monique Pacot et Michel Hogdal.

L’année écoulée, outre les habituelles visites, a été marquée par un hommage mérité rendu par le comité à l’une des membres centenaire, Yvette Lundy, qui occupe en outre la fonction de secrétaire.

À l’issue des travaux statutaires, le bureau du Comité de la Légion d’Honneur se compose désormais comme suit : président, colonel (er) Jean-Pierre Prato ; vice-président, Gérard Labrune ; vice-président honoraire, colonel honoraire Charles Flamand ; trésorier, Jean Menjoz ; secrétaire, Yvette Lundy ; porte-drapeau, François Mlakar ; membres, Edmond Maudière, James Guillepain, Bernard Doucet.

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« l’union » 170108 a

TINQUEUX – SPECTACLE : Michel Drucker raconte

 


Sur scène, il raconte « l’envers du décor » de son parcours, de Léon Zitrone qui « l’a pris sous son aile » en 1965 à son émission dominicale. Gaëlle Martin

Il est toujours à la télé mais également sur scène avec son spectacle « Seul avec vous ». Avant son étape marnaise, Michel Drucker nous a fait quelques confidences.

Vous êtes à la télévision depuis de très nombreuses années, quel est votre secret ?

Je suis très étonné de cette longévité. Vous verrez avec ce spectacle « Seul en scène » qui ne ressemble à aucun autre. Raconter 50 ans de télévision, personne n’a jamais fait ça. Il faut être un historien de la télé ou sorti des programmes. À ma grande surprise les salles sont pleines de trois générations de Français qui me disent tous la même chose « On a grandi avec vous, vous faites partie de la famille ». Moi je suis très troublé par ça parce que je n’ai pas vu le temps passer. J’ai beaucoup travaillé comme tous ceux qui n’ont pas de diplôme, comme tous les autodidactes.

Comment est né votre spectacle ?

J’ai reçu un coup de fil d’un journaliste du Figaro, en 2014, me disant on fête les cinquante ans de l’ORTF et vous êtes une figure emblématique de l’histoire de la télé avec Zitrone, Martin et Guy Lux. Vous, vous êtes encore vivant. Tous les étés en Provence, avec Jean-Claude Brialy, on se retrouvait avec une tablée de copains, Aznavour, Jean Reno, Adjani, Nana Mouskouri, et tous disaient raconte-nous ce que tu as vécu d’émouvant à la télé cette année. Et à chaque fois ça se terminait par « quand est-ce que tu vas aller sur scène ». Je répondais que je n’aurais jamais le courage. Entre se produire devant des copains et monter sur scène il y a un pas à franchir. Jean-Claude Brialy m’a dit « si tu le fais je voudrais que tu me fasses la promesse que ce sera chez moi. J’ai interrogé Luchini et Arditi en et ils m’ont répondu « qu’est-ce que tu risques, tu te feras flinguer par la presse et les copains et alors ! Comme ça, tu sauras ce que s’est et on aura oublié tout ça dans six mois ». C’est ainsi que tout a commencé, avec la peur au ventre bien sûr. J’ai commencé deux mois après le Bataclan, souvenez-vous de l’ambiance qu’il y avait dans les salles de spectacle, ce n’était pas gagné.

Mon producteur a voulu tout annuler car il n’y avait que 100 réservations. Je lui ai répondu, s’il y a 200 réservations j’y vais. Sur mon plateau de télé j’ai 250 spectateurs, donc je suis habitué à cette jauge et le jour de la première à Rennes, il y avait 450 personnes. Ensuite le bouche-à-oreille a fonctionné. Le patron des Bouffes Parisien, qui a racheté le théâtre de Brialy, m’a dit il faut venir chez nous. Rien ne pouvait plus me faire plaisir, ainsi je tenais ma promesse faite à Jean-Claude.

« Seul avec vous » navigue entre la nostalgie et la curiosité ?

C’est un voyage qui dure deux heures. Je ne peux pas l’expliquer. Juste qu’il y a une scénographie très particulière. Ce que je peux vous dire c’est qu’au bout de cinq minutes le voyage commence et on est dans les années 60. C’est un mélange de contes, de moments de nostalgie et d’anecdotes, mais les gens rient beaucoup. Je vois bien que les gens sont étonnés, même s’ils se disent que je vais forcément parler de télé. Je ne suis ni un humoriste, ni un comique, je ne suis pas un chanteur, je ne suis pas un comédien qui a fait le conservatoire.

En cinquante ans, qu’est-ce qui a changé à la télévision ?

La technologie et les réseaux sociaux, car les jeunes ne regardent plus la télévision. Ils vont sur leur Smartphone et on est passé d’une chaîne à 250. Pour un artiste maintenant, la seule façon de se faire connaître c’est de débuter sur une chaîne nationale. C’est plus difficile sur la TNT.

Vous avez côtoyé Claude François, Romy Schneider, Alain Delon et tant d’autres, lequel vous a le plus impressionné ?

Ce n’est pas forcément les stars de cinéma ou de la chanson qui m’ont impressionné. Mon premier métier, c’est reporter sportif : Pelé, Anquetil m’ont fasciné et Cassius Clay m’a beaucoup impressionné. Je ne suis pas souvent impressionnable, ce sont les anonymes qui m’ont le plus marqué. Bien sûr, sur scène je parle de Delon et de Belmondo, les deux derniers géants du cinéma français. Je rends hommage à la fin du spectacle à beaucoup de gens, mais sachez que je n’ai pas beaucoup d’amis dans ce métier. J’ai beaucoup de copains, car avoir des amis c’est compliqué. Il y a quand même quelqu’un que j’avais comme ami et sa photo est sur mon bureau, c’est Jean Ferrat. Les gens qui ont duré dans ce métier m’intéressent. Je pense à Belmondo, Johnny qui est au-dessus des autres et en plus on a débuté ensemble. Il y a quelqu’un aussi que j’ai mis dans la lumière et qui a été très reconnaissant, c’est Céline Dion ; faire débuter une petite fille de 15 ans et demi sur scène et qui deviendra une star planétaire 15 ans plus tard, c’est beau. Elle n’a jamais oublié.

Votre vie professionnelle est exceptionnelle, que peut-il vous manquer ?

Ce que j’aurais voulu faire, j’aurais voulu être médecin. Malheureusement c’est trop tard.

Pourriez-vous citer les cinq moments les plus importants de votre vie ?

Ma première apparition la télévision, ma première coupe du monde de football au Brésil quand on est jeune ça ne s’oublie pas, surtout quand on commente les adieux de Pelé. Ma première émission de variétés « Tilt magazine », la mort de Claude François qui a été un choc épouvantable. Je l’attendais sur le plateau et il avait une heure de retard. Je ne croyais tellement pas ce qu’on venait de me dire que j’ai demandé une moto. Je suis allé chez lui et je me suis retrouvé une heure après, assis sur son lit avec lui et j’avais envie de lui dire « arrête de déconner ». Je n’y croyais pas et je n’arrivais pas à comprendre comment on pouvait mourir de façon aussi stupide. Le dernier grand moment, c’est celui où François Mitterrand m’a remis la Légion d’honneur, moi qui suis issu d’une famille d’Europe de l’Est. C’était devant ma mère et ça a avait une grande portée pour elle. C’était le jour de son anniversaire, ses 80 ans et deux ans avant sa mort.

Qui pourrait vous remplacer ?

Je ne sais pas du tout, des carrières de plus de 25 ans, il n’y en a pas beaucoup. Je crois que c’est la même chose pour les chanteurs, il n’y aura plus de Johnny, c’est compliqué maintenant. À la télévision quand vous faites 15 ans à 20 ans c’est déjà beaucoup. Hanouna c’est la seule révélation importante de ces dernières années.

Propos recueillis par notre correspondant Daniel Balbo

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« l’union » 170102 a

EPERNAY : Comité de la Légion d’Honneur

 

L’assemblée générale du Comité de la Légion d’Honneur se tiendra le samedi 7 janvier à partir de 10 h 30 à la Maison des arts et de la vie associative, Parc Roger-Menu à Épernay.

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« l’union » 170102 a

MARNE : Décoration : Dans l’ordre de la Légion d’honneur

 


Rose-Marie Antoine (au centre) fait partie de la promotion du 1er janvier.
Archives L’union

Didier Herbillon, maire de Sedan, et le Marnais Pierre Marage sont distingués.

La traditionnelle promotion civile de la Légion d’honneur parue au Journal officiel du 1 er janvier comprend 731 personnes ; à laquelle s’ajoute une promotion spéciale de Premier ordre national et de l’ordre national du Mérite qui distingue vingt-deux personnes intervenues lors de l’attentat de Nice, le jeudi 14 juillet 2016.

On recense six cent un chevaliers, cent quatre officiers, vingt commandeurs, quatre grands officiers et deux grand’croix. Le maire de Sedan, Didier Herbillon, est nommé par le Premier ministre Bernard Cazeneuve pour trente ans de service, tandis que le Marnais Pierre Marage, ancien chef inspecteur divisionnaire au commissariat central de Reims, vice-président national et président interdépartemental d’une association d’anciens combattants, devient également chevalier au titre du ministère de la Défense à la tête duquel se trouve Jean-Yves Le Drian, et cela pour soixante-trois ans de service.

Rose-Marie Antoine est promue officier de la légion d’honneur

Bien connue dans la Marne pour y avoir célébré en 2016 le centenaire d’Yvette Lundy, déportée-résistante, avoir participé aux cérémonies de la Libération et de Reims et de Valmy, avoir présidé un conseil départemental des anciens combattants victimes de guerre et mémoire de la nation, Rose-Marie Antoine, directrice générale de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) est promue officier de la Légion d’honneur.

C’est aussi le cas de son prédécesseur, le préfet Rémy Enfrun et de l’ancienne directrice générale adjointe de l’ONACVG, Marie-Claire Nossovitch, aujourd’hui directrice de projet au ministère de la Défense qui avait notamment labellisé « Bleuet de France », l’Ehpad Sarrail de Châlons-en-Champagne et avait facilité le passage d’expositions historiques destinées aux jeunes à la Foire-exposition de la ville alors capitale régionale.

Dans le monde judiciaire, on relève que Paul-André Breton, premier président de la cour d’appel de Rouen et ancien président des tribunaux de grande instance de Charleville-Mézières et de Reims, est également promu officier.

Alain Gautron, aujourd’hui secrétaire générale d’un syndicat de cadres des organismes sociaux, la préfète de Haute-Marne, François Souliman, l’historien médiéviste Michel Bur sont nommés au grade de chevalier.

Près de 3 000 personnes honorées chaque année

 

Fondée par Napoléon Bonaparte en 1802, la Légion d’honneur est la plus élevée des distinctions nationales françaises.

Elle récompense chaque année près de3 000 personnes et compte environ 93 000 membres.

Depuis 2007, les promotions civiles appliquent la parité homme-femme.

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« l’union » 161221 a

FRIGNICOURT : Enseignement : Médailles et honneurs

 


Plusieurs membres de l’équipe du collège ont été récompensés.

Le collège Pierre-Gilles-de-Gennes a organisé une réception très officielle pour la remise de trois promotions au grade de chevalier de l’ordre des palmes académiques, une médaille des sports et de l’engagement associatif ainsi qu’un départ à la retraite.

La principale, Anne Ribowsky, a commencé par appeler Christèle Sarikoff, 35 ans, professeur d’histoire-géographie, décorée de la médaille de bronze de la jeunesse et des sports pour son engagement dans un atelier de pratique de la danse auprès des élèves du quartier. Depuis 2 ans Christèle dirige le projet artistique globalisé (PAG).

Ensuite l’ordre des palmes académiques a été décerné à Mesdames Bâtonnier, Léonard et Hervé Parcollet.

Hervé Parcollet 48 ans, possède une grande expérience dans la gestion des élèves à besoins spécifiques. Depuis 2012, il occupait un poste d’adjoint au collège de Fagnières, avant de poursuivre en 2014 à Pierre-Gilles-de-Gennes.

Viviane Bâtonnier, 54 ans, secrétaire de direction n’a pas peur de l’informatique. Elle est toujours partante pour un changement dans l’organisation de l’établissement. Arrivée à Frignicourt en 1999, elle a participé au grand déménagement entre Marcel-Alin et ce nouveau collège.

La médaille des palmes académiques a été instituée par Napoléon. Il s’agit du 3 e ordre français après la Légion d’honneur et le Mérite.

Agnès Léonard a pu faire le tour du monde avec ses élèves de 16 nationalités en difficultés scolaires. Elle a expérimenté la pédagogie différenciée avec bon sens avant même que les pédagogues en fassent une méthode à la mode. Au départ ses élèves étaient d’origine maghrébine mais désormais, ce sont des Sénégalais ayant transité par l’Espagne, des Pakistanais et des Syriens passés par Calais.
Sa classe est un concentré de cette nouvelle complexité du monde, de ses souffrances, elle participe avec son enseignement à rendre plus humaines, les conditions d’accueil des jeunes.

La principale conclut sur ces mots : « Merci Madame Léonard qui vous employez par la maîtrise du français et des valeurs de la République à donner à ces jeunes un avenir meilleur en les accompagnant au mieux » .

Une distinction élargie

Béatrice Lefebvre, 61 ans, gestionnaire, s’apprête à partir en retraite après quatre années dans ce collège. Béatrice Lefebvre a un parcours exemplaire, elle a franchi tous les échelons de la catégorie D à la catégorie A. Au concours administratif, elle a terminé 1 e de l’académie de Créteil. La mobilité a fait partie de sa vie professionnelle puisqu’elle a occupé des postes dans dix villes différentes comme secrétaire de direction, gestionnaire ou encore directrice de restaurant universitaire. Une carrière faite de prises de risques. Ses collègues lui ont offert un fauteuil de relaxation, histoire de se poser un peu entre ses occupations familiales.

La soirée s’est terminée sur une note plus festive avec une centaine d’invités, heureux d’avoir fait honneur aux récipiendaires.

La médaille des palmes académiques a été instituée par Napoléon. Il s’agit du 3 e ordre français après la Légion d’honneur et le Mérite national.

C’est Napoléon III qui transformé en 1866 des Palmes académiques une décoration officielle pouvant être attribuée à des non-enseignants n’appartenant pas au monde universitaire mais ayant apporté une contribution exceptionnelle à l’enrichissement du patrimoine culturel.

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« l’Hebdo du Vendredi » 161216 a

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : Chambre de commerce et d’industrie : Michel Gobillot salue ses années CCI

 


Michel Gobillot a présidé la CCI de Châlons, Sainte-Ménehould et Vitry-le-François pendant douze ans. © l’Hebdo du Vendredi

Ce vendredi 16 décembre, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de la Marne sera officiellement installée. Après trente années au sein du réseau consulaire, Michel Gobillot quitte ses fonctions de président de la CCI de Châlons.

L’été prochain, Michel Gobillot fêtera ses 70 ans. Et à la fin du mois de janvier, il prendra une retraite bien méritée. Patron de deux centres commerciaux E.Leclerc à Fagnières et Pierry, il fait aussi partie de ces acteurs hyper impliqués sur le bassin local. Du Lions Club au Medef, en passant par le Champagne Châlons Reims Basket (CCRB), qu’il préside depuis 2010. Il s’est lancé dans l’aventure consulaire en 1986. D’abord en tant que membre associé puis titulaire, ensuite en tant que président de la CCI de Châlons, Sainte-Ménehould et Vitry-le-François, de 2004 à 2016. « Représenter les chefs d’entreprise, ça a été pour moi une grande fierté et une mission très enrichissante, confie-t-il. Ayant moi-même une entreprise implantée sur l’agglomération châlonnaise, il était normal que je rende au territoire ce qu’il m’avait apporté sur le plan professionnel. Je l’ai fait de mon mieux, même s’il m’a manqué une chose précieuse : du temps. »

« Si tout le monde avait joué le jeu, on aurait pu développer davantage Paris-Vatry »

À l’heure de passer le flambeau, il dresse un bilan plutôt positif de ses deux dernières mandatures.

« Nous avons aidé beaucoup d’entreprises à s’installer et nous avons accompagné des projets d’envergure. La construction de la plate-forme Logistère avec le CFA, par exemple, le rachat d’immobilier pour Aluminium Ferri à Givry-en-Argonne, le développement de l’Institut supérieur de promotion industrielle (IPI) ou encore la reprise de l’aéroport Paris-Vatry. » Un dossier complexe, qui a d’ailleurs valu au président quelques critiques. « Le challenge, à l’époque, était de porter temporairement l’exploitation pour relancer l’activité, et trouver un nouvel acquéreur spécialisé dans le fret et le transport aérien. » Mais le contexte économique et le manque de financements ont pris le dessus. « C’était une période extrêmement difficile pour le secteur, il faut le reconnaître. Depuis quelques années déjà, la France, et surtout Air France en l’occurrence, ont laissé partir le fret aérien vers la Belgique et le Luxembourg. On a laissé passer notre chance.

Parallèlement, l’État a puisé dans les ressources consulaires. Nous n’avions plus les moyens d’assumer les pertes d’exploitation. » En juillet dernier, le Département de la Marne reprenait officiellement la main. Pour autant, Michel Gobillot croit toujours en Vatry. « Cet aéroport a un véritable rôle à jouer, il apporte un réel service à la population, et je pense qu’il peut espérer devenir un jour le troisième aéroport parisien. Peut-être pas à court terme, mais c’est possible. Il manque environ 20 000 tonnes de fret pour équilibrer les comptes, c’est faisable. De plus, c’est un équipement qui n’a pas été financé en « cash » et qui ne génère donc pas de dette de remboursement. Le fermer, par contre, coûterait beaucoup d’argent et laisserait une très mauvaise image de la région. » Un regret, toutefois : le manque de synergie autour de ce projet. « Certaines collectivités locales ont refusé de le soutenir alors qu’elles profitaient largement de l’infrastructure. Ce n’est pas faute d’être allé toquer aux portes ! Si tout le monde avait joué le jeu, on aurait pu développer davantage Paris-Vatry. Et l’on aurait sûrement atteint voire dépasser les 200 000 passagers. »

En septembre 2014, il recevait la médaille de chevalier de la Légion d’honneur. Un souvenir particulièrement touchant. « Tous mes amis chefs d’entreprise et mes collègues étaient là, ainsi que plusieurs élus et personnalités locales. Mais la présence de Pierre Dartout, préfet de Région à l’époque, m’a profondément marqué. J’ai cherché à savoir qui avait proposé ma candidature à la Légion, et j’ai découvert, le soir-même seulement, que c’était lui. Ça m’a beaucoup ému. Je garde de cet homme un souvenir exceptionnel. Cette distinction a récompensé le travail réalisé jusqu’ici, c’est d’ailleurs ce qui en fait sa valeur. C’est une médaille que je dédie aussi à Madame et Monsieur Leclerc, car c’est grâce à eux que j’ai réussi. »

« Il faut un projet collectif pour animer l’ensemble des territoires »

Ce vendredi 16 décembre, la fusion entre les CCI de Reims et de Châlons sera entérinée et laissera place à une nouvelle CCI de la Marne, que présidera Jean-Paul Pageau. « J’estime que deux mandats, c’est déjà très bien. Je serai amené à cesser mes activités professionnelles le 31 janvier. Je pense qu’il faut passer la main à la jeune génération de chefs d’entreprise, leur laisser les moyens de s’exprimer et de continuer à développer ce qu’on a commencé ensemble. » Puis de souhaiter à son successeur pleine réussite dans ses missions.

« Il faut que les organisations en place s’associent à cette CCI et que son président œuvre avec nos responsables élus. Ça risque de ne pas être simple, mais seul le travail d’équipe permettra de réussir. Nous, chefs d’entreprise, pouvons regretter l’absence d’un projet concret entre Châlons, Reims et Epernay. Cela offrirait davantage d’échanges et de complémentarités entre les uns et les autres. Il faut un véritable projet collectif pour animer l’ensemble des territoires. » Message passé.

Sonia Legendre


[1Madame Yvcette Lundy n’a pas été élevée au grade de Grand Chevalier mais au grade de Grand Officier de la Légion d’Honneur. Un correctif a été publié le lendemain.


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