Revue de presse sur la Légion d’Honneur dans la Marne - articles - année 2022


La plupart des articles provient du journal « l’union » que nous remercions.

Quelques articles ne proviennent pas du journal « l’union » ; l’origine est alors indiquée par le lien en tête d’article.

Les notes de bas de page [ ] sont du rédacteur.
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« l’union » 221203a

CHALONS - HISTOIRE : Le fanion du souvenir transmis

 


Le collégien Amaury Gouby a reçu le fanion, le même qu’avaient connu Maurice Rehheiser et Pierre Riché.

Un collégien de Victor-Duruy s’est vu remettre symboliquement le fanion du groupe de résistance Bleu et jonquille. La mémoire châlonnaise continue ainsi de vivre.

Profitant des portes ouvertes du collège Victor-Duruy à Châlons, François Collart, principal, et Sébastien Touffu, directeur départemental par intérim de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (Onac-VG) de la Marne, ont organisé une cérémonie de remise du drapeau Sidi-Brahim de Châlons. Celle-ci marque une nouvelle étape du parcours de mémoire entrepris par ce collège et le dévouement particulier de Christèle Lomer-Bréhier, professeure, pour son investissement dans le domaine du souvenir. En présence de représentants du monde combattant, de l’Éducation nationale et de l’ancien député maire de Châlons, Amaury Gouby, en classe de troisième, s’est vu remettre le fanion bleu et jonquille de l’association châlonnaise de Sidi-Brahim.

Cette amicale a été créée dans les années 1920 à l’issue de la Première Guerre mondiale par les anciens chasseurs à pied et alpins de la région châlonnaise (lire par ailleurs). Au-delà du symbole de ce corps d’élite et du rappel des sacrifices, le fanion de la Sidi-Brahim de Châlons se renforce d’une portée symbolique liée à la mémoire d’un groupe de résistance châlonnais.

Fondé en janvier 1942 par Maurice Rehheiser, ancien chasseur à pied et agent au commissariat de Châlons, le groupe de résistance « Bleu et jonquille » était spécialisé dans la réalisation de faux papiers. Il venait en aide aux évadés des trains de déportés, aux réfractaires du service du travail obligatoire en Allemagne ainsi qu’aux aviateurs alliés abattus. Menacé d’arrestation le 2 février 1944, Maurice Rehheiser quitte la France pour l’Espagne et est remplacé par Pierre Riché, dont la petite fille Laurène était présente à cette cérémonie accompagnée de son époux et de ses deux petites-filles. L’épouse de Pierre Riché, Gabrielle, âgée de 102 ans, est aujourd’hui résidente à la maison de retraite Sarrail. Pierre Riché, gérant du cinéma Roxy près de la prison, a mené des réunions alors que la salle était remplie de troupes d’occupations allemandes et est parvenu à convaincre les gardiens de transmettre des messages aux prisonniers internés ou en attente d’exécution.


Un corps d’élite

 

L’amicale de la Sidi-Brahim s’est illustrée pendant les quatre années de guerre. Elle a reçu 242 citations à l’ordre de l’armée, 5 fourragères de la Légion d’honneur, 24 aux couleurs de la médaille militaire et 41 aux couleurs de la Croix de guerre. Ses hommes ont payé le prix fort du sacrifice avec 82 000 tués.

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« l’union » 221202a

VITRY – CHALONS – EVENEMENT : Guy Carrieu raconte ses 27 ans à la direction du Département de la Marne

 


Guy Carrieu a passé quasiment deux tiers de sa vie professionnelle au Département.Camille Dupouët

Sur le départ, l’historique directeur général des services du Département de la Marne évoque ses souvenirs au sein de l’institution située à Châlons-en-Champagne. Il a connu trois présidents et travaillait avec plus de 2 000 agents.

C’est une figure historique du Département qui s’en va. Guy Carrieu, 67 ans, a occupé le poste de directeur général des services (DGS) de la collectivité de 1995 à 2022. Il a quitté ses fonctions le 1 er novembre.

Quand on a passé 27 ans à un tel poste, forcément, ça marque. « Je regretterai l’équipe de travail qu’on formait, avec 2 200 agents et 46 élus, lance tout de go Guy Carrieu. Tous ont manifesté leur volonté de travailler ensemble, de construire dans l’intérêt des Marnais et de faire avancer les dossiers, y compris en période de difficulté budgétaire. » 2 200 agents départementaux, cela représente « plus de cent métiers différents » , comptabilise Guy Carrieu.

« Le directeur général des services est le chef d’orchestre de la maison. J’ai été un chef d’équipe heureux ! Le DGS fait le trait d’union entre les services et l’assemblée. J’ai dû arbitrer des situations très différentes. Le DGS ne dépend que du président conseil départemental. »

Le Châlonnais en a connu trois : Albert Vecten de 1995 à 2003, René-Paul Savary de 2003 à 2017, et Christian Bruyen depuis 2017. « Ils m’ont donné leur confiance. J’étais leur bras droit : le vrai patron, c’est le président. Il préside l’assemblée, alors que le DGS est dans le quotidien de l’exécution juridique, comptable… Il impulse, coordonne et arbitre. »

Parmi les plus importants dossiers accompagnés par la collectivité, Guy Carrieu cite d’emblée l’aéroport de Vatry.

« Je l’ai découvert en arrivant au Département. J’ai participé à la déconstruction de l’aéroport militaire et à la construction de l’aéroport civil, ainsi qu’à la mise en œuvre de l’équipe de gestion de l’aéroport. J’ai suivi quasiment tous les jours les péripéties de ses activités ! » C’est d’ailleurs là qu’il puise l’un de ses meilleurs souvenirs : « Vers 1997-1998, on était à l’aéroport de Vatry avec 500 enfants, pour leur montrer ce que serait l’aéroport civil. Ils ont représenté le mot Vatry sur la piste alors qu’il pleuvait. C’est un bel exemple d’adhésion à un projet collectif. »

Guy Carrieu cite également « un travail remarquable accompli sur le centre de biorafinnerie de Pomacle-Bazancourt » : « Le département est passé d’une agriculture de production à une agriculture de transformation, ancrée dans des perspectives d’avenir, en particulier dans la transition écologique. »

Passation de pouvoir

En attendant, l’ex-DGS passe encore quelques jours au Département, le temps d’assurer la passation de pouvoir avec son successeur, Jean-Luc Bœuf. Puis il quittera définitivement la collectivité le 30 novembre. « Je pars avec émotion, mais sans tristesse » , précise-t-il.

Il compte s’installer à Cahors, dans le Lot, et se verrait bien s’engager dans le domaine associatif, plus particulièrement dans le social.
Il projette aussi de reprendre des activités physiques telles que la marche, le ski ou le vélo. « J’ai toujours été très actif. Je ne supporterais pas de ne pas l’être… »

 

L’essentiel

Guy Carrieu, 67 ans, a occupé le poste de directeur général des services (DGS) du Département, de 1995 à 2022. Il part aujourd’hui en retraite.

Il évoque ses souvenirs après 27 ans de bons et loyaux services au sein de l’institution marnaise.

 

À savoir

Une cérémonie était dédiée à Guy Carrieu, vendredi 18 novembre au Capitole, en présence de nombreux élus et personnalités de la Marne. Il y a reçu l’insigne d’officier de la Légion d’honneur. Il était déjà Chevalier de la Légion d’honneur.

L’esplanade du Département porte désormais son nom : la plaque avait été dévoilée le jour de la cérémonie.

Guy Carrieu reste président du Souvenir napoléonien, société savante qui se consacre à l’histoire des Premier et Second empires, et à celle de la famille impériale. Un titre qu’il occupe depuis mai 2021.

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« l’union » 221127b

EPERNAY – ASSOCIATION : La Légion d’honneur se renouvelle

 


Un nouveau bureau a été élu. Président : Jean-Marc Maury, 1re vice-présidente : Marie Choquet, 2e vice-président : James Guillepain, secrétaire générale : Valérie Petermann, trésorier : Bernard Doucet

C’était l’un des points importants inscrits à l’ordre du jour de l’assemblée générale du comité d’Épernay de la Légion d’honneur qui s’est tenue ce samedi 19 novembre dans les salons De Castellane. Le colonel Prato ayant souhaité prendre du recul après 20 années passées à la présidence du Comité, il a fait procéder à l’élection d’un nouveau bureau.

Il a ensuite rappelé la cohésion et les liens d’amitié qui unit les légionnaires, en regrettant de n’avoir pu mettre en œuvre le programme d’activités prévu pour diverses raisons, hormis l’assemblée générale de la section du Mesnil sur Oger. Un point qui lui tient particulièrement à cœur, c’est la solidarité. « Les visites auprès des membres en détresse physique ou morale sont très appréciées, il reste des efforts à produire dans ce domaine, un simple coup de fil suffit parfois pour redonner le moral. » Pour rappel, le Comité d’Épernay de la Légion d’Honneur compte actuellement 49 membres ou amis et le nouveau bureau est ainsi constitué.

Toutes les informations peuvent être obtenues sur le site : www.smlh.fr.

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« l’union » 221122a

CHALONS – EVENEMENT : Guy Carrieu raconte ses 27 ans à la direction du Département de la Marne

 


Guy Carrieu a passé quasiment deux tiers de sa vie professionnelle au Département.Camille Dupouët

Sur le départ, l’historique directeur général des services évoque ses souvenirs au sein de l’institution située à Châlons-en-Champagne. Il a connu trois présidents et travaillait avec plus de 2 000 agents.

C’est une figure historique du Département qui s’en va. Guy Carrieu, originaire de Châlons-en-Champagne, 67 ans, a occupé le poste de directeur général des services (DGS) de la collectivité de 1995 à 2022. Il a quitté ses fonctions le 1er novembre.

Quand on a passé 27 ans à un tel poste, forcément, ça marque. « Je regretterai l’équipe de travail qu’on formait, avec 2 200 agents et 46 élus , lance tout de go Guy Carrieu. Tous ont manifesté leur volonté de travailler ensemble, de construire dans l’intérêt des Marnais et de faire avancer les dossiers, y compris en période de difficulté budgétaire. » 2 200 agents départementaux, cela représente « plus de cent métiers différents », comptabilise Guy Carrieu. « Le directeur général des services est le chef d’orchestre de la maison. J’ai été un chef d’équipe heureux ! Le DGS fait le trait d’union entre les services et l’assemblée. J’ai dû arbitrer des situations très différentes. Le DGS ne dépend que du président conseil départemental. »

Le Châlonnais en a connu trois : Albert Vecten de 1995 à 2003, René-Paul Savary de 2003 à 2017, et Christian Bruyen depuis 2017. « Ils m’ont donné leur confiance. J’étais leur bras droit : le vrai patron, c’est le président. Il préside l’assemblée, alors que le DGS est dans le quotidien de l’exécution juridique, comptable… Il impulse, coordonne et arbitre . »

Parmi les plus importants dossiers accompagnés par la collectivité, Guy Carrieu cite d’emblée l’aéroport de Vatry. « Je l’ai découvert en arrivant au Département. J’ai participé à la déconstruction de l’aéroport militaire et à la construction de l’aéroport civil, ainsi qu’à la mise en œuvre de l’équipe de gestion de l’aéroport. J’ai suivi quasiment tous les jours les péripéties de ses activités ! » C’est d’ailleurs là qu’il puise l’un de ses meilleurs souvenirs : « Vers 1997-1998, on était à l’aéroport de Vatry avec 500 enfants, pour leur montrer ce que serait l’aéroport civil. Ils ont représenté le mot Vatry sur la piste alors qu’il pleuvait. C’est un bel exemple d’adhésion à un projet collectif. »

Guy Carrieu cite également « un travail remarquable accompli sur le centre de biorafinnerie de Pomacle-Bazancourt » : « Le département est passé d’une agriculture de production à une agriculture de transformation, ancrée dans des perspectives d’avenir, en particulier dans la transition écologique. »

L’ex DGS passe encore quelques jours au Département, le temps d’assurer la passation de pouvoir avec son successeur, Jean-Luc Bœuf. Puis il quittera définitivement la collectivité le 30 novembre. « Je pars avec émotion, mais sans tristesse », précise-t-il. Il compte s’installer à Cahors, dans le Lot, et se verrait bien s’engager dans le domaine associatif, plus particulièrement dans le social. Il projette aussi de reprendre des activités physiques telles que la marche, le ski ou le vélo. « J’ai toujours été très actif. Je ne supporterais pas de ne pas l’être… »

À savoir

 

Une cérémonie était dédiée à Guy Carrieu, vendredi 18 novembre au Capitole, en présence de nombreux élus et personnalités de la Marne. Il y a reçu l’insigne d’officier de la Légion d’honneur. Il était déjà Chevalier de la Légion d’honneur.

L’esplanade du Département porte désormais son nom : la plaque a été dévoilée le jour de la cérémonie.

Guy Carrieu reste président du Souvenir napoléonien, société savante qui se consacre à l’histoire des Premier et Second empires, et à celle de la famille impériale.

L’essentiel

 

Guy Carrieu, 67 ans , a occupé le poste de directeur général des services (DGS) du Département, de 1995 à 2022.

Il part prochainement en retraite.

Il évoque ses souvenirs après 27 ans de bons et loyaux services au sein de l’institution marnaise.

Kévin Monfils

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« l’union » 221126a

VITRY-LE-FRANCOIS : Yolande De Baye résonne à la sous-préfecture

 

À la sous-préfecture de la cité rose, la salle Yolande-de-Baye a été inaugurée par le préfet de la Marne Henri Prévost, aux côtés du sous-préfet Jean-Philippe Fons, du député Charles de Courson et du maire vitryat Jean-Pierre Bouquet. Fille du baron Joseph Berthelot de Baye, un explorateur et archéologue, et de Marie-Béatrice de Baye, Yolande a marqué le Vitryat pour son engagement patriotique lors de la Grande Guerre (1914-1918). Dès 1914, elle entreprend d’acquérir une qualification d’infirmière pour venir en aide aux blessés. L’illustre femme participe également à la création, à la gestion et au financement de l’ambulance vitryate en 1915 grâce à la fortune familiale. Elle devient ainsi surintendante. Blessée par un éclat d’obus en 1917, elle est décorée de la Croix de guerre et faite chevalier de la Légion d’honneur la même année.

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« l’union » 221122a

EPERNAY – SOCIETE : Le colonel Prato en retrait

 


Le colonel Prato et son épouse, toute une vie au service du Comité.

Les travaux statutaires de l’assemblée générale du Comité de la Légion d’Honneur d’Épernay se sont achevés par un renouvellement du bureau.

Comme il l’avait annoncé, le colonel Jean-Pierre Prato a souhaité passer la main au terme de vingt années de présidence.

Yves Ambel, le président de la section marnaise de la Société des membres de la Légion d’Honneur, lui a rendu un hommage appuyé. Il a notamment évoqué le comité qu’il a bâti : « et qui compte aujourd’hui trente-cinq adhérents et amis fidèles qui apprécient les activités proposées, voyages, saucissonnades, mais aussi les visites et appels téléphoniques aux aînés qui ne peuvent plus se déplacer, bref, un comité où l’on se sent bien, où la solidarité est bien organisée ».

La présidente du président

 
Il a associé dans son propos l’épouse du colonel Prato, Brigitte, son soutien indéfectible, la « présidente du président » comme il l’a nommée affectueusement, organisant d’une main de maître les activités du comité, en véritable cheville ouvrière.

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« l’union » 221120a

CHÂLONS : Décoré et retraité

Des larmes, des rires, une décoration, des remerciements, un baptême… Il fallait bien cela, vendredi soir à Châlons-en-Champagne, pour le départ à la retraite de Guy Carrieu, directeur général des services du Département de la Marne.

Il faut dire que le Pyrénéen d’origine a dirigé les 2 000 agents de la Marne pendant… 27 ans ! « J’étais venu pour cinq ans dans la Marne… », a rappelé celui qui aura connu seulement trois présidents : Albert Vecten qui l’a recruté, René-Paul Savary qui l’a empêché de partir, et Christian Bruyen qui, visiblement, l’aurait bien retenu. Les larmes de ce dernier lors de son éloge, le laisse imaginer… Se referment ainsi « 45 ans de carrière comme capitaine d’une équipe qui joue et gagne ensemble, recherchant l’intérêt général » a résumé Guy Carrieu.

Avant de s’établir à Cahors, il a été fait officier de la légion d’honneur par la préfète du Grand Est et Christian Bruyen a annoncé que l’esplanade devant les locaux du Département, face au couvent Sainte-Marie, à Châlons, sera baptisée « Guy Carrieu ». Une trace indélébile.

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« l’union » 221119a

CHÂLONS - Les échos du mau : La retraite pour Guy Carrieu

 

 

Guy Carrieu, 67 ans, était mis à l’honneur lors d’une belle cérémonie ayant rassemblé des dizaines d’élus et de personnalités du département, hier au Capitole, à l’occasion de son départ en retraite.

Celui qui a été directeur général des services du Département de 1995 à 2022 a ainsi reçu l’insigne d’officier de la Légion d’honneur, et une plaque à son nom était dévoilée dans la cour du Département dans l’après-midi.

 

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« l’union » 221112a

COMMEMORATIONS - GRAND REIMS – REIMS : Médailles et drapeaux pour le 11-Novembre

 

À l’occasion du 104 e anniversaire de l’armistice de 1918, plusieurs cérémonies se sont succédé hier à Reims et autour.

Retour en images sur les moments les plus marquants des commémorations.


REIMS : Plusieurs cérémonies se sont succédé, hier.

Après un temps de recueillement devant la stèle des combattants de La Pompelle et au monument du poilu du 132e R.I, place Léon-Bourgeois, un hommage a été rendu au cimetière Nord, devant la tombe de la Légion d’honneur et des médaillés militaires puis devant le monument des sépultures militaires.

Le 11-Novembre a ensuite été commémoré au monument aux morts, place de la République. Devant un public nombreux, plusieurs militaires, accompagnés de leurs chiens, ont reçu une médaille, avant qu’un texte soit lu par des jeunes. La cérémonie s’est poursuivie par un dépôt de gerbes, l’allumage de la flamme, l’interprétation de la Marseillaise par l’Harmonie municipale et le Salut au drapeau.

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« l’union » 221110a

REIMS : Cérémonies du 11-Novembre

 

104 e anniversaire de l’Armistice de 1918, en présence de Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims et d’Arnaud Robinet, maire de Reims.

À 9 h 30 au Fort de la Pompelle, dépôt de gerbes sur la stèle aux combattants de la Pompelle.

À 10 h 30, place Léon-Bourgeois, dépôt de gerbes sur le monument du Poilu du 132 e RI.

À 11 heures, cimetière du Nord, 1 bis, rue du Champ-de-Mars, dépôt de gerbes sur la tombe de la Légion d’honneur et des médaillés militaires et sur le monument des sépultures militaires.

À 11 h 30, monument aux morts, place de la République, cérémonies.

À 16 heures, au monument aux morts de La Neuvillette, dépôt de gerbe, sonnerie aux morts et hymne national ; et à 16 h 30, cimetière de La Neuvillette, dépôt de bouquets sur les sépultures militaires.

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« l’union » 221026a

REIMS : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 26 octobre 2022


REIMS

 
Madame Josette FARKAS, son épouse,
Dominique et Fabrice, ses enfants,
Dominique, sa belle-fille,
Romain, Chloé, Mathilde et Eva, ses petits-enfants
ainsi que toute la famille,

ont la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Gilbert FARKAS

Chevalier de la Légion d’honneur


 
survenu le samedi 22 octobre 2022, à l’âge de 91 ans.

La cérémonie religieuse sera célébrée le vendredi 28 octobre 2022, à 9 h 30, en l’église Saint Jacques à Reims.



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« l’union » 221019a

REIMS – INSOLITE : Le happy end du Sympa

 


Hassan Salahdine a récupéré l’ancienne enseigne des Comptoirs Français.

Hassan Salahdine, qui se décrit comme « le plus ancien épicier dans le plus ancien magasin de Reims, Le Sympa, qu’on appelait alors l’école… » car situé face à l’école maternelle, a décidé de passer la main. D’ici quelque temps, après les nécessaires travaux, le Sympa laissera place à une boucherie toute neuve.

C’est lors de ses études à Paris que Hassan Salahdine a découvert les boutiques ouvertes sept jours sur sept. Pourtant, celui qui était alors jeune étudiant à l’époque, avoue qu’il critiquait alors « les commerçants qui restaient toute la semaine dans leur boutique… ». Il a bien changé depuis.

Après être reparti deux ans au Maroc, en travaillant dans une caisse de service médical, il revient à Reims en 1987.

Il commence à travailler en tant que salarié au Sympa, à l’angle des rues de Courlancy et Clovis-Chézel avant de prendre la gestion des magasins à Ambonnay puis celui de Maison-Blanche rue du Chanoine-René-Camus et retour rue de Courlancy « avec une location gérance qui va durer 36 mois au bout desquels est conclu l’achat de la société Sympa à mon frère Fouad et achat des murs par la suite ». De toutes ces boutiques, il n’a conservé que celle de Sainte-Anne, chargée d’histoire. « En 1987, un vieux monsieur est venu me voir pour évoquer Clovis Chézel. » Né à Reims en 1862 et mort en 1941, Clovis Désiré Chézel était en effet ouvrier tisseur ; il devint conseiller municipal en 1892, puis à nouveau en 1900 jusqu’à sa mort. Il fut nommé adjoint au maire de Reims en 1919, et reçut la Légion d’honneur. Mais il fut aussi gérant d’une succursale des Comptoirs Français à Sainte-Anne, tenue par les demoiselles Chézel, ses filles.

En 2006, Hassan fait l’acquisition des bâtiments adjacents : un magasin de fleurs, qui est devenu Aux délices de Sainte-Anne, avec restauration rapide, cuisine marocaine, couscous… « Les gens venaient du centre-ville ; des médecins, des directeurs, même Mme Hazan (ancienne maire de Reims). » Ce succès « m’a encouragé à créer le Riad dans la plus vieille rue de Reims, là où il y avait la maison des musiciens » (la rue de Tambour)… Un restaurant aujourd’hui réputé.

Autre achat, en 2018 avec le bâtiment des Cycles Demière, contigu aux deux autres. Ici, Hassan y a installé le Sitis Market, un supermarché de proximité. Il se souvient qu’il y a 18 ans, son épouse, enceinte, avait envie de saumon fumé un dimanche. « J’ai pris ma voiture, fait le tour de toutes les stations-service pour finalement m’entendre dire : allez dans le magasin de Sainte-Anne »…
Un magasin (Sympa) qu’il a tenu 32 ans. « Quand un salarié ne pouvait pas venir, je venais assurer le service ! »

Aujourd’hui, alors que le Sympa laissera place à une boucherie quelle ne fut pas sa surprise, en démontant les anciennes enseignes, de découvrir celle des Comptoirs français de M. Chézel. La boucle est bel et bien bouclée.

De notre correspondant Dominique Berger

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« l’union » 221018b

CHALONS : conférence

 

Une conférence intitulée « Des départements aux préfets, 1790-1800 » sera donnée par Guy Carlieu, ce mercredi à 18 h 30 à l’auditorium de la bibliothèque Pompidou.

Guy Carlieu est invité par le comité châlonnais de la société des membres de la Légion d’honneur.

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« l’union » 221018a

ÉPERNAY : Assemblée générale

 

Comité de la Légion d’Honneur en assemblée Le comité d’Épernay de la Légion d’Honneur organise son assemblée générale annuelle le samedi 19 novembre à 10 h 15 dans les celliers du Champagne De Castellane à Épernay.

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« l’union » 220922a

HISTOIRE – REIMS – LAVANNES : Découverte d’une tombe d’un soldat de Napoléon

 


Éric Bertrand, près de la tombe de Nicolas Madosse.

Il s’agit de la tombe de Nicolas Madosse, décédé en 1836. Elle sera entretenue par l’Association pour la conservation des monuments napoléoniens.

Dans le petit cimetière de Lavannes, plusieurs tombes ont une histoire qui se confond avec la grande histoire, comme le torri visible sur la tombe de la servante des parents d’Alfred Gérard, et les tombes des aviateurs américains tombés à Lavannes lors de la Deuxième Guerre mondiale. L’ACMN (Association pour la conservation des monuments napoléoniens) vient d’y répertorier, via la municipalité, la tombe de Nicolas Madosse, soldat de la garde de Napoléon.

Dimanche, lors des journées du patrimoine, Évelyne Léonard, première adjointe, recevait, près de la tombe abandonnée de Nicolas Madosse et de sa famille, Éric Bertrand, représentant l’association dans la Marne. C’est en effet l’ACMN qui va se charger de remettre la sépulture en état et de l’entretenir. Sur la tombe familiale, la date la plus ancienne est celle du 4 août 1836, celle du décès du soldat.

Né à Lavannes en 1775, Nicolas Madosse, entré dans l’armée en 1794 comme hussard, fut ensuite chasseur à cheval dans le régiment chargé de la garde de Napoléon. Comme hussard, il participa à de nombreuses campagnes de la Révolution, du Directoire, du Consulat et de l’Empereur et fut admis, en raison de ses états de service, dans les chasseurs à cheval de la garde en 1813. Il participa également aux 100 jours. « La garde de Napoléon, raconte Éric Bertrand, c’était une armée d’élite de près de 25 000 hommes, de tous corps, surentraînée et très rapide dans ses interventions. Nicolas Madosse qui avait échappé à tous les périls durant les 23 ans de son engagement, fut démobilisé en 1816, avec le grade de brigadier. »

Le soldat revint ensuite à Lavannes, son village natal, où il se maria avec Marie-Jeanne Debay, avec laquelle il aura six enfants et travailla comme garde champêtre, jusqu’à sa mort. Décoré de la Légion d’honneur le 21 février 1813, il perdit tous ses papiers lors de son transfert d’Espagne en France, et le maire de Lavannes, M. Buneau, l’aida à faire les démarches pour obtenir sa pension.

Des tombes de soldats de la garde de Napoléon sont entretenues dans des villages voisins, et il en existe plusieurs au cimetière du Nord, à Reims. Passionné depuis l’enfance par l’histoire napoléonienne, Éric Bertrand se réjouit de la découverte de la tombe de Nicolas Madosse. « C’est toujours un plaisir de retrouver un de ces soldats , assure-t-il, et de les honorer en entretenant leur souvenir. »

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« l’union » 220917a

PARGNY-SUR-SAULX : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 17 septembre 2022


PARGNY-SUR-SAULX

 
Toute la famille a la tristesse de vous faire part du décès de

Madame Andrée CHENEBY
née JOBARD

Chevalier de la Légion d’honneur
Ancien maire de Pargny-sur-Saulx
de 1983 à 1989 puis de 1995 à 2008


 
survenu le mardi 13 septembre 2022.

La cérémonie religieuse aura lieu le lundi 19 septembre 2022, à 14 heures, en l’église de Pargny-sur-Saulx



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« l’union » 220911a

Un jour, une histoire : 11 septembre 1917 La disparition du capitaine Georges Guynemer

 


Georges Guynemer a obtenu cinquante-trois victoires aériennes.

Il est une figure dont la place est considérable dans les traditions de l’armée de l’air et de l’espace. Chaque année sa mort est rappelée et commémorée. Deuxième as de la Grande Guerre, pilote de chasse avec cinquante-trois victoires derrière René Fonck et ses soixante-quinze succès, le capitaine Georges Guynemer, ces prodigieux aviateurs des célèbres « Cigognes », demeure une figure de courage, d’héroïsme, de maîtrise de soi, celle d’un perfectionniste du combat aérien aux intuitions remarquables. Malheureusement, son épopée s’arrête en ce jour de septembre lorsqu’il ne revient pas et disparaît dans le ciel de Poelcapelle en Belgique.

Un grand mystère demeure autour de la chute de l’As que l’on sait éreinté tant il se donne pour le service. Le rapport de Jean Bozon-Verduraz mentionne néanmoins quelques précieuses informations : « À 9 h 25, attaquons avec le capitaine Guynemer un biplace sur les lignes au-dessus de Poellecappelle. Fait une passe et ait tiré trente cartouches. Pendant que le capitaine poursuit le combat je suis obligé d’interrompre pour surveiller huit monoplaces. J’attaque. Depuis je n’ai plus revu le capitaine Guynemer. À 10 h 20, attaque un biplace chez nous au-dessus de Poperinge à 3 900. Tiré dix cartouches à bout portant de face. Mitrailleuse s’enraye. Impossible de la désenrayer. Poursuit le boche parallèlement sans être inquiété ».

Le capitaine Guynemer a été abattu. Il a été identifié par la carte d’identité qu’il portait sur lui et que les journaux allemands reproduisent. Bien des questions demeurent sans réponse : a-t-il été enterré sur place ? Son corps a-t-il été transféré à Bruxelles ? Le très important bombardement dont a été le cible le secteur où il a disparu en service aérien commandé, a-t-il enseveli son corps ainsi que les débris de son aéronef ?

Il ne sera officiellement porté disparu par le ministère de la Guerre que le 25 septembre 1917. Le capitaine Georges Guynemer avait reçu le 5 juillet 1917 des mains du général Louis Franchet d’Esperey la croix d’officier de la Légion d’honneur sur le terrain de Bonnemaison, proche de Fismes, dans le département de la Marne. Il avait marqué la région par ses quatre victoires remportées le 25 mai 1917, jour de la disparition d’un autre as le sous-lieutenant René Dorme près de Reims dans le grand périmètre du fort de La Pompelle. Il avait abattu un LVG C près de Corbeny dans l’Aisne, puis un biplace près de Juvincourt toujours dans le même département, un DFW C près de Courlandon dans la Marne et un Fokker près de Guignicourt dans l’Aisne.

Le lendemain, il avait ajouté un Albatros à son palmarès près de Condé-sur-Suippe. Le 5 juin, il s’était offert un Albatros C près de Berry-au-Bac, dans l’Aisne, et le même jour dans la Marne un DFW C au-dessus des bois de Berru, près de Reims. Le 6 juin, il s’adjugeait un DFW C près de Brimont (Marne) puis le 7 juillet un Albatros près de Villers-Franqueux et un DFW C près de Moussy-sur-Aisne.
Les hommages vont se multiplier tout au long du dernier trimestre de 1917. Robert de Montesquiou lui dédicace une offrande mortuaire : « Le héros qu’on voyait descendre de l’espace, Comme le châtiment qui s’abat et qui passe, Le vainqueur du dragon saint Georges Guynemer, Qui mourut dans le ciel, est inhumé dans l’air ». Théodore Botrel, à qui on doit La Paimpolaise, écrit : « Trop fier, trop léger, trop pur, Pour ramper sur notre Terre, il préférait, solitaire, S’envoler aux champs d’Azur ». Une ouvrière d’Argenton ouvre son cœur : « Ô sublime capitaine Guynemer le héros, Tu es mort seul sous l’honneur du drapeau. C’est le geste le plus beau. Honte au Kaiser, infâme bourreau ».

Hervé Chabaud

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« l’union » 220904a

REIMS – HISTOIRE : Un concert hommage au sacre de Louis XV

 


Plusieurs associations se sont réunies pour fêter le sacre de Louis XV. Stéphanie Jayet

C’est ce dimanche que débutent les festivités qui marqueront le tricentenaire du sacre de Louis XV.

Ce dimanche 4 septembre, à 18 heures, la basilique Saint-Remi accueillera un concert intitulé « Couperin et les concerts royaux pour Louis XIV » proposé par l’association Renaissance des Grandes Orgues de la basilique Saint-Remi, avec le soutien de l’association Renaissance de Saint-Remi et de l’Association Rémoise des Membres de la Légion d’Honneur. François Couperin, Michel Richard de la Lande et Louis Nicolas Clérambault y interpréteront un florilège de musiques des plus grands compositeurs de la cours de Versailles en 1722. L’entrée est libre.

Il s’agit là du premier événement programmé dans le cadre des festivités du tricentenaire du sacre de Louis XV.

Ainsi, jusqu’au jeudi 3 novembre, quatre associations de Reims ont souhaité marquer avec éclat le sacre de Louis XV qui s’est déroulé le dimanche 25 octobre 1722 dans la cathédrale Notre-Dame de Reims. Outre l’association Renaissance de Saint-Remi et l’Association Rémoise des Membres de la Légion d’Honneur, citons la mobilisation des associations Les Amis de la Cathédrale de Reims et Reims Ville des Sacres. Le Service des Archives municipales et communautaires a préparé quant à lui une exposition pour les Promenades Jean-Louis Schneiter et le service des publics du palais du Tau a concocté un programme « Enfants et Famille ».

https://www.infoculture-reims.fr


Des festivités programmées sur trois mois

 

Au programme des festivités : deux concerts à la basilique Saint-Remi, plusieurs conférences à la Cathédrale, au Lycée Saint-Jean-Baptiste de la Salle, au Campus de l’Institut Catholique de Paris (ICP), au Musée-Hôtel Le Vergeu-Maison Hugues Krafft, une exposition intitulée « Le cérémonial du sacre » à la Cathédrale, une autre intitulée « Sacré Louis XV » dans les parties hautes des Promenades Jean-Louis Schneiter (du 4 au 31 octobre), un dîner dans la salle du festin au palais du Tau (20 octobre), une séquence philatélie « affranchissement premier jour » d’un timbre commémoratif (22 octobre), une messe solennelle à la cathédrale (23 octobre). Côté spectacles, Regalia basilique et Regalia cathédrale seront donnés en week-end (septembre et octobre). Et ce n’est pas tout ! Un programme spécifique, cinq propositions dédiées aux enfants et familles, est prévu en octobre et novembre.

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« l’union » 220830a

EPERNAY – NECROLOGIE : Les obsèques de Christian de Billy célébrées ce mercredi

 


Christian de Billy s’est éteint ce vendredi 26 août, dans sa 94e année.

Président directeur général du champagne Pol Roger de 1977 à 1998, il a structuré la maison créée par son arrière-grand-père. Christian de Billy est décédé le 26 août.

La maison de champagne Pol Roger vient de perdre l’un de ses membres. Christian de Billy est décédé ce vendredi 26 août, dans sa 94 e année.

Durant plus de 70 ans, il s’est consacré à la maison fondée en 1849 par son arrière-grand-père Pol Roger. Christian de Billy, né en 1928, y entre l’année du centenaire de la maison établie à Aÿ puis Épernay. D’abord directeur export en 1953, il devient président directeur général en 1977. À la suite de son départ à la retraite en 1998, il crée le Conseil de surveillance de Pol Roger, dont il prend la présidence avant de transmettre les rênes à sa fille Véronique en 2019. Il y siégera jusqu’à son décès.

Tout au long de sa carrière, Christian de Billy a laissé son empreinte dans la maison de champagne. « La Maison lui doit beaucoup dans la préservation de son excellence et de son indépendance » , fait savoir sa famille dans un communiqué de presse. Une indépendance qui passe par « la création d’un vignoble maison » , qui avec une centaine d’hectares aujourd’hui permet de fournir jusqu’à 50 % des raisins de ses cuvées.

Par la diversification de l’offre de la maison, parce que Christian de Billy est « convaincu de la nécessité de rajeunir l’image de marque de Pol Roger, il lance la cuvée Rosé millésimée en 1961, celle de Blanc de blancs millésimée en 1965 » . C’est encore lui qui œuvre à l’élaboration de la cuvée Sir Winston Churchill, commercialisée pour la première fois en 1985, vingt ans après la mort de l’homme d’État avec lequel Odette Pol-Roger (épouse Jacques Pol-Roger, fils de Maurice Pol-Roger qui fut maire d’Épernay durant la Grande Guerre), s’est liée d’amitié dans les années 1940. Le Premier ministre anglais était un inconditionnel de la Maison qu’il décrivait comme « l’adresse la plus délectable du monde » .

Enfin, Christian de Billy participe à « la création de la filiale britannique de Pol Roger en 1990, afin de consolider l’implantation de la marque sur ce marché historique de la Maison » . Cette décision contribue notamment à l’obtention d’un nouveau « Royal Warrant » délivré par la reine Élizabeth II au début des années 2000. Tout au long de son histoire, le champagne Pol Roger a été à plusieurs reprises l’un des fournisseurs officiels de la cour d’Angleterre.

Christian de Billy n’a eu de cesse de pérenniser le caractère familial de la Maison Pol Roger. Aujourd’hui, son œuvre se perpétue avec ses descendants : ses trois filles Laurence, Évelyne et Véronique siègent au Conseil de surveillance, son fils Hubert est membre du directoire, son petit-fils Bastien occupe la fonction de secrétaire général de Pol Roger.

Ses obsèques seront célébrées ce mercredi 31 août à 14 h 30, en l’église Notre-Dame d’Épernay.


Investi dans la vie locale

 

Parallèlement à sa carrière professionnelle, Christian de Billy a assumé de multiples activités à titre bénévole, que ce soit au conseil municipal d’Épernay de 1989 à 1995 sous la deuxième mandature de Bernard Stasi ; à la Chambre de commerce ; au Medef ; à l’Interprofession du champagne, il a notamment présidé la Commission communication appellation du Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CCA-CIVC) de 1976-1989 ; à l’Ordre des Coteaux de Champagne dont il fut commandeur.

« Sa connaissance approfondie du vignoble et son caractère chaleureux ont grandement contribué à la promotion de l’appellation Champagne en France comme à l’étranger », estiment ses proches. Ces diverses responsabilités qui confirment ses compétences et son altruisme lui valurent d’entrer dans l’Ordre National du Mérite et l’attribution de la Légion d’honneur en 1996.


Hélène Nouaille

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« l’union » 220829a

EPERNAY : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 29 août 2022


EPERNAY

 
Le Président Jean-Pierre PRATO,
les Membres du Comité de la Légion d’Honneur d’Epernay,

ont la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Christian de BILLY

Chevalier de la Légion d’Honneur


 
Les obsèques auront lieu le mercredi 31 août 2022 à 14 h 30 en l’église Notre-Dame d’Epernay.



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« l’union » 220827b

EPERNAY – NECROLOGIE : Christian de Billy n’est plus

 


Christian de Billy est décédé vendredi 26 août à l’âge de 93 ans.

Une des grandes figures de la Champagne vient de nous quitter. Christian de Billy de la Maison Pol Roger est décédé hier vendredi à l’âge de 93 ans.

La Champagne est triste. Alors que les vendanges viennent de commencer dans le vignoble champenois, « l’un de ses meilleurs ambassadeurs » selon le maire d’Épernay, Franck Leroy est décédé hier, vendredi 26 août. Il avait 93 ans.

Né le 19 novembre 1928, il était le fils de Jean de Billy et d’Antoinette Pol Roger. Après avoir suivi des études à l’école Bossuet à Paris, il avait intégré la Maison Pol Roger. Il avait épousé Chantal Budin en 1955, dont la famille était propriétaire de la maison de champagne Perrier-Jouët. Ils auront 5 enfants.

À la direction générale de Pol Roger entre 1977 et 1997, il officiera également comme président du Conseil de surveillance dès 1998.

Il sera présent dans de nombreuses autres structures : Chambre de commerce et d’industrie, Medef, Interprofession du champagne, Ordre des Coteaux notamment.

Il se verra remettre la Légion d’honneur, l’Ordre national du Mérite. On le disait « courtois » et « malicieux », « charmant ».

Un homme d’une gentillesse absolue

À l’annonce du décès de Christian de Billy, les réactions affluent. Le maire d’Épernay Franck Leroy salue sur son compte Facebook celui « qui a consacré sa vie au Champagne et au rayonnement de la magnifique maison Pol Roger ». Il ajoute « C’était un authentique gentleman, un homme délicieux, d’une gentillesse absolue ». « Un homme à part pour une maison à part » selon Jean-Baptiste Duteurtre, rédacteur en chef de Bulles et Millésimes. « La Champagne a perdu un grand Monsieur », souligne Michel Letter, ex-directeur général adjoint des maisons Mumm et Pierrier-Jouët.
« Un grand Homme que nous adorions ! », souligne Caroline Collard-Picard, vigneronne.


Une maison familiale

 

La maison Pol Roger a été créé en 1849. Les familles de Billy et Pol Roger en sont propriétaires. Elle produit 1 600 000 bouteilles par an. 16 % sont vendues en France, 84 % à l’export. Le vignoble de la maison s’étend sur 92 hectares. Les caves font 7,5 km de long sur deux niveaux principaux, à 33 mètres de profondeur.

Souhaitant développer son activité industrielle, la maison familiale fait actuellement construire en plein centre d’Epernay, un bâtiment de 18 000 m 2 . Il accueillera de nouvelles chaînes de production, réparties sur quatre niveaux.

Frédérique Pétré

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« l’union » 220827a

EPERNAY : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 27 août 2022


EPERNAY

 
En union avec Chantal, son épouse,
Laurence de BILLY et Laurence MAZARS,
Evelyne de BILLY-HEIDSIECK,
Véronique et Remi COLLARD,
Hubert de BILLY et Marie SOUFFES-DESPRÉ,
Axelle,
ses enfants,

Auriane, Antoine et Camille, Martin, Camille,
Bastien et Victoria, Mathilde et Nan, Etienne, Mathieu,
Alexis et Sacha, Maximilien et Camille, Victoria,
ses petits-enfants,

Enaël et Amélie, Olympe, Marcus,
ses arrière-petits-enfants

ont la tristesse de vous faire part du décès de

Christian de BILLY

Chevalier de l’ordre de la Légion d’Honneur
Officier de l’ordre national du Mérite
Président d’Honneur de la maison Pol Roger


 
survenu le vendredi 26 août 2022, dans sa 94e année.

La cérémonie religieuse aura lieu le mercredi 31 août 2022 à 14 h 30 en l’église Notre-Dame d’Epernay.



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« l’union » 220826a

CHALONS – SUIPPES - PATRIMOINE : L’histoire floue du parc Buirette

 


La villa « Les laines » a été détruite en 1914 par les forces allemandes. Mairie de Suippes

Plus de cent ans après son acquisition par la commune, le parc public de Suippes reste encore et toujours un lieu à l’histoire floue.

Qui aurait cru que sous ses airs paisibles et reposants, le parc Buirette de Suippes cache un riche passé ? Une histoire difficile à retracer, tant les témoins de ces événements se font rares.

Néanmoins, Jean-Noël Oudin, conseiller municipal de la Ville de Suippes délégué au patrimoine, s’est donné pour mission de jouer les historiens avec comme objectif d’éclaircir les pages de cette histoire encore floue.

Tout commence à l’arrivée d’Eugène Armand Napoléon Buirette dans la commune de Suippes, où le fleuve qui la traverse est à l’époque bordé de filatures (entreprise qui fabrique du fil). Fabriquant et marchand, « il achète sa première filature où il fait construire une usine le long de la rue de la grande communauté (actuelle avenue du Général-Leclerc, NDLR) », explique Jean-Noël Oudin, première d’une longue série, ainsi qu’une maison.

« Eugène Buirette avait rassemblé près de 700 ouvriers dans ses usines » , souligne le conseiller municipal. Une véritable industrie qui cessera son activité au début des années 1960.

« Il avait trois enfants : deux fils et une fille. L’un d’entre eux, Léon, est le constructeur du parc qui porte aujourd’hui son nom. »

Le parc confié à la ville

Reprenant l’affaire familiale, il a racheté aux Suippas les parcelles de terrain qu’ils étaient nombreux à posséder au sud-ouest de la commune, pour former alors un terrain de dix hectares. « Il y fit construire sa première maison : la villa « Les Laines » en 1906, qui sera détruite lors de la Première Guerre mondiale en 1914 par les forces germaniques » , narre Jean-Noël Oudin.

Le constructeur du parc décède en 1919. Sa veuve, Hélène Bachelard, fait alors don du terrain ainsi que des ruines de l’ancienne habitation à la commune, désormais chargée d’entretenir le parc. Malgré quelques aménagements, ce n’est qu’en 1999, après la tempête qui a ravagé une partie du site, que des travaux sont entrepris et donneront, quelques années plus tard, le site multigénérationnel qu’est le parc Buirette que l’on connaît.


À SAVOIR

 

Léon Buirette était officier de la Légion d’honneur, maire de Suippes ainsi que conseiller général de la Marne.

Lors de l’inauguration des nouveaux aménagements du parc, le 14 juillet, un descendant direct de la lignée des Buirette était présent. Il s’était manifesté quelques jours plus tôt pour en informer la municipalité.

Tom Wattier

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« l’union » 220801a

CHALONS - SAINT-MEMMIE : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 01 août 2022


SAINT-MEMMIE

 
Marie-Françoise et Jean-François SALLUSTRAU,
Jean-Michel et Dominique MOREAU,
Isabelle et Bruno LARCHÉR,
ses enfants,
Antoine et Franeiane, Xavier et Alice, Claire, Hélène et Nicolas,
Éléonore et Alexandre, Ludivine et Adrien,
Simon et Clémence, Vincent,
ses petits-enfants,
Lou, Noam, Lenny,
Raphaël, Célestine,
ses arrière-petits-enfants,
jeannine CORDÉBAR, sa compagne,
les familles BRIOT, CORDÉBAR, LAMBERT,

vous font part du décès du

Colonel Adolphe MOREAU

Lieutenant Colonel d’Artillerie
Campagnes : Allemagne, Indochine, Algérie
Commandeur de la Légion d’Honneur
Officier de l’ordre national du Mérite
Croix de Guerre des T.O.E.
Croix de la Valeur militaire
Croix du combattant volontaire


 
survenu le jeudi 28 juillet 2022, à l’âge de 95 ans.

Ses obsèques religieuses seront célébrées le mercredi 3 août 2022,
à 10 heures, en l’église de Saint-Memmie.
L’inhumation aura lieu le jeudi 4 août 2022, à 14 heures,
au cimetière de Ciez (Nièvre).

Ni plaques, ni fleurs.
Des dons au profit de la lutte contre le cancer.

Cet avis tient lieu de faire-part.

Famille MORÉAU 1, allée des Roitelets 51470 Saint-Memmie.



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« l’union » 220731a

CHALONS – BASSUET - Patrimoine : Jules Laurent, le scientifique qui a redécouvert le village

 


Environ cinquante personnes, dont des descendants, étaient venues à l’exposition sur Jules Laurent

Enfant du pays, Jules Laurent a été l’objet d’une exposition temporaire qui a ravi les visiteurs. Le botaniste est passé à la postérité avec ses nombreuses études et écrits.

Une cinquantaine de personnes est venue dans la mairie de Bassuet pour profiter de l’exposition temporaire sur l’herbier de M. Guillot et de Jules Laurent, l’enfant du pays bachotain. La journée était organisée par Brigitte Pichard, adjointe à la mairie de Bassuet, et Thérèse Marjollet membre de la Société d’Études des Sciences Naturelles de Reims (SESNR).

Parmi les visiteurs, trois de ses six arrières-petits-enfants avaient le déplacement pour l’occasion. Les sept gros volumes contenant les précieux témoins de la biodiversité locale étaient à disposition des visiteurs. De grands panneaux placés le long des murs donnaient à voir de nombreux documents sur la généalogie de Jules Laurent, la longue liste de sa biographie et ses publications scientifiques. Le plan le plus remarquable était sans doute celui réservé aux plantes les plus rares trouvées à Bassuet, que l’on retrouve dans son étude parue en 1921 sur la faune et la flore de la végétation de la Champagne crayeuse

Une magnifique carrière dans laquelle Jules Laurent, qui a enseigné la faculté de médecine de Reims, a franchi rapidement les étapes. Le 1 er octobre 1879 il est maître élémentaire au collège de Sainte-Menehould.

En juillet 1885, agrégé de l’Enseignement secondaire spécial, il continue sa carrière et les études. En juillet 1886, il est licencié ès-sciences physiques puis en juillet 1895 le voilà agrégé des sciences naturelles et agrégation classique.

Enfin en juillet 1903, il devient docteur ès-sciences naturelles. Jules Laurent a reçu trois décorations : la légion d’honneur, les palmes académiques et a été désigné chevalier du mérite agricole.

La liste des publications de Jules Laurent est longue mais peut se résumer en plusieurs dizaines de sujets par thème : la météorologie, agronomie et enseignement agricole, cartes agronomiques, hydrologie, zoologie, géologie, botanique forestières et géographique, physiologies végétales.

De notre correspondant local Philippe Jacquemin

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« l’union » 220729a

CHALONS - MOURMELON-LE-GRAND : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 03 mai 2022


MOURMELON-LE-GRAND
 
Madame Suzette COCHOD, son épouse
et toute la famille,

vous font part du décès

Monsieur Robert COCHOD

Chevalier de la légion d’honneur
Médaillé militaire
Chevalier de l’Ordre National du Mérite


 
survenu le lundi 18 juillet 2022, à l’âge de 94 ans.

Ses obsèques ont eu lieu dans la plus stricte intimité.
La famille remercient sincèrement les amis, l’ONAC, les administrés du département, les portes drapeaux et le docteur BATY.



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« l’union » 220717a

CHALONS – MOURMELON : Une fête nationale nouvelle formule

 

Pour ces festivités du 14-Juillet, la municipalité a remodelé son organisation. La prise d’armes du 501 e régiment de chars de combat s’est déroulée sur le parking du centre culturel Napoléon III en lieu et place du parvis de l’église. Présidée par le nouveau chef de corps du 501 e RCC, le colonel Matthieu Leroy, cette cérémonie intégrait une remise de distinction au lieutenant-colonel Cyrille, chef opérations du régiment, qui s’est vu remettre l’insigne de chevalier de la légion d’honneur. La prise d’armes a été suivie du traditionnel défilé composé de troupes à pied du 501 e RCC, de cavaliers mais aussi de deux véhicules militaires et de six véhicules des sapeurs-pompiers. Sur les réseaux sociaux, le public, bien qu’enthousiaste, a néanmoins regretté une participation réduite des effectifs militaires, notamment du fait que la commune accueille l’un des camps militaires les plus importants de France.

Quoi qu’il en soit, la soirée s’est poursuivie par une retraite aux flambeaux encadrée par les soldats du feu mourmelonnais. Ce moment populaire s’est terminé par le feu d’artifice, tiré à 22 h 45 depuis le parcours d’obstacles jouxtant le gymnase de garnison.

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« l’union » 220715a

REGION – SOCIETE : Les promus à la Légion d’honneur liés à nos départements

 

Parmi les quelque 329 noms qui composent la promotion du 14-Juillet de la Légion d’honneur, cinq ont marqué, à leur niveau, l’histoire de nos départements.

A u total, 329 personnes composent la promotion du 14-Juillet de la Légion d’honneur, publiée ce jeudi au Journal officiel. Dans cette longue liste, plusieurs personnalités liées à la Marne ou à l’Aisne.


Yves Daudigny, ancien sénateur de l’Aisne

 

Né à Chavignon, entre Laon et Soissons, en 1947, Yves Daudigny est une figure politique bien connue du département de l’Aisne. Professeur de physique-chimie, socialiste, il est élu conseiller municipal de Marle dès 1977, puis maire en 1983. Il entre au conseil général du département en 1985 et en assure la présidence de 2001 à 2015. Yves Daudigny sera également sénateur de l’Aisne entre 2008 et 2020. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur.


Marinette Pichon, ancienne footballeuse internationale

 

Attaquante emblématique de l’équipe de France de football (112 sélections, 81 buts), Marinette Pichon est née en 1975 à Bar-sur-Aube. Elle fait ses classes dans le club voisin de Brienne-le-Château, avant de débarquer dans la Marne. Elle est l’un des symboles des grandes heures du Saint-Memmie Olympique, alors en Division 1, dont elle a porté les couleurs de 1992 à 2002, puis en 2004 après une parenthèse américaine fructueuse.

Avec le club de la banlieue châlonnaise, elle termine deux fois meilleure buteuse (2001 et 2002) de D1, mais ne remporte le titre qu’une fois passée à Juvisy. Son histoire va faire l’objet d’un film, dont la sortie en salles est prévue en 2023. Elle est nommée chevalier.


Jean-Michel Wilmotte, architecte axonais

 

Tous les Axonais ne le savent peut-être pas, un architecte à la renommée internationale est natif de Soissons. Jean-Michel Wilmotte, 74 ans, a notamment étudié au lycée à Soissons, puis au lycée Jean-de-La-Fontaine à Château-Thierry. Il est aujourd’hui à la tête d’un cabinet d’architecture, de muséographie, d’urbanisme et de design comptant 250 collaborateurs dans 23 pays ! On lui doit notamment l’Allianz Riviera de Nice, certaines ailes du Louvres ou les locaux londoniens de Google. Dans sa ville de naissance, Jean-Michel Wilmotte a déjà redessiné le quartier de la caserne militaire Gouraud il y a près de vingt ans, ainsi que le parc commercial des Moulins et travaille aujourd’hui sur le cœur de ville. Récemment, il a également œuvré à la conception de l’Arena de Reims, salle de spectacle de 9 000 places ayant ouvert ses portes en février. Il est promu officier.


Gérard Boyer, ancien chef des Crayères à Reims

 

Figure incontournable de la gastronomie marnaise et nationale, Gérard Boyer, désormais âgée de 81 ans, a passé la moitié de sa vie derrière des fourneaux en Champagne. Il a été pendant vingt ans le chef de la Chaumière, une auberge située à la sortie de Reims ouverte par son père, puis vingt autres années à la tête des cuisines des Crayères, dont il a fait une adresse de référence.

Triplement étoilé pendant plus de deux décennies, Gérard Boyer est désormais à la retraite, mais reste très attaché à Reims. Il est promu officier.


Luis Fernandez, ancien entraîneur du Stade de Reims

 

Sélectionné à 60 reprises en équipe de France de football entre 1982 et 1992, l’ancien milieu de terrain Luis Fernandez est avant tout lié au Paris Saint-Germain. Il a porté les couleurs du club de la capitale pendant huit ans (1978-1986) avant d’en devenir l’entraîneur de 1994 à 1996 et de 2000 à 2003. Mais la carrière du champion d’Europe 1984 s’est aussi écrite, pendant une courte période, à Reims.

Luis Fernandez avait pris les rênes du club début 2009. Alors en L2, le Stade de Reims sortait d’une première moitié de saison catastrophique (seulement 12 points) et cherchait à se maintenir. Un objectif que n’atteindra pas Luis Fernandez, malgré un bilan honorable (5 victoires, 9 nuls, 6 défaites). Il est nommé chevalier.


Créée par Napoléon

 

La légion d’honneur a été instaurée par Bonaparte pour remercier les grognards qui avaient participé aux guerres.

les grades : chevalier, officier, commandeur, grand croix et grand officier.

Tout citoyen français sans casier judiciaire ayant fait preuve de mérites éminents au service de la Nation peut obtenir la Légion d’honneur. Il faut avoir au minimum vingt années d’activité pour être distingué. Avec une exception pour les sportifs.

Les promus gagnent une somme symbolique, 6,10 €, pour les chevaliers, et 36,59 €, pour les Grand-croix, par an. Mais il est d’usage de la reverser à la société d’entraide des membres de la Légion d’honneur. Le promu doit aussi acheter sa médaille et financer la cérémonie. La tradition veut que ce soit la famille ou les amis qui se cotisent pour l’offrir.

Robin Philippot

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« l’union » 220714a

CHALONS – CONDE-SUR-MARNE - HISTOIRE : Il y a 70 ans, un crash d’avion coûtait la vie à un militaire

 


L’avion, un Thunderjet F-84G (photo), s’est soudainement écrasé en plein champ au lieu-dit Les Bouvreaux, sur la route de Bouzy. Illustration

En juillet 1952, un avion de chasse s’écrasait dans les champs de la commune. Une plaque commémorative évoque cet accident qui a marqué le village.

Les plus anciens s’en souviennent encore puisqu’ils ont gardé, la nuit, l’épave de l’avion. Les plus jeunes, eux, se sont sûrement posé des questions en regardant la plaque du souvenir dans l’église, dédiée au sous-lieutenant Henri Marchal.

Petit rappel des faits. Le 2 juillet 1952, les Condéens commencent à s’habituer aux vrombissements des avions à réaction arrivés sur la B.A. 112 de Reims depuis 1950 avec la 3 e escadre de chasse composée de De Havilland 100 Vampire et de F-24 Thunderjet. Ce jour-là, il fait très chaud. 36° à Reims, un temps caniculaire. Les Condéens sont ainsi en pleine moisson, quand à 16 h 45 précisément, une énorme déflagration se fait entendre à six kilomètres à la ronde. L’impression qu’une grosse bombe vient d’exploser au lieu-dit Les Bouvreaux, sur la route de Bouzy.

Des agriculteurs se trouvant non loin se précipitent sur les lieux de l’explosion et trouvent un immense cratère avec des débris d’avion dispersés sur plusieurs centaines de mètres. Le pilote est mort sur place. Sitôt prévenues, les autorités civiles et militaires se rendent sur place pour constater l’étendue des dégâts. L’adjudant-chef Houdot, aidé de ses hommes et de la commission d’enquête, ratissent le terrain pour récupérer les pièces de l’avion. À la nuit tombée, tout n’est pas enlevé et des jeunes de Condé-sur-Marne doivent garder la zone pour empêcher les voleurs et les curieux s’approcher, avant que le déblaiement ne reprenne le lendemain.

Le pilote marié depuis dix-huit jours

À bord de l’appareil se trouvait Henri, André Marcel Marchal, né le 9 février 1929 à Constantine en Algérie d’un père employé au PTT (Postes, télégraphes et téléphones) et d’une mère au foyer.
Reçu par concours, le pilote est entré le 3 octobre 1949 à l’école de l’air de Salon-de-Provence.
Volontaire, il sort de cette école le 18 octobre 1950 avec le grade de caporal-chef, direction les États-Unis sur la base de l’US Air force James Connaly à Waco au Texas pour suivre un stage d’instruction et de perfectionnement sur avion de chasse. Il en revient le 21 février 1952 en France avec le grade de sous-lieutenant pour être muté à la 1 re escadre de chasse de Saint-Dizier puis le 25 mars 1952 au CG 1/6 Corse basé à Reims, où il y reste jusqu’à ce jour fatidique du crash avec son Thunderjet sur les terres de Condé-sur-Marne, laissant derrière lui Éliane Floris, sa jeune veuve après seulement dix-huit jours de mariage.

Le sous-lieutenant Marchal, qui cumulait 300 heures de vol dont 89 sur avion de chasse, a reçu à titre posthume la Légion d’honneur et la citation à l’ordre de l’aviation française, remise sur son cercueil par le commandant Madon, chef de la 1 re escadre de chasse. Henri Marchal fait partie de ces nombreux militaires morts en service commandé. La plaque en l’église Saint-Rémi, qui figure toujours à Condé, est une manière de ne pas l’oublier.


Un avion pouvant atteindre 1 000 km/h

 

Le Thunderjet F-84G est un chasseur bombardier construit par la société américaine Republic aviation company. D’une envergure de 11,7 m de long et 11,39 m le large, il pouvait atteindre la vitesse de Mach 0.81 (1 000 km/h) propulsé par un réacteur d’une poussée de 2 500 kg. Il était armé de six mitrailleuses de 12,7 mm et pouvait emporter en supplément 2 000 kg de roquettes ou bombes. La France a possédé 270 exemplaires de cet avion.

De notre correspondant Gérard Hella

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« l’union » 220712a

BRIE ET CHAMPAGNE - PATRIMOINE : Ces religieux qui ont marqué notre territoire

 


Maire, historien local et propriétaire de la maison natale de l’abbé Favret ont récemment dévoilé une plaque commémorative pour le religieux archéologue. J.L.

Un abbé archéologue, un frère Récollet peintre, une sainte sézannaise… Notre territoire a été marqué par plusieurs figures religieuses, dont l’héritage continue à vivre encore aujourd’hui.


1 Les trouvailles archéologiques de l’abbé Favret

 

« On travaille encore aujourd’hui sur ce que l’abbé Favret a pu mettre au jour, souligne Jean-Jacques Charpy, conservateur honoraire du musée d’archéologie d’Épernay. Mon premier travail archéologique, quand j’étais étudiant, portait sur une partie de ses travaux. » Référence mondiale dans son domaine, décoré de la Légion d’honneur et fondateur du musée d’archéologie sparnacien, l’abbé Favret aura en effet marqué notre territoire mais aussi son époque…

En hommage, une cérémonie s’est récemment tenue là où tout a commencé : dans le village de Vauchamps, qui a vu naître le religieux en 1875. Sur l’impulsion de l’historien local Michel Guiot, avec le soutien de la municipalité et la bénédiction de la propriétaire actuelle de la maison natale de l’archéologue, une plaque commémorative vient d’être dévoilée.

S’il est né en Brie Champenoise, c’est avant tout dans les bassins sparnaciens et châlonnais que l’abbé Favret fera ses plus grandes découvertes. Entré en prêtrise à la fin du 19 e siècle, il participera à plusieurs découvertes majeures dans notre secteur : lors de fouilles à la nécropole de Saint-Memmie, il découvrira un vase zoomorphe, en forme d’oiseau, daté du V e siècle avant notre ère. Une pièce qui deviendra, pendant longtemps, l’emblème du musée d’Épernay. On lui doit également la mise au jour de la nécropole de Chouilly, où dormaient plus de 200 tombes millénaires. « C’est une découverte marquante pour l’archéologie nationale, reprend Jean-Jacques Charpy. À l’époque, on ne connaissait que quelques tombes mises au jour dans le Jura et les Alpes par exemple. » Au fur et à mesure de ses découvertes, l’abbé Favret constitue une collection archéologique importante, dont il fera don en 1931 à la ville d’Épernay, fondant ainsi le musée d’archéologie de la capitale du champagne. Décédé en 1950 et enterré à Épernay, l’héritage et la mémoire de l’abbé Favret vivent encore, du musée sparnacien jusqu’à sa maison natale de Vauchamps.


2 Les peintures de Frère Luc

 

Difficile de parler des religieux ayant marqué notre territoire sans évoquer frère Luc, dont les peintures ornent les murs de la chapelle des Récollets de Sézanne. L’artiste, inspiré des grands maîtres italiens, a consacré sa vie à la décoration des chapelles de son ordre, les Récollets. Il sera de passage dans la cité des mails entre 1672 et 1674, pour réaliser un ensemble de tableaux consacrés à la vie de saint François d’Assise ainsi qu’un large retable représentant la Pentecôte.
Si les couvents des Récollets ont souffert du passage du temps, beaucoup ayant été détruits ou vidés de leurs œuvres à la Révolution, celui de Sézanne a pu être préservé, rendant l’héritage du religieux d’autant plus vivant dans le bourg marnais. Héritage qui continue d’ailleurs à croître, la municipalité ayant acheté il y a un peu moins de deux mois, une nouvelle toile de frère Luc à un galiériste new-yorkais.


3 Léonie Aviat, la sainte sézannaise

 

Née en 1844 à Sézanne, canonisée par le pape Jean-Paul II en 2001, Léonie Aviat est la fondatrice des Oblates de saint François de Sales, la congrégation religieuse féminine s’occupant du foyer pour personnes âgées de la cité des mails. Et si le nom de Léonie Aviat ne vous dit rien, c’est que jusqu’à il y a peu, le foyer portait son nom de religieuse, « Françoise de Sales Aviat », en référence à sa congrégation. Mais, récemment, l’établissement a décidé de se rebaptiser pour devenir le foyer « Sainte Léonie Aviat ». « On souhaitait mettre en avant son statut de sainte dans l’église, qui est une grande fierté, explique le directeur du foyer, Christian de la Morlais. Mais également éviter les quiproquos autour de saint François de Sales. » Une décision prise pour éviter les confusions avec le prêtre canonisé du 16 e siècle, donc, qui devrait aussi avoir pour effet de mieux faire connaître la religieuse.

La Sézannaise de naissance n’a d’ailleurs pas œuvré que dans la cité des mails. C’est d’abord à Troyes qu’elle poursuit la mission confiée par l’abbé Brisson de venir en aide à la jeunesse ouvrière troyenne, vivant bien souvent dans des conditions plus que précaires. Puis, après avoir fondé la congrégation, Léonie Aviat passera la plus grande partie de sa vie à sillonner la France et l’Europe pour créer des foyers venant en aide aux classes populaires. Sa congrégation créera également des orphelinats et maisons de retraite, aujourd’hui implantés sur trois continents différents. Là encore, l’héritage de la Sézannaise continue de vivre, tant dans la cité des mails qu’à l’autre bout du monde.


La protection du patrimoine local

 

« L’abbé Favret a mené une action archéologique de terrain pour la constitution de collections publiques, mais aussi une action de protection de monuments de notre patrimoine local », explique le conservateur honoraire du musée d’archéologie d’Épernay. En effet, le religieux a participé au classement de plusieurs sites importants de notre région, ce qui permettra notamment de les préserver de l’armée d’occupation durant la Seconde guerre mondiale.

De notre correspondant Jérôme Lefèvre et Benjamin Vernet

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« l’union » 220707a

REIMS - RECADRAGE HISTORIQUE

 

Le président départemental de l’ordre national du Mérite n’est autre que notre ancien collègue Hervé Chabaud. C’est à ce titre qu’il figurait lui aussi parmi les invités d’Arnaud Lallement pour sa remise de médaille. Et c’est à ce titre également qu’il exposa devant l’assemblée l’histoire de cet ordre, voulu par le général De Gaulle en 1963 pour gratifier « des mérites reconnus au niveau de l’État », et cependant distinct de la Légion d’honneur. « La médaille a été créée dans la Marne, par un artisan graveur de Gignyaux-Bois (le nom a changé depuis, pour devenir Gigny-Bussy), dans l’arrondissement de Vitry-le-François », rappela-t-il notamment.

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« l’union » 220626c

REIMS : Nos indiscrétions

 

Quand il entend que Rachel Keke (LFI) est la première femme de chambre à devenir députée en France, après son élection dimanche dernier dans le Val-de-Marne, Bruno Bourg-Broc fait des bonds.

Député de la Marne pendant 28 ans, le Châlonnais maîtrise l’historique des élections législatives du département quasiment sur le bout des doigts : « Une femme de ménage de Reims devint députée de la Marne en 1948 : Hélène Nautré ! » C’était d’ailleurs la première femme du département a décroché un tel mandat… Siégeant après le départ des deux élus qui la précédaient sur la liste du PCF, Hélène Nautré sera députée jusqu’en 1951. Elle se représentera mais ne sera pas élue et s’éloignera de la politique.

Née en 1904, Résistante, déportée, décorée d’une demi-douzaine de médailles dont la Croix de guerre et la Légion d’honneur, élue municipale à Reims (comme son mari André), Hélène Nautré a milité à l’Union des femmes françaises, émanation du PCF.

Décédée en 1976, une rue et un parc honorent sa mémoire à Reims.

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« l’union » 220626b

EPERNAY – DISTINCTION : Franck Leroy épinglé de la Légion d’honneur

 


De nombreux invités étaient présents pour la remise officielle de l’insigne de Chevalier de la Légion d’honneur à Franck Leroy. F.P.

Samedi matin, Philippe Richert, ex-président de la région Grand Est, a remis l’insigne de Chevalier de la Légion d’honneur, au maire Franck Leroy.

Il y avait foule hier matin dans le grand salon de l’Hôtel-de-ville. Sous-préfète actuelle et sa prédécesseur, présidents de région, sénatrice, député, élus divers, maire d’Ettlingen (Allemagne), représentants du monde du champagne… Tous étaient invités à assister à la remise officielle de l’insigne de Chevalier de la Légion d’honneur au maire d’Épernay, Franck Leroy. L’annonce était tombée le 1 er janvier de l’année dernière mais en raison de la pandémie, la cérémonie officielle a quelque peu été retardée.

Samedi, c’était donc jour de fête pour l’élu et ses proches. « Une journée particulière », a-t-il dit en préambule avant de laisser la parole au Colonel Jean-Pierre Prato, président du comité d’Épernay de la Légion d’honneur. L’occasion de rappeler à tous que cette décoration honorifique est « la plus haute distinction française et l’une des plus connues au monde, remise pour récompenser les citoyens les plus méritants dans tous les domaines d’activité ». À ce jour, la Légion d’honneur compte 83 000 membres. Puis Philippe Richert, ex-président de la région Grand Est, commandeur de la Légion d’honneur et « parrain » de Franck Leroy a ensuite retracé le parcours du maire de la capitale du champagne depuis 22 ans, président de l’Agglo d’Épernay, premier vice-président à la région Grand Est en charge de l’Environnement, de la Transition énergétique et du schéma d’aménagement des territoires, mais aussi président des maires et d’intercommunalités de la Marne. « Tu fais preuve d’une sacrée expérience et d’un engagement exceptionnel. Tu as cette volonté d’avancer, tu as démontré des capacités d’écoute et de travail en commun, moi-même à la Région j’ai pu profiter de ton savoir, de tes connaissances », a-t-il souligné avant d’ajouter : « Ce que tu fais ici, ce que tu as fait pour la Marne, la Région, la République mérite d’être honoré. Tout ce parcours explique cette reconnaissance ».

Franck Leroy a alors rappelé qu’il ne s’attendait pas à recevoir cette distinction : « C’était une heureuse surprise en janvier 2021. Elle m’honore et je la reçois avec humilité car le mérite me concernant est modeste ».

L’élu natif de Boulogne-sur-Mer a remercié les Champenois, a eu un petit mot pour Bernard Stasi, ancien maire et pygmalion, François Baroin, maire de Troyes avec lequel il a travaillé.
Et il a souhaité dédier cette distinction « aux Sparnaciens, à mes collègues du conseil municipal, mes collaborateurs fidèles, aux directeurs, techniciens, mes parents et à mes enfants et mon épouse ». Un vin d’honneur a clôturé la cérémonie.

Grands moments d’émotion

 

La cérémonie a été riche en émotion pour le récipiendaire et l’assemblée hier matin. Surtout lorsque Franck Leroy a évoqué l’ancien résistant Edmond Maudière, invité à l’Hôtel-de-Ville : « À côté de vous, je me sens tout petit. Sans vous, la France ne serait pas la terre de liberté qu’elle est aujourd’hui », a-t-il déclaré très ému. Les quelques mots de la fin ont aussi été touchants. Ils ont été dédiés à ses trois enfants Antoine, Martin et Clément, « qui m’appellent parfois le relou de service » et à sa moitié, son épouse Christine, « qui rêvait d’un légionnaire, elle est maintenant comblée », et à qui il a récité un extrait d’une chanson de Charles Trenet avant de lui offrir un joli bouquet de fleurs.

Frédérique Pétré

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« l’union » 220626a

REIMS – LOISIRS : Jean-Philippe Collard - Après cette belle aventure, plus de temps pour le piano

 


Jean-Philippe Collard est chevalier de la Légion d’honneur, commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres et chevalier de l’ordre national du Mérite.

Jean-Philippe Collard a programmé pour la dernière fois les Flâneries musicales de Reims. Le pianiste virtuose relate une partie de sa carrière qui continuera à enthousiasmer le public.

Vous avez commencé la musique dès votre enfance. Dans quelles circonstances ?

Je suis originaire d’un village viticole près d’Épernay à Mareuil-sur-Aÿ et mes parents étaient tous les deux mélomanes. Mon père, trop occupé par son entreprise de Champagne et ses autres activités notamment celle de maire du village, c’est ma mère pianiste qui me donna les premières leçons sur le piano familial. Dès ma prime jeunesse, je devais m’exercer pendant au moins une demi-heure par jour. Cette pratique quotidienne était rédhibitoire.

Après les premières gammes, j’ai suivi des cours avec Monique Didier, professeur de piano à Épernay. L’apprentissage est devenu plus accru et intensif. Chaque année, nous donnions un concert qui dévoilait au public le travail effectué de l’année. C’est à l’âge de 10 ans, lors de cette tradition annuelle, que la célèbre pianiste Aline van Barentzen, professeure au Conservateur national de musique de Paris, s’est proposée de parfaire mon apprentissage, persuadée de ma réussite.

Un jour, mon père m’invita à l’écouter attentivement dans le salon familial et m’annonça qu’Aline van Barentzen estimait que j’avais de grandes capacités pour cet instrument et qu’elle se chargerait de me préparer au concours d’entrée du Conservatoire de Paris.

La phrase finale dite par mon père me combla de joie, puisqu’elle annonçait l’accord parental pour aller battre le pavé parisien. C’est ainsi que j’ai obtenu ce sésame à 11 ans, pour faire mes études de piano dans cette prestigieuse institution où, à 16 ans, je fus diplômé.

Après ces rigoureuses et prestigieuses études, quels furent vos projets ?

À 16 ans, je me suis retrouvé au seuil d’un avenir que l’on doit construire. C’est jeune et ce n’est pas une mince affaire. J’avais bien conscience que je devais encore progresser dans ma technique du piano même en étant titulaire du diplôme du Conservatoire de Musique de Paris.

C’est à ce moment qu’est arrivé le célèbre pianiste et compositeur Pierre Sancan. Il est venu gouverner ma nouvelle vie de jeune musicien. Il a d’abord structuré mon schéma d’éducation pianistique. Il a aussi repris tout le travail physique qu’exige le piano. Ce fut une époque de continuité des études musicales et de perfectionnement dans ma pratique. Cela a été des moments très intenses avec une seule priorité le piano. Je n’ai pas eu une adolescence commune, avec très peu d’amis et je ne voyais que rarement ma famille, à de brefs moments, car il y avait les répétitions, les concerts et toutes les activités inhérentes à ma vie de jeune pianiste. Je menais une autre vie.

Une fois que j’ai volé de mes propres ailes, il a fallu orchestrer ma vie d’artiste et aussi ma vie personnelle. Je devais concilier ces deux vies qui sont mes pôles primordiaux : avoir une vie de famille, voir mes enfants grandir et parcourir le monde pour donner des concerts et vivre ma passion. J’ai joué dans beaucoup de pays, mais j’avais une préférence pour l’Amérique du sud. Le public est très démonstratif, contrairement aux spectateurs asiatiques qui manifestent leur contentement d’une manière beaucoup plus réservée. Les États-Unis d’Amérique du Nord, c’est surtout les villes côtières où les concerts étaient les plus intéressants. J’ai joué beaucoup aux USA, j’y allais cinq à six fois par an. J’aimais bien m’y rendre, l’efficacité américaine me convient et j’aimais la diversité du public. J’ai aussi donné des concerts en Europe mais moins fréquemment.

Ce fut de riches expériences diverses, mais à force de fréquenter les hôtels, de perdre beaucoup de temps dans les aéroports, j’ai décidé de mettre un frein à ces innombrables déplacements.

Revenons en France et parlez-nous des Flâneries Musicales de Reims.

C’est venu par hasard. Me directeur artistique m’a proposé de lui succéder. À cette requête, j’ai longuement réfléchi. Ce sont les arguments de ma femme qui ont beaucoup compté dans ma décision et c’est dans ces conditions que j’ai accepté. Comme elle me le disait, je vais pouvoir m’occuper des artistes et je reviens sur ma terre natale. Jouer dans sa région, c’est toujours agréable et j’en ai eu la preuve ce dimanche où j’ai interprété un concert au Festival du Mai Musical d’Aÿ.
Les Flâneries, ce fut le début d’une aventure de onze ans qui se termine ce mois de juillet. C’est une expérience que j’ai beaucoup aimée. Pour moi, c’était une orientation différente de mon métier. J’allais m’occuper des autres et travailler avec les autres, contrairement aux années précédentes. Ce travail d’équipe au sein de ce festival me plaît beaucoup et c’est captivant de travailler avec différentes personnes, différents corps de métiers qui ont tous un même objectif : la réussite des Flâneries.

La première année, j’ai commencé en janvier et il fallait réaliser la programmation de 55 concerts. Fort heureusement mes amis musiciens m’ont aidé et nous avons pu produire ce qui était prévu. La structure existante était bien rodée et j’ai pu me consacrer à la programmation. Je me suis appliqué à donner des orientations à ce festival. J’ai amené une nouvelle génération de musiciens, ce qui a apporté une dynamique et a fait côtoyer un public différent avec les fidèles spectateurs. J’ai voulu allier le tourisme, le champagne, la beauté des monuments de par leur architecture. Ces différentes considérations ont donné, je pense, une autre dimension au festival.

Ces réalisations ne pouvaient se faire sans un important mécénat. Cela a été une de mes priorités et j’ai beaucoup œuvré pour amener de nouveaux partenaires, ce qui a permis le développement des Flâneries. C’est ma dernière saison et j’assisterai à tous les concerts avec beaucoup de nostalgie.
Après cette belle aventure, j’aurai plus de temps pour le piano. J’ai envie de donner des concerts en Europe. Je vais pouvoir profiter plus amplement de ma famille. C’est aussi l’opportunité de faire du tourisme dans les villes que j’ai fréquentées entre deux avions.

Bio express

 

Jean Philippe Collard
est né le 27 janvier 1948 à Mareuil-sur-Aÿ dans une famille de mélomanes.

À l’âge de 5 ans
, il commence à prendre des leçons de piano avec sa mère, puis à Épernay avec un professeur, et enfin avec la pianiste Aline van Barentzen, une ancienne élève de Marguerite Long.

À 16 ans
, il est diplômé du Conservatoire national supérieur de musique de Paris et poursuit sa formation avec le célèbre pianiste et compositeur Pierre Sancan avant d’être projeté sur le devant de la scène internationale.

Le pianiste champenois
passe sa vie à sillonner les plus grandes scènes musicales du monde..

Directeur artistique des Flâneries de Reims
depuis dix ans, il passera la main, à 74 ans, après cette édition 2022.

De notre correspondant JEAN-LOUP BERNARD

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« l’union » 220612a

REIMS - Les grandes et petites histoires de nos députés : Héros de guerre

 

Au fil des siècles, de nombreux militaires embrassèrent la carrière de député dans nos départements : les généraux d’Empire François Barthélemy, comte Beguinot (Ardennes, 1802-1807) et Maximilien Foy (Aisne, 1819 – 1825), un Maréchal de France, Bertrand Clauzel (Ardennes, 1827-1842), un général de division, Charles Parchappe (Marne, 1852-1866), le général Alfred Chanzy (Ardennes, 1871-1876), le compagnon de la Libération Pierre Viénot (Ardennes, 1932-1940) ou le général d’Armée Roger Noiret (Ardennes, 1958-1967).

Mais la palme revient à « l’As des As », Pierre Clostermann. Député, notamment, de la Marne (1951-1955), dirigeant de la société Reims Aviation, il pouvait arborer 25 médailles après avoir été le plus grand pilote de chasse français durant la Seconde Guerre mondiale (33 victoires) : Grand-croix de la Légion d’honneur, Compagnon de la Libération, Croix de guerre 1939-1945 avec 27 citations…

Si Élie Bloncourt affichait la décoration de Commandeur de la Légion d’honneur pour son activité de résistant, ce député de l’Aisne (1936-1940 et 1945-1946), originaire de Guadeloupe, avait été blessé au visage lors des combats en mai 1918. Aveugle, il apprit le braille pour devenir professeur de philosophie.

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« l’union » 220528c

EPERNAY – DORMANS -EVENEMENT : Les anciens combattants en congrès

 


Officiels et récipiendaires prennent la pose pour la photo souvenir du congrès.

Plus d’une centaine d’anciens combattants ont assisté au congrès départemental de leur association qui s’est tenu dimanche dernier dans la commune.

Sous la présidence de Serge Auffredou, secrétaire national et Alain Lecuyer, président départemental, les Combattants prisonniers de guerre – Combattants d’Algérie, Tunisie, Maroc (CPG-CATM) – Opérations extérieures (Opex) et Veuves de guerre (VG), ont tenu leur congrès départemental dimanche dernier à Dormans. Cent vingt adhérents ou amis, ont fait le déplacement dont dix-huit présidents de sections et trente porte-drapeaux. De leur côté, de nombreux officiels, élus et présidents d’associations patriotiques telles le Souvenirs français ou la Légion d’honneur sont venus soutenir le monde combattant afin que perdure le devoir de Mémoire. Après la partie légale des travaux de ce congrès, les officiels invités ont pris successivement la parole.

Après avoir remercié la municipalité de Dormans et tous les participants de leur présence, Alain Lecuyer a insisté sur « la nécessité de poursuivre les requêtes en cours, pour une meilleure reconnaissance du droit à réparation vis-à-vis des jeunes veuves ». En conclusion, il remerciait la section de Dormans pour « son exemplarité dans l’accueil des Opex ».

Serge Auffredou quant à lui, a rappelé que les anciens combattants se sont battus pour obtenir ce droit à réparation et que « nous devons être très vigilants pour que ce droit soit maintenu vis-à-vis des jeunes combattants Opex » . Puis, dans le domaine du social, il a informé les congressistes sur les aides que pouvait allouer la fédération nationale envers les adhérents anciens combattants les plus démunis.

Éric Girardin, député, faisant le point sur la situation en Ukraine a rappelé que « la guerre est à la porte de l’Europe et aurait des conséquences pour l’avenir ». Le sénateur Yves Detraigne a confirmé son plaisir de pouvoir assister, « après deux ans de confinement, à des commémorations traditionnelles » et a chaleureusement remercié les anciens combattants.

Le président du Département Christian Bruyen, toujours présent aux assemblées générales des anciens combattants, a surtout souligné « le travail de mémoire et la présence des porte-drapeaux aux cérémonies ».

Antoine Carenjot, directeur de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC VG) et représentant le Préfet, a mis en évidence « le côté social de l’engagement de ses services » comme l’aide à l’entrée en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), ou le soutien à domicile. Il remerciait au passage l’association départementale pour « sa contribution financière pour l’élaboration du chemin de la mémoire sur le site du camp de la Folie à Châlons ».

Avant de se rendre au monument aux morts pour le dépôt de gerbes en présence des enfants de la commune, Alain Lecuyer informait l’assistance qu’un pèlerinage aura lieu à Notre-Dame de Lorette le 16 octobre, afin de commémorer le 45 e anniversaire du transfert des cendres du soldat inconnu AFN (Algérie, Maroc, Tunisie), et le 60 e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie.


Des insignes et des médailles

 

Trois insignes de porte-drapeaux ont été respectivement remis à Alain Lecuyer, Patrick, Lequeux et Daniel Lallement. De plus, cinq adhérents ont reçu la médaille du mérite fédéral pour service rendu : Michelle Moigneau, Marie-Laure Dubus, Yvon Grosdidier, William Dansin et Christophe Theill
En reconnaissance de leurs actions en faveur de ce congrès, la médaille de la Fédération Nationale a été remise à Serge Auffredou, Jérôme Dubus et Michel Courteau.

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« l’union » 220528b

REIMS – CHIGNY-LES-ROSE – HISTOIRE : Capitaine de la Grande Armée

 


Nicolas Jobert rentre à Chigny-les-Roses en mai 1816 après avoir risqué cent fois la mort sur les champs de bataille.

La commune et le Souvenir Napoléonien célèbrent aujourd’hui Nicolas Jobert, capitaine de Dragons, né et enterré dans la commune.

Nicolas Jobert est un officier français, né le 30 janvier 1763 à Chigny-les-Roses où il est mort le 8 janvier 1858. Il s’engage dans les Dragons au 6 e régiment, le 14 avril 1791 et fit, dans un premier temps, les campagnes de 1792 à l’an III à l’armée du Nord. Employé à l’armée de Rhin-et-Moselle pendant les ans IV et V, il fut fait sous-lieutenant sur le champ de bataille, le 7 messidor an IV, pour s’être emparé d’une pièce de canon et en avoir aussitôt tourné la charge contre l’ennemi. Il reçoit le brevet d’un sabre d’honneur le 25 brumaire an XI, et la décoration d’officier de la Légion d’honneur le 25 prairial an XII.

Il participe à de nombreuses batailles de la Grande Armée : Marengo, Prentzlow, Friedland, Eylau. Il est nommé capitaine le 28 novembre 1806.

Il combat en Espagne et au Portugal. Il fait les campagnes de 1813 et 1814, en Saxe et en France. Maintenu en activité sous la première Restauration, il fit partie de la 5 e division de réserve pendant les Cent-Jours, fut licencié le 1 er septembre 1815, et fut admis à la retraite le 23 janvier 1816.
Nicolas Jobert rentre dans son pays natal en mai 1816 après avoir risqué cent fois la mort sur les champs de bataille.

La tradition raconte que son corps était couvert de cicatrices qui proclamaient sa gloire. Il reçut, dit-on, quatre-vingt-dix blessures et eut huit chevaux tués sous lui.

Un char AMX 30 du 6 e régiment de Dragons a été baptisé du nom de Chigny-les-Roses, en souvenir du capitaine Jobert, le 12 décembre 1981. Le 6 e Dragon a été dissout le 31 juillet 1992. La commune a nommé en 1886 la rue des Leuches, rue Jobert.


Au programme de ce samedi 28 mai

 

Le programme sera le suivant : 11 h 30, dépôt de gerbe sur la tombe de Nicolas Jobert. Cérémonie avec le Souvenir napoléonien et les marins de la garde (en tenue d’époque) ; midi, vin d’honneur salle des fêtes, espace Jean-Guy ; 15 heures, conférence de Fabrice Delaître, ancien officier de l’armée de Terre. Fabrice Delaître est passionné d’histoire en général, et du 1 er Empire en particulier ; 16 heures, film du bicentenaire de la bataille de Reims et 20 heures, repas en tenue de gala, inscription obligatoire.

Contacts : Vincent Guy, tél. 03 26 03 42 35 ou 06 20 48 65 73 ou Corinne Dumont, tél. 06 07 25 36 63.

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« l’union » 220528a

CHALONS – VRAUX – CULTURE : Le musée a rouvert

 


Dans la vitrine on voit la photo de Jean Marseille et son poignard, présente Gérard Faux.

Le musée consacré à la Seconde Guerre mondiale est ouvert. On peut y trouver des effets personnels de l’officier Jean Marseille, abattu à 25 ans.

Le musée du terrain d’aviation de Condé-Vraux 1939-1945, dédié à la Seconde Guerre mondiale, a rouvert ses portes avec une visite privée et un nouveau flyer. Le musée est géré par l’association Maison rouge, dont le président est Gérard Faux. Il s’étend sur 350 m 2 et six salles avec de nombreuses vitrines, mannequins en tenue d’époque, matériel, documents et, dans la cour, un avion MHI521 Broussard avec un cockpit d’avion de chasse où l’on peut s’asseoir. « Nous avons toujours des dons et des prêts » , témoigne Gérard Faux.

Jean Marseille s’était battu héroïquement

Ainsi, depuis 2021 sont exposés dans la vitrine « combat et sacrifice de l’armée de l’air 1940 », des souvenirs personnels prêtés dont le brevet de pilote du sous-lieutenant Jean Marseille. Pilote au groupe aérien d’observation, né en 1915, il a été abattu à 25 ans, le 22 mai 1940, avec son équipage. Les visiteurs peuvent aussi lire la lettre qu’il a écrite deux jours avant son décès à sa femme, et voir son portefeuille brûlé au moment d’être abattu. En levant les yeux, on peut apercevoir le tableau avec les médailles commémoratives de Jean Marseille dont la légion d’honneur décernée à titre posthume. Cet officier s’est battu héroïquement, alors qu’il était attaqué, avec son mitrailleur et son observateur, par cinq avions de chasse ennemis. « Nous avons aussi son poignard de parade traditionnel de l’armée de l’air. Il est assez rare car il date des années 1930 » , précise Gérard Faux.
Entrée gratuite – ouvert les samedis et les dimanches de 14 heures à 18 h 30 jusqu’à fin septembre et sur rendez-vous pour les groupes de plus de cinq personnes.

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« l’union » 220526b

VITRY-LE-FRANCOIS – HISTOIRE : Lili Leignel, la passeuse de mémoire

 


Lili Leignel a demandé aux lycéens de rester « vigilants. La haine amène la guerre. Ayez le courage de répandre la vérité ».

ÉLISA GRAINGEOT

Déportée entre 1943 et 1945, Lili Leignel sillonne la France depuis quarante ans pour témoigner d’une période sombre de l’Histoire. Raconter, c’est la mission qu’elle s’impose. La Nordiste ne pardonne pas l’horreur mais veut aller au-delà de sa douleur pour plaider la fraternité.

Quelle grande dame ! Debout devant les élèves du lycée François-I er , Lili Leignel raconte sa vie en détention dans le système concentrationnaire allemand, à Ravensbrück d’octobre 1943 à février 1945 puis à Bergen-Belsen, jusqu’à la libération du camp en avril 1945. Le témoignage, vibrant, est à retrouver dans son livre, Je suis encore là. Le titre, à lui seul, marque « ma grande revanche sur les Nazis » .

Aînée des trois enfants de la famille, Lili Leignel, née Keller-Rosenberg est issue d’une famille juive hongroise. Elle est arrêtée le 27 octobre 1943, à Tourcoing. « Je me souviendrai de la date toute ma vie, c’était l’anniversaire de maman. Nous avions prévu une belle fête mais les Feldgendarmes sont arrivés à 3 heures du matin » , tremble encore Lili Leignel. « Peut-être avions-nous été dénoncés… »
Nous n’étions plus des enfants comme les autres. Notre seule occupation était de tuer nos poux
Ce point ne sera jamais éclairci mais la vie de captivité de la famille commence : prison de Loos (Nord), regroupement à la caserne Dossin de Malines, le Drancy belge, puis les camps allemands. Le père est envoyé à Buchenwald dont il ne reviendra pas, fusillé à quelques jours de la libération ; la maman et les enfants sont à Ravensbrück. « J’avais le matricule 25 612. Il fallait s’en souvenir en français et en allemand. Gare à nous si on ne répondait pas. Nous n’étions plus rien, si ce n’est ce matricule. »

Nous étions déportables, échangeables mais pas exterminables

Dans ce camp réservé à la détention des femmes et des enfants, les conditions de vie sont horribles. Froid, nourriture, odeur… Tout déshumanise. « Nous étions dans le bloc 31. Nous crevions de faim. Maman voulait qu’on fasse notre toilette chaque jour. Se laver, c’était déjà un acte de résistance » , se souvient Lili Leignel.

Dans le même baraquement dort aussi Geneviève Anthonioz de Gaulle, la nièce du général qui devient une amie. « Nous n’étions plus des enfants comme les autres. Notre seule occupation était de tuer nos poux. Si on sortait, c’était pour rester accroupis, adossé à la paroi du baraquement. On ne s’éloignait pas du bloc, de peur de tomber sur un soldat avec un chien. Depuis, j’ai toujours peur des chiens » , poursuit Lili Leignel qui mesure qu’elle a une petite chance dans son grand malheur. Elle est d’origine hongroise et la Hongrie est alliée du Reich. « Nous étions déportables, échangeables mais pas exterminables… »

À Ravensbrück comme à Bergen-Belsen, où elle a côtoyé Anne Frank et Simone Veil, Lili Leignel avoue avoir souffert « de la faim, du froid, mais surtout de la peur » , résume la conférencière avant de se confier aux lycéens : « Je me sens bien avec vous. Vous me redonnez de la force. C’est à vous de changer le monde. Je sais que vous en êtes capables. Vous êtes mes messagers » , lance Lili Leignel.


3 QUESTIONS À… ÉLISA GRAINGEOT ORGANISATRICE DE LA CONFÉRENCE ET ÉLÈVE : Permettre le passage de la mémoire m’intéresse

 

Comment vous est venue l’idée d’organiser cette rencontre ?

J’ai toujours eu un intérêt pour cette période de l’Histoire. En tant que trésorière de la maison des lycéens, j’ai quelques projets et je me suis dit que celui-là était réalisable. J’ai commencé à l’élaborer en octobre.

Aviez-vous rencontré Lili Leignel avant sa venue à Vitry-le-François ?

Non mais j’ai obtenu son contact. Nous avons beaucoup échangé par téléphone et par messages. Nous avons cadré cette conférence ensemble. J’ai ressenti du stress mais j’ai eu beaucoup d’autonomie.

Qu’avez-vous pensé de sa conférence ?

Le passage de la mémoire m’intéresse. Il m’importe beaucoup. Lili Leignel a porté un message d’espoir pour toucher les jeunes.


Les faits

 

Le lundi 2 mai,
Lili Leignel a tenu une conférence au lycée François-I er devant des classes de Terminale.

Âgée de bientôt 90 ans,
Lili Leignel, née Keller-Rosenberg, a été déportée de 1943 à 1945 dans les camps nazis. Officier de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite, elle parcourt la France pour prôner la paix et la tolérance.

La conférence
avait été mise sur pied par une élève de l’établissement, Élisa Graingeot. Originaire de Glannes et passionnée de la Seconde Guerre mondiale, elle se prépare à des études à Sciences Po ou dans une école de commerce.

Philippe Launay

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« l’union » 220526a

EPERNAY – SOLIDARITE : Le Lions club honore les Blues du cœur

 


Elles aussi ont appliqué la devise du Lions club : « Nous servons ».

Le Lions club d’Épernay dresse chaque année le bilan de ses activités. Au cours de la réception, l’association les Blues du cœur s’est retrouvée sous les projecteurs. Pour rappel, en 2020, en pleine crise Covid, la société Chantelle avait dû mettre ses salariées au chômage partiel du fait de son inactivité commerciale. Les établissements hospitaliers subissant par ailleurs une forte pénurie de sur blouses, le préfet avait demandé de l’aide aux citoyens disposant de ce savoir-faire.

« C’était le cas pour nous, employées de Chantelle, avec en plus un bel outil industriel » , note Delphine Chapelot, responsable développement et service client du Groupe Chantelle Lingerie. Avec l’autorisation de la direction générale, 35 bénévoles ont répondu à l’appel et créé l’association Les Blues du cœur, pour se différencier de leur activité salariale. « Nous avons entrepris de fabriquer ces sur blouses à destination des soignants si sollicités. Nous en avons ainsi coupé environ 20 000, fabriquées grâce à l’aide de couturières à domicile et également sur place chez Chantelle ».

Les Lions club d’Epernay et de Châlons se sont chargés de gérer l’approvisionnement de la matière principale et l’acheminement vers les besoins. L’aventure à duré deux mois, le temps que Chantelle reprenne son activité classique.

A noter que Delphine Chapelot a été invitée à Paris le 14 juillet 2020 être élevée au rang de Chevalier de la légion d’honneur, une décoration à partager avec l’ensemble de ses collèges bénévoles. Ce mardi 17 mai, les Lions ont tenu à rappeler et à honorer leur dévouement à la cause.

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« l’union » 220509b

RENDEZ-VOUS – DEMAIN - CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : Exposition

 

À l’occasion du centenaire de sa création, la société des membres de la Légion d’honneur organise une exposition retraçant son histoire et ses actions actuelles, dans le hall de la mairie, du 10 au 14 mai.

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« l’union » 220509a

RENDEZ-VOUS – A VENIR - CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE Conférence

 

À l’occasion de l’exposition pour le centenaire de la société des membres de la Légion d’honneur, Bruno Bourg-Broc animera une conférence le vendredi 13 mai à 18 h 30, à l’auditorium de la médiathèque Pompidou.
Le thème sera : « Paul Anxionnaz, élu marnais et membre du gouvernement. »

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« l’union » 220508b

EPERNAY – ÄY – EVENEMENT : Amandine Crépin décorée de l’ordre national du Mérite

 


Amandine Crépin, au centre, a déclaré : « Par ce ruban bleu, la France m’honore ». F.P.

Jeudi soir, la directrice de la Mission coteaux, maisons et caves de Champagne, a reçu les insignes de Chevalier dans l’ordre national du Mérite.

Joli moment festif jeudi soir au sein de Pressoria à Aÿ, où Amandine Crépin, directrice de la Mission coteaux, maisons et caves de Champagne, a reçu les insignes de Chevalier dans l’ordre national du Mérite.

Pour mémoire, la Mission a vu le jour suite à l’inscription de la Champagne au patrimoine mondial de l’Unesco le 4 juillet 2015, il y a 7 ans maintenant. Elle a pour objectif d’entretenir, valoriser, protéger et faire fructifier l’inscription sur le long terme, via diverses actions et notamment une grande marche, un dîner caritatif, des conférences, des opérations pour embellir la région…

Pour son investissement sans faille, la directrice a été mise à l’honneur en présence de la sous-préfète d’Épernay, de Hervé Chabaud, président de la section Marne de l’ordre du Mérite, de Jean-Luc Barbier, chevalier de la Légion d’honneur et ancien directeur du Comité champagne, de nombreux élus, collègues, amis et proches. « C’est une grande joie », a-t-elle déclaré, « par ce ruban bleu, la France m’honore ». Elle n’a pas manqué d’y associer le regretté Pierre Cheval qui avait décroché avec brio l’inscription à l’Unesco en 2015. « J’ai tellement appris à ses côtés, et vécu des moments heureux et intenses. » Et d’ajouter : « Je souhaite partager avec lui cette distinction et comptez sur moi pour déplacer les montagnes champenoises au service du et de la Champagne ».
C’est son parrain, Jean-Luc Barbier, qui lui a remis l’insigne non sans avoir, au préalable, dans un pétillant discours teinté d’humour, retracé le parcours de la jeune femme.

Originaire d’Amiens, Amandine Crépin est rapidement devenue une champenoise d’adoption. Titulaire d’un master aménagement, urbanisme et environnement, elle a soutenu un mémoire de fin d’étude sur « la gestion des paysages culturels inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco » en étudiant le cas champenois. Suite à son stage, elle a ensuite intégré l’Agence d’urbanisme, de développement et de prospective de la région de Reims pour conduire l’inscription du dossier champenois.

Recrutée par Pierre Cheval, elle a en 2013, pris la direction de l’association Paysages du Champagne, alors en charge de promouvoir la candidature. « Il était impératif de réussir, et avec panache », relate Jean-Luc Barbier. Elle est aujourd’hui à la tête de la Mission coteaux. Une suite logique, pourrait-on dire. « Elle a été là où il faut et au bon moment », résume Jean-Luc Barbier, qui précise joliment : « La chrysalide est devenue papillon, Amandine est passée de l’ombre à la lumière ».

Jean-Pierre Belfie, membre de la Mission estime aussi « qu’avec Amandine Crépin, la Mission a de beaux lendemains ». Et son parrain de conclure : « Cette distinction est une incitation, un encouragement, une obligation à faire toujours plus et mieux ».


Un peu d’histoire

 

C’est Hervé Chabaud, président de la section Marne de l’ordre national du Mérite, qui a rappelé devant un auditoire attentif, quel était l’origine de l’ordre national du Mérite. C’est, après la Légion d’honneur, le second ordre national visant à honorer des citoyens français. Il récompense les mérites distingués, acquis soit dans une fonction publique, civile ou militaire, soit dans l’exercice d’une activité privée. On ne peut pas en faire la demande soi-même, il faut être proposé par quelqu’un d’autre. Il se compose de chevaliers, officiers, commandeurs, puis grands officiers et grands croix. Il a été institué le 3 décembre 1963 par le général de Gaulle. L’insigne a été créé dans le département de la Marne.

Frédérique Pétré

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« l’union » 220508a

REIMS : Mon père est une partie vivante de l’Histoire

 

C’est peu dire que Moira Johnson ( en photo ci-contre avec le vétéran), l’une des filles de Luciano Graziano, est fière de son père. Elle lui fait de véritables louanges : « C’est un héros. C’est une partie vivante de l’Histoire. C’est un trésor national. On est bénis d’avoir un père comme ça ! » Moira Johnson a joué un rôle non négligeable dans la parution du livre autobiographique de son père : « Il m’a donné ses notes, et j’ai tapé le texte. Il pensait à écrire ce livre depuis des années. Cela nous a pris un moment pour le préparer. »

Le livre (photo page de gauche) est sorti il y a quatre ans, alors que Luciano Graziano était âgé de 95 ans. Depuis, il est régulièrement sollicité par les médias et reçoit de nombreux courriers, venant des États-Unis et du monde entier. « Le livre le fait voyager partout dans le pays, mais mon père ne pense pas être quelqu’un de célèbre » , s’amuse Moira Johnson. Entre autres récompenses, Luciano Graziano a reçu la Légion d’honneur en 2021.

Le vétéran américain, qui n’est jamais revenu en France depuis 1945, a même été invité par la mairie de Reims pour les cérémonies des 7 et 8 mai. Mais, n’étant pas vacciné contre le Covid, il n’a pas pu voyager. Luciano Graziano a cependant déjà été atteint par le coronavirus, « mais je ne l’ai pas laissé m’abattre » , sourit-il. Décidément, Luciano Graziano peut survivre à tout. Sa santé est même excellente : « Il vit tout seul, il conduit toujours, il cuisine, il fait le ménage, fait ses courses à l’épicerie… Il fait tout lui-même ! » constate Moira Johnson. Il continue même, à temps partiel, à exercer son activité professionnelle de coiffeur. Impressionnant jusqu’au bout.

Dossier réalisé par Kévin Monfils

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« l’Hebdo du Vendredi »

CHALONS - CONFÉRENCE - VENDREDI 13 MAI - LE CENTENAIRE DE LA LÉGION D’HONNEUR

 

En lien avec l’exposition visible à l’Hôtel de ville, Bruno Bourg-Broc propose de retracer l’histoire et les actions de la Société des membres de la Légion d’honneur, née en 1921.

À 18 h 30, bibliothèque Pompidou – Accès libre.

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« l’union » 220506a

REIMS : Une exposition sur la Légion d’honneur à la mairie

 

Saviez-vous que Reims est l’une des 47 villes récipiendaires de la Légion d’honneur ? Que des Olympiades et un prix à destination de la jeunesse existent ? Ces informations et beaucoup d’autres sont à retrouver dans une exposition organisée pour le centenaire de la création de cette prestigieuse distinction.

Une manifestation itinérante qui s’arrête dans le hall de l’hôtel de ville jusqu’à dimanche.

Passée cette date, les panneaux d’informations prendront la route, direction Châlons-en-Champagne, puis Vitry-le-François.

 

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« l’union » 220503b

VITRY-LE-FRANCOIS - VILLERS-LE-SEC : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 03 mai 2022


VILLERS-LE-SEC (51)
 
Sophie et Agnès MENARD,
ses filles ;
Erwan, Stéphanie, Marine, Alice, Aymeric et Charles,
Ses petits enfants et leur conjoint ;
Arthur et Victor,
ses arrière-petits-enfants,

ont la grande tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Michel MENARD

Officier de la légion d’Honneur,
Chevalier de l’ordre national du Mérite,
Officier de l’ordre du Mérite agricole,
Chevalier de l’ordre des Palmes académiques


 
survenu le jeudi 28 avril 2022, dans sa 92e année.

La cérémonie religieuse sera célébrée le samedi 7 mai 2022, à 15 heures, en l’église de Villers-le-Sec 51250 (Marne).

Sophie : sophie.jacq.menard@free.fr
Agnès : cab.menard@mail.com



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« l’union » 220503a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE : La Société des membres de la Légion d’honneur a 100 ans

 

La Société des membres de la Légion d’honneur organise une exposition à l’occasion de ses 100 ans, qui se déroulera du 10 au 14 mai à l’hôtel de ville de Châlons-en-Champagne.

Une présentation de documents philatéliques sera également réalisée par la section Marne et l’ancien maire de la commune, Bruno Bourg-Broc, animera une conférence à l’occasion de cet anniversaire le vendredi 13 mai à 18 h 30, à l’auditorium de la médiathèque Pompidou.

À son origine, en 1921, l’association centenaire se tournait vers les médaillés de la Première Guerre mondiale afin de venir en aide à ceux qui rencontraient des difficultés économiques et sociales.

L’association se tourne également vers le devoir de mémoire et la mise en valeur des symboles que peut représenter la Légion d’honneur.

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« l’union » 220428a

REIMS – SOLIDARITE : Une allée rebaptisée pour le Secours populaire

 


Deux enfants de Julien Lauprêtre ont dévoilé la plaque.

Un double hommage pour le Secours populaire a été rendu mardi. La plaque de rue en hommage à Julien Lauprêtre a notamment été dévoilée.

Un long hommage à Julien Lauprêtre, président fondateur de l’association du Secours populaire français, a été rendu par Henriette Steinberg. La secrétaire générale du Secours populaire français, faisant fonction de présidente nationale, l’a bien connu et a raconté le passé résistant du fondateur de l’association.

« La solidarité dont Julien Lauprêtre faisait preuve n’était pas exclusive au Secours populaire français. Toute sa vie il a fait preuve d’une grande solidarité », a rappelé Henriette Steinberg.

Trois ans après la disparition de Julien Lauprêtre, l’allée où siège l’espace multisolidarité du Secours populaire a été rebaptisée à son nom.

La Légion d’honneur pour Patricia Le Corvic

Un hommage a été rendu par Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, en présence de deux des quatre enfants de Julien Lauprêtre. La présidente du Grand Reims a laissé la cadette et l’aîné dévoiler la nouvelle plaque « Allée Julien-Lauprêtre ». Catherine Vautrin a tenu à remettre un exemplaire de la plaque à chacun des enfants du président fondateur.
S’est ensuite déroulée la cérémonie de la remise des insignes de la Légion d’honneur, en présence d’un porte-drapeau et du président de la section Marne de la société des membres de la Légion d’honneur, Yves Ambel.

Suite à la prise de parole du représentant de la Légion d’honneur, Patricia Le Corvic, secrétaire générale du Secours populaire français de la Marne faisant fonction de présidente (décret du 1 er janvier 2022), a reçu les insignes de Chevalier de la Légion d’honneur. La médaille lui a été remise en main propre par Henriette Steinberg.


Quand nous chanterons le temps des cerises

 

Un dernier hommage en souvenir de Julien Lauprêtre s’est produit en chanson, quelques minutes avant la cérémonie de la remise des insignes de la Légion d’honneur. Le président fondateur appréciait particulièrement les chansons « Le temps des cerises », d’Yves Montand, et « Quand on n’a que l’amour », de Jacques Brel, interprétées par un guitariste chanteur. L’audience a partagé un moment de solidarité, en reprenant en chœur les paroles des chansons. Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, a même félicité les personnes qui ont donné de leur voix.

Valère Perlot

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« l’union » 220425a

VITRY-LE-FRANCOIS – INSOLITE : A 18 ans, il s’engage pour devenir porte-drapeau

 


Matteo Belotti aime s’engager pour les autres.

Jeune sapeur-pompier depuis 4 ans, Matteo Belotti a décidé de s’engager également en tant que civil. Il va devenir porte-drapeau au sein du comité vitryat de la Légion d’honneur. Rencontre avec ce sportif qui aime aider les autres.

Une première. Vendredi, Matteo Belotti, 18 ans, assistait à la cérémonie de la Journée nationale de la déportation aux côtés des membres du comité vitryat de la Légion d’honneur. Une manière de « faire connaissance » avec les adhérents mais aussi d’observer Hubert Robin, porte-drapeau de l’organisation. Car le jeune homme a décidé, lui aussi, d’être porte-drapeau. « Ma tante me l’a proposé et j’ai accepté. Je me suis dit que c’était une activité à tester. Je n’y aurais pas forcément pensé de moi-même, mais c’est original. Je pense que ça va me plaire », assure-t-il à quelques heures de la cérémonie. Sa tante, Françoise Arvois, présidente de l’association patriotique, raconte : « On s’est retrouvés tous les deux à une cérémonie, tous les deux fiers. Et c’est là que j’ai eu l’idée de lui en parler. Je suis sure d’avoir fait le bon choix. Matteo a des valeurs et une mentalité qui correspondent bien à ce rôle. » Celui qui est en terminale STMG (Sciences et technologie du management et de la gestion) au lycée François Ier abonde : « Le respect de la France, l’engagement, ça me parle. »

Depuis 4 ans, le passionné de sport qui a exercé le judo et joue au foot depuis ses 6 ans, est jeune sapeur-pompier (jsp) à la caserne de Vitry-le-François. « En 3 e , quand on doit réfléchir à son parcours professionnel, j’ai pensé aux pompiers. J’ai fait des stages et ça m’a plu. Il y a un bel esprit d’équipe, une bonne ambiance et une cohésion. Tout le monde s’aide, c’est un peu comme une seconde famille. » Cela lui plaît si bien qu’il envisage même d’en faire son métier, mais il compte d’abord effectuer un BTS. « Je préfère faire des études direct après le bac » , justifie-t-il. Dans ces choix, deux de ses « dadas », son attrait pour les ressources humaines avec un parcours de gestion de PME, et un attrait pour les ressources humaines, et un parcours pour devenir entraîneur sportif.

Son rêve ? Intégrer un jour la brigade des sapeurs pompiers de Paris. « J’aime aider les autres. Secourir, que ce soit en éteignant les flammes ou avec les gestes de premiers secours. J’ai plutôt un bon contact avec les autres », confie-t-il, aussi à l’aise pour lister ses joueurs de foot préférés (Lionel Messi, Christiano Ronaldo et Kylian Mbappé), parler de son « club de cœur », l’Olympique de Marseille dont il regardera le match en demi-finale de Ligue Europa jeudi prochain, que d’évoquer son engagement auprès des pompiers. Un engagement qui rend fier ses parents, Gaël et Stéphanie, et qui a inspiré sa sœur Léna. Cette dernière effectue sa première année en tant que jeune sapeur-pompier.

C’est d’ailleurs en tant que pompier que Matteo Belotti a vécu ses premières cérémonies. « Il y a aura à choisir entre celles qu’il fera en uniforme de pompier et celles où il sera en civil pour porter le drapeau », relève sa mère dans le jardin de la maison familiale, à Couvrot. « Je trouve ça bien qu’un jeune soit porte-drapeau, et puis, si ça peut donner des idées à d’autres… », remarque son fils. Des paroles qui s’accordent avec celles de sa tante. « Les porte-drapeaux sont souvent des personnes âgées, et c’est très bien qu’elle soit là, mais on a besoin des jeunes. Malheureusement, les cérémonies attirent de moins en moins de monde. » L’exemple de son neveu inspirera peut-être d’autres jeunes à s’intéresser aux cérémonies. Pour Matteo Belotti, cette première cérémonie en tant qu’apprenti porte-drapeau ne sera certainement pas la dernière.


Devenir jSP

 

Il faut être âgé de 11 à 18 ans, fournir un certificat médical d’aptitude physique, fournir un certificat de vaccination antitétanique et fournir une autorisation parentale ou des personnes investies de l’autorité parentale. Différents thèmes sont abordés durant la formation : prompt secours, lutte contre les incendies, protection des biens et de l’environnement, engagement citoyen et acteurs de la sécurité civile, activités physiques et sportives.

Bérénice Poulin

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« l’union » 220424a

REIMS – HOMMAGE : Le Secours populaire à l’honneur

 


Patricia Le Corvic (à gauche), secrétaire générale du Secours populaire français de la Marne, va recevoir les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur, le jour de la cérémonie en hommage à Julien Lauprêtre, le président fondateur.

Une plaque hommage à Julien Lauprêtre, président fondateur du Secours populaire de la Marne, sera dévoilé ce mardi. Patricia Le Corvic, présidente, recevra ce même jour les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur.

C’est un double hommage qui sera rendu ce mardi aux représentants et bénévoles du Secours populaire de la Marne.

C’est ainsi qu’en lien avec le conseil municipal de Reims, il a été décidé de baptiser l’allée où siège l’espace multisolidarité du Secours populaire du nom de Julien Lauprêtre, président fondateur du Secours populaire français, décédé le 26 avril 2019.

Arnaud Robinet, maire de Reims, et Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, procéderont officiellement ce mardi 26 avril à 16 h 15 au dévoilement de la plaque de rue « Allée Julien-Lauprêtre ».

Un hommage qui en cachera un deuxième. Ce même jour, Henriette Steinberg, secrétaire générale du Secours populaire français faisant fonction de présidente nationale, remettra les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur à Patricia Le Corvic, secrétaire générale du Secours populaire français de la Marne faisant fonction de Présidente (décret du 1 er janvier 2022). Cette reconnaissance met en avant les actions de solidarité du Secours populaire, ainsi que l’engagement de tous les bénévoles qui ne cessent d’œuvrer dans tous les domaines : solidarité internationale, question écologique, précarité chez les enfants… « Nous voulons affirmer le fait que nous somme une association de solidarité universelle qui ne s’arrête pas aux frontières. Lorsqu’on aide là-bas, on aide aussi ici », rappelait Patricia Le Corvic, lors du dernier congrès départemental qui se tenait à Vitry-le-Francois. Son leitmotiv a d’ailleurs toujours été : « On ne s’interdit rien, une montagne ne nous arrêtera pas ! »

Caroline Garnier

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« l’union » 220415a

REIMS – PATRIMOINE : Le colonel offre un pistolet au Fort

 


C’est le colonel Vilfrid Maack, actuel détenteur de l’arme, accompagné de sa femme, qui a décidé de la léguer.

Une cérémonie sympathique s’est déroulée lundi au Fort de la Pompelle suite au don d’un pistolet automatique utilisé durant la Première Guerre mondiale

L’arme automatique, de son vrai nom « Teuf Teuf » a appartenu à Laurent Bertin, ancien soldat de la Première Guerre mondiale. C’est le colonel Vilfrid Maack, actuel détenteur de l’arme, accompagné de sa femme, qui a décidé de léguer celle que « (son) père lui avait donnée ». Le lieutenant Laurent Bertin aurait fait cadeau de son arme au beau-père du colonel Maack. Le conseiller municipal délégué aux commémorations, Dimitri Oudin, était présent ainsi que Pascal Labelle, adjoint au maire délégué à la culture et au patrimoine. « Je suis très heureux de participer à cette cérémonie commémorative car ce pistolet est unique et c’est un enrichissement de pouvoir l’avoir dans notre collection », a annoncé l’adjoint au maire durant son discours. « Ce n’est pas qu’un musée, c’est un lieu de mémoire », a-t-il rajouter avant de passer la parole au colonel. Le colonel Maack finira son discours en remerciant la trentaine de personnes présentes dans la salle : « Grâce à vous, Laurent Bertin ne sera pas oublié. »

Après quelques applaudissements, c’est Antoine Carenjot, directeur de l’office national des anciens combattants et victime de guerre de la Marne, qui raconta dans son discours, l’histoire et le parcours du lieutenant Laurent Bertin.

Cet agriculteur ayant rejoint le 5 e groupe d’artillerie de campagne, deviendra sous-lieutenant au 36 e régiment d’artillerie.

Il participera à de nombreuses batailles comme celle de Verdun, Saint-Quentin, Avocourt, Bezonvaux ou encore celle du Four de Paris en Argonne. À la fin de la guerre, Laurent Bertin sera décoré de la Croix de guerre avec six citations, puis sera fait chevalier de la Légion d’honneur. En 1939, il sera rayé des officiers de réserve, étant père de six enfants. « Je suis très heureux de pouvoir léguer cette arme à ce musée car celle-ci et toute son histoire restera gravée dans nos mémoires », a déclaré le colonel Vilfrid Maack.

Timothée Forget

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« l’union » 220406a

VITRY-LE-FRANÇOIS : Un nouveau bureau pour la section vitryate de la Légion d’honneur

 

 

La section vitryate de la Légion d’honneur a tenu son assemblée générale annuelle (notre édition d’hier).

À cette occasion, l’assemblée a élu le nouveau bureau : Jean-Marie Lemoine (président d’honneur), Françoise Arvois (présidente), Jean-Pierre Bouquet (premier vice-président), Michel Histe (deuxième vice-président) et Yvonne Alips (secrétaire et trésorier, et amie de la Légion d’honneur). Bernard Liébart, quant à lui, est membre. Hubert Robin et Mattéo Belotti sont porte-drapeaux.

 

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« l’union » 220405a

VITRY-LE-FRANCOIS – ASSOCIATION : La Légion d’honneur toujours au poste

 


L’assemblée générale s’est tenue à la médiathèque Albert-Camus.

La section vitryate de La Légion d’honneur a tenu son assemblée générale annuelle sous la direction de sa présidente, Françoise Arvois, et en présence d’Yves Ambel, président de la section Marne, du général Jean-Marie Lemoine, président d’Honneur, et de Jean-Pierre Bouquet, maire de la Ville et vice-président.

Dans son rapport moral, samedi 19 mars, Françoise Arvois a souligné les difficultés rencontrées en raison des contraintes sanitaires et a rappelé son engagement au service de la société de La Légion d’Honneur en s’efforçant toujours de respecter la devise « Honneur et Patrie » et de faire preuve de dévouement en tenant ses engagements.

Le principal projet 2022 est une exposition sur le Centenaire de la Légion d’Honneur du 22 au 29 mai à la médiathèque Albert-Camus de Vitry-le-François. Bien sûr, les légionnaires participeront aux manifestations patriotiques du Souvenir de la Déportation le dimanche 24 avril, de l’Armistice du 8 mai 1945 et de l’Appel du 18 juin.

La section vitryate de la Légion d’honneur accueille avec plaisir la venue d’un jeune porte-drapeau, Mattéo Belotti, jeune sapeur-pompier de 18 ans, il secondera Hubert Robin.

De notre correspondant François Gsell

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« l’union » 220331a

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : Les grands noms de la boisson pétillante

 

Adolphe Jacquesson est né en 1800 à Châlons, deux ans après la création de la maison familiale de champagne par ses parents Claude et Memmie Jacquesson. La maison a connu un rapide essor : ses parents ont été décorés d’une médaille d’or par Napoléon I er en 1810. C’est en 1837 qu’Adolphe Jacquesson prend la direction de l’entreprise. Il étudie alors la façon d’améliorer le process d’élaboration d’une bouteille de champagne : il invente l’éclairage des caves au moyen d’un système de réflecteurs, ainsi qu’une machine à laver et boucher les bouteilles… On lui prête aussi la paternité du muselet, de son fil de fer et de sa plaque, en 1844. En 1863, Napoléon III lui remet la légion d’honneur. Adolphe Jacquesson décède en 1876 à Paris. La marque Jacquesson subsiste encore aujourd’hui à Dizy, au cœur du vignoble sparnacien.

Joseph Perrier est né en 1795 à Châlons et meurt en 1870 dans la même ville. Il a non seulement fondé la maison de champagne qui porte son nom, mais il a aussi été maire de Châlons de 1854 à 1860. Son frère Eugène Perrier (1810-1879), également négociant en vin, a occupé lui aussi la fonction de premier magistrat de 1867 à 1875. Il était en outre député de la Marne de 1871 à 1876.
La maison de champagne Laurent-Perrier a été créée et installée, en 1812, à Tours-sur-Marne par André-Michel Pierlot. Cette appellation existe depuis 1887, c’est le fruit de la réunion des familles Laurent et Perrier. Il n’y a pas de lien familial avec Joseph Perrier.

C’est à Dom Pérignon (1639-1715), natif de Sainte-Ménehould, qu’on attribue l’invention du champagne. Il avait grandi autour des vignes que son père et ses oncles possédaient à Sainte-Ménehould. La légende veut que Dom Pérignon, devenu moine bénédictin de l’abbaye d’Hautvillers, doué pour la viticulture, aurait eu l’idée d’assembler des raisins de diverses provenances. Ce mariage donne un produit final supérieur à celui de chacun de ses composants. Mais Dom Oudart, frère commis par l’abbaye châlonnaise de Saint-Pierre-aux-Monts, est lui aussi considéré comme un parrain du champagne. Mais il n’y a pas d’acte de naissance précis du vin de champagne. La découverte de sa fermentation a sûrement été le fruit du hasard.

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« l’union » 220316a

VITRY-LE-FRANCOIS – à venir

 

Assemblée générale du comité vitryat de la Légion d’honneur, samedi 19 mars à 11 heures à la médiathèque Camus.

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« l’union » 220304a

VITRY- LE-FRANCOIS - SERMAIZE-LES-BAINS – HOMMAGE : La médaille pour laquelle il a fallu s’armer de patience

 


Par décret du 24 novembre 2021, signé du ministère des Armées, Pierre-Marie Delaborde a été honoré.

Promu officier de l’Ordre national du Mérite, Pierre-Marie Delaborde a aussi reçu la Croix du combattant volontaire. Bien plus qu’une reconnaissance…

On a beau arborer déjà seize décorations, il est des moments que la routine ne gomme pas. Pierre-Marie Delaborde l’a mesuré en étant doublement distingué, le 26 février : dans l’Ordre national du Mérite où il a été fait officier, après avoir été nommé chevalier le 28 janvier 2006, et, surtout, par l’obtention de la Croix du combattant volontaire missions extérieures. Distinction rare, elle représente un titre de guerre pour un engagement dans la réserve opérationnelle. Le Sermaizien servit à ce titre au Kosovo dans le cadre de l’Otan avant d’intégrer le dispositif Licorne en Côte d’Ivoire, « des missions souvent délicates, toujours dangereuses » , a rappelé le général de corps d’armée Jean-Marie Lemoine.

Par décret du 24 novembre 2021, signé du ministère des Armées, Pierre-Marie Delaborde a donc été honoré. « Cela vient de l’institution du Souvenir français. Je remercie ceux qui sont intervenus pour que ce rêve soit possible » , a souligné l’ancien major, lors de la cérémonie de remise, à Sermaize-les-Bains. « C’est un moment de fierté, résultat de 52 ans de service comme militaire et dans le civil » , confiait-il rappelant qu’il était à Sarajevo, à Mostar, au Kosovo « quand ça n’allait pas » . Il était aussi au Congo, en Côte d’Ivoire, au Gabon ou en République Centrafricaine quand ça chauffait ! « Je suis ému. Je pense à ceux qui ne sont plus là. Dans toutes les opérations, on laisse des hommes » , regrettait celui qui est délégué général du Souvenir français dans la Marne.

Vous êtes le porte-drapeau des valeurs républicaines

« Tout ce que vous touchez devient glorieux. Je vous sais attaché aux valeurs de la démocratie, au devoir de mémoire. La République a reconnu vos talents » , a souligné le sous-préfet de Vitry-le-François, Jean-Philippe Fons. Au nom du comité Marne de l’Ordre national du Mérite, Hervé Chabaud a dressé le même portrait « d’une figure représentative. Vous avez à cœur que la mémoire soit quelque chose de vivant. Vous êtes le porte-drapeau des valeurs républicaines » .

Déjà « parrain » de Pierre-Marie Delaborde lors de sa nomination dans l’Ordre national du Mérite en 2006, le général Lemoine, grand officier de la Légion d’honneur et grand-croix de l’Ordre national du Mérite, s’est à nouveau chargé d’épingler ce qu’il a appelé « les plus hautes distinctions que vous avez méritées, vous le citoyen soldat exemplaire qui conservera la passion de servir son pays » .
Un patriotisme qui ne masquera jamais totalement le côté humain que l’homme a conservé sous les couleurs. La preuve, au Gabon, il a marqué à vie David Frerson, parachutiste du 8 e Rima, originaire de Pargny-sur-Saulx. « C’était en 1996 ou 1997, je devais être caporal. Le commandant d’unité m’a fait savoir que le major me demandait. Il s’est établi une relation territoriale, une fraternité entre voisins. On a toujours gardé contact. » Tellement que le soldat Frerson n’aurait décliné l’invitation de samedi pour rien au monde…


La famille en première ligne

 

Dans son allocution, Pierre-Marie Delaborde a réservé une large place à sa famille. Celle des compagnons sur le terrain évidemment mais surtout les proches « sans qui je ne serais pas ce que je suis. Leur soutien et leur bienveillante fidélité tout au long de mon parcours m’ont été précieux » . Le récipiendaire s’est attardé sur le rôle de ses parents que « je remercie pour l’affection dont ils m’ont entouré et les valeurs qu’ils m’ont inculquées, valeurs d’engagement, de respect des autres, de dépassement de soi… » . Il a adressé un message à ses petits-enfants « dont l’amour m’apporte tant ».

Mais l’émotion atteignait son comble au moment d’évoquer la mission de son épouse et de ses enfants, « particulièrement et surtout celui qui a rejoint le Royaume de la lumière. Celui qui est auprès de ses frères d’armes, morts dans l’exécution de leur mission au service de la France » , évoquait Pierre-Marie Delaborde.

Les mots ont reçu un écho chez Annie Delaborde, son épouse qui a, elle aussi, mené un combat. Contre l’angoisse souvent… « Quand votre mari et vos enfants sont militaires, les journées sont stressantes. On se fait du souci. Le pire a été quand ils sont partis tous les trois en même temps en ex-Yougoslavie. Je suis très fière, et je sais que mon mari l’est aussi, de la Croix du combattant volontaire. C’est celle qui a le plus de valeur à mes yeux. Il l’a méritée. Servir son pays a toujours été une vocation. »


Philipe Launay

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« l’union » 220225a

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 25 février 2022


CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE
 
Marie-José WIRTZ-RISSE, son épouse ;
Brigitte et Georges FRANCOIS,
Bruno WIRTZ-RISSE,
Béatrice WIRTZ-RISSE,
ses enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants,
et toute la famille,

vous font part du décès du

Colonel Gérard-Marie
WIRTZ-RISSE

Officier de la Légion d’honneur
Commandeur de l’ordre national du Mérite
Commandeur de l’ordre équestre
du Saint-Sépulcre de Jérusalem


 
survenu le lundi 14 février 2022, dans sa 90ème année.

La cérémonie religieuse a été célébrée dans l’intimité.

La famille adresse ses remerciements au docteur Joseph et aux personnels de la résidence Monseigneur Bardonne.



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« l’union » 220201a

EPERNAY – HISTOIRE : L’école Bachelin s’appellera désormais Yvette Lundy

 


L’école fut fondée en 1884. La place où elle se trouve a été nommée d’après l’instituteur Bachelin en 1925 et l’école a fini par prendre ce nom à l’usage.

Le conseil municipal a décidé lundi soir de rebaptiser l’école élémentaire du centre de la ville pour rendre hommage à la célèbre résistante décédée en novembre 2019 qui a passé sa vie à raconter son histoire auprès des élèves.

Un oubli enfin réparé. Et il n’a suffi que de quelques minutes de débat lundi soir au conseil municipal, où le plat principal était constitué par le vote du budget (sur lequel nous reviendrons), pour mettre un terme à une certaine injustice. Yvette Lundy, la grande résistante sparnacienne qui a dédié sa vie à combattre l’occupation nazie puis à inlassablement raconter son histoire quasiment jusqu’à sa mort en novembre 2019 à l’âge canonique de 103 ans.

Yvette Lundy donc, « grand officier de la Légion d’honneur, un privilège rarissime », rappelait justement le maire Franck Leroy, qui fait la fierté de la ville où cette native d’Oger a vécu plusieurs décennies, n’avait toujours pas eu droit à un monument à son nom. Ni même à une rue. Ni le moindre parc. Mais ce lundi soir, l’école Bachelin a changé de nom et prendra celui de l’ancienne institutrice qui a tant parcouru les écoles après la guerre. Tout un symbole.

« Le choix n’est pas innocent, confirme Franck Leroy, avec son métier d’institutrice. C’est un exemple pour la Résistance et son devoir de mémoire sans cesse mis en avant. » Yvette Lundy a notamment longuement parcouru les salles de classe pour raconter son histoire. Le changement de nom a été voté à l’unanimité. On ne sait cependant pas encore quand le changement aura lieu : dès maintenant ou bien à la rentrée ? Franck Leroy précise bien cependant que « cette décision a été prise avec l’accord de la famille et du directeur académique des services de l’Éducation nationale ».

À la désormais ex-école Bachelin ce lundi, les parents d’élèves n’étaient pas encore au courant. Beaucoup manifestaient leur surprise. « Ah oui, ils vont changer de nom ? » s’étonne Olivier, venu chercher son fils. Le nom de la résistante lui est familier, lui qui travaille… au collège portant déjà son nom ( voir ci-contre) à Aÿ-Champagne. « Ça va permettre aux enfants de mieux la connaître », juge-t-il. D’ailleurs, si plusieurs parents ignoraient l’existence de la résistante, d’autres avaient retenu son nom justement grâce au collège. La preuve que donner un nom de baptême à un bâtiment public a un grand intérêt pour éviter l’oubli collectif.

La grande interrogation des parents fut la suivante : « Mais… qu’est-ce que ça va changer pour les enfants ? », s’interroge une mère de famille. Pas grand-chose évidemment. Les fondements de l’école ne seront pas bouleversés. « Mais, explique le directeur de l’école Olivier Guillochain, ça va nous permettre d’expliquer aux élèves qui était Yvette Lundy et ce qu’elle a fait. D’autant que la Seconde Guerre mondiale est au programme des CM2. » L’éventail des possibilités est large. « On va aussi réfléchir à changer notre logo avec les élèves pour l’adapter à notre nouveau nom. » La réforme sera présentée en conseil d’école le 24 février prochain pour une présentation officielle à tous les parents.


Du collège Yvette-Lundy d’Aÿ à l’école d’Épernay

 

La future école Yvette-Lundy est loin d’être le premier bâtiment à porter son nom. Dès octobre 2011, le collège d’Aÿ-Champagne, où elle est si souvent allée pour éduquer des générations d’enfants sur son parcours de résistante, a été rebaptisé à son nom. « Cela a été un choc, positif. J’étais flattée, non pas par orgueil. J’ai accepté, je ne pouvais pas dire je ne veux pas, soyons honnêtes », nous expliquait-elle en octobre 2018. Le premier d’une longue série : dès 2012, une salle de classe de feu l’école de Gionges, où elle fut institutrice, prit son nom également. On trouve aussi une salle polyvalente du collège troyen Beurnonville, un jardin depuis 2016 à Oger, village de sa naissance, la bibliothèque de Beine-Nauroy, berceau de sa famille, qui s’appelle d’ailleurs Georges et Yvette Lundy, pour honorer son frère mort en camp. Il ne restait donc plus qu’Épernay, ville où elle vivait pourtant depuis des décennies. Un oubli désormais réparé.

Maxime Mascoli

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« l’union » 220126a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE -JUVIGNY – ARMEE : Marc Walisko distingué de la médaille militaire

 


Marc Walisko arbore la médaille militaire, plus haute distinction accordée aux sous-officiers.

Le juvignot Marc Walisko s’est vu remettre la médaille militaire lors d’une cérémonie militaire qui s’est déroulée au sein du 8 e régiment du matériel (RMAT) à Mourmelon-le-Grand.

Appelé sous les drapeaux en 1981 puis engagé en 1982 au 40 e régiment d’artillerie à Suippes, Marc Walisko a gravi les échelons pour devenir, en 2003, adjudant-chef. Affecté à Suippes, Mailly-le-Camp puis Mourmelon-le-Grand, il a contribué ainsi à la montée en puissance du groupement de soutien de la base de défense (GSBdD). Jeune retraité en 2013, Marc Walisko signe un nouveau contrat avec l’armée mais cette fois-ci en qualité de réserviste au 8 e RMAT de Mourmelon. Il est chargé de la gestion des ressources humaines et du suivi des carrières.

En 2014, il est élu conseiller municipal de Juvigny sous la mandature de Chantal Choubat. Appréciant le sport, surtout les arts martiaux, Marc Walisko, ceinture noire de karaté, est aujourd’hui président de Qwan-kido et initie à cette discipline les jeunes de Juvigny, Saint-Memmie, Vitry-le-François, Mourmelon et Bouzonville près de Metz et également des cours de gymnastique de relaxation Tam The (gymnastique douce originaire du Vietnam) avec l’association familles rurales de Juvigny-Vraux.

La Médaille militaire est la plus haute distinction militaire française destinée aux sous-officiers et aux soldats. Elle récompense les exploits extraordinaires ou de longues années passées sous les drapeaux, elle répond à la devise Valeur et discipline. Elle est souvent appelée « la Légion d’honneur du sous-officier » .

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« l’union » 220125a

VITRY-LE-FRANCOIS – HISTOIRE : Jean Gragnano, dernier témoin vivant de la Résistance

 


Jean Gragnano était membre du réseau de Résistance Buckmaster, chargé du renseignement et de la protection des enfants juifs recherchés.

Jean Gragnano à 14 ans lorsqu’il fréquentait l’école Guynemer, à Antibes.

À 98 ans, Jean Gragnano hérite d’une mission : poursuivre l’œuvre des résistants qui témoignent de ce que fut la lutte contre l’occupant. Dans la Marne, après le décès de la Sparnacienne Geneviève Philizot, personne ne semble mieux pouvoir le faire que lui.

Il est prêt à parler de tout, ou presque… Né en 1924 dans une famille napolitaine qui a fui l’Italie passée sous le joug de Benito Mussolini, Jean Gragnano apparaît comme l’un des derniers sinon le dernier témoin marnais ayant joué un rôle actif dans la Résistance. C’était sur la Côte d’Azur où ses parents et leurs six enfants s’étaient installés.

Protéger des enfants juifs recherchés par les nazis

« À l’époque, nous cachions des enfants juifs » , se souvient le Vitryat, capable de citer le nom de chaque personne dont il a croisé la route à cette époque. Et capable surtout de les situer dans un camp, ce qui pouvait être à l’époque une espèce d’assurance-vie.

Des enfants juifs cachés, il y en a trois dans le foyer des Gragnano. Il y a là « Charlot », un Parisien de 7 ans qui ne sait pas tenir sa langue. Il y a aussi un Autrichien de 16 ans et il joua un rôle précieux quand les militaires allemands rentraient dans le garage familial. « Ils venaient réparer leur Schlagbolzen, les percuteurs de leurs armes. Je me souviens de ce mot » , sourit celui qui est toujours porte-drapeau des anciens combattants. Il officiait le 28 août 2021 lors de la cérémonie anniversaire de la Libération de Vitry-le-François.

Le visage est plus sombre et, surtout, les trémolos encombrent la voix à l’évocation du contexte d’insécurité de l’époque. « Je sais qui m’a dénoncé mais je ne lui en veux pas. J’ai compris qu’on pouvait craquer sous la torture », admet le Vitryat. Il l’a lui-même expérimenté au Mont-Fleury, un nom bucolique qui cachait le QG de la Gestapo à Cannes. « J’ai été arrêté la veille de Pâques en 1944. J’ai subi la torture mais j’ai eu de la chance. Les Allemands m’ont relâché car ils espéraient que je les mène au reste du réseau. Mais, dans la Résistance, il y a une règle : dès qu’on sent le danger, il faut couper le contact avec la filière. »

Saboteur en Corrèze

Jean Gragnano se fait donc discret. La famille s’exile toutefois en Corrèze, près d’Ussel. « C’était à Saint-Exupéry-les-Roches où le maire avait réquisitionné une aile du château de la commune pour héberger des familles. Je n’ai jamais admis que l’on dise de lui qu’il était un collabo. Je peux certifier que non » , martèle-t-il. En Corrèze, Jean Gragnano a 22 ans. Il sabote des lignes de chemin de fer pour ralentir la Wehrmacht. Il vole du matériel et des uniformes à l’armée pour aider des copains résistants à s’enfuir. Il assiste aux préparatifs d’une descente contre des Feldgendarmes « qui ne sont jamais rentrés chez eux. Il y avait du danger partout. On pensait, pour la plupart, qu’on pouvait partir surtout que l’ennemi était parfois à l’intérieur », assure le Vitryat, capable de refuser la Légion d’honneur.

Des premières heures de résistant jusqu’à son retour à Antibes pour les derniers combats avant la Libération, Jean Gragnano pourrait parler sans relâche. Il est ouvert aux conférences publiques. Un enseignant va bientôt préparer son intervention à François-I er . La première d’une longue liste ?


Résister, c’est mon ADN

 

Jean Gragnagno est entré dans la Résistance jeune, forcément. Pouvait-il en être autrement dans une famille qui a fui l’Italie pourchassé par Mussolini ? « Mon père était condamné à mort par le régime. Certains de ses amis proches, comme Matteotti, ont été assassinés par Mussolini » , retrace le Vitryat, né en 1924 à Lyon. Sa famille s’est installée à Juan-les-Pins où Jean Gragnano apprend à vivre à la dure. « En France, on était traité de sales Macaroni et en Italie on était considéré comme de la viande vendue » , assure-t-il encore aujourd’hui.

Antifasciste recherché par les chemises brunes du Duce, le père de Jean Gragnano lui a inculqué le virus de l’opposition à la tyrannie. « Résister, c’est mon ADN. Je n’étais pas encore majeur. J’avais fait grève contre la guerre alors que j’étais élève à l’école Guynemer. Le premier tract que j’ai distribué, c’était en 1941 quand l’Allemagne d’Hitler a attaqué l’URSS. On le faisait discrètement et, à l’époque, c’était l’armée italienne qui occupait la Côte d’Azur. Elle n’était pas aussi dure que l’Allemagne » , a mesuré le nonagénaire.


L’essentiel

 

Jean Gragnano,
98 ans, doit être le dernier membre actif de la Résistance résidant dans la Marne, après le décès de Geneviève Philizot à 102 ans la semaine dernière à Épernay.

Installé à Vitry-le-François depuis 2009,
Jean Gragnano a été membre du réseau Buckmaster sur la Côte d’Azur. Il a également intégré pour quelques temps les Francs-tireurs partisans en Corrèze en 1944.

Fils d’un immigré italien antisfaciste,
le Vitryat veut témoigner auprès des jeunes pour que plus jamais ce qu’il a vécu ne se reproduise.

Philippe Launay

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« l’union » 220115a

REIMS – HERMONVILLE : Souvenir de Maurice Renard

 

Rodolphe, petit-fils de l’écrivain Maurice Renard est venu récemment pour marcher dans les pas de son aïeul.

Maurice Renard est né le 28 février 1875 dans une famille de magistrats dont le grand-père Pierre-Edouard était président du tribunal civil de Châlons et le père Achille président du tribunal civil de Reims, Maurice passait ses vacances à Hermonville, au château Saint-Remy. Il deviendra le précurseur du Merveilleux scientifique un genre littéraire nouveau au début du XX e siècle.

Officier de la Légion d’honneur, il décède en 1939 et repose à Oléron.

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« l’union » 220111a

REIMS : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 11 janvier 2022


REIMS
 
Madame Claude TAITTINGER, née Catherine de SUAREZ D’AULAN, son épouse,
Madame Brigitte TAITTINGER JOUYET et Monsieur Jean-Pierre JOUYET,
Madame Virginie TAITTINGER,
Madame Christine de GOUVION SAINT CYR et Monsieur Audoin de GOUVION SAINT CYR,
ses filles et leur époux ;
Ses douze petits-enfants,
ses huit arrière-petits-enfants,
et toute la famille,

ont la grande tristesse de vous faire part du rappel à dieu de

Monsieur Claude TAITTINGER

Officier de la Légion d’honneur
Ancien président directeur général du Champagne Taittinger à Reims
et de la société du Louvre à Paris


 
survenu le lundi 3 janvier 2022, à l’âge de 94 ans.

La cérémonie religieuse a été célébrée dans la stricte intimité.



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« l’union » 220109a

CHALONS – SAINT-MARTIN-SUR-LE-PRE – DISPARITION : Un vibrant hommage à Francis Lagraulet

 


Le lieutenant-colonel Francis Lagraulet a terminé sa carrière militaire au 402e RA. Il est décédé le 27 décembre à l’âge de 72ans.

Le lieutenant-colonel Francis Lagraulet est décédé le 27 décembre à de 72 ans. Il était Landais d’origine Les autorités militaires, de police, mais aussi des chasseurs, et des amis sont d’ailleurs venus des Landes pour accompagner lors de ses obsèques lundi au crématorium de Châlons l’époux, le père, le compagnon et le chef qu’il a été dans sa dernière demeure. Ses proches portaient le foulard landais des ferias.

En début de cérémonie, les sonneurs de trompes de chasse ont présenté un vibrant hommage. Puis s’en est suivi un discours de son épouse, Christiane et de son fils, David. Ce grand amoureux de la vie qu’était Francis Lagraulet, avec son caractère bien trempé et son accent qui rappelait le soleil, aura marqué de son passage, ses camarades, ses amis et sa famille. Il a passé le brevet militaire de parachutisme en 1975. Il a été distingué de la Médaille de la défense nationale, du diplôme d’État-Major et pour terminer il a reçu la Légion d’honneur. Francis Lagraulet a terminé sa carrière de militaire en 2005 au 402 e régiment d’artillerie de Châlons. Il ne supportait pas l’échec et avait pour doctrine d’être droit dans ses bottes.

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« l’union » 220105a

VITRY-LE-FRANÇOIS : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 05 janvier 2022


VITRY-LE-FRANÇOIS
 
Monsieur Yves AMBEL, Président de la section Marne ;
Madame Françoise ARVOIS, Présidente du comité de Vitry-le-François,
ainsi que tous les membres de la Légion d’honneur,

ont la tristesse de vous faire part du décès de leur ami

Monsieur Jean-Pierre JUNGEN

Chevalier de la Légion d’honneur
Médaillé militaire
Chevalier de l’Ordre national du Mérite


 
Un recueillement civil aura lieu le jeudi 6 janvier 2022 à 10 heures, au crématorium du Perthois de Thiéblemont.



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« l’union » 220104a

HAUTEVILLE : avis de décès


Avis de décès paru dans le journal L’union du 04 janvier 2022


HAUTEVILLE
 
Monsieur et Madame Philippe JUNGEN et leurs enfants Emma et Lucas,
Monsieur et Madame Cédric JUNGEN et leur fils Vincent,
Madame Jacqueline SABINA sa compagne, ses enfants et petits-enfants,
les familles BOIVIN, LABBE, PINEL,

ont la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Jean-Pierre JUNGEN

Chevalier de la Légion d’honneur , Médaillé militaire,
Chevalier de l’Ordre national du Mérite


 
Un recueillement civil aura lieu le jeudi 6 janvier 2022 à 10 heures, au crématorium du Perthois de Thiéblemont. Monsieur JUNGEN repose au funérarium de Vitry-le-François 52, avenue du Colonel
MOLL.

La famille remercie le personnel soignant de l’hôpital de Montier-en-Der.

Ni fleurs, ni plaques.



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« l’union » 220102a

MARNE – DISTINCTION : Des Marnais dans la promotion du Nouvel An de la Légion d’honneur

 

Plusieurs personnalités locales font partie des 547 récipiendaires de la promotion du Nouvel An de la Légion d’honneur :

  • Thomas Campeaux, préfet de l’Aisne, est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
  • Jean-Marie Barillère, président de l’union des maisons de Champagne, est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
  • Patricia Le Corvic, secrétaire générale du Secours populaire de la Marne, est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
  • Amélie Servettaz, professeure au service de médecine interne, maladies infectieuses et immunologie clinique au CHU de Reims, est nommée chevalier de la Légion d’honneur.
  • Noël Stock, contrôleur général et ancien pompier à Reims et Châlons-en-Champagne, est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
  • Patrick Hescot, ancien chirurgien-dentiste dans la Marne, président d’honneur de l’Union française pour la santé bucco-dentaire, est promu au grade d’officier de la Légion d’honneur.
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« l’union » 211215a

VITRY-LE-FRANCOIS – HOMMAGE : La mémoire de Georges Matras honorée

 


Famille, amis et officiels ont salué la mémoire du Vitryat.

Proches et officiels se sont recueillis sur la tombe de l’illustre Vitryat décédé en avril 2020, au plus fort de la crise sanitaire. Un hommage lui a été rendu.

Merci à vous Georges pour l’exemple donné. » Les mots de Françoise Arvois, empreints de reconnaissance et de tendresse, ont résonné ce samedi dans le cimetière du midi. « Nous n’avons pu l’accompagner durant ses obsèques en raison de la crise sanitaire mais nous tenions à nous rassembler pour honorer sa mémoire » , confiait ainsi la présidente du comité de la Légion d’honneur de Vitry-le-François, avant de retracer son parcours, lui l’ami intime de son père, qui a toujours su veiller sur elle.

Prisonnier de guerre durant la Seconde Guerre mondiale et libéré en 1942, Georges Matras n’a eu de cesse d’œuvrer pour le collectif dès son retour dans la cité rose et ce jusqu’à la fin de sa vie. Titulaire de la médaille militaire, chevalier de l’ordre national du Mérite, il avait reçu la Croix de guerre 39/45 avec palme et la Croix du combattant 39/45.

Parmi ceux qui ont permis la reconstruction de la ville

Il avait également été fait chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur à l’Élysée en 1985 par son ami François Mitterrand, avant d’être promu officier en 2005. Une palme funéraire, portant inscription de l’appartenance à la Légion d’honneur, a ainsi été déposée sur sa tombe. « En hommage au grand monsieur que vous êtes » , a confié, émue, Françoise Arvois.

« Nous rendons aujourd’hui hommage à une des personnes qui ont permis la reconstruction de la Ville » , a salué quant à lui le maire, Jean-Pierre Bouquet, évoquant la « discrétion » de Georges Matras et le « respect » qu’il inspirait, tandis que le député Charles de Courson soulignait « l’engagement citoyen admirable » du Vitryat.


L’essentiel

 

Georges Matras
est fait prisonnier durant la Seconde Guerre mondiale. Il est envoyé au camp de Namur en Belgique.

Libéré en 1942
, il revient dans sa ville natale de Vitry-le-François et participe à sa reconstruction.

Devenu assureur
, il fonde la Fédération nationale des Anciens combattants et Prisonniers de guerre (ACPG) et devient conseiller municipal. Il fonde également le comité de coordination de Vitry et créé la zone artisanale et industrielle Vitry-Marolles.


Marie Charrier

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« l’union » 211207a

REIMS – RELIGION : La Légion d’honneur remise à Éric de Moulins-Beaufort

 


Mgr de Moulins-Beaufort a été nommé chevalier de la Légion d’honneur sur le contingent du ministère de l’Intérieur, à la mi-juillet. Archives L’union

Gérald Darmanin a remis lundi soir la Légion d’honneur à Éric de Moulins-Beaufort, à la tête du diocèse de Reims et des Ardennes, et président de la Conférence des évêques de France (CEF).

Une cérémonie discrète

Le ministre de l’Intérieur lui a remis cette décoration au siège de la CEF dans le VII e arrondissement de Paris, a-t-on appris auprès de l’entourage de Gérald Darmanin et de la CEF, confirmant une information du quotidien La Croix.

Le ministre de l’Intérieur a salué « le courage et la détermination » d’Éric de Moulins-Beaufort, un homme « de conviction et de dialogue », « face aux difficultés qu’a rencontré l’Église concernant les actes de pédophilie ».

Une cérémonie discrète, selon « le souhait des deux parties », a précisé la CEF. La date et la remise par le ministre étaient prévues depuis « fin août ».

La CEF est l’une des deux instances de l’Église catholique à avoir commandé le rapport de Jean-Marc Sauvé sur la pédocriminalité depuis les années 1950, dont la publication en octobre a provoqué une onde de choc dans l’institution.

Au lendemain de la publication des conclusions, Éric de Moulins-Beaufort avait créé la polémique en affirmant que le secret de la confession était « plus fort que les lois de la République », ce qui lui avait valu d’être convoqué par le ministre de l’Intérieur pour s’en expliquer. Il avait ensuite reconnu une « formulation maladroite ».

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VITRY-LE-FRANCOIS : Le principal mis à l’honneur pour son engagement

 

 

Principal du collège Gisèle-Probst, autrefois dit du Vieux-Port, depuis 2017, Charles Stoflique a été récompensé par le comité de la Légion d’honneur.

C’était vendredi en marge d’une cérémonie où la préfète de Région, Josiane Chevalier, a dévoilé la plaque en l’honneur de Gisèle Probst, « une grande dame qui a donné l’exemple. Elle n’a jamais sombré et a toujours résisté », résumait Françoise Arvois, présidente dudit comité.

Le principal a reçu une médaille gravée pour le travail mené pour valider le changement de nom de l’établissement. « On n’est jamais seul dans une telle aventure. Elle se poursuit avec le devoir de mémoire que cette dame, grande résistante, a incarné », a commenté Charles Stoflique partageant sa récompense avec ses équipes.

 

 

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VITRY-LE-FRANCOIS – SERMAIZE-LES-BAINS – DECORATION : Pierre-Marie Delaborde doublement décoré en janvier

 


Le Sermaizien recevra les insignes d’Officier de l’Ordre national du mérite et la Croix du combattant volontaire.

Seize ans jour pour jour après avoir été fait chevalier de l’ordre national du Mérite dans le salon d’honneur de l’hôtel de ville de Sermaize-les-Bains, Pierre-Marie Delaborde recevra les insignes d’officier samedi 29 janvier 2022.

Une nouvelle fois, il sera parrainé par le général Jean-Marie Lemoine et décoré pour son engagement au service d’une association mémorielle, à savoir le Souvenir français où il occupe depuis plusieurs années les postes de délégué général du Souvenir Français de la Marne et président du comité cantonal de Sermaize-les-Bains.

Douze opérations extérieures

La cérémonie sera également l’occasion de lui remettre la Croix du combattant volontaire avec la barrette « Missions extérieures ». « C’est un honneur de recevoir cette distinction du ministère des Armées. Je suis honoré et heureux » , confie le principal intéressé, qui a servi son pays durant 42 ans et participé à 12 opérations extérieures, en centre-Europe et en Afrique.


La Croix du combattant volontaire, un premier pas vers la Légion d’honneur

 

La Croix du combattant volontaire est une décoration militaire attribuée à des membres de la réserve opérationnelle sur acte de volontariat spécifique pour avoir participé à une opération extérieure (OPEX). Elle est considérée comme un titre de guerre et une référence privilégiée dans l’étude des dossiers de proposition aux ordres nationaux, comme la Légion d’honneur.

Marie Charrier

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REIMS - SÉPARÉS PAR LA GUERRE PENDANT 70 ANS – REPORTAGE : Deux amis ballottés par l’Histoire réunis à Reims pour un film

 


Le Rémois Roger Boulanger (à gauche) et Achille Muller, qui vit à Pau, très émus devant la cathédrale de Reims. Bernard Sivade

Grand-Croix de la Légion d’honneur, le colonel Achille Muller (à g.), 96 ans, et Roger Boulanger, chevalier de la Légion d’honneur, 95 ans, au musée de la Reddition, à Reims, où Roger vit. Le musée est d’ailleurs installé dans une partie du lycée Roosevelt, anciennement lycée technique, où il a enseigné l’allemand pendant vingt ans.


Roger Boulanger et Achille Muller, main dans la main au pied de la cathédrale de Reims, devant la plaque commémorant la réconciliation franco-allemande, le 8 juillet 1962. Photos Bernard Sivade

Olivier Hennegrave et Cheikh Sakho, jeudi au musée de la Reddition.

Ils sont amis d’enfance mais la Seconde Guerre mondiale les a séparés pour des décennies. Roger Boulanger a connu les camps nazis tandis qu’Achille Muller participait à la libération de la France.
Sans nouvelles l’un de l’autre jusqu’en 2016, ils se sont retrouvés jeudi à Reims pour les besoins d’un documentaire.

Une histoire hors du commun. Deux lignes de vie parallèles, puis diamétralement opposées, séparées par la guerre et reliées par le hasard, 70 ans plus tard. Le destin de Roger Boulanger et Achille Muller fait l’objet d’un film, dont le tournage vient de s’achever à Reims.

Main dans la main, au pied de la cathédrale de Reims, devant la plaque commémorant la réconciliation franco-allemande. Les yeux de Roger et Achille s’embuent, avant que les deux nonagénaires ne s’étreignent. Près de l’Ange au Sourire, les deux amis retrouvent le leur. Se remémorent-ils leurs parties de foot 90 ans plus tôt ? Leurs premiers flirts ? L’étreinte se finit en francs éclats de rire. Sur l’échelle de Richter de l’émotion, la séquence tournée jeudi à Reims, atteint 9 sans difficulté. Roger Boulanger, installé à Reims depuis les années 50, et Achille Muller, venu de Pau, à l’autre bout de la France, partagent leur bonheur de se retrouver. « Cela me fait énormément plaisir de le revoir, car ça n’arrive vraiment pas souvent… » , glisse Roger.

Pendant des décennies, on peut même dire que ce n’est pas arrivé du tout. La faute à la guerre, à l’Histoire, au manque de chance. Nés en 1925 et 1926 à Forbach (Moselle), fréquentant la même école et vivant dans la même rue, les deux amis auraient pu ne jamais se quitter. Mais en 1940, la Moselle revient à l’Allemagne. Les jeunes sont obligés d’adhérer aux Jeunesses hitlériennes, puis de s’engager dans la Wehrmacht : 130 000 partiront sur le front à l’est. Mais 10 000 refuseront leur incorporation dans l’armée allemande et fuiront. Avec des réussites diverses.

Les trajectoires similaires des deux amis divergent à partir de là. En 1942, Achille, l’aîné, traverse la France et l’Espagne à vélo, rejoint Gibraltar puis Londres en bateau, combat les Nazis, participe à la libération de la France. Il finira colonel, Grand-Croix de la Légion d’honneur et légende vivante chez les parachutistes. Son cadet d’un an fuit, lui, en 1943 vers la Suisse, qui le renvoie de force en Allemagne, où il est arrêté, incarcéré, puis envoyé en camp de concentration.

Le froid, la faim, les coups

« Après six mois de prison à Sarreguemines, on nous a transférés comme du bétail au Struthof, en Alsace , témoigne-t-il, la voix claire et le souvenir précis. Je reverrai toujours les portes du camp, les barbelés. Je m’en souviens comme si c’était hier. On nous a balancés par terre. Nul ne pouvait savoir ce qui nous attendait ici… » Il raconte le froid, la faim, les coups. « Les Nazis voulaient nous casser physiquement, mais aussi psychologiquement, donc ils nous obligeaient à regarder les pendaisons, ou les détenus passés à tabac. Je me souviens d’un homosexuel roué de coups sous nos yeux. Le pauvre est mort un mois plus tard. »

Début 1944, Roger est transféré au camp de Flossenbürrg, en Bavière. « Une chance inouïe, car c’était une usine : on travaillait en atelier, à l’abri du froid. Et j’avais le droit de recevoir les colis de nourriture de ma mère. Même si les kapos m’en volaient pas mal, c’est ce qui m’a sauvé. » À la fin de la guerre, le camp est évacué et Roger réussit à s’échapper pendant la Marche de la mort. « J’ai croisé des Français du STO qui m’ont fait monter dans un camion militaire français. »

En 1945, les deux amis se retrouvent à Forbach. D’un côté le héros de guerre, de l’autre la victime de la déportation. « Achille a agi, moi j’ai subi. » Ce sont ces deux faces d’une même pièce, tournée dans tous les sens par l’Histoire, qui ont intéressé le réalisateur rémois Olivier Hennegrave et l’historien Cheikh Sakho, autant que « les conditions incroyables de leurs retrouvailles » , selon le documentariste. On doit celles-ci à Philippe Baijot, ancien patron du champagne Lanson, et elles ont eu lieu… 71 ans après la fin de la guerre. Pendant des décennies, chacun a en effet cru que l’autre était mort. Ainsi Roger, devenu professeur d’allemand à Reims, était convaincu qu’Achille était tombé en Indochine.

Diffusion en juin

Le coup de théâtre a lieu au milieu des années 2010, lors d’un cocktail chez Lanson. Roger Boulanger offre son livre autobiographique à Philippe Baijot, qui fut son élève dans les années 70, et qui se passionne pour l’histoire. Il le dévore et l’envoie à un ami en Bretagne. Or cet ami a lu de son côté l’autobiographie d’Achille. Chacun écrivant quelques lignes sur l’autre et sur Forbach, les deux lecteurs font le lien entre eux. Philippe Baijot raconte la suite : « Je suis venu chez Roger, qui m’a redit qu’Achille était mort. Je lui ai annoncé la bonne nouvelle ! Je revois encore l’émotion qui l’a submergé quand il a su qu’Achille était en vie… » À partir de là, Philippe Baijot s’est démené pour organiser leurs retrouvailles, qui ont eu lieu le 30 août 2016, lors du 72 e anniversaire de la libération de Reims. La conclusion de sept décennies de malentendus, mais aussi le point de départ du film à naître. Intitulé « Vivre malgré eux ! », ce documentaire de 52 minutes, qui sera diffusé en juin 2022 à la télévision, a germé ce jour-là dans la tête de ses auteurs. Ils ont ensuite tourné au domicile des deux amis, à Forbach, à Reims lors d’une intervention de Roger devant des élèves, puis au Struthof en 2017.

Quatre ans plus tard, ils viennent de se retrouver dans la cité des sacres pour filmer les dernières scènes, à la cathédrale et au musée de la Reddition, où la capitulation allemande fut signée le 7 mai 1945. De quoi ravir Roger Boulanger, qui souligne un ultime clin d’œil du destin : « Je suis heureux de revoir Achille ici, dans des lieux que je connais très bien… » Le musée occupe en effet une partie du lycée Roosevelt, anciennement lycée technique, où Roger a enseigné l’allemand pendant vingt ans. « La fin de la guerre a été signée en 45 et j’y suis arrivé en 1951. Je ne m’attendais pas à y revenir en 2021 ! » Mais dans ce roman qui s’étire sur presque un siècle, y a-t-il un seul chapitre auquel les deux amis pouvaient s’attendre ?


Deux Rémois à l’écriture et derrière la caméra

 

Chargées d’émotion, les retrouvailles, en 2016, d’Achille et Roger, ont tapé dans l’œil et dans le cœur d’Olivier Hennegrave et Cheikh Sakho, eux aussi bien connus à Reims. Le premier réalise, depuis 1993, des documentaires pour la télévision (F3, F5, C+, Arte, Planète, Voyage…). Curieux, il a abordé des sujets variés, dont le sport avec Yoann Diniz, le crime avec Mesrine, la musique, la nature… En marge du tournage, il se confiait sur ses racines, qui l’ont poussé vers ce nouveau sujet : « J’ai un arrière-arrière-grand-père mosellan qui était député protestataire, au Reichstag, dans les années 1870, donc je suis très touché par la question des Malgré-nous. »

Le poids de l’histoire touche aussi Cheikh Sakho, coauteur du film. D’abord professeur d’anglais, depuis peu docteur en Histoire diplômé de l’Urca, il se définit comme « un mémorien, passionné par tout ce qui touche à la mémoire » . Originaire de Dakar, il s’est démené, pendant douze ans, pour faire reconstruire le Monument aux héros de l’armée noire, au Parc de Champagne, inauguré par Emmanuel Macron en novembre 2018.


De Reims à Pau, cherche diffuseur et financeur…

 

Le Centre national du cinéma (CNC), en découvrant le projet, a eu ces mots : « Ce film doit exister ! » Pour autant, pas simple de le financer, ni de trouver une chaîne pour le diffuser. Côté télé, F3 a décliné, et une modeste chaîne lorraine a accepté, permettant au moins de lancer le tournage. Mais ce documentaire mérite une audience plus large. Des discussions sont en cours avec des chaînes nationales. Côté budget, les auteurs espèrent vivement le soutien des collectivités. Seule la région Grand Est a accepté pour l’instant. Ils misent beaucoup sur la Ville de Reims (une rencontre a eu lieu jeudi avec le maire) et sur le Département de la Marne, mais aussi sur les collectivités des Pyrénées-Atlantiques. En particulier la Ville de Pau, où réside Achille Muller, et que dirige François Bayrou. L’ex-ministre n’a (encore ?) rien promis. À noter que le film est accompagné par des partenaires privés, dont le champagne Lanson, qui lui a renouvelé cette semaine son soutien.

Guillaume Lévy


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