Revue de presse sur la Légion d’Honneur dans la Marne - articles - année 2022


La plupart des articles provient du journal « l’union » que nous remercions.

Quelques articles ne proviennent pas du journal « l’union » ; l’origine est alors indiquée par le lien en tête d’article.

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« l’union » 220626c

REIMS : Nos indiscrétions

 

Quand il entend que Rachel Keke (LFI) est la première femme de chambre à devenir députée en France, après son élection dimanche dernier dans le Val-de-Marne, Bruno Bourg-Broc fait des bonds.

Député de la Marne pendant 28 ans, le Châlonnais maîtrise l’historique des élections législatives du département quasiment sur le bout des doigts : « Une femme de ménage de Reims devint députée de la Marne en 1948 : Hélène Nautré ! » C’était d’ailleurs la première femme du département a décroché un tel mandat… Siégeant après le départ des deux élus qui la précédaient sur la liste du PCF, Hélène Nautré sera députée jusqu’en 1951. Elle se représentera mais ne sera pas élue et s’éloignera de la politique.

Née en 1904, Résistante, déportée, décorée d’une demi-douzaine de médailles dont la Croix de guerre et la Légion d’honneur, élue municipale à Reims (comme son mari André), Hélène Nautré a milité à l’Union des femmes françaises, émanation du PCF.

Décédée en 1976, une rue et un parc honorent sa mémoire à Reims.

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« l’union » 220626b

EPERNAY – DISTINCTION : Franck Leroy épinglé de la Légion d’honneur

 


De nombreux invités étaient présents pour la remise officielle de l’insigne de Chevalier de la Légion d’honneur à Franck Leroy. F.P.

Samedi matin, Philippe Richert, ex-président de la région Grand Est, a remis l’insigne de Chevalier de la Légion d’honneur, au maire Franck Leroy.

Il y avait foule hier matin dans le grand salon de l’Hôtel-de-ville. Sous-préfète actuelle et sa prédécesseur, présidents de région, sénatrice, député, élus divers, maire d’Ettlingen (Allemagne), représentants du monde du champagne… Tous étaient invités à assister à la remise officielle de l’insigne de Chevalier de la Légion d’honneur au maire d’Épernay, Franck Leroy. L’annonce était tombée le 1 er janvier de l’année dernière mais en raison de la pandémie, la cérémonie officielle a quelque peu été retardée.

Samedi, c’était donc jour de fête pour l’élu et ses proches. « Une journée particulière », a-t-il dit en préambule avant de laisser la parole au Colonel Jean-Pierre Prato, président du comité d’Épernay de la Légion d’honneur. L’occasion de rappeler à tous que cette décoration honorifique est « la plus haute distinction française et l’une des plus connues au monde, remise pour récompenser les citoyens les plus méritants dans tous les domaines d’activité ». À ce jour, la Légion d’honneur compte 83 000 membres. Puis Philippe Richert, ex-président de la région Grand Est, commandeur de la Légion d’honneur et « parrain » de Franck Leroy a ensuite retracé le parcours du maire de la capitale du champagne depuis 22 ans, président de l’Agglo d’Épernay, premier vice-président à la région Grand Est en charge de l’Environnement, de la Transition énergétique et du schéma d’aménagement des territoires, mais aussi président des maires et d’intercommunalités de la Marne. « Tu fais preuve d’une sacrée expérience et d’un engagement exceptionnel. Tu as cette volonté d’avancer, tu as démontré des capacités d’écoute et de travail en commun, moi-même à la Région j’ai pu profiter de ton savoir, de tes connaissances », a-t-il souligné avant d’ajouter : « Ce que tu fais ici, ce que tu as fait pour la Marne, la Région, la République mérite d’être honoré. Tout ce parcours explique cette reconnaissance ».

Franck Leroy a alors rappelé qu’il ne s’attendait pas à recevoir cette distinction : « C’était une heureuse surprise en janvier 2021. Elle m’honore et je la reçois avec humilité car le mérite me concernant est modeste ».

L’élu natif de Boulogne-sur-Mer a remercié les Champenois, a eu un petit mot pour Bernard Stasi, ancien maire et pygmalion, François Baroin, maire de Troyes avec lequel il a travaillé.
Et il a souhaité dédier cette distinction « aux Sparnaciens, à mes collègues du conseil municipal, mes collaborateurs fidèles, aux directeurs, techniciens, mes parents et à mes enfants et mon épouse ». Un vin d’honneur a clôturé la cérémonie.

Grands moments d’émotion

 

La cérémonie a été riche en émotion pour le récipiendaire et l’assemblée hier matin. Surtout lorsque Franck Leroy a évoqué l’ancien résistant Edmond Maudière, invité à l’Hôtel-de-Ville : « À côté de vous, je me sens tout petit. Sans vous, la France ne serait pas la terre de liberté qu’elle est aujourd’hui », a-t-il déclaré très ému. Les quelques mots de la fin ont aussi été touchants. Ils ont été dédiés à ses trois enfants Antoine, Martin et Clément, « qui m’appellent parfois le relou de service » et à sa moitié, son épouse Christine, « qui rêvait d’un légionnaire, elle est maintenant comblée », et à qui il a récité un extrait d’une chanson de Charles Trenet avant de lui offrir un joli bouquet de fleurs.

Frédérique Pétré

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« l’union » 220626a

REIMS – LOISIRS : Jean-Philippe Collard - Après cette belle aventure, plus de temps pour le piano

 


Jean-Philippe Collard est chevalier de la Légion d’honneur, commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres et chevalier de l’ordre national du Mérite.

Jean-Philippe Collard a programmé pour la dernière fois les Flâneries musicales de Reims. Le pianiste virtuose relate une partie de sa carrière qui continuera à enthousiasmer le public.

Vous avez commencé la musique dès votre enfance. Dans quelles circonstances ?

Je suis originaire d’un village viticole près d’Épernay à Mareuil-sur-Aÿ et mes parents étaient tous les deux mélomanes. Mon père, trop occupé par son entreprise de Champagne et ses autres activités notamment celle de maire du village, c’est ma mère pianiste qui me donna les premières leçons sur le piano familial. Dès ma prime jeunesse, je devais m’exercer pendant au moins une demi-heure par jour. Cette pratique quotidienne était rédhibitoire.

Après les premières gammes, j’ai suivi des cours avec Monique Didier, professeur de piano à Épernay. L’apprentissage est devenu plus accru et intensif. Chaque année, nous donnions un concert qui dévoilait au public le travail effectué de l’année. C’est à l’âge de 10 ans, lors de cette tradition annuelle, que la célèbre pianiste Aline van Barentzen, professeure au Conservateur national de musique de Paris, s’est proposée de parfaire mon apprentissage, persuadée de ma réussite.

Un jour, mon père m’invita à l’écouter attentivement dans le salon familial et m’annonça qu’Aline van Barentzen estimait que j’avais de grandes capacités pour cet instrument et qu’elle se chargerait de me préparer au concours d’entrée du Conservatoire de Paris.

La phrase finale dite par mon père me combla de joie, puisqu’elle annonçait l’accord parental pour aller battre le pavé parisien. C’est ainsi que j’ai obtenu ce sésame à 11 ans, pour faire mes études de piano dans cette prestigieuse institution où, à 16 ans, je fus diplômé.

Après ces rigoureuses et prestigieuses études, quels furent vos projets ?

À 16 ans, je me suis retrouvé au seuil d’un avenir que l’on doit construire. C’est jeune et ce n’est pas une mince affaire. J’avais bien conscience que je devais encore progresser dans ma technique du piano même en étant titulaire du diplôme du Conservatoire de Musique de Paris.

C’est à ce moment qu’est arrivé le célèbre pianiste et compositeur Pierre Sancan. Il est venu gouverner ma nouvelle vie de jeune musicien. Il a d’abord structuré mon schéma d’éducation pianistique. Il a aussi repris tout le travail physique qu’exige le piano. Ce fut une époque de continuité des études musicales et de perfectionnement dans ma pratique. Cela a été des moments très intenses avec une seule priorité le piano. Je n’ai pas eu une adolescence commune, avec très peu d’amis et je ne voyais que rarement ma famille, à de brefs moments, car il y avait les répétitions, les concerts et toutes les activités inhérentes à ma vie de jeune pianiste. Je menais une autre vie.

Une fois que j’ai volé de mes propres ailes, il a fallu orchestrer ma vie d’artiste et aussi ma vie personnelle. Je devais concilier ces deux vies qui sont mes pôles primordiaux : avoir une vie de famille, voir mes enfants grandir et parcourir le monde pour donner des concerts et vivre ma passion. J’ai joué dans beaucoup de pays, mais j’avais une préférence pour l’Amérique du sud. Le public est très démonstratif, contrairement aux spectateurs asiatiques qui manifestent leur contentement d’une manière beaucoup plus réservée. Les États-Unis d’Amérique du Nord, c’est surtout les villes côtières où les concerts étaient les plus intéressants. J’ai joué beaucoup aux USA, j’y allais cinq à six fois par an. J’aimais bien m’y rendre, l’efficacité américaine me convient et j’aimais la diversité du public. J’ai aussi donné des concerts en Europe mais moins fréquemment.

Ce fut de riches expériences diverses, mais à force de fréquenter les hôtels, de perdre beaucoup de temps dans les aéroports, j’ai décidé de mettre un frein à ces innombrables déplacements.

Revenons en France et parlez-nous des Flâneries Musicales de Reims.

C’est venu par hasard. Me directeur artistique m’a proposé de lui succéder. À cette requête, j’ai longuement réfléchi. Ce sont les arguments de ma femme qui ont beaucoup compté dans ma décision et c’est dans ces conditions que j’ai accepté. Comme elle me le disait, je vais pouvoir m’occuper des artistes et je reviens sur ma terre natale. Jouer dans sa région, c’est toujours agréable et j’en ai eu la preuve ce dimanche où j’ai interprété un concert au Festival du Mai Musical d’Aÿ.
Les Flâneries, ce fut le début d’une aventure de onze ans qui se termine ce mois de juillet. C’est une expérience que j’ai beaucoup aimée. Pour moi, c’était une orientation différente de mon métier. J’allais m’occuper des autres et travailler avec les autres, contrairement aux années précédentes. Ce travail d’équipe au sein de ce festival me plaît beaucoup et c’est captivant de travailler avec différentes personnes, différents corps de métiers qui ont tous un même objectif : la réussite des Flâneries.

La première année, j’ai commencé en janvier et il fallait réaliser la programmation de 55 concerts. Fort heureusement mes amis musiciens m’ont aidé et nous avons pu produire ce qui était prévu. La structure existante était bien rodée et j’ai pu me consacrer à la programmation. Je me suis appliqué à donner des orientations à ce festival. J’ai amené une nouvelle génération de musiciens, ce qui a apporté une dynamique et a fait côtoyer un public différent avec les fidèles spectateurs. J’ai voulu allier le tourisme, le champagne, la beauté des monuments de par leur architecture. Ces différentes considérations ont donné, je pense, une autre dimension au festival.

Ces réalisations ne pouvaient se faire sans un important mécénat. Cela a été une de mes priorités et j’ai beaucoup œuvré pour amener de nouveaux partenaires, ce qui a permis le développement des Flâneries. C’est ma dernière saison et j’assisterai à tous les concerts avec beaucoup de nostalgie.
Après cette belle aventure, j’aurai plus de temps pour le piano. J’ai envie de donner des concerts en Europe. Je vais pouvoir profiter plus amplement de ma famille. C’est aussi l’opportunité de faire du tourisme dans les villes que j’ai fréquentées entre deux avions.

Bio express

 

Jean Philippe Collard
est né le 27 janvier 1948 à Mareuil-sur-Aÿ dans une famille de mélomanes.

À l’âge de 5 ans
, il commence à prendre des leçons de piano avec sa mère, puis à Épernay avec un professeur, et enfin avec la pianiste Aline van Barentzen, une ancienne élève de Marguerite Long.

À 16 ans
, il est diplômé du Conservatoire national supérieur de musique de Paris et poursuit sa formation avec le célèbre pianiste et compositeur Pierre Sancan avant d’être projeté sur le devant de la scène internationale.

Le pianiste champenois
passe sa vie à sillonner les plus grandes scènes musicales du monde..

Directeur artistique des Flâneries de Reims
depuis dix ans, il passera la main, à 74 ans, après cette édition 2022.

De notre correspondant JEAN-LOUP BERNARD

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« l’union » 220612a

REIMS - Les grandes et petites histoires de nos députés : Héros de guerre

 

Au fil des siècles, de nombreux militaires embrassèrent la carrière de député dans nos départements : les généraux d’Empire François Barthélemy, comte Beguinot (Ardennes, 1802-1807) et Maximilien Foy (Aisne, 1819 – 1825), un Maréchal de France, Bertrand Clauzel (Ardennes, 1827-1842), un général de division, Charles Parchappe (Marne, 1852-1866), le général Alfred Chanzy (Ardennes, 1871-1876), le compagnon de la Libération Pierre Viénot (Ardennes, 1932-1940) ou le général d’Armée Roger Noiret (Ardennes, 1958-1967).

Mais la palme revient à « l’As des As », Pierre Clostermann. Député, notamment, de la Marne (1951-1955), dirigeant de la société Reims Aviation, il pouvait arborer 25 médailles après avoir été le plus grand pilote de chasse français durant la Seconde Guerre mondiale (33 victoires) : Grand-croix de la Légion d’honneur, Compagnon de la Libération, Croix de guerre 1939-1945 avec 27 citations…

Si Élie Bloncourt affichait la décoration de Commandeur de la Légion d’honneur pour son activité de résistant, ce député de l’Aisne (1936-1940 et 1945-1946), originaire de Guadeloupe, avait été blessé au visage lors des combats en mai 1918. Aveugle, il apprit le braille pour devenir professeur de philosophie.

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« l’union » 220528c

EPERNAY – DORMANS -EVENEMENT : Les anciens combattants en congrès

 


Officiels et récipiendaires prennent la pose pour la photo souvenir du congrès.

Plus d’une centaine d’anciens combattants ont assisté au congrès départemental de leur association qui s’est tenu dimanche dernier dans la commune.

Sous la présidence de Serge Auffredou, secrétaire national et Alain Lecuyer, président départemental, les Combattants prisonniers de guerre – Combattants d’Algérie, Tunisie, Maroc (CPG-CATM) – Opérations extérieures (Opex) et Veuves de guerre (VG), ont tenu leur congrès départemental dimanche dernier à Dormans. Cent vingt adhérents ou amis, ont fait le déplacement dont dix-huit présidents de sections et trente porte-drapeaux. De leur côté, de nombreux officiels, élus et présidents d’associations patriotiques telles le Souvenirs français ou la Légion d’honneur sont venus soutenir le monde combattant afin que perdure le devoir de Mémoire. Après la partie légale des travaux de ce congrès, les officiels invités ont pris successivement la parole.

Après avoir remercié la municipalité de Dormans et tous les participants de leur présence, Alain Lecuyer a insisté sur « la nécessité de poursuivre les requêtes en cours, pour une meilleure reconnaissance du droit à réparation vis-à-vis des jeunes veuves ». En conclusion, il remerciait la section de Dormans pour « son exemplarité dans l’accueil des Opex ».

Serge Auffredou quant à lui, a rappelé que les anciens combattants se sont battus pour obtenir ce droit à réparation et que « nous devons être très vigilants pour que ce droit soit maintenu vis-à-vis des jeunes combattants Opex » . Puis, dans le domaine du social, il a informé les congressistes sur les aides que pouvait allouer la fédération nationale envers les adhérents anciens combattants les plus démunis.

Éric Girardin, député, faisant le point sur la situation en Ukraine a rappelé que « la guerre est à la porte de l’Europe et aurait des conséquences pour l’avenir ». Le sénateur Yves Detraigne a confirmé son plaisir de pouvoir assister, « après deux ans de confinement, à des commémorations traditionnelles » et a chaleureusement remercié les anciens combattants.

Le président du Département Christian Bruyen, toujours présent aux assemblées générales des anciens combattants, a surtout souligné « le travail de mémoire et la présence des porte-drapeaux aux cérémonies ».

Antoine Carenjot, directeur de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC VG) et représentant le Préfet, a mis en évidence « le côté social de l’engagement de ses services » comme l’aide à l’entrée en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), ou le soutien à domicile. Il remerciait au passage l’association départementale pour « sa contribution financière pour l’élaboration du chemin de la mémoire sur le site du camp de la Folie à Châlons ».

Avant de se rendre au monument aux morts pour le dépôt de gerbes en présence des enfants de la commune, Alain Lecuyer informait l’assistance qu’un pèlerinage aura lieu à Notre-Dame de Lorette le 16 octobre, afin de commémorer le 45 e anniversaire du transfert des cendres du soldat inconnu AFN (Algérie, Maroc, Tunisie), et le 60 e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie.


Des insignes et des médailles

 

Trois insignes de porte-drapeaux ont été respectivement remis à Alain Lecuyer, Patrick, Lequeux et Daniel Lallement. De plus, cinq adhérents ont reçu la médaille du mérite fédéral pour service rendu : Michelle Moigneau, Marie-Laure Dubus, Yvon Grosdidier, William Dansin et Christophe Theill
En reconnaissance de leurs actions en faveur de ce congrès, la médaille de la Fédération Nationale a été remise à Serge Auffredou, Jérôme Dubus et Michel Courteau.

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« l’union » 220528b

REIMS – CHIGNY-LES-ROSE – HISTOIRE : Capitaine de la Grande Armée

 


Nicolas Jobert rentre à Chigny-les-Roses en mai 1816 après avoir risqué cent fois la mort sur les champs de bataille.

La commune et le Souvenir Napoléonien célèbrent aujourd’hui Nicolas Jobert, capitaine de Dragons, né et enterré dans la commune.

Nicolas Jobert est un officier français, né le 30 janvier 1763 à Chigny-les-Roses où il est mort le 8 janvier 1858. Il s’engage dans les Dragons au 6 e régiment, le 14 avril 1791 et fit, dans un premier temps, les campagnes de 1792 à l’an III à l’armée du Nord. Employé à l’armée de Rhin-et-Moselle pendant les ans IV et V, il fut fait sous-lieutenant sur le champ de bataille, le 7 messidor an IV, pour s’être emparé d’une pièce de canon et en avoir aussitôt tourné la charge contre l’ennemi. Il reçoit le brevet d’un sabre d’honneur le 25 brumaire an XI, et la décoration d’officier de la Légion d’honneur le 25 prairial an XII.

Il participe à de nombreuses batailles de la Grande Armée : Marengo, Prentzlow, Friedland, Eylau. Il est nommé capitaine le 28 novembre 1806.

Il combat en Espagne et au Portugal. Il fait les campagnes de 1813 et 1814, en Saxe et en France. Maintenu en activité sous la première Restauration, il fit partie de la 5 e division de réserve pendant les Cent-Jours, fut licencié le 1 er septembre 1815, et fut admis à la retraite le 23 janvier 1816.
Nicolas Jobert rentre dans son pays natal en mai 1816 après avoir risqué cent fois la mort sur les champs de bataille.

La tradition raconte que son corps était couvert de cicatrices qui proclamaient sa gloire. Il reçut, dit-on, quatre-vingt-dix blessures et eut huit chevaux tués sous lui.

Un char AMX 30 du 6 e régiment de Dragons a été baptisé du nom de Chigny-les-Roses, en souvenir du capitaine Jobert, le 12 décembre 1981. Le 6 e Dragon a été dissout le 31 juillet 1992. La commune a nommé en 1886 la rue des Leuches, rue Jobert.


Au programme de ce samedi 28 mai

 

Le programme sera le suivant : 11 h 30, dépôt de gerbe sur la tombe de Nicolas Jobert. Cérémonie avec le Souvenir napoléonien et les marins de la garde (en tenue d’époque) ; midi, vin d’honneur salle des fêtes, espace Jean-Guy ; 15 heures, conférence de Fabrice Delaître, ancien officier de l’armée de Terre. Fabrice Delaître est passionné d’histoire en général, et du 1 er Empire en particulier ; 16 heures, film du bicentenaire de la bataille de Reims et 20 heures, repas en tenue de gala, inscription obligatoire.

Contacts : Vincent Guy, tél. 03 26 03 42 35 ou 06 20 48 65 73 ou Corinne Dumont, tél. 06 07 25 36 63.

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« l’union » 220528a

CHALONS – VRAUX – CULTURE : Le musée a rouvert

 


Dans la vitrine on voit la photo de Jean Marseille et son poignard, présente Gérard Faux.

Le musée consacré à la Seconde Guerre mondiale est ouvert. On peut y trouver des effets personnels de l’officier Jean Marseille, abattu à 25 ans.

Le musée du terrain d’aviation de Condé-Vraux 1939-1945, dédié à la Seconde Guerre mondiale, a rouvert ses portes avec une visite privée et un nouveau flyer. Le musée est géré par l’association Maison rouge, dont le président est Gérard Faux. Il s’étend sur 350 m 2 et six salles avec de nombreuses vitrines, mannequins en tenue d’époque, matériel, documents et, dans la cour, un avion MHI521 Broussard avec un cockpit d’avion de chasse où l’on peut s’asseoir. « Nous avons toujours des dons et des prêts » , témoigne Gérard Faux.

Jean Marseille s’était battu héroïquement

Ainsi, depuis 2021 sont exposés dans la vitrine « combat et sacrifice de l’armée de l’air 1940 », des souvenirs personnels prêtés dont le brevet de pilote du sous-lieutenant Jean Marseille. Pilote au groupe aérien d’observation, né en 1915, il a été abattu à 25 ans, le 22 mai 1940, avec son équipage. Les visiteurs peuvent aussi lire la lettre qu’il a écrite deux jours avant son décès à sa femme, et voir son portefeuille brûlé au moment d’être abattu. En levant les yeux, on peut apercevoir le tableau avec les médailles commémoratives de Jean Marseille dont la légion d’honneur décernée à titre posthume. Cet officier s’est battu héroïquement, alors qu’il était attaqué, avec son mitrailleur et son observateur, par cinq avions de chasse ennemis. « Nous avons aussi son poignard de parade traditionnel de l’armée de l’air. Il est assez rare car il date des années 1930 » , précise Gérard Faux.
Entrée gratuite – ouvert les samedis et les dimanches de 14 heures à 18 h 30 jusqu’à fin septembre et sur rendez-vous pour les groupes de plus de cinq personnes.

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« l’union » 220526b

VITRY-LE-FRANCOIS – HISTOIRE : Lili Leignel, la passeuse de mémoire

 


Lili Leignel a demandé aux lycéens de rester « vigilants. La haine amène la guerre. Ayez le courage de répandre la vérité ».

ÉLISA GRAINGEOT

Déportée entre 1943 et 1945, Lili Leignel sillonne la France depuis quarante ans pour témoigner d’une période sombre de l’Histoire. Raconter, c’est la mission qu’elle s’impose. La Nordiste ne pardonne pas l’horreur mais veut aller au-delà de sa douleur pour plaider la fraternité.

Quelle grande dame ! Debout devant les élèves du lycée François-I er , Lili Leignel raconte sa vie en détention dans le système concentrationnaire allemand, à Ravensbrück d’octobre 1943 à février 1945 puis à Bergen-Belsen, jusqu’à la libération du camp en avril 1945. Le témoignage, vibrant, est à retrouver dans son livre, Je suis encore là. Le titre, à lui seul, marque « ma grande revanche sur les Nazis » .

Aînée des trois enfants de la famille, Lili Leignel, née Keller-Rosenberg est issue d’une famille juive hongroise. Elle est arrêtée le 27 octobre 1943, à Tourcoing. « Je me souviendrai de la date toute ma vie, c’était l’anniversaire de maman. Nous avions prévu une belle fête mais les Feldgendarmes sont arrivés à 3 heures du matin » , tremble encore Lili Leignel. « Peut-être avions-nous été dénoncés… »
Nous n’étions plus des enfants comme les autres. Notre seule occupation était de tuer nos poux
Ce point ne sera jamais éclairci mais la vie de captivité de la famille commence : prison de Loos (Nord), regroupement à la caserne Dossin de Malines, le Drancy belge, puis les camps allemands. Le père est envoyé à Buchenwald dont il ne reviendra pas, fusillé à quelques jours de la libération ; la maman et les enfants sont à Ravensbrück. « J’avais le matricule 25 612. Il fallait s’en souvenir en français et en allemand. Gare à nous si on ne répondait pas. Nous n’étions plus rien, si ce n’est ce matricule. »

Nous étions déportables, échangeables mais pas exterminables

Dans ce camp réservé à la détention des femmes et des enfants, les conditions de vie sont horribles. Froid, nourriture, odeur… Tout déshumanise. « Nous étions dans le bloc 31. Nous crevions de faim. Maman voulait qu’on fasse notre toilette chaque jour. Se laver, c’était déjà un acte de résistance » , se souvient Lili Leignel.

Dans le même baraquement dort aussi Geneviève Anthonioz de Gaulle, la nièce du général qui devient une amie. « Nous n’étions plus des enfants comme les autres. Notre seule occupation était de tuer nos poux. Si on sortait, c’était pour rester accroupis, adossé à la paroi du baraquement. On ne s’éloignait pas du bloc, de peur de tomber sur un soldat avec un chien. Depuis, j’ai toujours peur des chiens » , poursuit Lili Leignel qui mesure qu’elle a une petite chance dans son grand malheur. Elle est d’origine hongroise et la Hongrie est alliée du Reich. « Nous étions déportables, échangeables mais pas exterminables… »

À Ravensbrück comme à Bergen-Belsen, où elle a côtoyé Anne Frank et Simone Veil, Lili Leignel avoue avoir souffert « de la faim, du froid, mais surtout de la peur » , résume la conférencière avant de se confier aux lycéens : « Je me sens bien avec vous. Vous me redonnez de la force. C’est à vous de changer le monde. Je sais que vous en êtes capables. Vous êtes mes messagers » , lance Lili Leignel.


3 QUESTIONS À… ÉLISA GRAINGEOT ORGANISATRICE DE LA CONFÉRENCE ET ÉLÈVE : Permettre le passage de la mémoire m’intéresse

 

Comment vous est venue l’idée d’organiser cette rencontre ?

J’ai toujours eu un intérêt pour cette période de l’Histoire. En tant que trésorière de la maison des lycéens, j’ai quelques projets et je me suis dit que celui-là était réalisable. J’ai commencé à l’élaborer en octobre.

Aviez-vous rencontré Lili Leignel avant sa venue à Vitry-le-François ?

Non mais j’ai obtenu son contact. Nous avons beaucoup échangé par téléphone et par messages. Nous avons cadré cette conférence ensemble. J’ai ressenti du stress mais j’ai eu beaucoup d’autonomie.

Qu’avez-vous pensé de sa conférence ?

Le passage de la mémoire m’intéresse. Il m’importe beaucoup. Lili Leignel a porté un message d’espoir pour toucher les jeunes.


Les faits

 

Le lundi 2 mai,
Lili Leignel a tenu une conférence au lycée François-I er devant des classes de Terminale.

Âgée de bientôt 90 ans,
Lili Leignel, née Keller-Rosenberg, a été déportée de 1943 à 1945 dans les camps nazis. Officier de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite, elle parcourt la France pour prôner la paix et la tolérance.

La conférence
avait été mise sur pied par une élève de l’établissement, Élisa Graingeot. Originaire de Glannes et passionnée de la Seconde Guerre mondiale, elle se prépare à des études à Sciences Po ou dans une école de commerce.

Philippe Launay

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« l’union » 220526a

EPERNAY – SOLIDARITE : Le Lions club honore les Blues du cœur

 


Elles aussi ont appliqué la devise du Lions club : « Nous servons ».

Le Lions club d’Épernay dresse chaque année le bilan de ses activités. Au cours de la réception, l’association les Blues du cœur s’est retrouvée sous les projecteurs. Pour rappel, en 2020, en pleine crise Covid, la société Chantelle avait dû mettre ses salariées au chômage partiel du fait de son inactivité commerciale. Les établissements hospitaliers subissant par ailleurs une forte pénurie de sur blouses, le préfet avait demandé de l’aide aux citoyens disposant de ce savoir-faire.

« C’était le cas pour nous, employées de Chantelle, avec en plus un bel outil industriel » , note Delphine Chapelot, responsable développement et service client du Groupe Chantelle Lingerie. Avec l’autorisation de la direction générale, 35 bénévoles ont répondu à l’appel et créé l’association Les Blues du cœur, pour se différencier de leur activité salariale. « Nous avons entrepris de fabriquer ces sur blouses à destination des soignants si sollicités. Nous en avons ainsi coupé environ 20 000, fabriquées grâce à l’aide de couturières à domicile et également sur place chez Chantelle ».

Les Lions club d’Epernay et de Châlons se sont chargés de gérer l’approvisionnement de la matière principale et l’acheminement vers les besoins. L’aventure à duré deux mois, le temps que Chantelle reprenne son activité classique.

A noter que Delphine Chapelot a été invitée à Paris le 14 juillet 2020 être élevée au rang de Chevalier de la légion d’honneur, une décoration à partager avec l’ensemble de ses collèges bénévoles. Ce mardi 17 mai, les Lions ont tenu à rappeler et à honorer leur dévouement à la cause.

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« l’union » 220509b

RENDEZ-VOUS – DEMAIN - CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : Exposition

 

À l’occasion du centenaire de sa création, la société des membres de la Légion d’honneur organise une exposition retraçant son histoire et ses actions actuelles, dans le hall de la mairie, du 10 au 14 mai.

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« l’union » 220509a

RENDEZ-VOUS – A VENIR - CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE Conférence

 

À l’occasion de l’exposition pour le centenaire de la société des membres de la Légion d’honneur, Bruno Bourg-Broc animera une conférence le vendredi 13 mai à 18 h 30, à l’auditorium de la médiathèque Pompidou.
Le thème sera : « Paul Anxionnaz, élu marnais et membre du gouvernement. »

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« l’union » 220508b

EPERNAY – ÄY – EVENEMENT : Amandine Crépin décorée de l’ordre national du Mérite

 


Amandine Crépin, au centre, a déclaré : « Par ce ruban bleu, la France m’honore ». F.P.

Jeudi soir, la directrice de la Mission coteaux, maisons et caves de Champagne, a reçu les insignes de Chevalier dans l’ordre national du Mérite.

Joli moment festif jeudi soir au sein de Pressoria à Aÿ, où Amandine Crépin, directrice de la Mission coteaux, maisons et caves de Champagne, a reçu les insignes de Chevalier dans l’ordre national du Mérite.

Pour mémoire, la Mission a vu le jour suite à l’inscription de la Champagne au patrimoine mondial de l’Unesco le 4 juillet 2015, il y a 7 ans maintenant. Elle a pour objectif d’entretenir, valoriser, protéger et faire fructifier l’inscription sur le long terme, via diverses actions et notamment une grande marche, un dîner caritatif, des conférences, des opérations pour embellir la région…

Pour son investissement sans faille, la directrice a été mise à l’honneur en présence de la sous-préfète d’Épernay, de Hervé Chabaud, président de la section Marne de l’ordre du Mérite, de Jean-Luc Barbier, chevalier de la Légion d’honneur et ancien directeur du Comité champagne, de nombreux élus, collègues, amis et proches. « C’est une grande joie », a-t-elle déclaré, « par ce ruban bleu, la France m’honore ». Elle n’a pas manqué d’y associer le regretté Pierre Cheval qui avait décroché avec brio l’inscription à l’Unesco en 2015. « J’ai tellement appris à ses côtés, et vécu des moments heureux et intenses. » Et d’ajouter : « Je souhaite partager avec lui cette distinction et comptez sur moi pour déplacer les montagnes champenoises au service du et de la Champagne ».
C’est son parrain, Jean-Luc Barbier, qui lui a remis l’insigne non sans avoir, au préalable, dans un pétillant discours teinté d’humour, retracé le parcours de la jeune femme.

Originaire d’Amiens, Amandine Crépin est rapidement devenue une champenoise d’adoption. Titulaire d’un master aménagement, urbanisme et environnement, elle a soutenu un mémoire de fin d’étude sur « la gestion des paysages culturels inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco » en étudiant le cas champenois. Suite à son stage, elle a ensuite intégré l’Agence d’urbanisme, de développement et de prospective de la région de Reims pour conduire l’inscription du dossier champenois.

Recrutée par Pierre Cheval, elle a en 2013, pris la direction de l’association Paysages du Champagne, alors en charge de promouvoir la candidature. « Il était impératif de réussir, et avec panache », relate Jean-Luc Barbier. Elle est aujourd’hui à la tête de la Mission coteaux. Une suite logique, pourrait-on dire. « Elle a été là où il faut et au bon moment », résume Jean-Luc Barbier, qui précise joliment : « La chrysalide est devenue papillon, Amandine est passée de l’ombre à la lumière ».

Jean-Pierre Belfie, membre de la Mission estime aussi « qu’avec Amandine Crépin, la Mission a de beaux lendemains ». Et son parrain de conclure : « Cette distinction est une incitation, un encouragement, une obligation à faire toujours plus et mieux ».


Un peu d’histoire

 

C’est Hervé Chabaud, président de la section Marne de l’ordre national du Mérite, qui a rappelé devant un auditoire attentif, quel était l’origine de l’ordre national du Mérite. C’est, après la Légion d’honneur, le second ordre national visant à honorer des citoyens français. Il récompense les mérites distingués, acquis soit dans une fonction publique, civile ou militaire, soit dans l’exercice d’une activité privée. On ne peut pas en faire la demande soi-même, il faut être proposé par quelqu’un d’autre. Il se compose de chevaliers, officiers, commandeurs, puis grands officiers et grands croix. Il a été institué le 3 décembre 1963 par le général de Gaulle. L’insigne a été créé dans le département de la Marne.

Frédérique Pétré

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« l’union » 220508a

REIMS : Mon père est une partie vivante de l’Histoire

 

C’est peu dire que Moira Johnson ( en photo ci-contre avec le vétéran), l’une des filles de Luciano Graziano, est fière de son père. Elle lui fait de véritables louanges : « C’est un héros. C’est une partie vivante de l’Histoire. C’est un trésor national. On est bénis d’avoir un père comme ça ! » Moira Johnson a joué un rôle non négligeable dans la parution du livre autobiographique de son père : « Il m’a donné ses notes, et j’ai tapé le texte. Il pensait à écrire ce livre depuis des années. Cela nous a pris un moment pour le préparer. »

Le livre (photo page de gauche) est sorti il y a quatre ans, alors que Luciano Graziano était âgé de 95 ans. Depuis, il est régulièrement sollicité par les médias et reçoit de nombreux courriers, venant des États-Unis et du monde entier. « Le livre le fait voyager partout dans le pays, mais mon père ne pense pas être quelqu’un de célèbre » , s’amuse Moira Johnson. Entre autres récompenses, Luciano Graziano a reçu la Légion d’honneur en 2021.

Le vétéran américain, qui n’est jamais revenu en France depuis 1945, a même été invité par la mairie de Reims pour les cérémonies des 7 et 8 mai. Mais, n’étant pas vacciné contre le Covid, il n’a pas pu voyager. Luciano Graziano a cependant déjà été atteint par le coronavirus, « mais je ne l’ai pas laissé m’abattre » , sourit-il. Décidément, Luciano Graziano peut survivre à tout. Sa santé est même excellente : « Il vit tout seul, il conduit toujours, il cuisine, il fait le ménage, fait ses courses à l’épicerie… Il fait tout lui-même ! » constate Moira Johnson. Il continue même, à temps partiel, à exercer son activité professionnelle de coiffeur. Impressionnant jusqu’au bout.

Dossier réalisé par Kévin Monfils

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« l’Hebdo du Vendredi »

CHALONS - CONFÉRENCE - VENDREDI 13 MAI - LE CENTENAIRE DE LA LÉGION D’HONNEUR

 

En lien avec l’exposition visible à l’Hôtel de ville, Bruno Bourg-Broc propose de retracer l’histoire et les actions de la Société des membres de la Légion d’honneur, née en 1921.

À 18 h 30, bibliothèque Pompidou – Accès libre.

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« l’union » 220506a

REIMS : Une exposition sur la Légion d’honneur à la mairie

 

Saviez-vous que Reims est l’une des 47 villes récipiendaires de la Légion d’honneur ? Que des Olympiades et un prix à destination de la jeunesse existent ? Ces informations et beaucoup d’autres sont à retrouver dans une exposition organisée pour le centenaire de la création de cette prestigieuse distinction.

Une manifestation itinérante qui s’arrête dans le hall de l’hôtel de ville jusqu’à dimanche.

Passée cette date, les panneaux d’informations prendront la route, direction Châlons-en-Champagne, puis Vitry-le-François.

 

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« l’union » 220503b

VITRY-LE-FRANCOIS - VILLERS-LE-SEC : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 03 mai 2022


VILLERS-LE-SEC (51)
 
Sophie et Agnès MENARD,
ses filles ;
Erwan, Stéphanie, Marine, Alice, Aymeric et Charles,
Ses petits enfants et leur conjoint ;
Arthur et Victor,
ses arrière-petits-enfants,

ont la grande tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Michel MENARD

Officier de la légion d’Honneur,
Chevalier de l’ordre national du Mérite,
Officier de l’ordre du Mérite agricole,
Chevalier de l’ordre des Palmes académiques


 
survenu le jeudi 28 avril 2022, dans sa 92e année.

La cérémonie religieuse sera célébrée le samedi 7 mai 2022, à 15 heures, en l’église de Villers-le-Sec 51250 (Marne).

Sophie : sophie.jacq.menard@free.fr
Agnès : cab.menard@mail.com



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« l’union » 220503a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE : La Société des membres de la Légion d’honneur a 100 ans

 

La Société des membres de la Légion d’honneur organise une exposition à l’occasion de ses 100 ans, qui se déroulera du 10 au 14 mai à l’hôtel de ville de Châlons-en-Champagne.

Une présentation de documents philatéliques sera également réalisée par la section Marne et l’ancien maire de la commune, Bruno Bourg-Broc, animera une conférence à l’occasion de cet anniversaire le vendredi 13 mai à 18 h 30, à l’auditorium de la médiathèque Pompidou.

À son origine, en 1921, l’association centenaire se tournait vers les médaillés de la Première Guerre mondiale afin de venir en aide à ceux qui rencontraient des difficultés économiques et sociales.

L’association se tourne également vers le devoir de mémoire et la mise en valeur des symboles que peut représenter la Légion d’honneur.

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« l’union » 220428a

REIMS – SOLIDARITE : Une allée rebaptisée pour le Secours populaire

 


Deux enfants de Julien Lauprêtre ont dévoilé la plaque.

Un double hommage pour le Secours populaire a été rendu mardi. La plaque de rue en hommage à Julien Lauprêtre a notamment été dévoilée.

Un long hommage à Julien Lauprêtre, président fondateur de l’association du Secours populaire français, a été rendu par Henriette Steinberg. La secrétaire générale du Secours populaire français, faisant fonction de présidente nationale, l’a bien connu et a raconté le passé résistant du fondateur de l’association.

« La solidarité dont Julien Lauprêtre faisait preuve n’était pas exclusive au Secours populaire français. Toute sa vie il a fait preuve d’une grande solidarité », a rappelé Henriette Steinberg.

Trois ans après la disparition de Julien Lauprêtre, l’allée où siège l’espace multisolidarité du Secours populaire a été rebaptisée à son nom.

La Légion d’honneur pour Patricia Le Corvic

Un hommage a été rendu par Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, en présence de deux des quatre enfants de Julien Lauprêtre. La présidente du Grand Reims a laissé la cadette et l’aîné dévoiler la nouvelle plaque « Allée Julien-Lauprêtre ». Catherine Vautrin a tenu à remettre un exemplaire de la plaque à chacun des enfants du président fondateur.
S’est ensuite déroulée la cérémonie de la remise des insignes de la Légion d’honneur, en présence d’un porte-drapeau et du président de la section Marne de la société des membres de la Légion d’honneur, Yves Ambel.

Suite à la prise de parole du représentant de la Légion d’honneur, Patricia Le Corvic, secrétaire générale du Secours populaire français de la Marne faisant fonction de présidente (décret du 1 er janvier 2022), a reçu les insignes de Chevalier de la Légion d’honneur. La médaille lui a été remise en main propre par Henriette Steinberg.


Quand nous chanterons le temps des cerises

 

Un dernier hommage en souvenir de Julien Lauprêtre s’est produit en chanson, quelques minutes avant la cérémonie de la remise des insignes de la Légion d’honneur. Le président fondateur appréciait particulièrement les chansons « Le temps des cerises », d’Yves Montand, et « Quand on n’a que l’amour », de Jacques Brel, interprétées par un guitariste chanteur. L’audience a partagé un moment de solidarité, en reprenant en chœur les paroles des chansons. Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, a même félicité les personnes qui ont donné de leur voix.

Valère Perlot

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« l’union » 220425a

VITRY-LE-FRANCOIS – INSOLITE : A 18 ans, il s’engage pour devenir porte-drapeau

 


Matteo Belotti aime s’engager pour les autres.

Jeune sapeur-pompier depuis 4 ans, Matteo Belotti a décidé de s’engager également en tant que civil. Il va devenir porte-drapeau au sein du comité vitryat de la Légion d’honneur. Rencontre avec ce sportif qui aime aider les autres.

Une première. Vendredi, Matteo Belotti, 18 ans, assistait à la cérémonie de la Journée nationale de la déportation aux côtés des membres du comité vitryat de la Légion d’honneur. Une manière de « faire connaissance » avec les adhérents mais aussi d’observer Hubert Robin, porte-drapeau de l’organisation. Car le jeune homme a décidé, lui aussi, d’être porte-drapeau. « Ma tante me l’a proposé et j’ai accepté. Je me suis dit que c’était une activité à tester. Je n’y aurais pas forcément pensé de moi-même, mais c’est original. Je pense que ça va me plaire », assure-t-il à quelques heures de la cérémonie. Sa tante, Françoise Arvois, présidente de l’association patriotique, raconte : « On s’est retrouvés tous les deux à une cérémonie, tous les deux fiers. Et c’est là que j’ai eu l’idée de lui en parler. Je suis sure d’avoir fait le bon choix. Matteo a des valeurs et une mentalité qui correspondent bien à ce rôle. » Celui qui est en terminale STMG (Sciences et technologie du management et de la gestion) au lycée François Ier abonde : « Le respect de la France, l’engagement, ça me parle. »

Depuis 4 ans, le passionné de sport qui a exercé le judo et joue au foot depuis ses 6 ans, est jeune sapeur-pompier (jsp) à la caserne de Vitry-le-François. « En 3 e , quand on doit réfléchir à son parcours professionnel, j’ai pensé aux pompiers. J’ai fait des stages et ça m’a plu. Il y a un bel esprit d’équipe, une bonne ambiance et une cohésion. Tout le monde s’aide, c’est un peu comme une seconde famille. » Cela lui plaît si bien qu’il envisage même d’en faire son métier, mais il compte d’abord effectuer un BTS. « Je préfère faire des études direct après le bac » , justifie-t-il. Dans ces choix, deux de ses « dadas », son attrait pour les ressources humaines avec un parcours de gestion de PME, et un attrait pour les ressources humaines, et un parcours pour devenir entraîneur sportif.

Son rêve ? Intégrer un jour la brigade des sapeurs pompiers de Paris. « J’aime aider les autres. Secourir, que ce soit en éteignant les flammes ou avec les gestes de premiers secours. J’ai plutôt un bon contact avec les autres », confie-t-il, aussi à l’aise pour lister ses joueurs de foot préférés (Lionel Messi, Christiano Ronaldo et Kylian Mbappé), parler de son « club de cœur », l’Olympique de Marseille dont il regardera le match en demi-finale de Ligue Europa jeudi prochain, que d’évoquer son engagement auprès des pompiers. Un engagement qui rend fier ses parents, Gaël et Stéphanie, et qui a inspiré sa sœur Léna. Cette dernière effectue sa première année en tant que jeune sapeur-pompier.

C’est d’ailleurs en tant que pompier que Matteo Belotti a vécu ses premières cérémonies. « Il y a aura à choisir entre celles qu’il fera en uniforme de pompier et celles où il sera en civil pour porter le drapeau », relève sa mère dans le jardin de la maison familiale, à Couvrot. « Je trouve ça bien qu’un jeune soit porte-drapeau, et puis, si ça peut donner des idées à d’autres… », remarque son fils. Des paroles qui s’accordent avec celles de sa tante. « Les porte-drapeaux sont souvent des personnes âgées, et c’est très bien qu’elle soit là, mais on a besoin des jeunes. Malheureusement, les cérémonies attirent de moins en moins de monde. » L’exemple de son neveu inspirera peut-être d’autres jeunes à s’intéresser aux cérémonies. Pour Matteo Belotti, cette première cérémonie en tant qu’apprenti porte-drapeau ne sera certainement pas la dernière.


Devenir jSP

 

Il faut être âgé de 11 à 18 ans, fournir un certificat médical d’aptitude physique, fournir un certificat de vaccination antitétanique et fournir une autorisation parentale ou des personnes investies de l’autorité parentale. Différents thèmes sont abordés durant la formation : prompt secours, lutte contre les incendies, protection des biens et de l’environnement, engagement citoyen et acteurs de la sécurité civile, activités physiques et sportives.

Bérénice Poulin

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« l’union » 220424a

REIMS – HOMMAGE : Le Secours populaire à l’honneur

 


Patricia Le Corvic (à gauche), secrétaire générale du Secours populaire français de la Marne, va recevoir les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur, le jour de la cérémonie en hommage à Julien Lauprêtre, le président fondateur.

Une plaque hommage à Julien Lauprêtre, président fondateur du Secours populaire de la Marne, sera dévoilé ce mardi. Patricia Le Corvic, présidente, recevra ce même jour les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur.

C’est un double hommage qui sera rendu ce mardi aux représentants et bénévoles du Secours populaire de la Marne.

C’est ainsi qu’en lien avec le conseil municipal de Reims, il a été décidé de baptiser l’allée où siège l’espace multisolidarité du Secours populaire du nom de Julien Lauprêtre, président fondateur du Secours populaire français, décédé le 26 avril 2019.

Arnaud Robinet, maire de Reims, et Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, procéderont officiellement ce mardi 26 avril à 16 h 15 au dévoilement de la plaque de rue « Allée Julien-Lauprêtre ».

Un hommage qui en cachera un deuxième. Ce même jour, Henriette Steinberg, secrétaire générale du Secours populaire français faisant fonction de présidente nationale, remettra les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur à Patricia Le Corvic, secrétaire générale du Secours populaire français de la Marne faisant fonction de Présidente (décret du 1 er janvier 2022). Cette reconnaissance met en avant les actions de solidarité du Secours populaire, ainsi que l’engagement de tous les bénévoles qui ne cessent d’œuvrer dans tous les domaines : solidarité internationale, question écologique, précarité chez les enfants… « Nous voulons affirmer le fait que nous somme une association de solidarité universelle qui ne s’arrête pas aux frontières. Lorsqu’on aide là-bas, on aide aussi ici », rappelait Patricia Le Corvic, lors du dernier congrès départemental qui se tenait à Vitry-le-Francois. Son leitmotiv a d’ailleurs toujours été : « On ne s’interdit rien, une montagne ne nous arrêtera pas ! »

Caroline Garnier

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« l’union » 220415a

REIMS – PATRIMOINE : Le colonel offre un pistolet au Fort

 


C’est le colonel Vilfrid Maack, actuel détenteur de l’arme, accompagné de sa femme, qui a décidé de la léguer.

Une cérémonie sympathique s’est déroulée lundi au Fort de la Pompelle suite au don d’un pistolet automatique utilisé durant la Première Guerre mondiale

L’arme automatique, de son vrai nom « Teuf Teuf » a appartenu à Laurent Bertin, ancien soldat de la Première Guerre mondiale. C’est le colonel Vilfrid Maack, actuel détenteur de l’arme, accompagné de sa femme, qui a décidé de léguer celle que « (son) père lui avait donnée ». Le lieutenant Laurent Bertin aurait fait cadeau de son arme au beau-père du colonel Maack. Le conseiller municipal délégué aux commémorations, Dimitri Oudin, était présent ainsi que Pascal Labelle, adjoint au maire délégué à la culture et au patrimoine. « Je suis très heureux de participer à cette cérémonie commémorative car ce pistolet est unique et c’est un enrichissement de pouvoir l’avoir dans notre collection », a annoncé l’adjoint au maire durant son discours. « Ce n’est pas qu’un musée, c’est un lieu de mémoire », a-t-il rajouter avant de passer la parole au colonel. Le colonel Maack finira son discours en remerciant la trentaine de personnes présentes dans la salle : « Grâce à vous, Laurent Bertin ne sera pas oublié. »

Après quelques applaudissements, c’est Antoine Carenjot, directeur de l’office national des anciens combattants et victime de guerre de la Marne, qui raconta dans son discours, l’histoire et le parcours du lieutenant Laurent Bertin.

Cet agriculteur ayant rejoint le 5 e groupe d’artillerie de campagne, deviendra sous-lieutenant au 36 e régiment d’artillerie.

Il participera à de nombreuses batailles comme celle de Verdun, Saint-Quentin, Avocourt, Bezonvaux ou encore celle du Four de Paris en Argonne. À la fin de la guerre, Laurent Bertin sera décoré de la Croix de guerre avec six citations, puis sera fait chevalier de la Légion d’honneur. En 1939, il sera rayé des officiers de réserve, étant père de six enfants. « Je suis très heureux de pouvoir léguer cette arme à ce musée car celle-ci et toute son histoire restera gravée dans nos mémoires », a déclaré le colonel Vilfrid Maack.

Timothée Forget

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« l’union » 220406a

VITRY-LE-FRANÇOIS : Un nouveau bureau pour la section vitryate de la Légion d’honneur

 

 

La section vitryate de la Légion d’honneur a tenu son assemblée générale annuelle (notre édition d’hier).

À cette occasion, l’assemblée a élu le nouveau bureau : Jean-Marie Lemoine (président d’honneur), Françoise Arvois (présidente), Jean-Pierre Bouquet (premier vice-président), Michel Histe (deuxième vice-président) et Yvonne Alips (secrétaire et trésorier, et amie de la Légion d’honneur). Bernard Liébart, quant à lui, est membre. Hubert Robin et Mattéo Belotti sont porte-drapeaux.

 

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« l’union » 220405a

VITRY-LE-FRANCOIS – ASSOCIATION : La Légion d’honneur toujours au poste

 


L’assemblée générale s’est tenue à la médiathèque Albert-Camus.

La section vitryate de La Légion d’honneur a tenu son assemblée générale annuelle sous la direction de sa présidente, Françoise Arvois, et en présence d’Yves Ambel, président de la section Marne, du général Jean-Marie Lemoine, président d’Honneur, et de Jean-Pierre Bouquet, maire de la Ville et vice-président.

Dans son rapport moral, samedi 19 mars, Françoise Arvois a souligné les difficultés rencontrées en raison des contraintes sanitaires et a rappelé son engagement au service de la société de La Légion d’Honneur en s’efforçant toujours de respecter la devise « Honneur et Patrie » et de faire preuve de dévouement en tenant ses engagements.

Le principal projet 2022 est une exposition sur le Centenaire de la Légion d’Honneur du 22 au 29 mai à la médiathèque Albert-Camus de Vitry-le-François. Bien sûr, les légionnaires participeront aux manifestations patriotiques du Souvenir de la Déportation le dimanche 24 avril, de l’Armistice du 8 mai 1945 et de l’Appel du 18 juin.

La section vitryate de la Légion d’honneur accueille avec plaisir la venue d’un jeune porte-drapeau, Mattéo Belotti, jeune sapeur-pompier de 18 ans, il secondera Hubert Robin.

De notre correspondant François Gsell

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« l’union » 220331a

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : Les grands noms de la boisson pétillante

 

Adolphe Jacquesson est né en 1800 à Châlons, deux ans après la création de la maison familiale de champagne par ses parents Claude et Memmie Jacquesson. La maison a connu un rapide essor : ses parents ont été décorés d’une médaille d’or par Napoléon I er en 1810. C’est en 1837 qu’Adolphe Jacquesson prend la direction de l’entreprise. Il étudie alors la façon d’améliorer le process d’élaboration d’une bouteille de champagne : il invente l’éclairage des caves au moyen d’un système de réflecteurs, ainsi qu’une machine à laver et boucher les bouteilles… On lui prête aussi la paternité du muselet, de son fil de fer et de sa plaque, en 1844. En 1863, Napoléon III lui remet la légion d’honneur. Adolphe Jacquesson décède en 1876 à Paris. La marque Jacquesson subsiste encore aujourd’hui à Dizy, au cœur du vignoble sparnacien.

Joseph Perrier est né en 1795 à Châlons et meurt en 1870 dans la même ville. Il a non seulement fondé la maison de champagne qui porte son nom, mais il a aussi été maire de Châlons de 1854 à 1860. Son frère Eugène Perrier (1810-1879), également négociant en vin, a occupé lui aussi la fonction de premier magistrat de 1867 à 1875. Il était en outre député de la Marne de 1871 à 1876.
La maison de champagne Laurent-Perrier a été créée et installée, en 1812, à Tours-sur-Marne par André-Michel Pierlot. Cette appellation existe depuis 1887, c’est le fruit de la réunion des familles Laurent et Perrier. Il n’y a pas de lien familial avec Joseph Perrier.

C’est à Dom Pérignon (1639-1715), natif de Sainte-Ménehould, qu’on attribue l’invention du champagne. Il avait grandi autour des vignes que son père et ses oncles possédaient à Sainte-Ménehould. La légende veut que Dom Pérignon, devenu moine bénédictin de l’abbaye d’Hautvillers, doué pour la viticulture, aurait eu l’idée d’assembler des raisins de diverses provenances. Ce mariage donne un produit final supérieur à celui de chacun de ses composants. Mais Dom Oudart, frère commis par l’abbaye châlonnaise de Saint-Pierre-aux-Monts, est lui aussi considéré comme un parrain du champagne. Mais il n’y a pas d’acte de naissance précis du vin de champagne. La découverte de sa fermentation a sûrement été le fruit du hasard.

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« l’union » 220316a

VITRY-LE-FRANCOIS – à venir

 

Assemblée générale du comité vitryat de la Légion d’honneur, samedi 19 mars à 11 heures à la médiathèque Camus.

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« l’union » 220304a

VITRY- LE-FRANCOIS - SERMAIZE-LES-BAINS – HOMMAGE : La médaille pour laquelle il a fallu s’armer de patience

 


Par décret du 24 novembre 2021, signé du ministère des Armées, Pierre-Marie Delaborde a été honoré.

Promu officier de l’Ordre national du Mérite, Pierre-Marie Delaborde a aussi reçu la Croix du combattant volontaire. Bien plus qu’une reconnaissance…

On a beau arborer déjà seize décorations, il est des moments que la routine ne gomme pas. Pierre-Marie Delaborde l’a mesuré en étant doublement distingué, le 26 février : dans l’Ordre national du Mérite où il a été fait officier, après avoir été nommé chevalier le 28 janvier 2006, et, surtout, par l’obtention de la Croix du combattant volontaire missions extérieures. Distinction rare, elle représente un titre de guerre pour un engagement dans la réserve opérationnelle. Le Sermaizien servit à ce titre au Kosovo dans le cadre de l’Otan avant d’intégrer le dispositif Licorne en Côte d’Ivoire, « des missions souvent délicates, toujours dangereuses » , a rappelé le général de corps d’armée Jean-Marie Lemoine.

Par décret du 24 novembre 2021, signé du ministère des Armées, Pierre-Marie Delaborde a donc été honoré. « Cela vient de l’institution du Souvenir français. Je remercie ceux qui sont intervenus pour que ce rêve soit possible » , a souligné l’ancien major, lors de la cérémonie de remise, à Sermaize-les-Bains. « C’est un moment de fierté, résultat de 52 ans de service comme militaire et dans le civil » , confiait-il rappelant qu’il était à Sarajevo, à Mostar, au Kosovo « quand ça n’allait pas » . Il était aussi au Congo, en Côte d’Ivoire, au Gabon ou en République Centrafricaine quand ça chauffait ! « Je suis ému. Je pense à ceux qui ne sont plus là. Dans toutes les opérations, on laisse des hommes » , regrettait celui qui est délégué général du Souvenir français dans la Marne.

Vous êtes le porte-drapeau des valeurs républicaines

« Tout ce que vous touchez devient glorieux. Je vous sais attaché aux valeurs de la démocratie, au devoir de mémoire. La République a reconnu vos talents » , a souligné le sous-préfet de Vitry-le-François, Jean-Philippe Fons. Au nom du comité Marne de l’Ordre national du Mérite, Hervé Chabaud a dressé le même portrait « d’une figure représentative. Vous avez à cœur que la mémoire soit quelque chose de vivant. Vous êtes le porte-drapeau des valeurs républicaines » .

Déjà « parrain » de Pierre-Marie Delaborde lors de sa nomination dans l’Ordre national du Mérite en 2006, le général Lemoine, grand officier de la Légion d’honneur et grand-croix de l’Ordre national du Mérite, s’est à nouveau chargé d’épingler ce qu’il a appelé « les plus hautes distinctions que vous avez méritées, vous le citoyen soldat exemplaire qui conservera la passion de servir son pays » .
Un patriotisme qui ne masquera jamais totalement le côté humain que l’homme a conservé sous les couleurs. La preuve, au Gabon, il a marqué à vie David Frerson, parachutiste du 8 e Rima, originaire de Pargny-sur-Saulx. « C’était en 1996 ou 1997, je devais être caporal. Le commandant d’unité m’a fait savoir que le major me demandait. Il s’est établi une relation territoriale, une fraternité entre voisins. On a toujours gardé contact. » Tellement que le soldat Frerson n’aurait décliné l’invitation de samedi pour rien au monde…


La famille en première ligne

 

Dans son allocution, Pierre-Marie Delaborde a réservé une large place à sa famille. Celle des compagnons sur le terrain évidemment mais surtout les proches « sans qui je ne serais pas ce que je suis. Leur soutien et leur bienveillante fidélité tout au long de mon parcours m’ont été précieux » . Le récipiendaire s’est attardé sur le rôle de ses parents que « je remercie pour l’affection dont ils m’ont entouré et les valeurs qu’ils m’ont inculquées, valeurs d’engagement, de respect des autres, de dépassement de soi… » . Il a adressé un message à ses petits-enfants « dont l’amour m’apporte tant ».

Mais l’émotion atteignait son comble au moment d’évoquer la mission de son épouse et de ses enfants, « particulièrement et surtout celui qui a rejoint le Royaume de la lumière. Celui qui est auprès de ses frères d’armes, morts dans l’exécution de leur mission au service de la France » , évoquait Pierre-Marie Delaborde.

Les mots ont reçu un écho chez Annie Delaborde, son épouse qui a, elle aussi, mené un combat. Contre l’angoisse souvent… « Quand votre mari et vos enfants sont militaires, les journées sont stressantes. On se fait du souci. Le pire a été quand ils sont partis tous les trois en même temps en ex-Yougoslavie. Je suis très fière, et je sais que mon mari l’est aussi, de la Croix du combattant volontaire. C’est celle qui a le plus de valeur à mes yeux. Il l’a méritée. Servir son pays a toujours été une vocation. »


Philipe Launay

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« l’union » 220225a

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 25 février 2022


CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE
 
Marie-José WIRTZ-RISSE, son épouse ;
Brigitte et Georges FRANCOIS,
Bruno WIRTZ-RISSE,
Béatrice WIRTZ-RISSE,
ses enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants,
et toute la famille,

vous font part du décès du

Colonel Gérard-Marie
WIRTZ-RISSE

Officier de la Légion d’honneur
Commandeur de l’ordre national du Mérite
Commandeur de l’ordre équestre
du Saint-Sépulcre de Jérusalem


 
survenu le lundi 14 février 2022, dans sa 90ème année.

La cérémonie religieuse a été célébrée dans l’intimité.

La famille adresse ses remerciements au docteur Joseph et aux personnels de la résidence Monseigneur Bardonne.



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« l’union » 220201a

EPERNAY – HISTOIRE : L’école Bachelin s’appellera désormais Yvette Lundy

 


L’école fut fondée en 1884. La place où elle se trouve a été nommée d’après l’instituteur Bachelin en 1925 et l’école a fini par prendre ce nom à l’usage.

Le conseil municipal a décidé lundi soir de rebaptiser l’école élémentaire du centre de la ville pour rendre hommage à la célèbre résistante décédée en novembre 2019 qui a passé sa vie à raconter son histoire auprès des élèves.

Un oubli enfin réparé. Et il n’a suffi que de quelques minutes de débat lundi soir au conseil municipal, où le plat principal était constitué par le vote du budget (sur lequel nous reviendrons), pour mettre un terme à une certaine injustice. Yvette Lundy, la grande résistante sparnacienne qui a dédié sa vie à combattre l’occupation nazie puis à inlassablement raconter son histoire quasiment jusqu’à sa mort en novembre 2019 à l’âge canonique de 103 ans.

Yvette Lundy donc, « grand officier de la Légion d’honneur, un privilège rarissime », rappelait justement le maire Franck Leroy, qui fait la fierté de la ville où cette native d’Oger a vécu plusieurs décennies, n’avait toujours pas eu droit à un monument à son nom. Ni même à une rue. Ni le moindre parc. Mais ce lundi soir, l’école Bachelin a changé de nom et prendra celui de l’ancienne institutrice qui a tant parcouru les écoles après la guerre. Tout un symbole.

« Le choix n’est pas innocent, confirme Franck Leroy, avec son métier d’institutrice. C’est un exemple pour la Résistance et son devoir de mémoire sans cesse mis en avant. » Yvette Lundy a notamment longuement parcouru les salles de classe pour raconter son histoire. Le changement de nom a été voté à l’unanimité. On ne sait cependant pas encore quand le changement aura lieu : dès maintenant ou bien à la rentrée ? Franck Leroy précise bien cependant que « cette décision a été prise avec l’accord de la famille et du directeur académique des services de l’Éducation nationale ».

À la désormais ex-école Bachelin ce lundi, les parents d’élèves n’étaient pas encore au courant. Beaucoup manifestaient leur surprise. « Ah oui, ils vont changer de nom ? » s’étonne Olivier, venu chercher son fils. Le nom de la résistante lui est familier, lui qui travaille… au collège portant déjà son nom ( voir ci-contre) à Aÿ-Champagne. « Ça va permettre aux enfants de mieux la connaître », juge-t-il. D’ailleurs, si plusieurs parents ignoraient l’existence de la résistante, d’autres avaient retenu son nom justement grâce au collège. La preuve que donner un nom de baptême à un bâtiment public a un grand intérêt pour éviter l’oubli collectif.

La grande interrogation des parents fut la suivante : « Mais… qu’est-ce que ça va changer pour les enfants ? », s’interroge une mère de famille. Pas grand-chose évidemment. Les fondements de l’école ne seront pas bouleversés. « Mais, explique le directeur de l’école Olivier Guillochain, ça va nous permettre d’expliquer aux élèves qui était Yvette Lundy et ce qu’elle a fait. D’autant que la Seconde Guerre mondiale est au programme des CM2. » L’éventail des possibilités est large. « On va aussi réfléchir à changer notre logo avec les élèves pour l’adapter à notre nouveau nom. » La réforme sera présentée en conseil d’école le 24 février prochain pour une présentation officielle à tous les parents.


Du collège Yvette-Lundy d’Aÿ à l’école d’Épernay

 

La future école Yvette-Lundy est loin d’être le premier bâtiment à porter son nom. Dès octobre 2011, le collège d’Aÿ-Champagne, où elle est si souvent allée pour éduquer des générations d’enfants sur son parcours de résistante, a été rebaptisé à son nom. « Cela a été un choc, positif. J’étais flattée, non pas par orgueil. J’ai accepté, je ne pouvais pas dire je ne veux pas, soyons honnêtes », nous expliquait-elle en octobre 2018. Le premier d’une longue série : dès 2012, une salle de classe de feu l’école de Gionges, où elle fut institutrice, prit son nom également. On trouve aussi une salle polyvalente du collège troyen Beurnonville, un jardin depuis 2016 à Oger, village de sa naissance, la bibliothèque de Beine-Nauroy, berceau de sa famille, qui s’appelle d’ailleurs Georges et Yvette Lundy, pour honorer son frère mort en camp. Il ne restait donc plus qu’Épernay, ville où elle vivait pourtant depuis des décennies. Un oubli désormais réparé.

Maxime Mascoli

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« l’union » 220126a

CHALONS-EN-CHAMPAGNE -JUVIGNY – ARMEE : Marc Walisko distingué de la médaille militaire

 


Marc Walisko arbore la médaille militaire, plus haute distinction accordée aux sous-officiers.

Le juvignot Marc Walisko s’est vu remettre la médaille militaire lors d’une cérémonie militaire qui s’est déroulée au sein du 8 e régiment du matériel (RMAT) à Mourmelon-le-Grand.

Appelé sous les drapeaux en 1981 puis engagé en 1982 au 40 e régiment d’artillerie à Suippes, Marc Walisko a gravi les échelons pour devenir, en 2003, adjudant-chef. Affecté à Suippes, Mailly-le-Camp puis Mourmelon-le-Grand, il a contribué ainsi à la montée en puissance du groupement de soutien de la base de défense (GSBdD). Jeune retraité en 2013, Marc Walisko signe un nouveau contrat avec l’armée mais cette fois-ci en qualité de réserviste au 8 e RMAT de Mourmelon. Il est chargé de la gestion des ressources humaines et du suivi des carrières.

En 2014, il est élu conseiller municipal de Juvigny sous la mandature de Chantal Choubat. Appréciant le sport, surtout les arts martiaux, Marc Walisko, ceinture noire de karaté, est aujourd’hui président de Qwan-kido et initie à cette discipline les jeunes de Juvigny, Saint-Memmie, Vitry-le-François, Mourmelon et Bouzonville près de Metz et également des cours de gymnastique de relaxation Tam The (gymnastique douce originaire du Vietnam) avec l’association familles rurales de Juvigny-Vraux.

La Médaille militaire est la plus haute distinction militaire française destinée aux sous-officiers et aux soldats. Elle récompense les exploits extraordinaires ou de longues années passées sous les drapeaux, elle répond à la devise Valeur et discipline. Elle est souvent appelée « la Légion d’honneur du sous-officier » .

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« l’union » 220125a

VITRY-LE-FRANCOIS – HISTOIRE : Jean Gragnano, dernier témoin vivant de la Résistance

 


Jean Gragnano était membre du réseau de Résistance Buckmaster, chargé du renseignement et de la protection des enfants juifs recherchés.

Jean Gragnano à 14 ans lorsqu’il fréquentait l’école Guynemer, à Antibes.

À 98 ans, Jean Gragnano hérite d’une mission : poursuivre l’œuvre des résistants qui témoignent de ce que fut la lutte contre l’occupant. Dans la Marne, après le décès de la Sparnacienne Geneviève Philizot, personne ne semble mieux pouvoir le faire que lui.

Il est prêt à parler de tout, ou presque… Né en 1924 dans une famille napolitaine qui a fui l’Italie passée sous le joug de Benito Mussolini, Jean Gragnano apparaît comme l’un des derniers sinon le dernier témoin marnais ayant joué un rôle actif dans la Résistance. C’était sur la Côte d’Azur où ses parents et leurs six enfants s’étaient installés.

Protéger des enfants juifs recherchés par les nazis

« À l’époque, nous cachions des enfants juifs » , se souvient le Vitryat, capable de citer le nom de chaque personne dont il a croisé la route à cette époque. Et capable surtout de les situer dans un camp, ce qui pouvait être à l’époque une espèce d’assurance-vie.

Des enfants juifs cachés, il y en a trois dans le foyer des Gragnano. Il y a là « Charlot », un Parisien de 7 ans qui ne sait pas tenir sa langue. Il y a aussi un Autrichien de 16 ans et il joua un rôle précieux quand les militaires allemands rentraient dans le garage familial. « Ils venaient réparer leur Schlagbolzen, les percuteurs de leurs armes. Je me souviens de ce mot » , sourit celui qui est toujours porte-drapeau des anciens combattants. Il officiait le 28 août 2021 lors de la cérémonie anniversaire de la Libération de Vitry-le-François.

Le visage est plus sombre et, surtout, les trémolos encombrent la voix à l’évocation du contexte d’insécurité de l’époque. « Je sais qui m’a dénoncé mais je ne lui en veux pas. J’ai compris qu’on pouvait craquer sous la torture », admet le Vitryat. Il l’a lui-même expérimenté au Mont-Fleury, un nom bucolique qui cachait le QG de la Gestapo à Cannes. « J’ai été arrêté la veille de Pâques en 1944. J’ai subi la torture mais j’ai eu de la chance. Les Allemands m’ont relâché car ils espéraient que je les mène au reste du réseau. Mais, dans la Résistance, il y a une règle : dès qu’on sent le danger, il faut couper le contact avec la filière. »

Saboteur en Corrèze

Jean Gragnano se fait donc discret. La famille s’exile toutefois en Corrèze, près d’Ussel. « C’était à Saint-Exupéry-les-Roches où le maire avait réquisitionné une aile du château de la commune pour héberger des familles. Je n’ai jamais admis que l’on dise de lui qu’il était un collabo. Je peux certifier que non » , martèle-t-il. En Corrèze, Jean Gragnano a 22 ans. Il sabote des lignes de chemin de fer pour ralentir la Wehrmacht. Il vole du matériel et des uniformes à l’armée pour aider des copains résistants à s’enfuir. Il assiste aux préparatifs d’une descente contre des Feldgendarmes « qui ne sont jamais rentrés chez eux. Il y avait du danger partout. On pensait, pour la plupart, qu’on pouvait partir surtout que l’ennemi était parfois à l’intérieur », assure le Vitryat, capable de refuser la Légion d’honneur.

Des premières heures de résistant jusqu’à son retour à Antibes pour les derniers combats avant la Libération, Jean Gragnano pourrait parler sans relâche. Il est ouvert aux conférences publiques. Un enseignant va bientôt préparer son intervention à François-I er . La première d’une longue liste ?


Résister, c’est mon ADN

 

Jean Gragnagno est entré dans la Résistance jeune, forcément. Pouvait-il en être autrement dans une famille qui a fui l’Italie pourchassé par Mussolini ? « Mon père était condamné à mort par le régime. Certains de ses amis proches, comme Matteotti, ont été assassinés par Mussolini » , retrace le Vitryat, né en 1924 à Lyon. Sa famille s’est installée à Juan-les-Pins où Jean Gragnano apprend à vivre à la dure. « En France, on était traité de sales Macaroni et en Italie on était considéré comme de la viande vendue » , assure-t-il encore aujourd’hui.

Antifasciste recherché par les chemises brunes du Duce, le père de Jean Gragnano lui a inculqué le virus de l’opposition à la tyrannie. « Résister, c’est mon ADN. Je n’étais pas encore majeur. J’avais fait grève contre la guerre alors que j’étais élève à l’école Guynemer. Le premier tract que j’ai distribué, c’était en 1941 quand l’Allemagne d’Hitler a attaqué l’URSS. On le faisait discrètement et, à l’époque, c’était l’armée italienne qui occupait la Côte d’Azur. Elle n’était pas aussi dure que l’Allemagne » , a mesuré le nonagénaire.


L’essentiel

 

Jean Gragnano,
98 ans, doit être le dernier membre actif de la Résistance résidant dans la Marne, après le décès de Geneviève Philizot à 102 ans la semaine dernière à Épernay.

Installé à Vitry-le-François depuis 2009,
Jean Gragnano a été membre du réseau Buckmaster sur la Côte d’Azur. Il a également intégré pour quelques temps les Francs-tireurs partisans en Corrèze en 1944.

Fils d’un immigré italien antisfaciste,
le Vitryat veut témoigner auprès des jeunes pour que plus jamais ce qu’il a vécu ne se reproduise.

Philippe Launay

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« l’union » 220115a

REIMS – HERMONVILLE : Souvenir de Maurice Renard

 

Rodolphe, petit-fils de l’écrivain Maurice Renard est venu récemment pour marcher dans les pas de son aïeul.

Maurice Renard est né le 28 février 1875 dans une famille de magistrats dont le grand-père Pierre-Edouard était président du tribunal civil de Châlons et le père Achille président du tribunal civil de Reims, Maurice passait ses vacances à Hermonville, au château Saint-Remy. Il deviendra le précurseur du Merveilleux scientifique un genre littéraire nouveau au début du XX e siècle.

Officier de la Légion d’honneur, il décède en 1939 et repose à Oléron.

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« l’union » 220111a

REIMS : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 11 janvier 2022


REIMS
 
Madame Claude TAITTINGER, née Catherine de SUAREZ D’AULAN, son épouse,
Madame Brigitte TAITTINGER JOUYET et Monsieur Jean-Pierre JOUYET,
Madame Virginie TAITTINGER,
Madame Christine de GOUVION SAINT CYR et Monsieur Audoin de GOUVION SAINT CYR,
ses filles et leur époux ;
Ses douze petits-enfants,
ses huit arrière-petits-enfants,
et toute la famille,

ont la grande tristesse de vous faire part du rappel à dieu de

Monsieur Claude TAITTINGER

Officier de la Légion d’honneur
Ancien président directeur général du Champagne Taittinger à Reims
et de la société du Louvre à Paris


 
survenu le lundi 3 janvier 2022, à l’âge de 94 ans.

La cérémonie religieuse a été célébrée dans la stricte intimité.



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« l’union » 220109a

CHALONS – SAINT-MARTIN-SUR-LE-PRE – DISPARITION : Un vibrant hommage à Francis Lagraulet

 


Le lieutenant-colonel Francis Lagraulet a terminé sa carrière militaire au 402e RA. Il est décédé le 27 décembre à l’âge de 72ans.

Le lieutenant-colonel Francis Lagraulet est décédé le 27 décembre à de 72 ans. Il était Landais d’origine Les autorités militaires, de police, mais aussi des chasseurs, et des amis sont d’ailleurs venus des Landes pour accompagner lors de ses obsèques lundi au crématorium de Châlons l’époux, le père, le compagnon et le chef qu’il a été dans sa dernière demeure. Ses proches portaient le foulard landais des ferias.

En début de cérémonie, les sonneurs de trompes de chasse ont présenté un vibrant hommage. Puis s’en est suivi un discours de son épouse, Christiane et de son fils, David. Ce grand amoureux de la vie qu’était Francis Lagraulet, avec son caractère bien trempé et son accent qui rappelait le soleil, aura marqué de son passage, ses camarades, ses amis et sa famille. Il a passé le brevet militaire de parachutisme en 1975. Il a été distingué de la Médaille de la défense nationale, du diplôme d’État-Major et pour terminer il a reçu la Légion d’honneur. Francis Lagraulet a terminé sa carrière de militaire en 2005 au 402 e régiment d’artillerie de Châlons. Il ne supportait pas l’échec et avait pour doctrine d’être droit dans ses bottes.

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« l’union » 220105a

VITRY-LE-FRANÇOIS : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 05 janvier 2022


VITRY-LE-FRANÇOIS
 
Monsieur Yves AMBEL, Président de la section Marne ;
Madame Françoise ARVOIS, Présidente du comité de Vitry-le-François,
ainsi que tous les membres de la Légion d’honneur,

ont la tristesse de vous faire part du décès de leur ami

Monsieur Jean-Pierre JUNGEN

Chevalier de la Légion d’honneur
Médaillé militaire
Chevalier de l’Ordre national du Mérite


 
Un recueillement civil aura lieu le jeudi 6 janvier 2022 à 10 heures, au crématorium du Perthois de Thiéblemont.



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« l’union » 220104a

HAUTEVILLE : avis de décès


Avis de décès paru dans le journal L’union du 04 janvier 2022


HAUTEVILLE
 
Monsieur et Madame Philippe JUNGEN et leurs enfants Emma et Lucas,
Monsieur et Madame Cédric JUNGEN et leur fils Vincent,
Madame Jacqueline SABINA sa compagne, ses enfants et petits-enfants,
les familles BOIVIN, LABBE, PINEL,

ont la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Jean-Pierre JUNGEN

Chevalier de la Légion d’honneur , Médaillé militaire,
Chevalier de l’Ordre national du Mérite


 
Un recueillement civil aura lieu le jeudi 6 janvier 2022 à 10 heures, au crématorium du Perthois de Thiéblemont. Monsieur JUNGEN repose au funérarium de Vitry-le-François 52, avenue du Colonel
MOLL.

La famille remercie le personnel soignant de l’hôpital de Montier-en-Der.

Ni fleurs, ni plaques.



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« l’union » 220102a

MARNE – DISTINCTION : Des Marnais dans la promotion du Nouvel An de la Légion d’honneur

 

Plusieurs personnalités locales font partie des 547 récipiendaires de la promotion du Nouvel An de la Légion d’honneur :

  • Thomas Campeaux, préfet de l’Aisne, est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
  • Jean-Marie Barillère, président de l’union des maisons de Champagne, est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
  • Patricia Le Corvic, secrétaire générale du Secours populaire de la Marne, est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
  • Amélie Servettaz, professeure au service de médecine interne, maladies infectieuses et immunologie clinique au CHU de Reims, est nommée chevalier de la Légion d’honneur.
  • Noël Stock, contrôleur général et ancien pompier à Reims et Châlons-en-Champagne, est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
  • Patrick Hescot, ancien chirurgien-dentiste dans la Marne, président d’honneur de l’Union française pour la santé bucco-dentaire, est promu au grade d’officier de la Légion d’honneur.
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« l’union » 211215a

VITRY-LE-FRANCOIS – HOMMAGE : La mémoire de Georges Matras honorée

 


Famille, amis et officiels ont salué la mémoire du Vitryat.

Proches et officiels se sont recueillis sur la tombe de l’illustre Vitryat décédé en avril 2020, au plus fort de la crise sanitaire. Un hommage lui a été rendu.

Merci à vous Georges pour l’exemple donné. » Les mots de Françoise Arvois, empreints de reconnaissance et de tendresse, ont résonné ce samedi dans le cimetière du midi. « Nous n’avons pu l’accompagner durant ses obsèques en raison de la crise sanitaire mais nous tenions à nous rassembler pour honorer sa mémoire » , confiait ainsi la présidente du comité de la Légion d’honneur de Vitry-le-François, avant de retracer son parcours, lui l’ami intime de son père, qui a toujours su veiller sur elle.

Prisonnier de guerre durant la Seconde Guerre mondiale et libéré en 1942, Georges Matras n’a eu de cesse d’œuvrer pour le collectif dès son retour dans la cité rose et ce jusqu’à la fin de sa vie. Titulaire de la médaille militaire, chevalier de l’ordre national du Mérite, il avait reçu la Croix de guerre 39/45 avec palme et la Croix du combattant 39/45.

Parmi ceux qui ont permis la reconstruction de la ville

Il avait également été fait chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur à l’Élysée en 1985 par son ami François Mitterrand, avant d’être promu officier en 2005. Une palme funéraire, portant inscription de l’appartenance à la Légion d’honneur, a ainsi été déposée sur sa tombe. « En hommage au grand monsieur que vous êtes » , a confié, émue, Françoise Arvois.

« Nous rendons aujourd’hui hommage à une des personnes qui ont permis la reconstruction de la Ville » , a salué quant à lui le maire, Jean-Pierre Bouquet, évoquant la « discrétion » de Georges Matras et le « respect » qu’il inspirait, tandis que le député Charles de Courson soulignait « l’engagement citoyen admirable » du Vitryat.


L’essentiel

 

Georges Matras
est fait prisonnier durant la Seconde Guerre mondiale. Il est envoyé au camp de Namur en Belgique.

Libéré en 1942
, il revient dans sa ville natale de Vitry-le-François et participe à sa reconstruction.

Devenu assureur
, il fonde la Fédération nationale des Anciens combattants et Prisonniers de guerre (ACPG) et devient conseiller municipal. Il fonde également le comité de coordination de Vitry et créé la zone artisanale et industrielle Vitry-Marolles.


Marie Charrier

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« l’union » 211207a

REIMS – RELIGION : La Légion d’honneur remise à Éric de Moulins-Beaufort

 


Mgr de Moulins-Beaufort a été nommé chevalier de la Légion d’honneur sur le contingent du ministère de l’Intérieur, à la mi-juillet. Archives L’union

Gérald Darmanin a remis lundi soir la Légion d’honneur à Éric de Moulins-Beaufort, à la tête du diocèse de Reims et des Ardennes, et président de la Conférence des évêques de France (CEF).

Une cérémonie discrète

Le ministre de l’Intérieur lui a remis cette décoration au siège de la CEF dans le VII e arrondissement de Paris, a-t-on appris auprès de l’entourage de Gérald Darmanin et de la CEF, confirmant une information du quotidien La Croix.

Le ministre de l’Intérieur a salué « le courage et la détermination » d’Éric de Moulins-Beaufort, un homme « de conviction et de dialogue », « face aux difficultés qu’a rencontré l’Église concernant les actes de pédophilie ».

Une cérémonie discrète, selon « le souhait des deux parties », a précisé la CEF. La date et la remise par le ministre étaient prévues depuis « fin août ».

La CEF est l’une des deux instances de l’Église catholique à avoir commandé le rapport de Jean-Marc Sauvé sur la pédocriminalité depuis les années 1950, dont la publication en octobre a provoqué une onde de choc dans l’institution.

Au lendemain de la publication des conclusions, Éric de Moulins-Beaufort avait créé la polémique en affirmant que le secret de la confession était « plus fort que les lois de la République », ce qui lui avait valu d’être convoqué par le ministre de l’Intérieur pour s’en expliquer. Il avait ensuite reconnu une « formulation maladroite ».

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« l’union » 211206a

VITRY-LE-FRANCOIS : Le principal mis à l’honneur pour son engagement

 

 

Principal du collège Gisèle-Probst, autrefois dit du Vieux-Port, depuis 2017, Charles Stoflique a été récompensé par le comité de la Légion d’honneur.

C’était vendredi en marge d’une cérémonie où la préfète de Région, Josiane Chevalier, a dévoilé la plaque en l’honneur de Gisèle Probst, « une grande dame qui a donné l’exemple. Elle n’a jamais sombré et a toujours résisté », résumait Françoise Arvois, présidente dudit comité.

Le principal a reçu une médaille gravée pour le travail mené pour valider le changement de nom de l’établissement. « On n’est jamais seul dans une telle aventure. Elle se poursuit avec le devoir de mémoire que cette dame, grande résistante, a incarné », a commenté Charles Stoflique partageant sa récompense avec ses équipes.

 

 

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« l’union » 211203a

VITRY-LE-FRANCOIS – SERMAIZE-LES-BAINS – DECORATION : Pierre-Marie Delaborde doublement décoré en janvier

 


Le Sermaizien recevra les insignes d’Officier de l’Ordre national du mérite et la Croix du combattant volontaire.

Seize ans jour pour jour après avoir été fait chevalier de l’ordre national du Mérite dans le salon d’honneur de l’hôtel de ville de Sermaize-les-Bains, Pierre-Marie Delaborde recevra les insignes d’officier samedi 29 janvier 2022.

Une nouvelle fois, il sera parrainé par le général Jean-Marie Lemoine et décoré pour son engagement au service d’une association mémorielle, à savoir le Souvenir français où il occupe depuis plusieurs années les postes de délégué général du Souvenir Français de la Marne et président du comité cantonal de Sermaize-les-Bains.

Douze opérations extérieures

La cérémonie sera également l’occasion de lui remettre la Croix du combattant volontaire avec la barrette « Missions extérieures ». « C’est un honneur de recevoir cette distinction du ministère des Armées. Je suis honoré et heureux » , confie le principal intéressé, qui a servi son pays durant 42 ans et participé à 12 opérations extérieures, en centre-Europe et en Afrique.


La Croix du combattant volontaire, un premier pas vers la Légion d’honneur

 

La Croix du combattant volontaire est une décoration militaire attribuée à des membres de la réserve opérationnelle sur acte de volontariat spécifique pour avoir participé à une opération extérieure (OPEX). Elle est considérée comme un titre de guerre et une référence privilégiée dans l’étude des dossiers de proposition aux ordres nationaux, comme la Légion d’honneur.

Marie Charrier

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« l’union » 211127b

REIMS - SÉPARÉS PAR LA GUERRE PENDANT 70 ANS – REPORTAGE : Deux amis ballottés par l’Histoire réunis à Reims pour un film

 


Le Rémois Roger Boulanger (à gauche) et Achille Muller, qui vit à Pau, très émus devant la cathédrale de Reims. Bernard Sivade

Grand-Croix de la Légion d’honneur, le colonel Achille Muller (à g.), 96 ans, et Roger Boulanger, chevalier de la Légion d’honneur, 95 ans, au musée de la Reddition, à Reims, où Roger vit. Le musée est d’ailleurs installé dans une partie du lycée Roosevelt, anciennement lycée technique, où il a enseigné l’allemand pendant vingt ans.


Roger Boulanger et Achille Muller, main dans la main au pied de la cathédrale de Reims, devant la plaque commémorant la réconciliation franco-allemande, le 8 juillet 1962. Photos Bernard Sivade

Olivier Hennegrave et Cheikh Sakho, jeudi au musée de la Reddition.

Ils sont amis d’enfance mais la Seconde Guerre mondiale les a séparés pour des décennies. Roger Boulanger a connu les camps nazis tandis qu’Achille Muller participait à la libération de la France.
Sans nouvelles l’un de l’autre jusqu’en 2016, ils se sont retrouvés jeudi à Reims pour les besoins d’un documentaire.

Une histoire hors du commun. Deux lignes de vie parallèles, puis diamétralement opposées, séparées par la guerre et reliées par le hasard, 70 ans plus tard. Le destin de Roger Boulanger et Achille Muller fait l’objet d’un film, dont le tournage vient de s’achever à Reims.

Main dans la main, au pied de la cathédrale de Reims, devant la plaque commémorant la réconciliation franco-allemande. Les yeux de Roger et Achille s’embuent, avant que les deux nonagénaires ne s’étreignent. Près de l’Ange au Sourire, les deux amis retrouvent le leur. Se remémorent-ils leurs parties de foot 90 ans plus tôt ? Leurs premiers flirts ? L’étreinte se finit en francs éclats de rire. Sur l’échelle de Richter de l’émotion, la séquence tournée jeudi à Reims, atteint 9 sans difficulté. Roger Boulanger, installé à Reims depuis les années 50, et Achille Muller, venu de Pau, à l’autre bout de la France, partagent leur bonheur de se retrouver. « Cela me fait énormément plaisir de le revoir, car ça n’arrive vraiment pas souvent… » , glisse Roger.

Pendant des décennies, on peut même dire que ce n’est pas arrivé du tout. La faute à la guerre, à l’Histoire, au manque de chance. Nés en 1925 et 1926 à Forbach (Moselle), fréquentant la même école et vivant dans la même rue, les deux amis auraient pu ne jamais se quitter. Mais en 1940, la Moselle revient à l’Allemagne. Les jeunes sont obligés d’adhérer aux Jeunesses hitlériennes, puis de s’engager dans la Wehrmacht : 130 000 partiront sur le front à l’est. Mais 10 000 refuseront leur incorporation dans l’armée allemande et fuiront. Avec des réussites diverses.

Les trajectoires similaires des deux amis divergent à partir de là. En 1942, Achille, l’aîné, traverse la France et l’Espagne à vélo, rejoint Gibraltar puis Londres en bateau, combat les Nazis, participe à la libération de la France. Il finira colonel, Grand-Croix de la Légion d’honneur et légende vivante chez les parachutistes. Son cadet d’un an fuit, lui, en 1943 vers la Suisse, qui le renvoie de force en Allemagne, où il est arrêté, incarcéré, puis envoyé en camp de concentration.

Le froid, la faim, les coups

« Après six mois de prison à Sarreguemines, on nous a transférés comme du bétail au Struthof, en Alsace , témoigne-t-il, la voix claire et le souvenir précis. Je reverrai toujours les portes du camp, les barbelés. Je m’en souviens comme si c’était hier. On nous a balancés par terre. Nul ne pouvait savoir ce qui nous attendait ici… » Il raconte le froid, la faim, les coups. « Les Nazis voulaient nous casser physiquement, mais aussi psychologiquement, donc ils nous obligeaient à regarder les pendaisons, ou les détenus passés à tabac. Je me souviens d’un homosexuel roué de coups sous nos yeux. Le pauvre est mort un mois plus tard. »

Début 1944, Roger est transféré au camp de Flossenbürrg, en Bavière. « Une chance inouïe, car c’était une usine : on travaillait en atelier, à l’abri du froid. Et j’avais le droit de recevoir les colis de nourriture de ma mère. Même si les kapos m’en volaient pas mal, c’est ce qui m’a sauvé. » À la fin de la guerre, le camp est évacué et Roger réussit à s’échapper pendant la Marche de la mort. « J’ai croisé des Français du STO qui m’ont fait monter dans un camion militaire français. »

En 1945, les deux amis se retrouvent à Forbach. D’un côté le héros de guerre, de l’autre la victime de la déportation. « Achille a agi, moi j’ai subi. » Ce sont ces deux faces d’une même pièce, tournée dans tous les sens par l’Histoire, qui ont intéressé le réalisateur rémois Olivier Hennegrave et l’historien Cheikh Sakho, autant que « les conditions incroyables de leurs retrouvailles » , selon le documentariste. On doit celles-ci à Philippe Baijot, ancien patron du champagne Lanson, et elles ont eu lieu… 71 ans après la fin de la guerre. Pendant des décennies, chacun a en effet cru que l’autre était mort. Ainsi Roger, devenu professeur d’allemand à Reims, était convaincu qu’Achille était tombé en Indochine.

Diffusion en juin

Le coup de théâtre a lieu au milieu des années 2010, lors d’un cocktail chez Lanson. Roger Boulanger offre son livre autobiographique à Philippe Baijot, qui fut son élève dans les années 70, et qui se passionne pour l’histoire. Il le dévore et l’envoie à un ami en Bretagne. Or cet ami a lu de son côté l’autobiographie d’Achille. Chacun écrivant quelques lignes sur l’autre et sur Forbach, les deux lecteurs font le lien entre eux. Philippe Baijot raconte la suite : « Je suis venu chez Roger, qui m’a redit qu’Achille était mort. Je lui ai annoncé la bonne nouvelle ! Je revois encore l’émotion qui l’a submergé quand il a su qu’Achille était en vie… » À partir de là, Philippe Baijot s’est démené pour organiser leurs retrouvailles, qui ont eu lieu le 30 août 2016, lors du 72 e anniversaire de la libération de Reims. La conclusion de sept décennies de malentendus, mais aussi le point de départ du film à naître. Intitulé « Vivre malgré eux ! », ce documentaire de 52 minutes, qui sera diffusé en juin 2022 à la télévision, a germé ce jour-là dans la tête de ses auteurs. Ils ont ensuite tourné au domicile des deux amis, à Forbach, à Reims lors d’une intervention de Roger devant des élèves, puis au Struthof en 2017.

Quatre ans plus tard, ils viennent de se retrouver dans la cité des sacres pour filmer les dernières scènes, à la cathédrale et au musée de la Reddition, où la capitulation allemande fut signée le 7 mai 1945. De quoi ravir Roger Boulanger, qui souligne un ultime clin d’œil du destin : « Je suis heureux de revoir Achille ici, dans des lieux que je connais très bien… » Le musée occupe en effet une partie du lycée Roosevelt, anciennement lycée technique, où Roger a enseigné l’allemand pendant vingt ans. « La fin de la guerre a été signée en 45 et j’y suis arrivé en 1951. Je ne m’attendais pas à y revenir en 2021 ! » Mais dans ce roman qui s’étire sur presque un siècle, y a-t-il un seul chapitre auquel les deux amis pouvaient s’attendre ?


Deux Rémois à l’écriture et derrière la caméra

 

Chargées d’émotion, les retrouvailles, en 2016, d’Achille et Roger, ont tapé dans l’œil et dans le cœur d’Olivier Hennegrave et Cheikh Sakho, eux aussi bien connus à Reims. Le premier réalise, depuis 1993, des documentaires pour la télévision (F3, F5, C+, Arte, Planète, Voyage…). Curieux, il a abordé des sujets variés, dont le sport avec Yoann Diniz, le crime avec Mesrine, la musique, la nature… En marge du tournage, il se confiait sur ses racines, qui l’ont poussé vers ce nouveau sujet : « J’ai un arrière-arrière-grand-père mosellan qui était député protestataire, au Reichstag, dans les années 1870, donc je suis très touché par la question des Malgré-nous. »

Le poids de l’histoire touche aussi Cheikh Sakho, coauteur du film. D’abord professeur d’anglais, depuis peu docteur en Histoire diplômé de l’Urca, il se définit comme « un mémorien, passionné par tout ce qui touche à la mémoire » . Originaire de Dakar, il s’est démené, pendant douze ans, pour faire reconstruire le Monument aux héros de l’armée noire, au Parc de Champagne, inauguré par Emmanuel Macron en novembre 2018.


De Reims à Pau, cherche diffuseur et financeur…

 

Le Centre national du cinéma (CNC), en découvrant le projet, a eu ces mots : « Ce film doit exister ! » Pour autant, pas simple de le financer, ni de trouver une chaîne pour le diffuser. Côté télé, F3 a décliné, et une modeste chaîne lorraine a accepté, permettant au moins de lancer le tournage. Mais ce documentaire mérite une audience plus large. Des discussions sont en cours avec des chaînes nationales. Côté budget, les auteurs espèrent vivement le soutien des collectivités. Seule la région Grand Est a accepté pour l’instant. Ils misent beaucoup sur la Ville de Reims (une rencontre a eu lieu jeudi avec le maire) et sur le Département de la Marne, mais aussi sur les collectivités des Pyrénées-Atlantiques. En particulier la Ville de Pau, où réside Achille Muller, et que dirige François Bayrou. L’ex-ministre n’a (encore ?) rien promis. À noter que le film est accompagné par des partenaires privés, dont le champagne Lanson, qui lui a renouvelé cette semaine son soutien.

Guillaume Lévy


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