Revue de presse sur la Légion d’Honneur dans la Marne - articles - années 2022 - 2023

vendredi 31 décembre 2021

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« l’union » 230420a

VITRY-LE-FRANCOIS - Ces héros qui honorent la France (4/5) /Marcelle Lesure Petit, résistante dès 1940

 


Le Souvenir français a déposé une bougie sur la tombe de la famille Lesure.

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Vitry-le-François Avant dernier volet de notre série consacrée aux Morts pour la France, et ceux qui l’ont honorée, avec la résistante Marcelle Lesure Petit.

Des hommes, mais aussi une femme. Dans l’important travail mené par le comité cantonal du Souvenir français pour recenser les Morts pour la France et ceux qui l’ont honorée, on trouve : Marcelle Lesure Petit. Une tombe rend hommage à sa famille au cimetière du Midi de Vitry-le-François, mais ses obsèques civiles se sont déroulées en 2016, au cimetière de Chémery, avec les honneurs militaires.

Elle fuit le bombardement de Vitry-le-François

Car Marcelle Lesure Petit, née en 1921 à Vitry-le-François, s’est engagée dans la Résistance Francs-tireurs et partisans français (FTPF) dès 1940, premièrement en Haute-Saône, puis en Haute-Savoie. « Après avoir évité l’arrestation à Nîmes où ils étaient réfugiés à la suite du bombardement de Vitry-le-François le 16 mai 1940, ensuite à Belfort chez les parents de son premier mari Marcel Servin (cheminot communiste entré en résistance dès 1941 et futur député), elle est affectée comme agent de liaison national du Comité directeur du Front national » , écrit Gérald Gaillet, membre du Souvenir français, dans son document qui doit permettre d’alimenter l’application de géolocalisation Géomémoire.

À ce titre, Marcelle Lesure Petit assure les contacts avec le Conseil national de la Résistance constitué en 1943. C’est à ce moment qu’elle prend le pseudonyme de Denise Rivière. Clandestine, elle œuvrera jusqu’à sa participation à la Libération de Paris. En 1958, elle se mariera à Lucien Petit, après avoir divorcé un an plus tôt de Marcel Servin.

Grâce à son combat pour ses convictions, Marcelle Lesure Petit a été fait chevalier de la Légion d’honneur, elle a reçu la médaille de la Résistance, et la Croix du combattant volontaire de la Résistance. Fille d’un mécanicien engagé dans la marine mort à l’âge de 34 ans de blessures de guerre à Vitry-le-François, Marcelle Lesure Petit fut la présidente d’honneur de la Fédération des anciens combattants et des victimes de guerre. Jusqu’à son décès en juillet 2016, elle sera impliquée également au sein de l’Association nationale des anciens combattants et amis de la résistance (Anacr) de la RATP.


Les faits

 

Cette semaine,
pendant les vacances scolaires, nous consacrons une série d’articles aux Morts pour la France et ceux qui l’ont honorée par de belles actions grâce au travail de géolocalisation des tombes entrepris par le comité cantonal du Souvenir français.

Membre de cette structure
, Gérald Gaillet recherche d’ailleurs toujours des photos de civils ou de Morts pour la France pendant les différents conflits. Ces documents lui serviront à étoffer l’application Géomémoire.

Alizée Morat

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« l’union » 230417b

ÉPERNAY : remerciements


Remerciements parus dans le journal L’union du 17 avril 2023


ÉPERNAY

 
Madame Colette MANDON-MLAKAR, son épouse,
ainsi que toute sa famille,
très touchées par les nombreuses marques de sympathie et d’amitié qui leurs ont été témoignées lors du décès de

Monsieur Ferenc (François)
MLAKAR

 
remercient très sincèrement toutes les personnes qui ont pris part à leur peine.

Un grand merci est témoigné au personnel soignant de Sainte Marthe, aux anciens combattants d’Algérie, au comité de la légion d’honneur d’Épernay, ainsi qu’à tous les portes drapeaux présent lors de la cérémonie.

 



 Consultez tous les avis de décès des Marnais membres de la Légion d’Honneur
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« l’union » 230417a

VITRY-LE-FRANCOIS : Ces héros qui honorent la France (1/5) :Du couvent des Minimes à l’Arc de Triomphe

 


Le couvent des Minimes - devenu une caserne en 1818 - portait le nom de « Caserne Le Fol » à Vitry-le-François.

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Premier volet de notre série consacrée aux Morts pour la France et ceux qui l’ont honorée à Vitry-le-François et alentour. Zoom aujourd’hui sur Étienne Nicolas Le Fol.

Né à Giffaumont, mort à Vitry-le-François, et un nom aujourd’hui gravé sur la première colonne de l’Arc de Triomphe de Paris. Le général français Étienne Nicolas Le Fol a marqué l’Histoire. C’est ce qu’on apprend en faisant le tour du cimetière du Midi, à Vitry-le-François, où le comité cantonal du Souvenir français a entrepris un important travail de recensement des Morts pour la France et de ceux qui l’ont honorée par de belles actions. Sa tombe en pierre repose là, sobrement, parmi une multitude d’autres, elles aussi géolocalisées sur l’application Géomémoire. Une plaque de rue lui rend également hommage dans sa commune de naissance.

Il faut dire que ce général français de la Révolution et de l’Empire compte parmi les valeureux héros de notre pays. Après avoir débuté sa carrière comme soldat dans le régiment des dragons du colonel Gérard le 19 juin 1786, il devient capitaine au 3 ème bataillon des volontaires de la Marne le 4 septembre 1791, puis capitaine au 1 er bataillon des chasseurs des Ardennes le 26 novembre 1792.

Par son parcours et ses réussites militaires, ce baron de l’Empire a sans cesse multiplié les grades, récompenses et honneurs : général de brigade en 1808, commandeur de la Légion d’honneur en 1811, général de division en 1813, chevalier de l’Ordre de Saint-Louis en 1814... Au fil de sa carrière, il s’est notamment distingué « à Leipheim, près de Gunzberg, conduisant lui-même un des assauts destinés à sécuriser les ponts » , soulignent les passionnés qui alimentent le site Internet napoleon-histoire.com. C’était en 1803. Il a aussi participé aux campagnes de Prusse et de Pologne. Étienne Nicolas Le Fol a également passé quelques années, de 1808 à 1813, en Espagne. En 1813, il sera de la bataille de Leipzig, ce qui lui vaudra d’être blessé à la tête par un coup de feu. Autre date : en 1815, il est appelé à Paris par Napoléon.

Maire de Saint-Eulien

Le parcours de ce Marnais n’est toutefois pas uniquement composé de faits d’armes. Étienne Nicolas Le Fol a aussi occupé des fonctions de maire, à Saint-Eulien, de 1817 à 1830. Il a attendu 1832 pour profiter de sa retraite et s’installer à Vitry-le-François, où le couvent des Minimes - devenu une caserne en 1818 - portait son nom : « Caserne Le Fol ». Cette appellation sera conservée jusqu’au 15 octobre 1924.

Étienne Le Fol est décédé le 5 septembre 1840, à Vitry-le-François. Lors de ses funérailles, les derniers honneurs lui ont été rendus par la légion de garde nationale de Vitry-le-François et les troupes de la garnison. « Un discours est également prononcé par les membres de la Loge maçonnique de Vitry-le-François » , soulignent les membres du Souvenir français sur Géomémoire.

Malheureusement, aucun portrait de lui ne semble avoir traversé les siècles. Son visage reste un mystère, mais l’histoire a retenu son nom.


Les faits

 

Cette semaine
, pendant les vacances scolaires, nous consacrons une série d’articles aux Morts pour la France et ceux qui l’ont honorée par de belles actions grâce au travail de géolocalisation des tombes entrepris par le comité cantonal du Souvenir français.

Membre de cette structure,
Gérald Gaillet recherche d’ailleurs toujours des photos de civils ou de Morts pour la France pendant les différents conflits. Ces documents lui serviront à étoffer l’application Géomémoire.


Alizée Morat

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« l’union » 230410a

REIMS – PATRIMOINE : Des morceaux d’histoire en quête de retour

 


François Bayle montrant un cliché de la vierge qui s’est transmise dans la famille Crété. M.L.

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En 1914, une statue et un vitrail sont récupérés par un soldat au pied de la cathédrale alors que Reims est sous le feu allemand. Un siècle plus tard, sa famille veut rendre ces œuvres. Reste à préciser leur localisation d’origine.

Cette histoire à l’épilogue incertain débute en septembre 1914. Reims est alors sous le feu de l’armée allemande. La cathédrale, joyau de l’art gothique reconverti en hôpital militaire où voisinent blessés français et allemands, n’est pas épargnée. Le 4, des éclats d’obus l’abîment. Du 14 au 18, elle est touchée à plusieurs reprises. Des obus percent sa toiture. Le 19, un incendie va la dévaster. Dans un article resté célèbre, Albert Londres écrit dans Le Matin : « Nous ne sommes plus sur un monument. Nous marchons dans une ville retournée par un volcan (…) Les chimères, les arcs-boutants, les gargouilles, les colonnades, tout est l’un sur l’autre, mêlé, haché, désespérant. »
Au pied de l’édifice, un jeune lieutenant assiste aux premiers bombardements. Georges Crété est ingénieur de formation, issu d’une famille d’industriels éminents. Il est aussi le gendre du sénateur Paul Doumer, dont il a épousé l’une des filles, Lucile, en 1912. En 1906, Doumer, qui deviendra président de la République en 1931 et sera assassiné l’année suivante, publie Le Livre de mes fils, dans lequel il intime à ses cinq garçons : « Il faut aimer la patrie jusqu’à lui tout sacrifier, ses biens, sa vie, ses enfants, mais aussi jusqu’à puiser dans cet amour d’elle la force et le courage. » Quatre d’entre eux périront à la guerre ; Lucile, leur sœur, mourra en 1918, accablée par le chagrin.

Une vierge couronnée au visage abîmé et dont il manque les pieds.

La suite de l’histoire s’est répétée au sein de la famille Crété, d’une génération à l’autre, depuis un siècle. Entouré des morceaux de statues et vitraux tombés de la cathédrale, le jeune Georges, amateur d’art et dont la famille dirige l’une des plus grandes imprimeries du pays, donne à ses hommes l’ordre d’aider les gens d’église à ramasser et mettre sommairement à l’abri cet immense patrimoine. L’un des ecclésiastiques présents, pour remercier Crété et ses hommes, finit par remettre à ce dernier une petite statue : une vierge à l’enfant, couronnée. À cette relique, il manque le bas de la statue ; dans les bras de cette vierge, l’enfant Jésus a perdu un bras, et tous les deux ont le visage abîmé.

Avec l’accord de l’ecclésiastique, le lieutenant Crété emporte également quelques morceaux de vitrail sur lequel il croit reconnaître Jeanne d’Arc. Peu après, le jeune homme est réaffecté, laissant Reims et sa cathédrale, « grand édifice formé d’entassements de siècles et de lieux », tel que la décrivait Victor Hugo, près d’un siècle plus tôt, dans Feuilles d’automne. Pour ses actions au cours desquelles il a notamment fait preuve de « beaucoup de courage » et « d’esprit d’organisation », tel qu’il est relaté dans son livret militaire, Crété est décoré de la Croix de Guerre et de la Légion d’Honneur à l’issue du premier conflit mondial. L’une de ses connaissances, maître verrier, parvient à recomposer le vitrail que la guerre a transformé en puzzle. S’agit-il bien de Jeanne d’Arc ? La nomenclature officielle du ministère de la Culture qui liste les attributs des saints fait de la Pucelle la seule femme revêtue d’une armure, totale ou partielle, ce qui est ici le cas. Et ce vitrail rejoint la statue de la vierge couronnée dans le bureau de Georges Crété, pour qui ses vestiges devaient rappeler l’effroyable coût humain de cette guerre qui le priva d’une sœur et quatre beaux-frères. « Depuis, ça s’est transmis dans la famille et à chaque fois, c’était : Faudra un jour le ramener à la cathédrale. Mais en réalité, on trouvait que c’était très bien à la maison… »

L’homme qui s’exprime ainsi s’appelle Henri-Gilles La Brosse. L’héritier direct et petit-neveu de Paul Doumer. À l’autre bout du fil, celui qui a quitté Paris depuis six ans pour passer ses vieux jours non loin de Libourne (Gironde), poursuit : « J’ai bien connu Paul Crété puisqu’il a vécu chez mes parents… Il était un ingénieur passionné de mécanique, qui avait beaucoup d’idées très futuristes… Ma mère était son héritière. Quand il a lui a remis la statue et le vitrail, il lui a dit : Ce sera à restituer à la cathédrale. C’est un morceau d’histoire qui est resté longtemps à la maison. Mon père avait même sculpté un pied en bois pour que la statue puisse tenir debout en équilibre. »

Celui qui nous a mis en relation avec Henri-Gilles La Brosse s’appelle François Bayle. Un ancien journaliste, passé par la communication d’entreprises et d’ONG, reconverti depuis une dizaine d’années dans le milieu de l’art. Depuis Bruxelles, il conseille et expertise « des clients et vieux amis » et s’occupe de Brussels Arts Edition, qui agit « dans le domaine de l’ingénierie culturelle » . La veille de notre rencontre, il a, à Bordeaux, dans le cadre d’enchères, suivi la vente d’un bénitier appartenant à « un vieil ami ». À deux pas de la cathédrale, François Bayle résume son métier : « Des gens viennent me dire : J’ai toujours vu ça chez moi, qu’est-ce que ça vaut ? Et parfois, c’est un trésor. »

À la recherche d’une photo d’avant 1914 qui lèverait les doutes

L’homme, érudit et plutôt cash, ne s’en cache pas : « L’art est ce qui m’intéresse vraiment depuis longtemps. Après, bien sûr qu’il y a une dimension financière dans mon travail : je prends une commission sur ce que je vends. Mais franchement, ça m’embêterait quand même beaucoup que de tels objets finissent à la benne ou chez un brocanteur qui n’y connaît rien. »

Dans l’histoire qui nous réunit, un « ami commun » a présenté François Bayle à Henri-Gilles La Brosse, dont la descendance n’a pas marqué d’opposition à l’idée que les deux œuvres retournent à Reims.

À l’heure actuelle, celles-ci se trouvent à Bruxelles. Sous la responsabilité de François Bayle qui, en ce matin venteux de mars, observe la cathédrale dans ses moindres recoins et aspérités. Dans la partie centrale supérieure du contrefort sud, côté palais du Tau, une statue n’a conservé que sa partie inférieure. « C’est intrigant. Si on pouvait avoir une échelle, j’adorerai y monter pour voir si celle qu’on a s’emboîte… » , imagine-t-il. L’après-midi, à la bibliothèque Carnegie, richement dotée en iconographies de la cathédrale, il met la main sur un cliché antérieur à 1914. Sur le contrefort sud, le même manque apparaît déjà. Fin de l’hypothèse. La Vierge de la famille Crété ne provient pas d’ici.
L’espoir renaît à l’étude du contrefort nord, le plus touché par les bombardements de 1914. « Les archives photographiques nous ont fourni un autre cliché, pris avec un grand recul et une lumière rasante, qui laisse deviner une silhouette pouvant correspondre à la Vierge couronnée, mais sans précision suffisante pour nous rendre catégoriques » , écrit, le 20 mars, François Bayle à Jocelyn Bouraly, l’administrateur du palais du Tau et des tours de la cathédrale de Reims, qui, le 13 février, a déjà estimé que « cette provenance rémoise supposée (des deux pièces d’art religieux) me paraît bien peu probable » .

C’est sans doute la tradition familiale qui a extrapolé

Récemment relancé par François Bayle à la suite des découvertes réalisées à Carnegie, Jocelyn Bouraly se fait plus précis : « J’ai consulté Monsieur Patrick Demouy qui est de loin le meilleur connaisseur de la cathédrale de Reims. Il est formel : cette statue et ce vitrail n’ont jamais fait partie de l’édifice. Il n’est pas impossible en revanche qu’ils proviennent de Reims. C’est sans doute la tradition familiale qui a extrapolé en les attribuant à la cathédrale. »

Diantre ! Entre les certitudes du fameux historien médiéviste et l’histoire du lieutenant Crété telle qu’elle est relatée par sa descendance, à l’évidence sincère, l’épilogue de cette histoire reste à écrire.
« Le suspens devient intenable », sourit François Bayle. Puisqu’aucune expertise ne viendra clarifier la provenance de ces objets, reste à savoir si la vérité ne se dissimule pas dans la malle d’une famille rémoise en possession de clichés lisibles du contrefort nord, avant que celui-ci ne soit fracassé par les obus de l’armée allemande.


À qui en parler ?, le premier (petit) jeu de pistes

 

Ce fut l’un des petits mystères de cette histoire : à qui s’adresser à Reims pour évoquer les deux pièces qu’est disposée à rendre – et à vendre – la famille Crété ? Première tentative fin janvier auprès de l’adjoint à la culture, Pascal Labelle. Trois semaines plus tard et après relance, celui-ci nous conseille de contacter Jocelyn Bouraly, l’administrateur du palais du Tau. Sollicité par François Bayle, ce dernier, quelques jours plus tard, réplique, non sans humour, se sentir « très peu digne » de la « confiance » des autorités municipales. Avant de solliciter le très respecté médiéviste Patrick Demouy, éminent spécialiste de la cathédrale de Reims.

Mathieu Livoreil

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