Revue de presse sur la Légion d’Honneur dans la Marne - articles - années 2022 - 2023

vendredi 31 décembre 2021

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« l’union » 230323a

VITRY-LE-FRANCOIS – HISTOIRE : La vie de la résistante Gisèle Probst racontée dans un livre

 


Des anciens membres du réseau Mithridate en visite chez les Probst à Vitry-le-François. Au centre, robe rayée, Gisèle Probst, sur sa droite son mari, Jean.
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Un ouvrage sur la vie de la résistante vitryate Gisèle Probst sort cette semaine. L’union a rencontré l’auteur d’un manuscrit qui a failli ne jamais voir le jour.

À l’image de la vie de son héroïne, l’histoire de l’ouvrage retraçant le parcours de Gisèle Probst (née Goujard) et sa famille aura été tout sauf un long fleuve tranquille. Ce samedi 25 mars à 11 heures à l’hôtel de ville, Jean-Pierre et Jocelyne Husson, deux professeurs d’histoire à la retraite, viendront présenter leur livre intitulé « Une famille de résistants au service du réseau Mithridate. La famille Goujard-Probst de Vitry-le-François ».

L’ouvrage de 125 pages retrace le parcours de la famille Goujard-Probst, originaire de Vitry-le-François, dans la Seconde Guerre mondiale. En mai 1940, elle a quitté la Cité rose pour aller se réfugier dans le Puy-de-Dôme. Ne pouvant rentrer à Vitry-le-François, qui avait été dévastée lors de l’offensive allemande, elle s’est installée à Clermont-Ferrand où, en janvier 1943, elle s’est mise au service du réseau Mithridate. Dans ce dernier, l’un des plus importants réseaux de la Seconde Guerre mondiale, Gisèle et sa famille effectuaient des missions de transport d’agents et de reconnaissance de terrains de parachutages. Gisèle et sa belle-mère, Rose Probst, servaient comme agents de liaison. Après avoir été dénoncés, puis arrêtés par les Allemands le 17 octobre 1943, Rose, Gisèle et son père Maurice ont été déportés. Seule Gisèle, envoyée à Ravensbrück, est revenue des camps de la mort.


Depuis 2021, un collège vitryat porte son nom

Après le retour de déportation de Gisèle, elle et son mari se sont réinstallés à Vitry-le-François. Durant sa vie, la résistante commandeur de la Légion d’honneur, titulaire de la croix de guerre et médaillée de la Résistance, a témoigné à de nombreuses reprises de son histoire auprès des élèves de collège et de lycée. D’ailleurs, le collège du Vieux-Port à Vitry-le-François, où elle est intervenue tant de fois, porte son nom depuis le 1 er janvier 2021.

Rédigé en 2011, puis réactualisé au moment du décès de Gisèle Probst en 2019, l’ouvrage présenté ce samedi n’était pas paru, faute d’éditeurs volontaires. L’un de ses auteurs raconte d’où était venue l’idée de la rédaction du livre. « Elle avait germé alors que nous étions encore en activité avec mon épouse et que nous présentions chaque année plusieurs de nos élèves au Concours national de la Résistance et de la Déportation , se souvient Jean-Pierre Husson. Au fil de nos rencontres avec Gisèle au sein du jury et lors de la remise des prix du concours à Châlons, nous avions découvert le parcours exceptionnel de sa famille. Arrivés à la retraite, nous avons été plus disponibles. Gisèle nous a alors reçus chez elle, nous a ouvert ses archives et a accepté de témoigner. »

Après le décès de Gisèle Probst, sa fille aînée Michèle a souhaité faire renaître le projet. « On a écrit ce livre par amitié pour Gisèle de son vivant, et pour transmettre son histoire. C’est ainsi que ce projet aboutit enfin en ce début de 2023, grâce au soutien de la délégation marnaise des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et de la section marnaise de la Société des membres de la Légion d’honneur, qui sont partenaires de cette publication, et avec l’aide du département de la Marne qui en a assuré l’impression » , conclut Jean-Pierre Husson.

L’ouvrage sera consultable dans certaines librairies du Vitryat et il sera possible de se le procurer contre la somme de 15 euros.

Les recettes de la vente de l’ouvrage reviendront intégralement à la délégation marnaise des Amis de la Fondation pour la mémoire de la déportation et à la section marnaise de la Société des membres de la Légion d’honneur.


Samuel Cadène

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« l’union » 230308a

REIMS : Dominique Harder, porte-drapeau des personnels soignants

 


Ancienne infirmière, Dominique Harder est porte-drapeau de l’Amicale des personnels soignants. Stéphanie Jayet
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Le monument de la place Aristide-Briand a une résonance particulière pour Dominique Harder. D’abord parce qu’elle a exercé le métier d’infirmière pendant une trentaine d’années. Ensuite parce qu’elle est, depuis bientôt trois ans, porte-drapeau de l’Amicale des personnels soignants. « Mon mari est porte-drapeau de l’Association des sous-officiers de la réserve de Reims, j’avais l’habitude de l’accompagner aux cérémonies », se souvient la retraitée. Un jour, le président de l’Amicale des porte-drapeaux lui fait un appel du pied en lui disant qu’il aimerait bien féminiser ses rangs : Dominique Harder ne se fait pas prier, elle devient la première femme de la section en 2017. Elle commence avec le même drapeau que son époux, jusqu’à ce que ce dernier s’étonne auprès du maire de l’absence de porte-drapeau dédié au monument des infirmières. « Sur le coup, je n’ai pas eu de retour mais en 2020, quand la cérémonie habituelle a été annulée en raison de la crise sanitaire, j’ai reçu un appel de son cabinet. Ils m’ont demandé de proposer une maquette. » Willy Harder se met au travail avec François Mayoly, assemblant les éléments qui leur semblaient évidents : le caducée, les armoiries et la devise de la ville, ainsi que celle de l’Amicale des personnels soignants, « courage et dévouement ». Dominique Harder reçoit son drapeau des mains d’Arnaud Robinet et de la directrice du CHU lors de l’inauguration de la plaque en hommage aux soignants engagés lors de la crise sanitaire, le 13 juillet 2020. « Je porte ce drapeau à chaque cérémonie, c’est un honneur et j’éprouve toujours la même émotion », confie Dominique Harder qui une fois n’est pas coutume, sera ce mercredi, au premier rang. « Le protocole veut que lors des cérémonies officielles, les ordres nationaux, Légion d’honneur, médaille du Mérite, soient devant. Pour le 8-Mars, ils cèdent leur place aux porte-drapeaux féminines. Nous en avons sept dans la section, quatre seront présentes pour cette cérémonie, l’Amicale des personnels soignants, le Souvenir Français, la Fnaca et l’Amicale des porte-drapeaux », détaille le vice-président de cette dernière, Willy Delvallée.

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« l’union » 230302a

REIMS - BIOEXPRESS : Just Fontaine

 

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