Revue de presse sur la Légion d’Honneur dans la Marne - articles - année 2026

jeudi 16 avril 2026

Cet article contient tous les articles publiés en 2026 dans la revue de presse de la Légion d’Honneur dans la Marne.
La plupart des articles proviennent du journal « l’union » que nous remercions.
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« L’Union » 260719a

VIDÉO. « Hervé Chabaud nous raconte » : Jean-Baptiste de Pinteville, juriste et réformiste

par Hervé Chabaud

Histoire. Jean-Baptiste de Pinteville est élu, passionné par les finances publiques et l’organisation du territoire, avocat et magistrat, il cumule les responsabilités mais ne fait pas l’unanimité

19 juillet 1813
Jean-Baptiste de Pinteville, plus soucieux des Finances publiques que des siennes. Image taille réelle

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Jean-Baptiste de Pinteville est un haut fonctionnaire et élu, dont la famille aussi bien paternelle que maternelle est enracinée dans la Marne, même s’il naît le 15 juillet 1756 au Coudray-sur-Seine (dans l’Essonne, aujourd’hui nommé Le Coudray-Montceaux). Il est baron de Cernon et seigneur de Vésigneul-sur-Coole, mais ce ne sont pas ses titres qui sont le plus importants. Il suit de solides études de droit, il est avocat au Parlement de Paris, avocat général aux Eaux-et-Forêts de France, membre de l’administration provinciale de Champagne en 1787.

Député du bailliage de Châlons-sur-Marne aux États-généraux et à la Constituante, le 29 mars 1789, il est en première ligne en cette période agitée. Il s’intéresse aux moyens de redresser la situation économique et financière calamiteuse du pays et devient membre du comité des finances avant de le présider en 1791. Ses interventions structurées, riches d’une pensée réformiste, font de lui l’un des principaux orateurs lors des débats qui conduisent à la suppression des chambres des comptes et la création du Bureau de comptabilité. Il a également publié en 1790 un plan de libération générale des finances, et la même année des observations sur la vente des biens nationaux aux particuliers.

Il ne manque pas d’idées pour repenser l’organisation territoriale du pays. Aussi, n’est-il pas surprenant qu’il préside le comité de division de la France en départements. Ce qui lui donne l’opportunité d’écrire un dictionnaire géographique de la France. L’Assemblée salue son travail et vote le 28 août 1791 l’impression de son ouvrage.

En passant par Châlons

Il est maire éphémère de Châlons-sur-Marne en 1791 puisqu’il démissionne l’année suivante, agacé par les petites querelles locales et reconnaissant ne plus disposer d’assez de temps pour faire face avec efficacité à tous ses engagements. Ce qui ne l’empêche pas de devenir juge de paix et membre de la municipalité châlonnaise en 1795 !

Il épouse le 7 juin 1796, à Gouy-le-Catelet, dans l’Aisne, Anne Radix de Sainte-Foy, mais ne perd pas le goût pour la vie politique. Membre du Tribunat, choisi par le Sénat le 4 septembre 1802, plusieurs fois secrétaire et rapporteur, il prend une part active aux discussions du projet d’établissement de la Cour des comptes. Il devient maître des comptes à la création de la Cour le 28 septembre 1807 et le demeure jusqu’en 1813. Il semble bien plus négligent dans la gestion de ses affaires personnelles et est endetté, avance-t-on, le 19 juillet 1813.

Chevalier de la Légion d’honneur le 18 juin 1804, chevalier de l’Empire par lettres patentes du 5 octobre 1808, il décède brutalement le 22 juillet 1837 à Toul. En 1808, le Premier président de la Cour des comptes, François Barbé-Marbois a écrit de Pinteville, dont il se méfiait : « Homme d’esprit ayant quelque expérience des affaires, est capable d’être un bon magistrat, et il remplira mieux ses fonctions aussitôt qu’il les aimera davantage ».

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VIDÉO. « Hervé Chabaud nous raconte » : Jean-Baptiste de Pinteville, juriste et réformiste
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« L’Union » 260718b

REIMS – PARGNY-LES-REIMS : L’ancien résistant Henri Carminati est mort

Par Olivier Durand
odurand@lunion.fr

Le colonel Henri Carminati (assis sur la photo) avait été élevé, à 101 ans, au grade de grand officier de la Légion d’Honneur par le général Jean-Marie Lemoine, le 5 avril 2025. - Image taille réelle

Reims. Après avoir lutté contre l’envahisseur allemand durant la Seconde Guerre mondiale, il avait participé à la guerre d’Indochine puis à celle d’Algérie et poursuivi ensuite une carrière dans l’armée. Il avait présidé, durant 25 ans, le comité de Reims du Souvenir français.

C’est un combattant rémois au parcours exemplaire qui vient de s’éteindre. Le colonel Henri Carminati est décédé, ce jeudi 16 juillet, à l’âge de 102 ans. Né à Reims en octobre 1923 de parents italiens, originaires de Lombardie, il avait vingt ans seulement lorsqu’il entre dans la grande histoire en s’engageant dans un maquis ardéchois, après s’être soustrait au STO (service du travail obligatoire) pour combattre l’occupant allemand. Son « groupe franc » (Raymond) réussira entre autres une quinzaine de sabotages sur des voies ferrées et des ponts. Le jeune résistant passera ensuite dans l’armée régulière, au 15e régiment de chasseurs alpins.

Indochine puis Algérie

La Seconde Guerre mondiale terminée, il entre à l’école spéciale militaire interarmes de Coëtquidan, dont il sort sous-lieutenant. Il participera à la guerre d’Indochine, où il sera envoyé à deux reprises. Blessé par une mine à cette occasion, il recevra la Croix de guerre avec palme.

« En 1959, Henri Carminati est affecté en Algérie au 35e régiment d’infanterie dans le secteur de Colomb-Bechar. Il est chargé de l’interception des convois de ravitaillement des fellaghas », relate notre ancien collègue Hervé Chabaud, président de la section Marne de l’association nationale des membres de l’ordre national du Mérite, dans une notice biographique, qu’il lui avait consacrée, fin 2023.

Le Rémois reçoit plusieurs distinctions puis est chargé de la préparation aux concours indirects pour Coëtquidan, à Strasbourg. En 1965, il est fait officier de la Légion d’honneur et lieutenant-colonel.

Il terminera sa carrière à la tête du bataillon de commandement et de service de la 10e division blindée.

« Un homme d’honneur »

Henri Carminati, qui a vécu une grande partie de sa vie à Pargny-lès-Reims, fut aussi un actif président du comité de Reims du Souvenir français, de 1981 à 2005. En 2009, le colonel Louis Carrière, un aviateur membre du réseau Gallia et ancien déporté-résistant à Mauthausen, lui avait remis la cravate de commandeur de la Légion d’honneur. En novembre 2024, Henri Carminati avait été promu grand officier de la Légion d’honneur. Distinction rare comme l’avait alors souligné Hervé Chabaud : « Il n’y a qu’un autre dignitaire dans le département de la Marne ». En l’occurrence, le général Jean-Marie Lemoine, 93 ans à l’époque. Triste ironie du sort, ce dernier vient également de nous quitter, le 23 juin dernier.

« Henri Carminati a consacré sa vie à servir la France et à transmettre la mémoire de celles et ceux qui se sont battus pour notre liberté », a salué le maire de Reims, Arnaud Robinet, dans un court hommage publié sur Facebook. Ajoutant : « Reims perd aujourd’hui l’une de ses grandes figures. Nous garderons le souvenir d’un homme d’honneur et d’un serviteur de la Nation dont l’exemple continuera d’inspirer les générations qui lui succéderont ».

« Henri Carminati est un bel exemple d’un engagement au service de la France. Il a fait honneur à son drapeau et à ses valeurs », disait de lui Hervé Chabaud. Concluant ainsi son portrait : « Homme de cœur, dont les analyses témoignent une grande sagesse et une vive lucidité, il est incontestablement un grand Rémois. »

Signe de l’aura du défunt, plusieurs hommages lui ont été rendus sur les réseaux sociaux ces dernières 24 heures. Au-delà du pedigree militaire, Hervé Chabaud salue « un homme attentionné, d’une constante gentillesse ».

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« L’Union » 260718a

EPERNAY - VENTEUIL : La médaille vermeil et un diplôme national pour Claude Dubois
Fidèle adhérent de la 593e section de la médaille militaire, Claude Dubois avait repris l’exploitation familiale à sa démobilisation.

Claude Dubois, habitant de Venteuil, à été mis a l’honneur par le maire Guillaume Guerre et par Raymond Lemaire, président de la 593 e section de la médaille militaire d’Épernay et sa région. Il a reçu la médaille vermeil et le diplôme de la société nationale d’entraide de la médaille militaire.

Né en 1938, il a été appelé en 1958 au service militaire, incorporé au 153 e régiment d’infanterie motorisé à Sarrebourg. Il fut fortement blessé lors d’une opération à l’est d’Aïn Zana, près de Souk Arhas (Algérie).

Titulaire de la Croix de la valeur militaire avec étoile d’argent et médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre, il reçu, en 1993, la médaille militaire et, en 2019, la nomination au grade de chevalier de la Légion d’honneur.

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« L’Union » 260714a

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : Le président du Syndicat général des vignerons, Maxime Toubart fait chevalier de la Légion d’honneur

Par Corinne Lange-Journaliste reporter

Le président du Syndicat général des vignerons (SGV) de Champagne, Maxime Toubart, figure dans la promotion du 14-Juillet de la Légion d’honneur. Le vigneron du Breuil est nommé chevalier, une distinction qui récompense 25 années de services.

Les défis de la filière champenoise
Maxime Toubart, président du SGV depuis 2016 et viticulteur dans la vallée de la Marne, doit faire face à de nombreux défis - SGV - Image taille réelle

À la tête du SGV depuis 2016, il a récemment été reconduit pour un nouveau mandat de deux ans. Ce sixième mandat s’annonce particulièrement exigeant dans un contexte où la filière champenoise fait face à de nombreux défis.

Entre les incertitudes sur le marché américain, les tensions géopolitiques, les difficultés du commerce en ligne au sein de l’Union européenne et le recul des expéditions en volume, Maxime Toubart estime que la Champagne traverse une période de profondes mutations.

Lors de son rapport d’orientation présenté au Millésium d’Épernay, il a appelé l’ensemble de la filière à s’adapter.

Son objectif reste de retrouver un niveau de 300 millions de bouteilles expédiées, dont 100 millions issus du vignoble. Il plaide également pour une diversification des marchés à l’export afin de réduire la dépendance à certains pays, tout en répondant à ce qu’il considère comme une autre priorité : enrayer la baisse de la désirabilité du champagne auprès des consommateurs.

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« L’Union » 260713a

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : Décès de Madame Jacqueline PRIETO - Remerciements


Remerciements parus dans le journal L’Union du 13 juillet 2026

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE

 
Samuël, Claire, Anne, leurs enfants et toute la famille,
très touchés par les nombreuses marques de sympathie et d’amitié qui leur ont été témoignées lors du décès de 

Madame Jacqueline PRIETO

et dans l’impossibilité de répondre à chacun, remercient très sincèrement Monsieur le Maire Honoraire, le Député de la 5éme circonscription, le Maire de Châlons, le CCAS, le Crédit Agricole du Nord Est, l’AMOPA, l’Ordre National de la Légion d’Honneur, la Mission Locale, les anciens salariés du CSC Schmit, la Ville de Razgrad, les associations, ses voisins et amis, ainsi que toutes les personnes qui se sont associées à leur peine par leur présence aux obsèques, leurs envois de fleurs et messages.
Que chacun trouve ici l’expression de leur profonde reconnaissance.



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« L’Union » 260704a

CHANGY : Décès du Général Jean-Marie Lemoine - Remerciements


Remerciements parus dans le journal L’Union du 04 juillet 2026

CHANGY

 
Pierrette LEMOINE, son épouse
ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants,

très touchés par les marques de sympathie et d’amitié témoignées lors
du décès du

Général Jean Marie LEMOINE

remercient toutes les personnes qui ont pris part à leur peine, par leur
présence aux obsèques, leurs messages et leurs fleurs.



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« L’Union » 260702a

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : Ancienne adjointe au maire de Châlons, Jacqueline Prieto est décédée à l’âge de 83 ans

Par Kevin Petit
Journaliste à Châlons-en-Champagne

Jacqueline Prieto était fortement investie dans le milieu associatif châlonnais, elle a qui a été longtemps présidente du comité de jumelage Chalons/Razgrad. - Archives - Image taille réelle

L’ancienne élue de la ville préfecture, Jacqueline Prieto, est morte ce dimanche 28 juin 2026 à l’âge de 83 ans. Cette dernière avait marqué de son empreinte Châlons et avait été nommée Chevalier de la légion d’honneur et de l’Ordre national du mérite.

Une personnalité emblématique de Châlons-en-Champagne s’est éteinte ce dimanche 28 juin 2026 en la personne de Jacqueline Prieto. La Châlonnaise est décédée à l’âge de 83 ans, elle qui résidait ces dernières années au sein de l’Ehpad Sarrail. « C’est une vraie personnalité qui a marqué la vie de Châlons-en-Champagne. C’était une femme très dynamique, mais aussi avec du caractère », réagit Bruno Bourg-Broc, ancien maire de la ville préfecture qui l’a bien connu puisque Jacqueline Prieto a été adjointe au maire de 1995 à 2008.

Nommée chevalier de la légion d’honneur

Jacqueline Prieto a notamment participé à la création de l’Ehpad Les Catalaunes ainsi qu’à la création du jumelage avec la ville bulgare de Razgrad. L’ancienne adjointe au maire avait été saluée de son vivant puisqu’elle a été nommée Chevalier de la légion d’honneur et l’Ordre national des mérites, ainsi qu’officier dans l’Ordre des palmes académiques. Professeure d’éducation physique et sportive et engagée dans le milieu associatif pendant de très nombreuses années, Jacqueline Prieto s’était également investie dans les clubs de danse et de gymnastique de la ville.

Un dernier hommage lui sera rendu ce mardi 7 juillet 2026 avec une cérémonie religieuse qui sera célébrée en l’église Sainte-Thérèse de Châlons, à 15 heures.

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« L’Union » 260701c

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 01 juillet 2026


CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE

 
Benoist APPARU, maire de Châlons-en-Champagne, président du
CCAS,
Bruno BOURG-BROC, député et maire honoraire,
les élus du conseil municipal,
le conseil d’administration du CCAS,
l’ensemble des collaborateurs,

ont le regret de vous faire part du décès de

Madame Jacqueline PRIETO
Officier de la Légion d’honneur
Chevalier de l’ordre national du Mérite
Officier de l’ordre des Palmes académiques
Adjointe au maire (1995-2008)
Présidente déléguée du CCAS (2001-2007)

et adressent à sa famille et à ses proches leurs sincères condoléances.

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« L’Union » 260701b

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 01 juillet 2026


CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE

 
Samuël PRIETO,
Claire et Mickaël TONNELLIER,
Anne PRIETO,
ses enfants et son gendre,
Clémence, Rafaël, Julia, Lola, ses petits-enfants
ainsi que toute la famille,

ont la tristesse de vous faire part du décès de

Madame Jacqueline PRIETO
Chevalier de la Légion d’Honneur
Chevalier de l’Ordre national du Mérite
Officier dans l’ordre des Palmes académiques

survenu le dimanche 28 juin 2026, à l’âge de 83 ans.

La cérémonie religieuse sera célébrée le mardi 7 juillet 2026,
à 15 heures, en l’église Sainte-Thérèse de Châlons-en-Champagne.

Une pensée pour

Cesar, son époux, décédé en 2002.

Fleurs naturelles uniquement.
 
Cet avis tient lieu de faire-part.


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« L’Union » 260701a

VITRY-LE-FRANÇOIS – CHANGY : Une foule réunie pour adresser un dernier adieu au général Jean-Marie Lemoine

Par Hippolyte Semin
Journaliste à Vitry-le-François

L’église de Changy était pleine pendant la cérémonie. Hippolyte Semin - Image taille réelle

Lors de ses obsèques, le général Jean-Marie Lemoine laisse un souvenir impérissable à ceux qui l’ont côtoyé. Une célébration et des honneurs militaires lui ont été rendus ce mardi 30 juin dans l’église de Changy, où il habitait avec sa femme Pierrette.

« La grandeur de l’homme, c’est qu’il est un pont et non une fin ». C’est en citant Nietzsche que Mathieu décide de rendre un dernier hommage à son grand-père dans un discours touchant mais empreint d’une certaine pudeur. Devant lui, plus une seule place n’est disponible sur les bancs de l’église de Changy ce mardi 30 juin.

Pour les obsèques du général de corps d’armée Jean-Marie Lemoine, décédé ce mardi 23 juin 2026 à 95 ans, il était plus d’une centaine à être venu honorer sa mémoire. En traversant le village, difficile de se garer pour participer à la cérémonie, deux écrans sont même disposés à l’extérieur de l’église pour les retardataires qui n’ont pas trouvé de place à l’intérieur de l’édifice.

Dans une ambiance teintée d’émotions, le père Thibault-Marie Ruelle entame la cérémonie d’obsèques. « Une vie au long cours », commence-t-il pour décrire un personnage qui aura marqué de son empreinte le territoire. Face à lui, familles, élus, anciens amis, militaires l’écoutent avec attention et recueillement. « Un militaire avec une carrière exemplaire », « un véritable passeur de mémoire », « un exemple pour tous ». L’assemblée dresse le même portrait d’un homme « qui n’avait pas sa langue dans sa poche », glisse un maire du Vitryat.

Une cérémonie pour honorer une vie d’exception

S’il y a bien une chose que tout le monde s’accorde à dire, c’est que le général Lemoine n’a pas laissé indifférent, marquant tous ceux qui l’ont côtoyé. « C’était un grand optimiste qui croyait en l’avenir », rappelle Jean-Marie Mougeot, maire de Changy. Dans un discours retraçant l’ensemble des souvenirs sur l’ancien général quatre étoiles, il n’hésite pas à rappeler l’engagement de cette figure de la commune, maire de 1995 à 2008. « C’est tout naturellement que la salle des fêtes a son nom », continue-t-il.

Après la cérémonie religieuse et la prise de parole de sa famille, c’est sous le son de deux clairons du 1ᵉʳ régiment des tirailleurs d’Épinal qu’un honneur militaire lui a été rendu. Avec la présence de nombreux camarades militaires et de hauts gradés du territoire, une section a célébré le dignitaire de la Légion d’honneur et de l’ordre du mérite. « Vous étiez de la trempe de ces grands serviteurs de l’État, de ces soldats d’exception qui jalonnent l’histoire de notre France, de « ces hommes de fer que rien ne lasse » comme on les chante dans notre Armée », explique le général de corps d’armée Philippe Bonnet, après être revenu sur son parcours militaire d’exception.

Comme lui, ils ont été nombreux à saluer une dernière fois le général Lemoine. S’il repose désormais dans le cimetière de Changy, son souvenir demeure vivant dans la mémoire de ceux qui l’ont connu. Un héritage qu’il s’est attaché à transmettre tout au long de sa vie, qui continuera, pour sûr, de traverser les générations.

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« L’Union » 260626a

Décès du général Jean-Marie Lemoine : « c’était une personnalité et nous en étions fiers ! »

Par Damien Engrand et Mathilde Escamilla

Le général Lemoine avait 95 ans. - Archives Christophe Manquillet - Image taille réelle

La nouvelle du décès du général Jean-Marie Lemoine, ce mardi 23 juin 2026, au fur et à mesure de sa rapide diffusion, suscite une vive émotion. Les hommages affluent dans toutes les strates de la société du Pays vitryat. En voici un florilège.

Jean-Pierre Bouquet, président du comité vitryat de la Légion d’honneur, et ancien maire de Vitry-le-François

« Lors de l’assemblée générale de la Société des membres de la Légion d’honneur, le 3 juin dernier, le général Lemoine était avec nous. Haut dignitaire de la Légion d’honneur, il nous avait préparé un exposé sur les enjeux géostratégiques actuels. Ce dernier prend, au moment de sa disparition, une dimension toute particulière. Merci au général de Corps d’Armée Jean-Marie Lemoine pour tout ce qu’il a entrepris au service de la France. Un homme d’engagement et de parole va nous manquer. »

Anna Réolon, membre du conseil d’administration de l’association d’insertion Vitry Synergic, depuis sa création.

« Le général Jean-Marie Lemoine était énormément engagé à Vitry Synergic. C’était quelqu’un de très proche des salariés, et très impliqué avec les membres du conseil d’administration. Il faisait preuve de beaucoup d’humanité, et pouvait se montrer très taquin, avec une certaine fermeté néanmoins. Le regard qu’il portait sur l’association a permis de surpasser les difficultés qu’elle rencontrait. Il était très respecté de tout le monde, ce qui facilitait le passage des tempêtes, et donnait confiance en l’avenir de l’association. C’était un maillon très important. Son point de vue et ses conseils étaient très écoutés, et finalement, c’est lui qui faisait autorité en dernier ressort. »

Sébastien Mirgodin, maire de Vitry-le-François

« C’était une grande figure de notre territoire, il a servi avec grandeur la France, en le payant dans sa chair. Il avait un profond attachement à notre territoire ; c’était un homme très cultivé, d’une fidélité exemplaire à ses engagements. Pour beaucoup, il constituait une référence. C’est une très grande perte. Il avait le sens du devoir chevillé au corps. »

Charles de Courson, député de la cinquième circonscription de la Marne

« Quand il a fait construire sa maison à Changy, puisque son épouse était du secteur, il m’avait gentiment invité, en tant que jeune député, à son pot d’arrivée. J’avais tout de suite apprécié son indépendance d’esprit. Il invitait régulièrement du monde à dîner, et, comme il était militaire, on se mettait à table avec des points à l’ordre du jour. C’était assez pittoresque. Il a été un très bon maire de Changy ; il essayait de rassembler ses concitoyens. Il ne s’occupait pas que de sa commune ; il s’occupait aussi des jeunes, les orientait, décrochait son téléphone, appelait des gens qui pouvaient leur être utiles… »

Pierre-Marie Delaborde, délégué général honoraire du Souvenir français pour la Marne

« C’est avec une grande tristesse que je viens d’apprendre le décès du général Lemoine et son départ vers le royaume des lumières où il va rejoindre ses frères d’armes. C’était un homme exemplaire et attachant qui savait créer des liens. Son expertise, notamment dans le domaine de la transmission de la mémoire, et sa gentillesse étaient quotidiennes. J’aimerais citer George Sand, qui disait que son départ cause des larmes, mais son souvenir laisse l’espérance et la consolation. Dans tous les cas, au nom de ma petite famille qu’il connaissait, de ses compagnons du Souvenir français, je dirai : « Je vous souhaite bonne route mon général ». Mes pensées accompagnent la famille dans cette épreuve difficile. »

Jean-Marie Mougeot, maire de Changy

Pour sa première élection au poste de maire de Changy, Jean-Marie Lemoine « avait recueilli 98 % des voix ». C’est dire s’il était apprécié dans son petit village qui a d’ailleurs tenu à lui rendre hommage de son vivant. « C’était une personnalité et nous en étions fiers, témoigne Jean-Marie Mougeot, actuel maire de Changy et ancien premier adjoint dans l’équipe municipale dirigée par le général. « Aujourd’hui, tout le monde est touché par sa disparition. C’était un homme brillant mais qui était resté simple, un très grand orateur, passionné de tout et qui aidait tout le monde. Il a fait beaucoup pour la commune. Il était à l’origine de notre blason et de beaucoup de petites mais belles choses. Il était très fier aussi d’avoir fait le carrefour de l’Europe avec onze autres communes. Pour tout cela, nous avions baptisé la salle des fêtes du nom du général en 2019. Il était présent lors de la cérémonie et était très touché. Pour nous, il était important de lui rendre cet honneur de son vivant. Il avait beaucoup d’amis, beaucoup de gens le côtoyait, il était aimé de tout le monde. » Bref, « c’était un grand homme ! »

Gérard Fuss, président de Sciences et Arts

« C’était une personne influente, d’un haut niveau de sincérité et qui savait mener le monde derrière lui. C’était un esprit éclairé et très documenté. Il a fait partie de notre conseil d’administration et prenait part aux permanences de l’association tant qu’il le pouvait. C’était un bon vivant qui savait dérider l’assemblée. Il était régulièrement présent lors de nos sorties. Il participait également aux communications qui n’étaient pas de lui et sa présence a permis à l’assemblée de Sciences et Arts de faire montre d’un bon niveau. Il a toujours répondu présent, même dans les moments un peu difficiles. Je crois que Sciences et Arts le préoccupait beaucoup et qu’il appréciait notre compagnie. »

Laurent Burckel, président du Comité vitryat du Souvenir français

Laurent Burckel, président du Comité vitryat du Souvenir français auquel le défunt adhérait, considère la disparition du général Lemoine, cette « grande figure de la mémoire collective qui a beaucoup travaillé pour le devoir de mémoire », comme « une grande perte pour l’histoire locale ». Et ce dernier de confier : « je suis attristé, et je salue son action. »

Jean-Pierre Mennessier, président du comité du Souvenir Français de Friville-Escarbotin Belloy

« J’apprends avec peine le rappel à Dieu du Général de Corps d’Armée (2S) Jean-Marie Lemoine, soldat de la parole donnée, ayant sauvé les Harkis de son commando de chasse en 1962 malgré les ordres honteux qu’il avait reçus. Figure magnifique de l’arme des Troupes de Marine, il a pris une part primordiale aux côtés du Colonel Maurice Rives dans la reconnaissance des Tirailleurs Africains. »

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« L’Union » 260625a

VITRY-LE-FRANÇOIS - CHANGY : Le général Jean-Marie Lemoine s’est éteint à 95 ans
Jean-Marie Lemoine était présent aux cérémonies commémoratives. - Image taille réelle

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Figure incontournable du Vitryat, général de corps d’armée à la retraite, ancien maire de Changy et chantre infatigable du devoir de mémoire, Jean-Marie Lemoine est décédé ce mardi 23 juin. Ses obsèques seront célébrées le 30 juin à Changy.

L’arrondissement de Vitry-le-François perd l’une de ses figures les plus respectées. Le général de corps d’armée Jean-Marie Lemoine est décédé ce mardi matin 23 juin, à l’âge de 95 ans, au terme d’une vie entièrement consacrée au service de la France, à la transmission de la mémoire et à l’engagement associatif.

Ses obsèques seront célébrées mardi 30 juin, à 14 heures, en l’église de Changy, village où il vivait avec son épouse Pierrette, avec laquelle il a eu deux enfants, Éric et Marie-Pierre, qui leur ont donné la joie de voir leur famille s’agrandir avec des petits-enfants puis des arrière-petits-enfants. Eu égard à l’estime dont il jouissait dans tout le Vitryat, nul doute qu’ils seront nombreux à venir lui rendre un dernier hommage mérité. Ancien maire de Changy, de 1995 à 2008, Jean-Marie Lemoine était bien davantage qu’un militaire au parcours exceptionnel. Investi dans la vie locale, héraut passionné du devoir de mémoire, fin connaisseur et thuriféraire du patrimoine, promoteur acharné de l’insertion professionnelle des personnes sans emploi, il a multiplié les engagements au service de la collectivité. Son action déterminée lui a valu une reconnaissance ante mortem de sa commune qui a baptisé le foyer rural municipal du nom du général, en 2019. Un hommage rare, rendu de son vivant, à celui qui avait notamment impulsé la création de cet équipement dès le début de son mandat à l’hôtel de ville. « Il était important que cet honneur lui soit rendu de son vivant », expliquait alors Jean-Marie Mougeot, aujourd’hui maire, mais à l’époque premier adjoint de son prédécesseur, Jean-Claude Manfé.

Une carrière militaire hors du commun

Le général Lemoine a gravi les échelons de la hiérarchie militaire, un à un, jusqu’à accéder au grade de général de corps d’armée, en février 1989. Sous-lieutenant, lieutenant, capitaine, chef de bataillon, lieutenant-colonel, colonel, général de brigade, puis général de division : un parcours d’excellence qui a traversé plus de quarante années de l’histoire nationale, certaines à des moments et en des endroits compliqués, au service des troupes de marine et d’infanterie. Heurs et malheurs de la force armée projetée sous toutes les latitudes, sa vie sous l’uniforme « s’est bien déroulée », selon sa propre affirmation, même s’il a dit n’en tirer aucune gloire. « Si je suis fier de ma carrière ? Disons que je ne suis pas honteux de ce que j’ai fait, mais je ne veux pas paraître prétentieux », avait-il confié à notre journal L’union, au cours d’un entretien accordé en 2018.

Pourtant, rien ne le prédestinait à la carrière des armes. Né en mars 1931 à Joinville, il n’était pas issu du milieu militaire. Après des débuts dans la gendarmerie, à Chaumont, il a intégré l’école des sous-officiers de Strasbourg, en 1950, puis, en 1952, l’École militaire interarmes (Emia), dépendant de l’Académie militaire de Saint-Cyr, qui forme les officiers recrutés par la voie interne. C’était un temps où la troupe avait fort à faire hors de l’Hexagone. Il a servi au Maroc, en Algérie, au Cambodge, en Allemagne, mais aussi dans de nombreuses garnisons françaises. En Algérie, où il est resté quatre ans, affecté à une guerre qui ne disait pas son nom, il est blessé lors d’une opération de maintien de l’ordre, en 1959. Plus tard, il deviendra instructeur à l’Académie royale militaire khmère de Phnom Penh, avant de poursuivre une ascension qui le mènera jusqu’aux plus hautes sphères du commandement : « Après Saint-Cyr, j’ai opté pour la coloniale, comme on l’appelait à l’époque ; elle permettait de partir à l’étranger », expliquait-il.

L’Allemagne a occupé une place importante dans son parcours. Germanophone, il a exercé plusieurs fonctions outre-Rhin, avant d’endosser, en 1987, le rôle de général major régional des forces françaises en Allemagne, après avoir servi à Trèves et Offenbourg. En France, il est passé par Le Mans, Saint-Malo, Lyon, la Polynésie française, et a occupé les bancs de l’École militaire de Strasbourg (qui dispensait un cycle préparatoire aux écoles d’officiers), de l’École supérieure de guerre (qui formait des officiers d’état-major), de l’École d’application de l’infanterie de Montpellier (qui formait les officiers, sous-officiers et soldats spécialisés de l’Infanterie) ainsi que de l’Institut des hautes études de la défense nationale (Établissement public d’expertise en matière de Défense).

La perfection à laquelle il parvenait dans chacune de ses missions lui a obtenu de nombreuses distinctions. Jean-Marie Lemoine était Grand officier de la Légion d’honneur, Grand-croix de l’Ordre national du Mérite, et détenteur de trois citations à l’ordre de l’armée, dont la croix de la Valeur militaire. « J’ai eu de la chance, j’ai fait la guerre, j’ai été blessé, j’ai fréquenté des écoles de guerre qui m’ont ouvert des portes », énumérait-il modestement pour relativiser la liste impressionnante des honneurs acquis. Pour lui, l’honneur de l’Armée, c’était aussi de ne pas oublier ceux qui ont combattu sous le drapeau tricolore ; c’est pourquoi il fut à l’origine de la création du Conseil national pour les droits des anciens combattants militaires d’outre-mer, qui s’occupe des anciens soldats d’outre-mer qui ont servi l’armée française, avant de rejoindre leur pays d’origine à l’issue des processus d’indépendance.

Un passeur de mémoire et un homme d’engagement

Une fois quitté le service actif, en mars 1991, Jean-Marie Lemoine n’a jamais cessé de servir. Passionné d’histoire locale, il était présent à la plupart des cérémonies commémoratives du secteur et s’attachait à transmettre aux plus jeunes la mémoire des conflits qui ont marqué le territoire. Il nous avait confié : « Beaucoup de jeunes qui s’engagent ne connaissent rien de l’histoire de la Grande Guerre. Ils sont souvent étonnés qu’à côté de chez eux, il se soit passé autant de choses. »

Membre du Souvenir français, sociétaire de Sciences et Arts, greeter bénévole pour accompagner les visiteurs à la découverte du territoire, auteur ou contributeur à plusieurs ouvrages d’histoire locale, il était une référence pour tous ceux qui s’intéressaient à l’histoire du Vitryat. Il s’était notamment très impliqué au moment de la commémoration du centenaire de la Grande Guerre, à Vitry-le-François. Son engagement s’est également exprimé dans le domaine social. Vice-président de l’association d’insertion Vitry Synergic, pendant près de vingt ans, il a accompagné de nombreuses personnes éloignées de l’emploi. Une mission qu’il n’avait quittée qu’en 2023, à l’âge de 92 ans, avec le sentiment du devoir accompli, même s’il avait annoncé son retrait avec « beaucoup de regrets », mais « à 92 ans, on a trop servi depuis longtemps », disait-il.

À travers ses diverses responsabilités, Jean-Marie Lemoine aura consacré son existence au service de la nation et de la société. Avec sa disparition, c’est une mémoire vivante du territoire et un savoir encyclopédique qui s’en va. Le général Jean-Marie Lemoine part dans l’honneur du devoir accompli et nanti d’une reconnaissance bien méritée.◼

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« L’Union » 260625b

VITRY-LE-FRANÇOIS - CHANGY : Jean-Marie Mougeot, maire de Changy : « c’était une personnalité et nous en étions fiers ! »
Jean-Marie Mougeot avait été premier adjoint de Jean-Marie Lemoine.

Pour sa première élection au poste de maire de Changy, Jean-Marie Lemoine « avait recueilli 98% des voix ». C’est dire s’il était apprécié dans son petit village qui a d’ailleurs tenu à lui rendre hommage de son vivant.

« C’était une personnalité et nous en étions fiers, témoigne Jean-Marie Mougeot, actuel maire de Changy et ancien premier adjoint dans l’équipe municipale dirigée par le général. « Aujourd’hui, tout le monde est touché par sa disparition. C’était un homme brillant mais qui était resté simple, un très grand orateur, passionné de tout et qui aidait tout le monde. Il a fait beaucoup pour la commune. Il était à l’origine de notre blason et de beaucoup de petites mais belles choses. Il était très fier aussi d’avoir fait le carrefour de l’Europe avec onze autre communes. Pour tout cela, nous avions baptisé la salle des fêtes du nom du général en 2019. Il était présent lors de la cérémonie et était très touché. Pour nous, il était important de lui rendre cet honneur de son vivant. Il avait beaucoup d’amis, beaucoup de gens le côtoyait, il était aimé de tout le monde. » Bref, « c’était un grand homme ! »◼

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« L’Union » 260625c

VITRY-LE-FRANÇOIS - CHANGY : Le Souvenir français salue la mémoire « d’un homme exemplaire et attachant »
De gauche à droite, Pierre Marie Delaborde et Laurent Burckel.

Pierre-Marie Delaborde, délégué général honoraire du Souvenir français pour la Marne n’a pu contenir son émotion en apprenant la funeste nouvelle : « c’est avec une grande tristesse que je viens d’apprendre le décès du général Lemoine et son départ vers le royaume des lumières où il va rejoindre ses frères d’armes. C’était un homme exemplaire et attachant qui savait créer des liens. Son expertise, notamment dans le domaine de la transmission de la mémoire, et sa gentillesse étaient quotidiennes. J’aimerais citer George Sand, qui disait que son départ cause des larmes, mais son souvenir laisse l’espérance et la consolation. Dans tous les cas, au nom de ma petite famille qu’il connaissait, de ses compagnons du Souvenir français, je dirai : « Je vous souhaite bonne route mon général » » .

De son côté, Laurent Burckel, président du Comité vitryat du Souvenir français auquel le défunt adhérait, considère la disparition du général Lemoine, cette « grande figure de la mémoire collective qui a beaucoup travaillé pour le devoir de mémoire », comme « une grande perte pour l’histoire locale ». Et ce dernier de confier : « je suis attristé, et je salue son action. » ◼

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« L’Union » 260625d

VITRY-LE-FRANÇOIS - CHANGY : Pour Michel Biard, ancien maire de Vitry-le-François, le général Lemoine « voyait sa fonction comme grandeur et servitude »
Michel Biard avait noué une amitié de longue date avec le général Lemoine. Philippe Jacquemin - Image taille réelle

Amis depuis les années 1990, le général Jean-Marie Lemoine et l’ex-premier magistrat vitryat Michel Biard partageaient une passion commune pour la chasse, qu’ils ont longtemps pratiquée ensemble.

C’est un coup de fil, reçu en réunion, qui a averti l’ancien maire de Vitry-le-François et actuel adjoint aux finances Michel Biard du décès de son ami Jean-Marie Lemoine. Pour l’élu, le coup a été rude. « Le général avait 95 ans, on se dit qu’on pouvait s’y s’attendre. Mais la dernière fois que je l’avais vu, il y a huit jours, je l’avais trouvé certes un peu fatigué mais encore extrêmement pointu intellectuellement. »

À vrai dire, beaucoup pensaient que « le général » allait remonter la pente. Comme il l’avait toujours fait jusqu’à présent. Désormais, c’est au passé qu’il faut évoquer ce grand personnage « omniprésent sur son territoire ».

« J’en parle avec une certaine émotion. C’était pour moi une fierté et un honneur de compter parmi les amis du général Lemoine », amorce Michel Biard, avant de se laisser emporter dans un hommage que le regretté grand orateur militaire n’aurait pas renié. « Il faut se rendre compte que Jean-Marie Lemoine était un général de corps d’armée, qu’il a connu tous les honneurs et les distinctions, qu’il a côtoyé de nombreux présidents. Sa vie fut celle bien remplie d’un soldat, une vie d’aventurier. »

La culture de la simplicité

Et malgré tout, « il n’en a tiré aucun vanité. Au contraire, il a su rester simple, humain, accessible, et cultiver sa proximité avec les gens qu’il aimait aider. Militaire, ses hommes étaient pour lui l’essentiel, et il a continué dans la vie civile. Son souhait d’être inhumé à Changy, sans les fastes qui auraient pu lui être rendus, l’illustre bien », poursuit Michel Biard.

Bien qu’issus de parcours différents, Jean-Marie Lemoine et Michel Biard avaient noué une amitié durable depuis les années 1990, forgée autour de leur passion commune : la chasse, au sein de la société de chasse militaire de Mailly-le-Camp. « Nous avons partagé en effet de longues parties, au grand dam de madame d’ailleurs, qui le voyait partir de longs jours. Mais ce qui l’intéressait, c’était surtout la camaraderie autour de la chasse que la chasse en elle-même. Le général avait d’ailleurs beaucoup d’humour et de tolérance, avec un côté parfois provocateur, on pouvait se permettre beaucoup de choses », raconte Michel Biard, dont l’un des plus grands honneur fut d’être parrainé par Jean-Marie Lemoine lors de son entrée dans l’ordre national du Mérite.

Et l’élu vitryat de conclure, après réflexion : « le général Lemoine voyait sa fonction comme grandeur et servitude ».

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« L’Union » 260625e

VITRY-LE-FRANÇOIS - CHANGY : Réactions au décès du général Lemoine

- Image taille réelle (parcourez avec les flèches)

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« L’Union » 260625f

CHANGY, LOISY-SUR-MARNE : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’Union du 25 juin 2026


CHANGY, LOISY-SUR-MARNE

 
Pierrette LEMOINE, son épouse,
Éric LEMOINE,
Marie-Pierre et Pierre MICHELLAND, ses enfants,
Charlyne et Romain, Cécile, Louis, Virginie, Clothilde et Charles,
Mathieu et Nina, Lucie et Matthieu, ses petits-enfants,
Diane et Auguste, ses arrière-petits-enfants,
Christiane BLANÈS, sa belle-sœur,
Dominique et Denis GARDAN,
Gérald JOCHMANN et Marie-Laure PRUNIER, ses nièce et neveu,
ainsi que toute la famille

ont la douleur de vous faire part du décès du

Général Jean Marie LEMOINE

Grand officier de la Légion d’Honneur
Grand Croix de l’Ordre national du Mérite
Maire de la Commune de Changy de 1995 à 2008


survenu le mardi 23 juin 2026, dans sa 96e année.

La cérémonie religieuse sera célébrée le mardi 30 juin 2026, à 14 heures, en l’église de Changy.

Monsieur LEMOINE repose au funérarium de Vitry-le-François, 52, avenue du Colonel Moll.

La famille tient à remercier tout le personnel de la Villa Beausoleil de Loisy-sur-Marne pour son dévouement et sa gentillesse ainsi que l’équipe du service de réanimation cardiaque de l’hôpital de Saint-Dizier.

Vos condoléances sur www.ceotto.fr


Consultez tous les avis de décès des Marnais membres de la Légion d’Honneur
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« L’Union » 260625g

CHANGY : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 25 juin 2026

CHANGY

 
Monsieur Jean-Marie MOUGEOT, maire de Changy
et le conseil municipal

ont la tristesse de vous faire part du décès du

Général Jean Marie LEMOINE

Maire de la commune de Changy de 1995 à 2008


La cérémonie religieuse sera célébrée le mardi 30 juin 2026,
à 14 heures, en l’église de Changy.


Consultez tous les avis de décès des Marnais membres de la Légion d’Honneur
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« L’Union » 260625h

VITRY-LE-FRANCOIS : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 25 juin 2026


VITRY-LE-FRANCOIS

 
La Société des Membres de la Légion d’Honneur de la Marne,
le comité de Vitry-le-François,
ont la tristesse de vous faire part du décès du

Général Jean-Marie LEMOINE

Grand officier de la Légion d’honneur
Grand Croix de l’ordre national du Mérite
Croix de la valeur militaire


survenu le mardi 23 juin 2026, dans sa 96e année.

La cérémonie religieuse sera célébrée le mardi 30 juin 2026,
à 14 heures, en l’église de Changy.


Consultez tous les avis de décès des Marnais membres de la Légion d’Honneur
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« L’Union » 260624a

VITRY-LE-FRANÇOIS : le général Jean-Marie Lemoine est décédé
Le général Jean-Marie Lemoine avait 95 ans. - Archives Philippe Jacquemin- Image taille réelle

Le général de Corps d’Armée Jean-Marie Lemoine est décédé ce mardi 23 juin 2026. Ses obsèques auront lieu mardi 30 juin, en l’église de Changy, ce village proche de Vitry-le-François où il résidait.

La Ville de Vitry-le-François, et l’ensemble de l’arrondissement vitryat sont en deuil. Le général de Corps d’Armée Jean-Marie Lemoine est décédé ce mardi 23 juin 2026, à l’âge de 95 ans.

Il avait consacré une grande partie de sa vie à la nation, et son engagement ne s’est jamais arrêté. L’homme travaillait sans relâche en faveur du devoir de mémoire auprès des jeunes générations. Il était également très impliqué dans la vie associative locale. Ses obsèques seront célébrées mardi 30 juin, à 14 heures, en l’église de Changy, le village où il résidait.

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« L’Union » 260623a

SAINTE-MENEHOULD : Marc Bloch, qui entre au Panthéon ce mardi, avait combattu en Argonne pendant la Première Guerre mondiale

Par Kévin Monfils
Journaliste Châlons-en-Champagne

Marc Bloch va faire l’objet d’une cérémonie particulière ce mardi 23 juin 2026. L’historien, combattant et Résistant mort pour la France avait un lien avec notre région.

Repères

Marc Bloch, né le 6 juillet 1886 à Lyon et mort le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans (Ain), était un historien, combattant et Résistant. Il était originaire d’une famille juive d’Alsace.

Il entre au Panthéon ce mardi 23 juin 2026 à 21 heures, avec son épouse Simonne Vidal, sur décision du président de la République Emmanuel Macron.

Marc Bloch avait combattu dans notre région, plus précisément en Argonne, dans les environs de Sainte-Ménehould.

Tout le monde connaît le nom de Marc Bloch, historien et Résistant. Mais on sait peut-être moins qu’il a combattu en Argonne pendant la Première Guerre mondiale. C’est ce que rappelle Daniel Hochedez, secrétaire de la rédaction de la revue annuelle Horizons d’Argonne, et directeur honoraire des services de l’Assemblée nationale. Il avait écrit un article sur cette personnalité en 2012.

Marc Bloch va entrer au Panthéon plus de 80 ans après sa mort. - Archives familiales Marc Bloch - Image taille réelle

« Un collègue de l’Assemblée nationale était parent avec Marc Bloch. J’avais parlé avec lui de son ancêtre, mais pas de l’Argonne. C’est par hasard que j’avais découvert que Marc Bloch avait séjourné dans la région », introduit Daniel Hochedez.

Quel a été le rôle de Marc Bloch en Argonne, au juste ? « Il commandait de petites unités. Il se dressait face au feu ennemi pour inciter les troupes à ajuster les tirs. Marc Bloch ne connaissait pas du tout l’Argonne. Il y a combattu pendant presque un an et demi, enseigne le retraité. Il séjournait à Vienne-le-Château, La Neuville-au-Pont et Florent-en-Argonne, à cinq kilomètres en arrière du front : les combats avaient lieu à La Gruerie et à La Harazée, dans la forêt. Il n’a pas de faits d’armes extraordinaires à son actif, mais il tenait un rôle de chef de section et de meneur d’hommes et a fait preuve d’un héroïsme quotidien. »

« Excellent chef de section »
Marc Bloch avait 28 ans lorsqu’il a été mobilisé pour la Première Guerre mondiale. - Centre d’histoire de la Résistance et de la déportation de Lyon - Image taille réelle

En 1914, Marc Bloch a été mobilisé d’abord comme sergent au 72e régiment d’infanterie, puis est devenu adjudant-chef de section en novembre 1914. Il est ensuite passé sous-officier et sous-lieutenant, fin mars 1916. Marc Bloch a quitté l’Argonne fin juillet 1916. « Il a eu une citation pour son rôle dans la Grand Guerre le 24 mars 1916 : « Excellent chef de section ». Il n’a pas accompli d’exploit, mais était dans son rôle courageux de meneur d’hommes. » Une citation est inscrite au procès-verbal d’une unité, afin de distinguer une personne qui a accompli quelque chose de notable. Marc Bloch, qui a fini la Première Guerre mondiale comme capitaine, a aussi été décoré de la Légion d’honneur.

Après l’Armistice, Marc Bloch s’épanouit dans sa carrière professionnelle : « C’est après la Première Guerre mondiale qu’il mène une carrière de professeur d’histoire agrégé, spécialiste du Moyen-Âge », dévoile Daniel Hochedez. Marc Bloch était ainsi un des fondateurs de l’école des Annales, ce qui a contribué à façonner sa réputation mondiale.

« Le plus vieux capitaine de l’armée française »

Puis, Marc Bloch revient plus tard à la guerre : « Il a aussi combattu en 1940 : c’est lui qui a voulu être mobilisé. Il disait qu’il était le plus vieux capitaine de l’armée française ! Il n’était pas directement au front, mais a participé aux opérations. Depuis la Belgique, il s’occupait du ravitaillement en carburant. Ensuite, il est entré en Résistance : c’était un des responsables des Mouvements unis de Résistance à Lyon. » Proche de Jean Moulin, Marc Bloch a été torturé et fusillé par la Gestapo.

« La panthéonisation rend hommage à l’historien, au combattant et au Résistant », synthétise Daniel Hochedez. C’est le président de la République qui décide de faire rentrer une personnalité au Panthéon.
Aujourd’hui, l’université de Strasbourg porte son nom.

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« L’Union » 260612a

VITRY-LE-FRANÇOIS : Le comité vitryat de la Légion d’honneur face aux défis d’un monde en recomposition
Le conseil d’administration du comité de la Légion d’honneur de Vitry-le-François pour l’année 2026.
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Réunis à la Villa Beausoleil de Loisy-sur-Marne, les membres du comité de la Légion d’honneur de Vitry-le-François ont tenu leur assemblée générale annuelle. Entre transmission des valeurs républicaines, engagement patriotique et réflexion sur les grands enjeux géopolitiques, la rencontre a rappelé le rôle essentiel de ces femmes et de ces hommes dans la vie civique du Pays vitryat.

Récemment, la Villa Beausoleil de Loisy-sur-Marne a accueilli l’assemblée générale annuelle du comité vitryat de la Légion d’honneur, sous la présidence de Jean-Pierre Bouquet. L’ancien maire de Vitry-le-François était entouré de Bernadette Pollet-Herbemont, du général Jean-Marie Lemoine et de Sébastien Mirgodin, nouveau maire de la Cité rose.

En ouverture, Jean-Pierre Bouquet a rappelé les missions fondamentales des comités de la Légion d’honneur : faire vivre les traditions et les valeurs de l’ordre, assurer une présence active dans le Pays vitryat et préparer l’avenir, notamment en renforçant les effectifs et en trouvant la relève du porte-drapeau. Constatant que les distinctions sont aujourd’hui plus rares, il a insisté sur la nécessité de maintenir des repères solides dans une société confrontée à de multiples crises : guerre en Ukraine, tensions internationales, cyberinsécurité, difficultés politiques et financières. Autant de signes, selon lui, d’un monde « en ébullition », appelant à davantage de cohésion nationale, de solidarité et de capacité de défense.

Un comité engagé sur le terrain vitryat

Le comité poursuit par ailleurs son engagement sur le terrain, participant activement aux cérémonies patriotiques du Pays vitryat, à la Sainte-Geneviève de la gendarmerie et aux activités des autres comités départementaux. Dans son intervention, Sébastien Mirgodin a souligné son attachement à la pérennité du comité et à sa présence lors des manifestations patriotiques locales. Françoise Arvois a, quant à elle, relancé le projet visant à donner à la zone industrielle Vitry-Marolles le nom de Georges Matras, en lien avec les communes concernées.

Moment fort de la réunion, l’allocution de Jean-Marie Lemoine a élargi la réflexion aux grands enjeux stratégiques contemporains. Revenant sur la guerre en Ukraine et l’attitude de la Russie, il a souligné l’importance de l’esprit de résistance et de la solidarité occidentale. Il a également évoqué le positionnement des grandes puissances, la nécessité pour l’Europe de s’affirmer rapidement, de renforcer son autonomie stratégique et de développer un véritable pilier européen de l’OTAN. L’effort de défense français, en hausse, la modernisation des armées, la dissuasion nucléaire et la construction d’un second porte-avions ont été au cœur de son analyse, tout comme la nécessité d’un large consensus populaire, condition essentielle de la crédibilité stratégique, dans l’esprit des principes énoncés par le général de Gaulle.

Après ces échanges riches et engagés, l’assemblée générale s’est conclue, selon la tradition, par le verre de l’amitié, symbole de fraternité et de continuité des valeurs portées par la Légion d’honneur.

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« L’Union » 260602a

REIMS : L’incroyable vie de Jules Crochet, le « toubib volant »

Par Alice Renard arenard@lunion.fr

Reims. Aventurier missionné par le Gouvernement,
pionnier de l’aviation sanitaire, inventeur d’un caisson à dépression
pour soigner la coqueluche, créateur d’un aérodrome à Bezannes
et d’une école d’infirmières de l’air… Jules Crochet a marqué
l’histoire de Reims en conjuguant ses deux passions :
l’aéronautique et la médecine.

 

À la fois médecin et aviateur, le Rémois Jules Crochet fut un pionnier de l’aviation sanitaire.
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Ils partagent le même prénom et les mêmes initiales. En 1974, Jules Coudert a 14 ans au décès de son grand-père Jules Crochet. « Je crois qu’à sa mort, j’avais déjà cette idée en tête de multiplier les recherches pour connaître sa vie », confie aujourd’hui le petit-fils.

Surnommé « le toubib volant rémois », Jules Crochet n’était pas du genre à se vanter ou à crier ses exploits sur tous les toits. « Il était très secret, il préférait écouter. Mais je me souviens quand même d’une fois où nous regardions ensemble à la télé Les Dossiers de l’écran consacrés aux grands hommes de l’aviation. À chaque nouvelle tête, il me disait : Ah, je l’ai connu ! J’ai volé avec lui ! »

Pensionnaire à Saint-Jo à partir de 6 ans
Jules initie son épouse Geneviève au pilotage. A l’école des infirmières de l’air, elle s’occupera de l’administratif et interviendra comme formatrice.
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Voilà maintenant un demi-siècle que le Rémois Jules Coudert se penche sur l’incroyable vie de son aïeul, à la fois médecin et aviateur, qui fut un pionnier de l’aviation sanitaire, un aventurier missionné par le gouvernement français pour un tour de Méditerranée épique, mais aussi inventeur du caisson à dépression, fondateur d’un aérodrome à Bezannes et d’une école d’infirmières de l’air.

« Il tourbillonnait toujours dans sa tête », image Jules Coudert, 65 ans, dans sa chambre du foyer médicalisé L’Éveil, rue de la Bonne-Femme où il habite depuis un accident cardiaque qui l’a laissé handicapé il y a dix-sept ans. Rien qui puisse l’empêcher de se documenter sur celui dont il admire la bravoure et l’ingéniosité, celui dont tant de gens lui ont raconté les aventures.

« Son père est mort six mois avant sa naissance et sa mère l’a placé à Saint-Jo à Reims dès l’âge de six ans. Il était en pension totale, onze mois par an, sans rentrer dans sa famille. Il était brillant, il s’intéressait à tout, parce qu’il n’avait que ça à faire en fin de compte. Et puis, il avait la chance de dormir peu. Quatre heures par nuit plus une sieste de quinze minutes dans la journée lui suffisaient. Donc il avait beaucoup de temps. »

Après avoir épluché les « 90 000 articles » publiés dans la presse d’époque, retrouvés dans un carton laissé par un cousin et sur internet, monté une association regroupant une dizaine de passionnés, Jules Coudert décide, pendant le confinement en 2020, de tout coucher par écrit et d’éditer à compte d’auteur un livre racontant la vie de cet infatigable grand-père.

Son fabuleux destin raconté par son petit-fils
Lors de l’inauguration des IPSA (les infirmières pilotes secouristes de l’air) en 1934 sur l’aérodrome de Bezannes. La formation sera ensuite entièrement récupérée par la Croix-Rouge.
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L’ouvrage, richement documenté avec de nombreuses photographies, vient de sortir. En s’y plongeant, le lecteur pourra « revivre l’épopée d’un grand homme, titulaire de la Légion d’honneur, qui a marqué son époque et a traversé le vingtième siècle en conjuguant deux passions : l’aéronautique et la médecine », peut-on lire sur la quatrième de couverture.

L’occasion aussi de comprendre pourquoi la municipalité de Jean Falala a choisi de donner son nom à un rondpoint en 1997, situé derrière l’hippodrome, à l’intersection des avenues du Président-Kennedy, du Général-Bonaparte, Robert-Schuman et François-Mauriac. Tout près de son ancien aérodrome, là où, comme le résume l’écrivain et aviateur Marcel Migeo dans un hommage posthume, il consacra « son temps, ses recherches, son argent pour ne pas dire sa fortune à l’aviation sanitaire ». ●

« Sur un coup de tête, il casse sa tirelire et achète un avion… »

Après Saint-Jo, Jules Crochet part à Paris pour suivre des études de médecine. En 1930, le voilà diplômé chirurgien gastro-entérologue. Mais il tombe malade des poumons et reste alité des mois… Jusqu’à ce qu’un copain l’emmène au salon du Bourget pour voir des avions. « Sur un coup de tête, il casse sa tirelire et s’offre l’avion qui se vendait le plus à l’époque, un Potez 36, raconte son petit-fils. Et dès qu’il essaye l’avion, il se sent mieux en altitude. Ça a été le début de sa guérison, c’est sans doute à cette époque que naît l’idée du caisson à dépression… »

Un périple de 22 000 kilomètres suivi par la presse nationale
Le terrain d’aviation de Jules Crochet, reconnaissable à son immense bouteille de champagne dessinée au sol.
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Jules Crochet part seul à l’aventure pour un tour de la Méditerranée épique.
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1931, avec à peine une vingtaine d’heures de vol au compteur, celui qui parle cinq langues (français, anglais, allemand, latin et grec classique) se lance dans un tour de Méditerranée pour constater, à la demande du gouvernement français, l’état sanitaire des différents pays. Un périple de 22 000 kilomètres raconté dans le journal L’Intransigeant, qui consacre chaque jour un article au voyage du « toubib volant ».

« Montagnes dangereuses de Turquie, survol du désert de Libye, vents terribles qui soufflent à Tanger, orages subits et violents de l’Espagne, rien n’arrêta la néophyte qui revint aguerri, trempé comme un dur métal, heureux.

Tout Jules Crochet est dans cet exploit », notera l’écrivain et aviateur rémois Marcel Migeo dans sa nécrologie en 1974, soulignant l’apparente insouciance d’un homme pourtant minutieux et organisé. « Car il n’était pas le risque-tout que certains, même parmi ses proches, imaginaient parce que, jeune étudiant en médecine, il avait, à plusieurs reprises, participé aux courses d’automobiles sur le récent circuit de Gueux, à bord de sa voiture personnelle, une Salmson-sport. »

Il développe son terrain d’aviation aux portes de Reims
La Salmson-sport avec laquelle Jules Crochet participe à quelques courses sur le circuit de Gueux.
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Jules Crochet (au centre avec les lunettes), avec six de ses sept enfants.
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Il revient alors exercer à Reims. Il achète aux portes de la ville, à quelques centaines de mètres de l’hôpital un vaste terrain de 22 ha qu’il aménage en aérodrome (là où se trouve l’actuel hippodrome). Convaincu que l’avion est le meilleur moyen pour transporter malades et blessés, il fonde l’année suivante les IPSA, une école où il forme des infirmières pilotes secouristes de l’air. Il se consacre dès lors à l’aviation sanitaire : « Il rencontre Louis Renault, coureur automobile qui avait fondé sa marque et très connu à l’époque pour ses Taxis de la Marne, et réussit à le convaincre d’équiper un avion d’un brancard de son invention », poursuit Jules Coudert.

À Reims, parallèlement, il opère à l’hôpital Maison-Blanche, mais aussi pendant quelques années dans la clinique du professeur Joseph Bouvier, ancien maire de Reims qui inspira très librement, trop selon ses descendants, le film Sept morts sur ordonnance. Il ouvre aussi son propre cabinet, épouse la comtesse Geneviève Seurat, qui lui donnera sept enfants, se voit décerner la Légion d’honneur à l’âge de 36 ans, assiste à la réquisition de son terrain d’aviation par l’occupant allemand, fonde Les Ailes rémoises, une école de pilotage…

L’avion sanitaire de Jules Crochet.
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À la sortie du conflit mondial, les activités sportives reprennent, notamment sur le circuit de Gueux. « Jules avait eu l’autorisation par la mairie de positionner ses avions sanitaires à des endroits stratégiques. Au niveau de deux virages : celui de Muizon et celui de la Hovette. Situés à l’opposé l’un de l’autre, les deux avions étaient rapidement accessibles. En cas d’accident, les pilotes pouvaient être transportés en quelques minutes à l’hôpital Maison-Blanche. »

Le docteur Crochet se replonge ensuite dans les études et devient gynécologue, puis reprend du service dans l’armée et part en Indochine où il gagne l’amitié du roi du Cambodge, échappe miraculeusement à une attaque des rebelles khmers en 1956, avant de rentrer définitivement dans la cité des sacres pour se consacrer à la médecine du travail.

« Un dernier looping »

À la fin de sa vie, « il était question de lui faire une opération au cœur », écrit Jules Coudert à propos de son grand-père. Mais Jules Crochet refuse : « Les opérations du cœur ne sont pas encore au point, je n’ai pas envie de finir comme un légume », lâche-t-il aux médecins. Il s’affaiblit, ce qui ne l’empêche pas de conserver son sens de l’humour : « Pour mon dernier vol dans le ciel, je vais tenter un looping ! »

Le 15 novembre 1974, il montre son encéphalogramme à son gendre : « Vous voyez, dans 15 jours, je serai mort ! » Jules Crochet s’éteint le 29 novembre 1974 à Tinqueux. « Il est enterré à Mareuil-le-Port, pas loin de Dormans (où il est né, NDLR), bouclant ainsi son fabuleux destin. »


Le Toubib volant rémois,
Jules Crochet (1902-1974),

212 pages, 24 €. Le livre est en vente :
à la librairie La Procure, rue Carnot,
à la librairie La belle Image
et à la galerie L’Illustrateur rue Chanzy
à Reims.
Jules Coudert raconte l’incroyable vie de son grand-père Jules Crochet dans un livre qui vient de sortir. - A.R.
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« L’Union » 260518a

EPERNAY – CORMOYEUX : Trois tombes de soldats morts pour la France sauvées de l’oubli à Cormoyeux

Par Philippe Launay Journaliste à Épernay

Dans le village de Cormoyeux, près d’Épernay, la municipalité et le comité local du Souvenir français ont uni leurs efforts pour restaurer trois tombes en déshérence. Le travail s’est étalé sur 2025 et 2026. Des soldats morts pour la France peuvent recevoir l’hommage qu’ils méritent.

Mai marque un temps fort du devoir de mémoire avec l’anniversaire de la capitulation allemande. Mai 2026 a pris une dimension supplémentaire à Cormoyeux. Le village viticole, proche d’Épernay, vient en effet de présenter aux citoyens le travail du comité d’Épernay du Souvenir français. Il a remis en état trois sépultures de soldats morts pour la France pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale (lire par ailleurs).

Une année de travail pour les bénévoles
Deux encadrements ont été réalisés pour protéger trois tombes de soldats morts pour la France. Ils ont reçu les honneurs militaires. - DR
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Jacky Bochet, maire, et Mathieu Baudoin, président du Souvenir français, ont fleuri les tombes restaurées. - DR
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« Ces tombes étaient abandonnées. L’une était un buisson plus qu’autre chose », explique Jacky Bochet, maire de Cormoyeux. Alertée par une descendante d’un des soldats inhumés dans le cimetière municipal, la commune a noué un partenariat avec le Souvenir français dont le comité d’Épernay a rénové bénévolement les tombes. Au final, c’est désormais un carré militaire en bonne et due forme que l’on trouve à Cormoyeux.

« Le processus a été enclenché en mai ou juin 2025 », précise Mathieu Baudoin, président du comité du Souvenir français d’Épernay. « On a porté à notre connaissance la présence d’une tombe recouverte d’une végétation dense. Il y avait aussi une plaque de marbre et une de cuivre indiquant la présence d’un soldat mort en 1916. » Voisines de cette première stèle, deux autres sépultures sont mises au jour grâce au travail réalisé avec Hélène Guttierez, élue municipale. L’une ne porte qu’une croix civile, sans identité.

Le travail généalogique entrepris permet de mettre un nom sur le défunt : Pierre Guillemin. Une photo est même retrouvée. « C’est exceptionnel de partir de rien pour arriver à mettre un nom et un visage sur un soldat », se félicite Mathieu Baudoin dont les équipes interviendront courant 2026 sur d’autres chantiers, notamment l’entretien de tombes à Venteuil. Son travail a aussi été précieux en 2024 à Hautvillers et à Cramant en 2023.

Coffrage en bois, entourage en béton, pose d’un géotextile pour limiter le retour de la végétation abondante : une dizaine de bénévoles du comité ont donné de leur temps pour cette réalisation. « On l’a fait avec le cœur, par passion », définit Mathieu Baudoin. La réhabilitation de tombes de soldats, quel que soit le conflit où ils sont tombés, fait partie des missions du Souvenir français. L’autre mission concerne la transmission. À ce titre, trois enfants de la commune ont participé à la cérémonie de fleurissement des tombes.

« Nous redonnons une dignité à ceux qui se sont sacrifiés », conclut Mathieu Baudoin. Un combat noble, surtout dans une période aussi trouble.

« Chaque nom gravé témoigne d’une histoire interrompue »


Derrière cette action en faveur du devoir de mémoire se cachent les destins brisés de trois enfants du pays : Jules Mauchamps mort en septembre 1916 à 34 ans, Pierre Guillemin décédé en janvier 1945 en Allemagne à l’âge de 36 ans et Raoul Pongnot mort en février 1940 à 40 ans. Le premier et le troisième sont nés à Cormoyeux. Le deuxième, natif des Ardennes, avait épousé une fille du village. Capturé et maintenu au Stalag 326 de Forellkrug, il s’était éteint en Allemagne. Inhumé sur place, il a été rapatrié en Champagne en 1951.

Intégré au 303e régiment d’infanterie, créé en 1914 et dissous en 1918, Jules Mauchamps, vigneron, est mort de ses blessures lors de la bataille de la Somme. Pierre Guillemin était ouvrier vigneron. Raoul Pongnot, enfin, était officier de l’armée de l’air. Titulaire de la Légion d’honneur, il a perdu la vie lors d’un accident d’avion en plein exercice de bombardement, à Salon-de-Provence. Ses trois équipiers lors de ce vol avaient aussi péri.

Tous trois étaient mariés et père de famille. « Chaque nom gravé sur nos monuments témoigne d’une histoire interrompue », a déclaré le maire de Cormoyeux, Jacky Bochet. « Le devoir de mémoire rappelle l’ampleur des sacrifices consentis. Le Souvenir français a rendu une dignité méritée à ces hommes. »

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« L’Union » 260516a

EPERNAY - CORMOYEUX : « Chaque nom gravé témoigne d’une histoire interrompue »
Jacky Bochet, maire, et Mathieu Baudoin, président du Souvenir français, ont fleuri les tombes restaurées. - DR
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Derrière cette action en faveur du devoir de mémoire se cachent les destins brisés de trois enfants du pays : Jules Mauchamps mort en septembre 1916 à 34 ans, Pierre Guillemin décédé en janvier 1945 en Allemagne à l’âge de 36 ans et Raoul Pongnot mort en février 1940 à 40 ans. Le premier et le troisième sont nés à Cormoyeux. Le deuxième, natif des Ardennes, avait épousé une fille du village. Capturé et maintenu au Stalag 326 de Forellkrug, il s’était éteint en Allemagne. Inhumé sur place, il a été rapatrié en Champagne en 1951.

Intégré au 303e régiment d’infanterie, créé en 1914 et dissous en 1918, Jules Mauchamps, vigneron, est mort de ses blessures lors de la bataille de la Somme. Pierre Guillemin était ouvrier vigneron. Raoul Pongnot, enfin, était officier de l’armée de l’air. Titulaire de la Légion d’honneur, il a perdu la vie lors d’un accident d’avion en plein exercice de bombardement, à Salon-de-Provence. Ses trois équipiers lors de ce vol avaient aussi péri.

Tous trois étaient mariés et père de famille. « Chaque nom gravé sur nos monuments témoigne d’une histoire interrompue », a déclaré le maire de Cormoyeux, Jacky Bochet. « Le devoir de mémoire rappelle l’ampleur des sacrifices consentis. Le Souvenir français a rendu une dignité méritée à ces hommes. »

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« L’Union » 260511a

EPERNAY, VANVES (92), TOURS-SUR-MARNE (51) : avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 11 mai 2026


VANVES (92), TOURS-SUR-MARNE (51)

 
Son épouse,
ses enfants,
ses petits-enfants,
ses arrière-petits-enfants
et toute la famille,

ont la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur André DESLOGES

Inspecteur général des PTT
Chevalier de la Légion d’honneur
Officier de l’Ordre national du Mérite


survenu le samedi 2 mai 2026, à l’âge de 95 ans.

La célébration religieuse aura lieu le mercredi 13 mai 2026, à 10 h 30, en l’église Saint-François d’Assise de Vanves suivie de l’inhumation dans le caveau de famille au cimetière de Vanves.

Cet avis tient lieu de faire-part

 



 Consultez tous les avis de décès des Marnais membres de la Légion d’Honneur
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« L’Union » 260503a

REIMS – LOISIRS – HERVE CHABAUD NOUS RACONTE :
Marie-Clémence Fouriaux, une institutrice de combat

par Hervé Chabaud

Histoire. Missionnaire, institutrice puis directrice en école maternelle, soignante pendant la Grande Guerre, elle a été une pièce essentielle dans l’organisation du retour à Reims à l’issue du conflit.

3 mai 1932


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Marie-Clémence Fouriaux, un exemple de courage et d’engagement durant la Grande Guerre.


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La triste nouvelle parvient à Reims. Marie-Clémence Fouriaux s’est éteinte la veille à Savigny-sur-Aisne, dans le département des Ardennes. Cette institutrice, directrice d’école, infirmière durant la Grande Guerre a particulièrement marqué la population par son engagement éducatif et social aussi, l’émotion est-elle vive. Ecolière douée mais que ses parents préfèrent mettre à la garde des vaches, elle a le goût de la lecture et de l’étude.

En 1873, âgée de 16 ans, elle entre chez les sœurs de la doctrine chrétienne de Nancy afin de devenir infirmière puis missionnaire en Afrique. Avec, en prime, la responsabilité d’un hôpital de cinq cents lits.

Après sept ans d’engagement sur le terrain, elle revient dans la Marne, travaille à Reims chez un négociant en vin mais surtout prépare un brevet de capacité pour renforcer son niveau scolaire. Sa détermination séduit un inspecteur comme sa volonté intacte de devenir institutrice.

De Bétheniville à Reims

En 1882, elle obtient un premier poste à l’école maternelle de Bétheniville à la charnière de la Marne et des Ardennes. Le 1 er octobre 1883, elle est mutée à Reims comme directrice de l’école maternelle de la rue Courmeaux. Blanche Cavarrot est son adjointe, dans un quartier où les lois Ferry ont été très critiquées. Son passé de religieuse l’aide à pacifier la situation et à donner du crédit à l’école publique dont elle atteste la sincérité des valeurs.

Opposée aux punitions humiliantes comme au port du bonnet d’âne, sa pédagogie, fondée sur l’exigence et la bienveillance donne de vrais résultats. On la nomme alors à l’école de la rue du Mont-d’Arène qualifiée de difficile. Ses résultats sont patents. Elle développe dans le même temps avec Blanche Cavarrot des cours de broderie avec la section rémoise de l’œuvre du Trousseau.

Pendant la Première Guerre mondiale, le travail qu’elle accomplit en faveur des blessés, comme l’enseignement qu’elle maintient malgré les bombardements font l’admiration. Dès 1914, elle participe à l’évacuation des blessés de la cathédrale en flammes. En 1915, elle s’occupe du transfert de huit cents enfants pour des vacances loin de la zone de guerre puis s’assure de leur scolarisation à Cancale pendant deux ans.

Décorée de la Légion d’honneur

En 1917, elle est membre du conseil départemental et vice-présidente de l’Entente des conseillers départementaux et défend un enseignement identique entre les filles et les garçons. Elle est décorée de la Légion d’honneur : « A donné depuis le début de la guerre le plus bel exemple de courage et de patriotisme. A apporté depuis le début des hostilités son concours le plus dévoué à la municipalité de Reims pour l’organisation des secours aux victimes de guerre. Directrice d’École d’un rare mérite professionnel. »

Elle crée et anime l’association Le retour à Reims à l’issue du conflit. Elle milite pour le droit de vote des femmes et témoigne du rôle qu’elles peuvent accomplir, confortée par leur courage dont elle a été témoin pendant la Grande Guerre. Elle soutient la ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, la Ligue de l’enseignement et la Ligue des droits de l’homme.◼

Vidéo : Hervé Chabaud nous raconte : Marie-Clémence Fouriaux

Cliquez sur l’image pour regarder la vidéo d’Hervé Chabaud


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« L’Union » 260429a

MARNE - LE FAIT DU JOUR : Anicet Girardin honoré par la Nation, ses proches et ses frères d’armes Par Kevin Petit

La ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin, a présidé cette cérémonie d’hommage national au sergent Anicet Girardin. Photos Stéphanie Jayet


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Armée. Un hommage national au sergent Anicet Girardin a été rendu hier dans la Marne.

Une cérémonie forte en émotions où dignité et tristesse se sont mêlées au sein du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, qui a perdu l’un de ses frères d’armes.

La cérémonie venait de commencer depuis un peu plus d’un quart d’heure sur la place d’Armes du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes. La ministre des Armées et des Anciens Combattants, Catherine Vautrin, qui présidait cette cérémonie, venait d’achever la revue des troupes quand des coups de tambour ont résonné dans ce lourd silence pendant de longues secondes. L’instant déjà rempli en émotion bascule dans une profonde tristesse trop difficile à dissimuler quand le cercueil du caporal-chef Anicet Girardin, promu sergent à titre posthume, est arrivé en plein cœur de la place d’Armes, porté et placé face à ses frères d’armes.

Un geste héroïque

C’est donc devant ses camarades du 132e RIC, ses proches, sa famille, ses amis, venus en nombre de la Marne et des Ardennes, et plusieurs officiels (Romain Royer, Franck Leroy, Jean-Marc Roze, Lise Magnier, Christian Bruyen notamment) que cet hommage national est rendu au jeune homme de 31 ans, mort le 22 avril des suites de ses blessures. « La Nation s’incline devant le sergent Anicet Girardin », lance Catherine Vautrin, ajoutant qu’il s’agit du « 145e mort pour la France au Liban depuis 1978 ». Le sergent Girardin était déployé au sud du Liban dans le cadre de l’opération Daman, depuis le 23 janvier, comme adjoint chef de groupe cynotechnique, spécialisé dans la détection d’explosifs au sein de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul). Le 18 avril dernier, lors d’une mission de reconnaissance d’itinéraire afin de ravitailler un poste isolé de casques bleus, la patrouille a été prise à partie par un groupe armé. L’adjudant Montorio, décédé dans cette attaque, a d’abord été touché à l’avant. Le sergent Anicet Girardin est venu lui porter secours. Et c’est en réalisant ce geste héroïque que le trentenaire a été grièvement blessé, avant de succomber quelques jours plus tard.

« Il est mort des suites de ce geste de courage. Il est mort comme il avait servi, avec bravoure et fidélité », affirme la ministre des Armées. La famille du 132e RIC a perdu l’un des siens au combat, une première depuis la recréation du régiment en 1977. « Ce premier deuil est une terrible épreuve. Il marque l’entrée du 132 dans la mémoire combattante de l’armée française », avance Catherine Vautrin. Une première que personne n’aurait aimé vivre tant la douleur est forte, que ce soit pour ses frères d’armes ou pour sa famille et notamment sa compagne Florence, également engagée au sein du 132e RIC, et de leur fils de deux ans, Jules. « La Nation mesure votre peine. Elle s’incline devant elle avec respect et humilité. Jules va grandir avec un modèle, et le souvenir d’un héros », clame Catherine Vautrin en s’adressant à Florence.

Né à Reims et originaire de Juniville où il a grandi, Anicet Girardin s’était engagé en 2016, à 21 ans, au 132e RIC. Formé au dressage avec « la passion du chien chevillé au corps », il se spécialise dans l’aide à la recherche et à la détection d’explosifs (ARDE). « Cette spécialité demande de la patience, de la rigueur, une immense maîtrise technique et une intelligence du vivant qui ne s’apprend pas dans les manuels », détaille la ministre, qui poursuit en indiquant qu’Anicet Girardin était un soldat « consciencieux, discret, d’une fiabilité absolue et apprécié de tous (…). C’est un soldat qui a marqué son régiment ».

« Il demeurera à jamais dans la mémoire du 132 »

Le sergent Anicet Girardin a reçu, à titre posthume, la médaille militaire, la croix de la Valeur militaire avec palme de bronze et a été fait chevalier de la Légion d’honneur. La cérémonie s’est achevée par une haie d’honneur au cœur du 132e RIC. Le sergent Girardin a été accompagné par ses frères d’armes qui ont entonné l’hymne de la première compagnie du 132e RIC à laquelle a été affectée Anicet Girardin. Un moment fort pour ces militaires qui sont restés dignes tout au long de cette matinée.

La dignité, une notion forte dans ces moments de souffrance au sein de l’armée française. Mais derrière cette noble dignité se cachait une fragilité, une souffrance face à ce décès. Ces soldats restent des hommes et des femmes et tous n’ont pas réussi à retenir leurs larmes. « Le nom d’Anicet Girardin ne disparaîtra pas. Il demeurera à jamais dans la mémoire du 132 », conclut Catherine Vautrin. Les soldats du 132 ont pleuré la perte d’un compagnon, mais ils honoreront chaque jour la mémoire de ce héros de 31 ans : le sergent Anicet Girardin. ●

Le berger allemand du sergent, Ros, décoré et rendu à la famille

Maître-chien au sein du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, le sergent Anicet Girardin formait un binôme avec son chien Ros, un berger allemand de 7 ans et 37 kilos.

Quel va être l’avenir de Ros désormais ? « La famille a souhaité pouvoir récupérer le chien. C’était une décision qui leur tenait vraiment à cœur et notamment à sa conjointe. Son fils pourra connaître aussi un peu son père, à travers le chien, qui l’a tant accompagné au combat », raconte le général Christophe Bizien, qui commande la brigade du génie dont dépend le 132e RIC. Après une période d’adaptation, Ros rejoindra donc la compagne et le fils d’Anicet Girardin. En amont de cette cérémonie, Ros a également été mis à l’honneur.

« Nous veillerons sur cette famille, à jamais »

Ros était présent hier aux côtés de la compagne d’Anicet Girardin, Florence, également militaire au sein du 132e RIC. Stéphanie Jayet
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« J‘ai eu le grand honneur, avant la cérémonie, de le décorer de la croix de la valeur militaire, en présence de la ministre Catherine Vautrin, du chef d’état-major de l’armée, et de la famille », rapporte le général Bizien qui a également eu une pensée émue à destination du sergent Girardin. « Nous avons rendu un magnifique hommage, un hommage militaire, un hommage martial au nom de toute la Nation, à notre frère d’armes. […] La famille a un profond attachement à l’armée, qui désormais fait partie de la famille militaire, du fait du sang versé par leur fils, et que nous allons continuer à accompagner. Nous n’abandonnerons pas cette famille, sa conjointe, qui fait partie également du régiment. Nous n’abandonnerons pas son fils Jules, âgé de deux ans. Nous veillerons sur cette famille, à jamais. »

Le 132e RIC n’a pas le temps de tergiverser et se focalise sur l’exercice Orion avec la venue du président Emmanuel Macron, demain. « La mission continue. Plus que jamais il faut s’entraîner, c’est ce que nous faisons, nous sommes concentrés », conclut le général Christophe Bizien.



VIDÉO. Le 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes
pleure la mort d’Anicet Girardin, honoré par la Nation

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et lire l’article de Kevin Petit


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« l’Hebdo du Vendredi » 260428a

MARNE – HOMMAGE : « La nation s’incline devant le sergent Anicet Girardin » : Catherine Vautrin et le 132e RIC de Suippes honorent la mémoire du soldat marnais tué au Liban

Par Sonia Legendre
 


Catherine Vautrin, ministre des Armées, a présidé la cérémonie d’hommage au sergent Girardin. (© l’Hebdo du Vendredi)
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De nombreux militaires, de Suippes mais aussi d’autres régiments, se sont réunis pour honorer la mémoire d’Anicet Girardin. (© l’Hebdo du Vendredi)
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Les soldats du 132e RIC et leurs chiens ont rendu un dernier hommage à leur frère d’armes, mort à l’âge de 31 ans. (© l’Hebdo du Vendredi)
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Catherine Vautrin, ministre des Armées, a présidé la cérémonie d’hommage au sergent Girardin. (© l’Hebdo du Vendredi)
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Plusieurs élus marnais étaient également présents. (© l’Hebdo du Vendredi)
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Les soldats du 132e RIC et leurs chiens ont rendu un dernier hommage à leur frère d’armes, mort à l’âge de 31 ans. (© l’Hebdo du Vendredi)
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La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a rendu un hommage émouvant au sergent Anicet Girardin. (© l’Hebdo du Vendredi)

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Anicet Girardin a reçu la Légion d’honneur à titre posthume, au 132e RIC de Suippes. (© l’Hebdo du Vendredi)
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L’hommage national rendu au sergent Anicet Girardin, ce mardi 28 avril, a réuni la famille et les proches du soldat marnais défunt, ainsi qu’environ 200 militaires au 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes. Retour sur une cérémonie solennelle et émouvante, présidée par Catherine Vautrin, ministre des Armées.

Il s’était engagé en 2016 au 132e régiment d’infanterie cynotechnique (RIC) de Suippes et avait fêté son 31e anniversaire le 12 avril, loin de ses proches, puisque missionné dans le cadre de l’opération Daman, la participation française à la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). Anicet Girardin est décédé le 22 avril des suites de blessures survenues lors d’une embuscade au sud du Liban. Sa famille, ses amis, environ 200 militaires et leurs chiens, de nombreux élus ainsi que le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de Terre, lui ont rendu un dernier hommage ce mardi, au cœur du régiment. « Le 132e RIC est frappé dans sa chair, a déclaré Catherine Vautrin, la ministre des Armées et des Anciens combattants. Depuis sa recréation en 1977, jamais ce régiment n’avait perdu un soldat mort pour la France en opération extérieure. La nation s’incline devant le sergent Anicet Girardin (…) un enfant de la Marne et de la Champagne. » Né à Reims, il a grandi à Juniville dans les Ardennes.

La Légion d’honneur décernée à titre posthume

Le cercueil du soldat, porté par ses frères d’armes et recouvert d’un drapeau tricolore, a cristallisé le silence et le recueillement. La médaille militaire et la Légion d’honneur lui ont été décernées à titre posthume lors de cette cérémonie solennelle et digne.

Le chien Ros confié à la famille d’Anicet Girardin

Anicet Girardin s’était formé au dressage canin puis spécialisé dans l’aide à la recherche et à la détection d’explosifs. Un domaine nécessitant « une immense maîtrise technique » et « une intelligence du vivant qui ne s’apprend pas dans les manuels. » Avec son binôme Ros, un berger allemand de sept ans confié à sa famille, il avait déjà servi au Mali lors de l’opération Barkhane, pendant la Coupe du monde de rugby en 2023 et les JO de Paris l’année suivante. La ministre des Armées a salué sa « passion du chien, chevillée au corps », « sa manière d’être et de servir » et son tempérament « consciencieux, discret et d’une fiabilité absolue. »

« Un soldat français n’abandonne jamais un frère d’armes »

Le jeune militaire a été blessé le 18 avril, alors qu’il intervenait en reconnaissance d’itinéraire « sur une route piégée par un engin explosif, pour permettre à la mission de continuer. » L’attaque de sa patrouille par un groupe armé a causé la mort de l’adjudant Florian Montorio, son chef d’élément. « C’est en secourant l’adjudant Montorio qu’Anicet Girardin a été grièvement blessé. Un soldat français n’abandonne jamais un frère d’armes. Il est mort des suites de ce geste. » Pour la France et pour ceux qui combattaient à ses côtés.

Des mots forts pour sa compagne et son fils

Catherine Vautrin s’est ensuite adressée à la compagne du sergent Girardin, également engagée au 132e RIC. « Vous aussi, vous avez été projetée au Liban. Vous savez mieux que quiconque ce que signifiait sa mission. Vous perdez celui avec qui vous avez construit votre vie, votre famille. » La ministre a eu une pensée émue pour leur fils de deux ans : « Il est encore trop jeune pour comprendre vraiment ce qui lui est ôté aujourd’hui. Il va grandir avec le souvenir d’un héros, son père (…). Un homme qui a mis son talent, sa jeunesse, son courage au service de son pays. » Le cercueil a quitté le régiment en empruntant la haie d’honneur, au son du « Chant du 132 » entonné par les soldats.

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« l’Hebdo du Vendredi » 260428b

CHÂLONS – HOMMAGE : Vidéo - Suippes : émouvant hommage national rendu au sergent Girardin

 


Le sergent Anicet Girardin et son chien Ros. (© 132e RIC)
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Plus de 200 militaires, sa famille et son chien Ros étaient réunis ce mardi 28 avril au 132e RIC de Suippes pour saluer la mémoire du sergent Anicet Girardin.

L’hommage national rendu au sergent Anicet Girardin, décédé le 22 avril des suites de blessures reçues au Liban, s’est tenu ce mardi 28 avril 2026 à Suippes, au sein du 132e Régiment d’infanterie cynotechnique. Le jeune militaire officiait dans ce régiment en tant que maître-chien depuis 2016.

La ministre des Armées Catherine Vautrin a présidé la cérémonie

La cérémonie, solennelle et émouvante, s’est déroulée en présence de plus de 200 militaires, de la famille et des proches du sergent Girardin, ainsi que de son chien militaire, Ros. La ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin, a salué l’engagement du jeune soldat, mort en tentant de sauver un frère d’armes. La médaille militaire et la Légion d’honneur lui ont été décernées à titre posthume.

Regardez la vidéo
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« L’Union » 260424a

SUIPPES : Hommage national à Florian Montorio, Casque bleu français tué au Liban

Tarn-et-Garonne. Cet hommage a eu lieu au lendemain de la mort d’un autre soldat, blessé dans la même embuscade, portant à trois le nombre de militaires français décédés depuis le début de cette guerre qui a embrasé la région.

Un hommage national a été rendu ce jeudi à Montauban au Casque bleu Florian Montorio, tué samedi dans une embuscade au Liban et l’un des trois militaires français morts depuis le début de la guerre d’Israël et des États-Unis contre l’Iran fin février.

Âgé de 40 ans, Florian Montorio, engagé dans le cadre de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), appartenait au dix-septième régiment du génie parachutiste (RGP) de Montauban, le seul régiment de ce type et dont la mission est d’être parachuté sur le théâtre d’opérations pour faciliter l’avancée d’autres troupes au sol. La cérémonie, présidée par la ministre des Armées, Catherine Vautrin, et le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Pierre Schill, en présence de Caroline de Monaco, marraine du régiment, s’est déroulée sous un soleil éclatant, sur la vaste place d’armes de la caserne Doumerc du 17e RGP, a constaté la presse. Florian Montorio, dixième soldat de cette unité mort en opération ces vingt dernières années, a été promu adjudant à titre posthume, fait chevalier de la Légion d’honneur et décoré de la croix de la valeur militaire avec palme de bronze.

Tir direct

Samedi, le militaire a été « touché par un tir direct d’arme légère », a-t-elle ajouté, affirmant que, depuis 1978, 144 militaires français ont perdu la vie au Liban. Les autorités françaises et l’ONU ont attribué l’attaque ayant causé sa mort au mouvement pro iranien Hezbollah, qui a nié toute implication.

Ce mercredi, le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé qu’un deuxième militaire français de la Finul, touché dans la même embuscade, avait succombé à ses blessures. Ce jeudi, Catherine Vautrin, ministre des Armées, a aussi rendu hommage à ce soldat, Anicet Girardin, 31 ans : « Je veux avoir une pensée pour son camarade de combat », a-t-elle dit. S’en prendre à des Casques bleus identifiables est « constitutif d’un crime de guerre », a souligné de son côté, également jeudi, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. La Finul avait également rappelé samedi que « les attaques délibérées contre les Casques bleus constituent de graves violations du droit international humanitaire ainsi que de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, et peuvent s’apparenter à des crimes de guerre. » ●

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« l’Hebdo du Vendredi » 260423a

REIMS – DISTINCTION : Bruno Lobé, directeur du Manège de Reims, chevalier de l’ordre des Arts et Lettres

Par Simon Ksiazenicki
 


Bruno Lobé est directeur du Manège de Reims depuis 2015. (© Vasil Tasevski)
 

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