Revue de presse sur la Légion d’Honneur dans la Marne - articles- année 2021


La plupart des articles provient du journal « l’union » que nous remercions.

Quelques articles ne proviennent pas du journal « l’union » ; l’origine est alors indiquée par le lien en tête d’article.

Les notes de bas de page [ ] sont du rédacteur.
Pour consulter un article d’une autre année, cliquez sur un lien :
Revue de presse des années 2012 à 2016 ; Revue de presse de l’année 2017 ; Revue de presse de l’année 2018 ; Revue de presse de l’année 2019 ; Revue de presse de l’année 2020 ;

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« l’union » 210412a

VITRY-LE-FRANÇOIS, LOISY-SUR-MARNE : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 12 avril 2021


VITRY-LE-FRANÇOIS, LOISY-SUR-MARNE
 
Jean SAUPIQUE et Françoise,
Jacques et Marie-Agnès SAUPIQUE,
Frédérique SAUPIQUE,
Pierre SAUPIQUE,
ses neveux et nièces ;
Ses petits-neveux et petites-nièces, et leurs enfants,
ont la tristesse de vous faire part du décès de

Madame Denise SCHEMITE

Chevalier de la Légion d’honneur
Médaille de la Résistance
Croix des combattants volontaires 1939-1945
Titre de reconnaissance de la Nation

 
Les obsèques religieuses seront célébrées le mardi 13 avril 2021, à 10 h 30 en l’église de Mourmelon-le-Grand.

Pas de plaques, fleurs naturelles.

Cet avis tient lieu de faire-part.


http://www.legiondhonneurmarne.fr/spip.php?article179
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« l’union » 210410a

MOURMELON-LE-GRAND : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 10 avril 2021


MOURMELON-LE-GRAND
 
Madame Christiane RAUCOURT, son épouse ;
Magali et Estelle, ses filles ;
Jérémy et Samuel, ses gendres ;
Charlotte, Arthur, Loula, Marius,
ses petits-enfants chéris,
ainsi que toute la famille,
ont le regret de vous annoncer le décès de

Monsieur Jacques RAUCOURT

Chevalier de la Légion d’honneur
Chevalier de l’Ordre national du Mérite

 
Les obsèques religieuses seront célébrées le mardi 13 avril 2021, à 10 h 30 en l’église de Mourmelon-le-Grand.

Pas de plaques, fleurs naturelles.

Cet avis tient lieu de faire-part.



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« l’union » 210408a

VITRY-LE-FRANCOIS : Report de la cérémonie officielle au collège Gisèle-Probst

 

D’un commun accord, le comité de la Légion d’honneur, la mairie et le collège Gisèle-Probst (anciennement collège du Vieux-Port) de Vitry-le-François ont décidé de reporter la cérémonie officielle, initialement prévue le 21 avril, pour marquer symboliquement le changement de nom de l’établissement scolaire précédemment cité. Et ce en raison de la crise sanitaire.

Le rendez-vous est reporté au 25 juin, si tout va bien.

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« l’union » 210225a

VITRY-LE-FRANCOIS : Gisèle Probst veille sur le collège du quartier du Vieux-Port

 

Effectif depuis le 1 er janvier, le changement de nom du collège du Vieux-Port s’affiche depuis quelques jours à l’entrée de l’établissement.

« Ça y est, on a réussi. On ne pourra jamais oublier Gisèle », témoigne Françoise Arvois, présidente du comité de la légion d’honneur de Vitry-le-François et amie de la résistante. « Ça m’a fait un petit pincement au cœur quand j’ai vu le panneau », ajoute-elle, émue.

Le 21 avril devrait se tenir une cérémonie officielle en présence des 438 élèves qui travaillent actuellement à la réalisation d’un nouveau logo.

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« l’union » 210221a

AŸ-CHAMPAGNE / CORDOUE – HOMMAGE : L’Agéen Juan Romero sera fait citoyen d’honneur de la province de Cordoue, ce vendredi

 


Juan Romero en 2016, quelques jours avant qu’il ne reçoive la Légion d’honneur des mains d’une autre rescapée des camps, Yvette Lundy. Margaud Déclemy

Aÿ-Champagne / Cordoue Après la reconnaissance par le gouvernement espagnol de sa qualité de victime du gouvernement franquiste, celui qui fut le dernier Républicain espagnol à avoir survécu à un camp nazi, est aujourd’hui honoré par la province qui l’a vu naître.

Le minimum que la province de Cordoue puisse faire pour la mémoire de Juan Romero est de reconnaître que l’avoir vu naître il y a plus de 100 ans est pour elle un honneur. » Ces mots figurent dans le dossier d’instruction qui fait de Juan Romero un citoyen d’honneur de sa province natale et lui octroie la médaille d’or de ladite province. Une distinction attribuée à titre posthume. Juan Romero s’est éteint en octobre dernier, à 101 ans. Il était alors le dernier des Républicains espagnol à avoir survécu à un camp de concentration nazi.

Dans ce dossier, le parcours de cet Espagnol né en 1919 est retracé en quelques lignes. Il le sera aussi lors de la cérémonie officielle organisée ce vendredi 26 février, simultanément au siège de la députation de Cordoue et à la salle des fêtes d’Aÿ.

Son engagement dans l’armée républicaine pendant la guerre civile, alors qu’il n’avait que 17 ans. L’exode vers le camp de réfugiés de Vernet, en Ariège, en février 1939 après la victoire de Franco. Son engagement dans la légion étrangère française en avril 1939 « pour continuer la lutte contre fascisme ». Les campagnes militaires auxquelles il a participé, en Algérie, en Libye et en Allemagne, où il est fait prisonnier. Son internement au camp de Luckenwald puis Mauthausen d’août 1941 à mai 1945. Son installation à Aÿ après sa libération, sa citoyenneté française en 1951, « face à l’impossibilité de revenir dans son pays natal, où règne toujours la dictature du régime qu’il a tenté de combattre dans sa jeunesse. »

« À ses souffrances, s’ajoutait le châtiment d’être oublié par les siens et par son pays jusqu’à très récemment avec l’acte de réparation du gouvernement espagnol, quelque temps avant sa mort » , dit encore le document. C’était en août dernier, lorsque la numéro 2 du gouvernement espagnol avait remis à Juan Romero la « Déclaration de réparation et de reconnaissance personnelle », attribuée aux victimes de persécutions et de violences pendant la guerre civile espagnole et la dictature franquiste.


Chevalier de la Légion d’honneur

« Jusqu’à la fin de sa vie, est-il aussi écrit, Juan Romero a œuvré pour que l’on sache et l’on n’oublie pas ces centaines de milliers de personnes victimes comme lui, de l’absurdité assassine du totalitarisme fasciste. » La France a d’ailleurs honoré l’engagement mémoriel de Juan Romero par la Légion d’honneur, en 2016.

Ce vendredi donc, celui qu’on appelait El Cordobés, sera de nouveau honoré. Marie-Christine Lang, consule générale de France à Madrid, recevra les distinctions en son nom, lors de la cérémonie organisée au palais de La Merced, à Cordoue. La vice-présidente du gouvernement national sera, cette fois encore, présente. À la salle des fêtes d’Aÿ, la famille de Juan Romero, qui ne peut pas faire le déplacement en Andalousie à cause de l’épidémie, le maire Dominique Lévêque et des représentants de l’Amicale des déportés, familles et amis de Mauthausen. Un journaliste espagnol, auteur d’un documentaire consacré à Juan Romero et dont un résumé sera diffusé vendredi, assistera également à la cérémonie depuis l’Autriche.

Quant au public, il pourra le faire depuis le lien suivant : https://meet.google.com/fsr-dbkb-kts


L’essentiel

 

Juan Romero
, Républicain espagnol, engagé dans la légion étrangère pour lutter contre l’occupation nazie en France, rescapé d’un camp de concentration et installé à Aÿ après la guerre, est décédé en octobre dernier. C’était l’ultime Républicain espagnol rescapé d’un camp nazi.

Chevalier de la Légion d’honneur
depuis 2016, le gouvernement espagnol lui a remis en août 2020 le diplôme de Déclaration de réparation et de reconnaissance personnelle, attribué aux victimes de persécutions et de violences pendant la guerre civile et la dictature franquiste.

Ce samedi 26 février
à 10 heures, il sera fait, à titre posthume, citoyen d’honneur de la province de Cordoue, dont il était originaire.

Hélène Nouaille

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« l’union » 210212c

REIMS : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 12 février 2021


REIMS
 
l’Amicale des 1er et 41ème Groupes de Chasseurs,
les Diables Bleus de Reims,

vous font part du décès du

Colonel Henri SELLIER

Chevalier de la Légion d’honneur
Officier dans l’Ordre national du Mérite

 
survenu à Reims dans sa 89ème année.



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« l’union » 210212b

REIMS, CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE, CHARLEVILLE-MÉZIÈRES : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 12 février 2021


REIMS, CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE, CHARLEVILLE-MÉZIÈRES
 
Madame Laurence MIAS,
présidente du conseil de l’IUT de Reims-Châlons-Charleville ;
Monsieur Christophe BECKERICH,
directeur de l’IUT de Reims-Châlons-Charleville ;
L’ensemble des personnels de l’IUT
de Reims-Châlons-Charleville,

ont la tristesse d’annoncer la disparition du

Professeur émérite Roland CHOISELLE

Chevalier de la Légion d’honneur,
Officier de l’Ordre national du Mérite,
Commandeur des Palmes académiques,
Médaille Vermeille des Arts, Sciences et Lettres,
Ancien directeur des IUT de Reims, Troyes, Charleville

 
survenue le samedi 6 février 2021.

Les funérailles auront lieu le lundi 15 février 2021, à 10 heures, en l’église Saint-Jacques de Reims, suivies de la crémation.

Un dernier hommage lui sera rendu au cimetière de Doux (08) à 16 heures.

Une pensée pour

son épouse, Christiane,
qui nous a quittés le 11 juillet 2015..



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« l’union » 210212a

REIMS – NECROLOGIE : Roland Choiselle était une figure de l’université

 


Roland Choiselle faisait partie du tout petit groupe de professeurs qui avaient soutenu la création de l’Institut universitaire du troisième âge et du temps libre..

Disparu à l’âge de 90 ans, le professeur Roland Choiselle a été pleinement impliqué dans le développement des antennes universitaires de la région tout au long de sa carrière.

C’est une figure de l’université de Reims Champagne-Ardenne qui vient de nous quitter à l’âge de 90 ans. Par son parcours, par les responsabilités qu’il a exercées, notamment comme directeur de l’institut universitaire de technologie (IUT) de Reims, le professeur Roland Choiselle a été pleinement impliqué dans le développement des antennes universitaires de la région.

Ce Rémois, fils d’ouvriers de filature, titulaire de trois licences (histoire, droit et lettres), de trois certificats d’études spécialisés (en histoire du droit, droit privé, sciences économiques) et de trois doctorats (droit, Nancy-1964 ; psychologie Montpellier-1969, lettres et sciences humaines, Sorbonne, 1974) avait une boulimie heureuse de l’étude et de la recherche. Il s’agissait d’une authentique passion, mêlant curiosité, méthodologie et rigueur scientifique. Ce pédagogue aux aptitudes oratoires remarquables avait une revanche à prendre sur la vie.

Âgé de 6 ans, il contracte la rougeole qui se complique et le rend aveugle et sourd. Transféré à l’hôpital des Quinze-Vingts à Paris, les chirurgiens, après sept opérations, lui sauvent son œil gauche, et son oreille droite.

Lorsqu’il retourne à l’école, ses camarades se moquent de ses infirmités. Il prend sur lui et sa seule réponse est de rafler tous les prix d’excellence. Le baccalauréat philo en poche, il décide d’être professeur des universités. Au terme d’une ascension logique, après avoir travaillé avec Jean-Baptiste Duroselle, Raymond Aron et Jean Gay, il le devient le 1 er octobre 1974. Il va associer des tâches d’enseignement à des responsabilités administratives et à des initiatives heureuses pour l’image de l’université.

C’est ainsi qu’en 1976, il fait partie du tout petit groupe de professeurs qui soutiennent la création de l’Institut universitaire du troisième âge et du temps libre par Frédéric Payen et donne les premières conférences. Il initie même les interventions à deux voix avec son épouse et complice des archives et des bibliothèques, Christiane, disparue il y a six ans. Ils ont aussi cosigné des ouvrages d’histoire régionale. Il s’implique aussi dans l’action de la Maison des jeunes et de la culture (MJC), Le Phare aux Châtillons à Reims.

Le professeur Choiselle était chevalier de la Légion d’honneur, officier de l’ordre national du Mérite, commandeur des Palmes académiques. À sa famille, L’union, dont il était un ami, adresse ses sincères condoléances.

Hervé Chabaud


Une anecdote savoureuse à l’Ensam de Châlons

 

Roland Choiselle n’était jamais à court d’anecdotes savoureuses. Nommé administrateur provisoire de l’École nationale supérieure des arts et métiers de Châlons-sur-Marne, il a la surprise un matin de découvrir dans son bureau, un cheval peu farouche avec paille et foinu ! Les Gadz’Arts, en élèves ingénieurs originaux, avaient emprunté la monture du directeur de l’École d’application d’artillerie pour lui offrir un nouveau lieu de résidence.

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« l’union » 210211a

REIMS : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 11 février 2021


REIMS
 
Bruno et Olivier CHOISELLE, ses enfants et leurs épouses ;
Sébastien, Vincent et leurs épouses, Nicolas, Maxence, Quentin, Thomas, Chloé, ses petits-enfants ;
Kiara, Lorenzo, Mïnélie, ses arrière-petits-enfants ;
Ginette, sa soeur ;
Stéphane, son neveu,

ont la douleur d’annoncer la montée au ciel du

Professeur émérite Roland CHOISELLE

Chevalier de la Légion d’honneur,
Officier de l’Ordre national du Mérite,
Commandeur des Palmes académiques,
Médaille Vermeille des Arts, Sciences et Lettres,
Docteur en droit,
Docteur en psychologie,
Docteur ES Lettres et Sciences Sociales,
Professeur d’université honoraire,
Écrivain,
Chercheur,
Ancien directeur des I.U.T de Reims, Troyes, Charleville

 
survenu le 6 février 2021, à l’âge de 90 ans.

Les funérailles auront lieu le lundi 15 février 2021, à 10 heures, en l’église Saint-Jacques de Reims, suivies de la crémation.

Nous nous retrouverons pour un dernier hommage au cimetière de Doux (08) à 16 heures.

Une pensée pour

sa chère et tendre épouse, Christiane,
qui nous a quittés le 11 juillet 2015..

Requiescat in pace.

Cet avis tient lieu de faire-part.



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« l’union » 210207a

CHALONS – DISPARITION : Un dernier adieu au photographe Serge Nicaise

 


Serge Nicaise est décédé à l’âge de 81 ans.

Ce samedi, sa famille, ses amis et les gens qui l’ont connu, ont rendu un dernier hommage à Serge Nicaise décédé le dimanche 31 janvier.

Ils étaient forcément émus et dévastés par le chagrin après la perte de leur père et de leur grand-père. Mais les enfants de Serge Nicaise ainsi que ses petits-enfants se sont montrés dignes en exprimant quelques mots, ce samedi, à la collégiale Notre-Dame-en-Vaux où avaient lieu les obsèques de Serge Nicaise.

Ses enfants ont salué l’homme « simple et respectueux » qu’il était « malgré les responsabilités » , mais aussi leur « fierté » . Sa fille Natacha l’a remercié pour le plus beau des cadeaux qu’il lui a offert, celui d’avoir cru en elle et pour lui avoir transmis sa passion, « la photo, l’art de toucher les gens à travers une image » . Ses petits-enfants qui le prénommaient « Papoune » ont eu de douces paroles pour celui qui a semblé être un papy génial, bon vivant, attentif et bienveillant.

Je le vois encore, heureux, dans les allées de la Foire

Et puis le souhait du défunt a été exaucé : Bruno Bourg-Broc, l’ancien maire de Châlons avec qui Serge Nicaise a œuvré, par exemple, pour créer le premier marché de Noël de Champagne-Ardenne, en 1995, a pris la parole. « Je le vois encore, heureux déambulant dans les allées de la Foire » , s’est souvenu l’ancien édile, une Foire qui a pris son envol grâce au choix de Serge Nicaise de notamment développer le machinisme agricole et de recruter Bruno Forget. BBB a souligné sa volonté, son dynamisme, ses valeurs familiales, et l’engagement constant de Serge Nicaise au travers de la présidence de l’Union commerciale, industrielle et artisanale (UCIA), de celle de la Renaissance immobilière… D’ailleurs, pour l’ensemble de son travail et notamment dans le logement, il avait reçu la Légion d’honneur en 2012, remise à l’époque par Bruno Bourg-Broc.

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« l’union » 210206a

CHALONS – DISPARITION : Les obsèques de Serge Nicaise ont lieu ce samedi matin

 


Serge Nicaise est décédé à l’âge de 81 ans.

Le photographe Serge Nicaise, décédé ce dimanche du Covid-19, sera enterré ce samedi matin. La cérémonie a lieu à la collégiale Notre-Dame-en-Vaux à 9 heures.

Ce dimanche, la ville préfecture a perdu un ancien commerçant de renom qui a hissé la Foire de Châlons au rang de deuxième comice agricole de France avec Bruno Forget.

Commerçant de renom place de la République

Serge Nicaise est décédé à l’âge de 81 ans du Covid-19 alors qu’il se battait depuis deux ans contre la maladie. Il était né à Sermaize-les-Bains. Commerçant de renom place de la République, Serge Nicaise faisait partie d’une longue génération de photographes.

Durant près de cinquante ans, il s’est impliqué pour sa ville qu’il aimait profondément tant au niveau de la vie locale qu’auprès des commerçants, du monde associatif ou encore en politique.

Président de l’UCIA, durant près de quinze ans, commissaire général de la Foire, il a recruté Bruno Forget en 1992. Conseiller municipal sous l’ère Bruno Bourg-Broc, il s’est présenté aux élections cantonales en mars 1994. En 2012, il est décoré de la Légion d’honneur.

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« l’union » 210204a

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 04 février 2021


CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE
 
Benoist APPARU, maire de Châlons-en-Champagne,
les élus du conseil municipal,
l’ensemble des agents de la ville,

ont le regret de vous faire part du décès de

Monsieur Serge NICAISE

Chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur
Conseiller municipal de 1989 à 1993

 
survenu le 1er février 2021, à l’âge de 81 ans.

et adressent à sa famille et à ses proches leurs sincères condoléances.

La cérémonie religieuse sera célébrée le samedi 6 février 2021, à 9 heures, en la collégiale Notre-Dame-en-Vaux.



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« l’union » 210203a

CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 03 février 2021


CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE
 
Madame Edithe NICAISE, son épouse ;
Eric et Valérie NICAISE-CHENONIER,
Natacha et Laurent NICAISE-PYPE,
Alexandre et Célia NICAISE,
ses enfants ;
Mathilde, Manon, Arthur, Jules, Louise, Romy,
ses petits-enfants ;
Marie-Christine NICAISE, sa soeur ;
Madame Georgette COUSTENOBLE, sa belle-mère ;
Philippe et Sylviane PELLIER-CUIT, son demi-frère ;
Georges COUSTENOBLE, son beau-frère,
ainsi que toutes les familles NICAISE,
COUSTENOBLE, BOITEZ,
et ses nombreux amis,
ont la douleur de vous faire part du décès de

Monsieur Serge NICAISE

Chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur,
Ancien combattant d’Algérie
Médaille de la Jeunesse et des Sports
Président de l’Union des Commerçants de
la foire exposition
Président de l’Union Commerciale Industrielle et Artisanale
Président de l’Auberge de jeunesse
Juge au tribunal de commerce
Conseiller municipal
Mercure d’Or

 
survenu le 1er février 2021, à l’âge de 81 ans.

La cérémonie religieuse sera célébrée le samedi 6 février 2021, à 9 heures, en Notre-Dame-en-Vaux de Châlons-en-Champagne.
Un recueil de dons au profit de la recherche médicale pour la Fondation ICM sera à disposition.
Monsieur NICAISE repose à la chambre funéraire Boiteux Funéris, rue Fernand Brémont à Châlons-en-Champagne.
Une pensée est demandée pour

ses parents.

La famille remercie le personnel de Korian, du centre hospitalier et de la RPA Sarrail pour leurs bons soins et leur dévouement.

Cet avis tient lieu de faire-part.



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« l’union » 210202a

CHALONS – NECROLOGIE : Le photographe Serge Nicaise s’est éteint

 


Serge Nicaise a reçu la Légion d’honneur en 2012.

La ville a perdu un ancien commerçant de renom qui a hissé la Foire de Châlons au rang de deuxième comice agricole de France avec Bruno Forget.

Son état de santé s’est rapidement dégradé en fin de semaine. Alors qu’il luttait depuis vingt ans contre la maladie, c’est finalement le Covid-19 qui l’a emporté. Jusqu’à la dernière minute, glissait hier après-midi sa fille Natacha, Serge Nicaise aura souri à ses proches. Même dans la souffrance, l’octogénaire a cherché à dégager de la douceur et du positif. Probablement parce qu’il a toujours porté en lui la valeur forte du travail et de l’effort, avec elle, celle d’aller toujours de l’avant.

Après une jeunesse difficile, il avait pris une belle revanche sur la vie, en développant son activité commerciale grâce à son travail et en s’impliquant fortement localement.

Serge Nicaise aimait sa ville et sa famille. Homme dynamique, il a beaucoup œuvré pour Châlons. L’achat du premier train touristique avec l’office de tourisme, c’est à lui qu’on le doit, l’arrivée du marché de Noël, main dans la main avec Bruno Bourg-Broc, alors maire en 1995, également.
Pugnace, Serge était un commerçant de renom de la place de la République. De la lignée Nicaise, « un nom synonyme de photographie depuis quatre générations » , écrivait à son sujet, le journaliste Fabrice Minuel dans nos colonnes.

Titulaire de deux Mercure d’or en 1975 et en 1985, Serge Nicaise a commencé sa carrière de photographe en Algérie où il était au service du cinéma des armées. Il reste très marqué par son passage en Algérie d’où il revient titulaire d’une carte d’ancien combattant.

De retour à Châlons, il reprend la gérance du magasin de photo qui appartenait à son père. Il rachète ensuite le fonds, puis les murs. C’est en 1971. Deux ans plus tard, il ouvre un magasin dans le centre commercial Croix-Dampierre. Également à Épernay.

Il signe des photos pour notre titre mais également aux côtés de Yann Arthus-Bertrand. Guidé par le courage et la volonté, il élève son domaine professionnel au tout premier rang dans la région, « en s’adaptant notamment aux nouvelles technologies » , précisait toujours dans nos colonnes, Fabrice Minuel.

Ses proches, dont sa fille, insistent, Serge Nicaise aurait « fait n’importe quoi pour les autres » . Il tient notamment à travailler pour l’intégration des pieds-noirs en France à son retour d’Algérie. Il s’implique aussi énormément dans la vie locale.

Au sein de l’auberge de jeunesse durant vingt-cinq ans, de la chambre de commerce et d’industrie de Châlons de 1986 à 1992, du bailleur Renaissance immobilière châlonnaise où il est président de 1998 à 2012, il joue en outre un rôle déterminant au sein de l’Union commerciale industrielle et artisanale où il entre en 1963. Il sera président de l’UCIA et commissaire de la foire-exposition durant quinze ans.

En 1992, il recrute Bruno Forget, l’actuel patron de l’événement. Avec ses choix, Serge Nicaise développe le machinisme agricole en collaborant avec William Pigny, alors président régional et départemental du Sedima (Syndicat des entreprises de service et distribution du machinisme agricole, d’espaces verts et des métiers spécialisés). Il donne une nouvelle dimension à la Foire.
En recrutant Bruno Forget, Serge Nicaise lui offre aussi un nouveau souffle. Le nombre de visiteurs double, passant de 100 000 à 210 000. L’événement se hisse au deuxième rang des foires de France, place qu’elle n’a pas quittée depuis.

Pour tout son travail réalisé, notamment dans le logement, il est décoré de la Légion d’honneur en 2012. Une grande fierté pour lui.

La date et le lieu des obsèques de Serge Nicaise n’étaient pas connus hier soir. Le défunt avait cependant un souhait : que l’ancien maire de Châlons, Bruno Bourg-Broc, prenne la parole.


« J’ai réalisé avec lui mon rêve »

 

Le décès de Serge Nicaise a fait réagir de nombreuses personnes hier. Bruno Bourg-Broc, ancien maire de Châlons, auprès de qui Serge Nicaise a été conseiller municipal . « Avec Serge, j’ai réalisé un rêve, celui d’organiser un marché de Noël à Châlons. Nous l’avons réalisé ensemble et ce fut un grand succès, le premier de la région. C’était en décembre 1995. C’était un homme au service de sa ville et des commerçants, un acteur désintéressé, un commerçant dynamique, une personne importante pour Châlons. J’étais honoré de lui remettre la Légion d’honneur. »

William Pigny, figure emblématique de la Foire. « Serge était très impliqué et très présent. Il a dynamisé la Foire de Châlons, au début des années 1970. Serge, c’était toujours la joie de vivre et la bonne humeur. Il a également énormément développé l’activité argentique à Châlons. Il a aussi lancé beaucoup de clubs, comme celui de la Table ronde. »

Fabrice Minuel, journaliste, qui l’a beaucoup cotoyé . « Quand je pense à Serge Nicaise, il me revient un des aspects sémantiques du mot commerce à savoir la relation avec autrui, et ce, au-delà de la vente d’une marchandise. La relation à l’autre, c’est ce qui le caractérisait le plus. Y compris parfois dans des bras de fer. Au-delà de son côté bonhomme, il montait franchement au créneau quand il le fallait. Je pense aussi à son implication à la Foire et à la défense du centre-ville. »

Bruno Forget, commissaire général de la Foire. « C’est une personnalité de Châlons qui s’en va. Serge savait dire les choses. Avec lui, on a fait monter la Foire en puissance. Parce qu’il savait aussi faire confiance. C’est un homme qui s’est fait seul, solide. J’ai eu de la chance de l’avoir comme président. C’était un militant engagé, qui a été au service de sa ville pendant plus de soixante ans. Il était engagé auprès du commerce, celui du centre-ville, toujours au combat. De Serge, on retiendra son sourire gravé, ses coups de gueule justifiés, sa liberté de ton à l’égard de tous et notamment de tous ceux qui pensent avoir toujours raison, récipiendaires de la science infuse. C’est un chêne qui nous manquera, mais c’est dans sa sève, aujourd’hui, que nous puiserons l’énergie pour relever les défis qui nous attendent. »


L’essentiel

 

Serge Nicaise
est né à Sermaize-les-Bains. Il est décédé ce dimanche à l’âge de 81 ans.

Commerçant de renom place de la République
, Serge Nicaise faisait partie d’une longue génération de photographes.

Durant près de cinquante ans
, il s’est impliqué tant au niveau de la vie locale qu’auprès des commerçants, du monde associatif ou encore en politique.

Président de l’UCIA
durant près de quinze ans, commissaire général de la Foire, il recrute Bruno Forget en 1992.

Conseiller municipal
sous l’ère Bruno Bourg-Broc, il se présente aux élections cantonales en mars 1994.

En 2012,
il est décoré de la Légion d’honneur.

Anne-Sophie Coursier

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« l’union » 210119a

REIMS - L’ENTRETIEN : Margareth Henriquez, dite Maggie L’ambassadrice du champagne

 


« Nous travaillons auprès des vignerons pour aider à la conversion du vignoble aux certifications environnementales. »

La présidente de Krug s’est vu attribuer la légion d’honneur le 1 er janvier. Une distinction qui vient saluer l’implication de la Vénézuélienne pour la promotion de la culture française et du champagne.

Vous faites parties des quatre personnalités étrangères résidant en France à être nommées à la légion d’honneur. Quelle a été votre réaction ?

Pour tout vous dire, ma surprise a été totale. Lorsque mon mari est venu me féliciter, le 1 er janvier, je ne comprenais même pas de quoi il parlait. Il m’a montré le Journal officiel, dans lequel était parue ma nomination, et c’est là que j’ai pris la mesure de cette distinction. C’est un honneur, bien entendu, surtout pour moi qui suis née au Venezuela. J’ai été très émue.

Après douze ans passés en Champagne, à la tête de la maison Krug, on peut dire que votre intégration est totale .

Je me sens bien en Champagne. Il y a une diversité de produits et une volonté de transmettre qui est formidable. J’ai la chance de pouvoir voyager à travers le monde pour partager ce savoir-faire.
Ayant rédigé une thèse sur les rapports entre le luxe et le vin, je me sens ici totalement à ma place. Le champagne continue de faire rêver et cette dimension de prestige contribue à faire avancer l’appellation. Selon moi, le luxe est la lumière qui permet d’éclairer la voie pour les autres et de repousser les limites.

Vous êtes spécialisée dans le luxe mais également dans le mécénat. En quoi consiste votre implication ?

Le Fonds K pour la musique a été constitué en 2019 avec la maison Krug, pour aider à la recherche musicale. Nous avons notamment travaillé sur les rapports qui existent entre l’ouïe et le goût. Nous avons mis en évidence qu’une musique, un son, peut influer sur la dégustation d’un champagne. Pour aller plus loin, je dirais qu’un vin possède une identité musicale propre. Nous avons réalisé une expérience qui consistait à isoler les sons émanant d’une cuvée, pour les retranscrire en véritable composition musicale.

En parallèle de ces recherches, nous aidons à animer la scène locale, notamment dans le cadre des Flâneries musicales, à proposer des tremplins pour les talents de demain, à contribuer à l’accès à la musique en général…

Pour une femme a l’habitude de voyager, comment avez-vous vécu le confinement ?

Je me suis mis à la mode de la visioconférence et du drive, comme beaucoup. Mes interventions prévues à l’étranger ont été annulées. Nous avons dû nous adapter à la situation sanitaire, comme nous le faisons avec le réchauffement climatique. Ce n’est pas simple mais nous n’avons pas le choix.

Vous parlez du réchauffement climatique. Justement, où en est la maison Krug dans sa transition environnementale ?

Nous sommes passés depuis plusieurs années déjà en politique zéro herbicide.

Nous travaillons auprès des vignerons pour aider à la conversion du vignoble aux certifications environnementales. Des investissements vont être réalisés par la maison cette année pour répondre aux exigences du label Haute valeur environnementale (HVE), mais nous en reparlerons plus tard. Des expériences en biodynamie, aussi, ont été menées sur le vignoble.

Quelle philosophie le champagne Krug souhaite-t-il transmettre à travers ses vins ?

Dans une appellation faite de vins d’assemblage, nous mettons au contraire l’accent sur des champagnes de terroir. Nous laissons la nature s’exprimer. Chaque vin correspond à un terroir spécifique, avec des vinifications parcellaires.

Notre cuvée du clos d’Ambonnay, et celle du clos du Mesnil, en sont l’expression.

Dans un milieu encore très masculin, est-ce que la place de la femme a évolué depuis votre arrivée en Champagne ?

Je vois en effet de plus en plus de femmes qui s’impliquent dans la profession et qui occupent des postes décisionnaires. Certaines sont chefs de cave, d’autres responsables de vignoble… Ces femmes apportent une vision nouvelle, participent au dynamisme de la Champagne.

Au sein du groupe LVMH, nous avons l’arrivée de Berta de Pablos-Barbier à la présidence des marques de Moët & Chandon, Mercier et Dom Pérignon. Pour Krug, Julie Cavil est devenue chef de caves de la maison en 2020. C’est un message positif. Il faut que cette ouverture se poursuive.

Propos recueillis par Thomas Crouzet


Bio express

 

Margareth Henriquez
est née en 1956 au Venezuela.

Diplômé de Harvard
, elle rédige sa thèse sur les rapports entre le luxe et le vin.

Pendant 31 ans
, elle dirige des entreprises multinationales et internationales au Venezuela, au Mexique et en Argentine, avant d’arriver en France.

En 2009
, elle devient présidente et directrice générale du champagne Krug.

Le 1er janvier 2021,
elle est faite chevalier de la légion d’honneur.


Champagne KRUG

 

Fondée en 1843
, la maison Krug s’est transmise de génération en génération, aujourd’hui représentée par Olivier Krug, de la sixième génération.

En 1999
, le groupe LVMH fait l’acquisition de Krug pour un milliard de francs (152 millions d’euros).

Aujourd’hui
, la maison Krug exploite 21 hectares de vignes, répartis au sein de toute l’appellation.

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« l’union » 210116a

VILLERS-FRANQUEUX, BACCARAT : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 16 janvier 2021


REIMS, NANÇAY, PARIS
 
Madame Patrice PAYEN, son épouse ;
Les docteurs Philippe et Martine PAYEN-BONNEAUX,
Les docteurs Bruno et Sylvia PAYEN-AREND,
Monsieur et Madame Benoît et Corinne PAYEN-DUPRAZ,
ses enfants ;
Vincent et Charlotte POUILLOT,
Barthélémy et Elodie PAYEN,
ses petits-enfants ;
Arsène, Ernestine et Eugène, ses arrière-petits-enfants adorés,
et toute sa famille, parents et amis,

ont la tristesse de vous faire part du décès de

René PAYEN

Général de brigade aérienne (e.r)
Officier de la Légion d’honneur
Commandeur de l’Ordre national du Mérite

 
survenu brutalement le mercredi 13 janvier 2021, dans sa 97ème année.

La cérémonie religieuse sera célébrée le jeudi 21 janvier en l’église de Nançay (Cher).
Il rejoint Micheline, sa première épouse et mère de ses enfants.


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« l’union » 210112a

REIMS : Maggie Henriquez faîte chevalier de la légion d’honneur

 

Quel parcours pour Magareth Henriquez, dit « Maggie », présidente et directrice générale de la maison Krug. D’origine vénézuélienne, celle qui est arrivée en Champagne il y a seulement 14 ans vient d’obtenir la légion d’honneur, au grade de chevalier, par la promotion du 1 er janvier 2021.

« Je suis fière de recevoir cette distinction. C’est avec admiration et passion que je suis ambassadrice des talents français, de sa culture et de ses terroirs. La confiance qui m’a été accordée, à travers les différents postes que j’ai occupés, m’honore depuis mon premier jour ici. C’est une responsabilité et une grande joie de recevoir cette attention si prestigieuse. » se réjouit Maggie Henriquez.

La direction du groupe LVMH, dont fait partie la maison Krug depuis 1999, s’est également saisie de l’occasion pour féliciter Maggie Henriquez. « C’est avec fierté que j’adresse toutes mes félicitations à Maggie pour son talent, sa passion du terroir et son expertise unique, a indiqué Philippe Schaus, président-directeur-général de Moët Hennessy. Cette magnifique récompense est la reconnaissance de son engagement au service de l’excellence des Maisons dont elle a eu la charge, et plus particulièrement celle de la Maison Krug depuis maintenant plus d’une décennie. »

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« l’Hebdo du Vendredi » » 210107b

EPERNAY : Honorée pour son engagement pendant la crise

 


Employée de Chantelle Lingerie, Delphine Chapelot a créé son association au moment du premier confinement. (© DR)

La Sparnacienne Delphine Chapelot fait partie des 1 229 nouveaux décorés de la Légion d’honneur. Dès le mois de mars dernier, elle et son association s’étaient investies bénévolement dans la conception de surblouses pour les soignants.

Voilà une bien belle manière de démarrer l’année. Lorsque son mari a épluché le Journal officiel de la République française du 1er janvier dernier, Delphine Chapelot a eu l’immense surprise d’apprendre qu’elle avait été nommée au grade de chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur. « Je suis restée un peu glacée, c’était un vrai moment de surprise ! », nous confie-t-elle avec enthousiasme.

Responsable du bureau d’études de l’entreprise Chantelle Lingerie, qui possède un site à Épernay depuis 1962, Delphine ne s’attendait pas à recevoir cette plus haute distinction française. La préfecture de la Marne s’était bien renseignée à son sujet auprès de son époux, lieutenant-colonel du groupement des sapeurs-pompiers du Sud de la Marne, mais elle était loin d’en imaginer la raison. « J’avais déjà eu l’honneur d’être invitée par le président de la République lors des célébrations du 14 Juillet, sur recommandation du préfet de la Marne. C’était déjà une reconnaissance ultime pour moi, et surtout pour mon association, mais je ne m’attendais pas à ce que cela aboutisse à cette distinction. » Cette association, Delphine l’a créée au plus fort de la crise sanitaire et l’a nommée Les Blues du cœur.

4 000 surblouses et 20 000 kits distribués

Le 17 mars dernier, l’entreprise Chantelle d’Épernay, qui s’occupe de développer les nouveaux produits du groupe de lingerie, met sa centaine de salariés au chômage partiel. Quelques jours plus tard, le préfet de la Marne lance un appel à tous les couturiers et couturières du département, pour pallier le manque de blouses pour les soignants. Vient alors une idée à la Sparnacienne : confectionner des surblouses dans les locaux de sa société. « Je savais qu’en ouvrant les portes de notre entreprise, beaucoup de salariées, qui sont aussi des couturières, suivraient le mouvement. J’ai contacté notre direction pour permettre une réouverture aussi sécurisée que possible et j’ai proposé à toutes les salariées de venir coudre des blouses. Trente-cinq ont répondu favorablement. »

Chaque jour pendant deux mois, ces travailleuses au chômage partiel se sont rendues bénévolement sur leur lieu de travail pour aider ces soignants parfois démunis dans leur combat contre le virus. Grâce à un partenariat tissé avec les Lions Club d’Épernay et de Châlons, les équipes des Blues du cœur ont pu récupérer du voile d’hivernage, habituellement utilisé pour protéger les végétaux, afin de fabriquer 4 000 surblouses et 20 000 kits prêts à être assemblés par les apprentis couturiers du département. L’organisation philanthropique a également assuré la logistique afin de distribuer ces équipements, principalement aux hôpitaux d’Épernay et de Châlons, mais aussi à Reims et Vitry-le-François. « On avait envie de se rendre utile, car on savait que les soignants éprouvaient de grosses difficultés, explique la Sparnacienne qui n’a eu aucune arrière-pensée lorsqu’elle s’est consacrée à cette noble tâche. La période était exceptionnelle et personne ne l’avait vue venir. On était payé par l’État à ce moment-là, puisqu’il prenait en charge notre chômage partiel. C’était un juste retour de l’ascenseur. » Si la Légion d’honneur illustre l’esprit civique français et le sens de l’intérêt commun mis au service de la nation, Delphine Chapelot n’a pas usurpé sa croix de chevalier.

Simon Ksiazenicki

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« l’union » 210107a

CHALONS – HOMMAGE : l’engagement récompensé de six Châlonnais

 


Éric Rochette officie depuis vingt-quatre ans à l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre. Il est même adjoint au directeur depuis dix ans. Archives

Découvrez qui sont les Châlonnais des promotions de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite révélées dans le Journal officiel du 1 er janvier.

Ils ont brillé par leur talent, leur altruisme ou leur opiniâtreté. Six personnalités qui vivent ou travaillent dans la ville préfecture et à proximité, font partie de la promotion de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite. Parmi les heureux lauréats figure Éric Rochette, nouveau chevalier de l’ordre national du Mérite, qui est adjoint au directeur de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (OnacVG) et qui réside à La Veuve. « C’est un honneur. je n’y croyais pas vraiment », précise le principal intéressé, par ailleurs correspondant pour le journal L’union. C’est son directeur, Antoine Carenjot, qui a proposé sa candidature. « C’est un agent plus qu’investi qui s’est aussi distingué comme époux et père de soignants », souligne-il. Éric Rochette s’est engagé il y a vingt-quatre ans au sein de l’OnacVG, « une administration d’État » pour laquelle il gère 1 000 dossiers marnais par an.

Guy Carrieu, directeur général des services du Département et officier de la Légion d’honneur, est une autre petite main qui est mise sur le devant de la scène. L’homme, modeste, a préféré ne pas s’exprimer. C’est Jérôme Gorgeot, chef de cabinet du Département, qui prend la parole à sa place. « C’est quelqu’un de très discret. Il n’aime pas se mettre en avant. Il est au service des citoyens. » Il faisait partie de la cellule de crise pendant le premier confinement et n’a pas ménagé sa peine. « Il gère tous les agents du Département, soit 2 000 personnes. »

Autre personnalité récompensée, Alexandre Schajer, promu au grade d’officier. « C’est un honneur de recevoir cette promotion de la République, surtout pour quelqu’un qui est le descendant d’immigrés arrivés de Pologne et de Russie », reconnaît celui qui est président du réseau national des Écoles de la 2 e chance. L’occasion est belle pour lui de rappeler que les contacts « de l’école avec le gouvernement » sont récompensés par cette nomination. « C’est un réseau national qui a son siège à Châlons. Dix permanents y travaillent, pourtant je suis mieux connu en Île-de-France ou en Provence-Alpes-Côte d‘Azur, alors qu’il y a dix sites en Champagne-Ardenne. Cela devrait être un honneur pour Châlons. »

Le lieutenant-colonel Rémy Vexlard, pharmacien en chef au Service départemental d’incendie et de secours de la Marne, chevalier de l’ordre national du Mérite, a reçu de nombreuses félicitations le 1 er janvier. « Je ne m’y attendais pas, même si je savais que c’était dans les tuyaux, reconnaît-il. C’est une fierté et une reconnaissance de notre métier de pharmacien. » Sa mission : faire en sorte « que les sapeurs-pompiers aient tout ce qu’il faut en quantité, qualité et dans les temps » pour leur intervention. Ce qui n’a pas forcément été facile avec la crise sanitaire. « On ne savait pas s’il fallait trois jours, trois semaines ou trois mois pour recevoir nos commandes. Il a fallu cherche r, sonder et s’entraider avec nos autres collègues pharmaciens. »

Laurence Bouillon, infirmière scolaire à Châlons-en-Champagne et conseillère du directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen), ainsi que Philippe Vanthournout, ancien directeur départemental d’un centre de formation d’apprentis, ont également été élevés au grade de chevalier de l’ordre national du Mérite.


L’essentiel

 

Le décret du 31 décembre 2020
a acté les promotions de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite. Il a été publié le 1 er janvier dans le Journal officiel.

La promotion
est exceptionnelle. Elle met en avant de nombreux acteurs qui ont œuvré pendant la crise sanitaire, mais pas seulement.

Six Châlonnais
font partie de la liste dévoilée.


L’ancien chef des urgences distingué

 

Il n’est plus Châlonnais mais son passage mérite à lui seul qu’il soit mentionné. Le Dr Marc Noizet, ancien chef des urgences de l’hôpital de Châlons, officie désormais du côté des urgences de Mulhouse. Nommé chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur, il est resté en bons termes avec le centre hospitalier châlonnais. Des échanges avec Mulhouse, épicentre du Covid-19, ont eu lieu tout au long de la crise. « J’ai passé sept ans à Châlons et j’ai gardé un lien privilégié. Nous avons eu beaucoup d’échanges avec le chef du service des urgences actuel comme le directeur avec lesquels j’ai pu faire un véritable retour d’expérience. Pour qu’ils puissent comprendre ce qu’il était important de mettre en place. Il y a eu beaucoup de mails et de SMS pour pouvoir mettre en place des choses à Châlons même si les établissements sont différents. Mais qu’importe, il y avait des leçons à tirer. J’ai dit qu’il ne fallait pas sous-estimer l’épidémie », déclarait-il dans nos colonnes au printemps 2020.

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« l’union » 210106a

VITRY-LE-FRANÇOIS : Honneur et mérite pour les soignants

 

Le Groupement hospitalier de territoire Coeur Grand Est a vu plusieurs de ses cadres retenus dans les dernières promotions des deux ordres nationaux les plus prestigieux.

Le docteur Bruno Frémont a, été élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur.

Jérôme Goeminne, directeur général, et Alexia Rusak, cadre de santé, sont faits chevaliers de l’ordre national du Mérite.

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« l’union » 210103c

MARNE – HOMMAGE : Leur bravoure récompensée

 


Une infirmière et l’adjoint au directeur de l’hôpital ont été récompensés.

Une promotion exceptionnelle de la Légion d’honneur et de l’ordre national du mérite a récompensé vendredi, des centaines de personnes engagées contre le Covid-19 (mais pas seulement). Dans la Marne de nombreuses personnalités, médecins et professeurs ont été nommés cette année, dont des Châlonnais.

À savoir Laurence Bouillon, infirmière scolaire à Châlons-en-Champagne et conseillère du Dasen, faite chevalier de l’ordre national du mérite. On retrouve également parmi les heureux élus, Le D r Marc Nozet, ancien chef des urgences de l’hôpital de Châlons, actuel chef des urgences de Mulhouse, nommé chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur. Figurent aussi Eric Rochette, adjoint au directeur de l’hôpital de Châlons, comme chevalier de l’ordre national du mérite, ainsi que Guy Carrieu, directeur général des services du Département, à Châlons, comme officier de la Légion d’honneur. Notons enfin que le Châlonnais Alexandre Schajer a été promu au grade d’officier. Il est président du réseau national des Écoles de la 2 e chance et de l’École de la 2 e Chance de Champagne-Ardenne.

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« l’union » 210103b

EPERNAY – HOMMAGE : La Légion d’honneur pour Franck Leroy

 


À travers sa Légion d’honneur, Franck Leroy se sent « honoré par la République ». Stéphanie Jayet

Le maire a été fait chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur, ce vendredi 1 er janvier.

C’est par des SMS de félicitations que le maire d’Épernay Franck Leroy, a appris en ce premier jour de l’année 2021, qu’il était fait chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur.

« Une surprise totale » , dit-il avouant avoir vérifié que son nom figurait bien sur le journal officiel. « C’est une belle surprise dont je suis très fier » , car « la notion de mérite est sous-jacente à cette distinction » .

Cette Légion d’honneur, je la dois à des centaines de gens auxquels je veux rendre hommage
Franck Leroy

La Légion d’honneur a été attribuée sur proposition du ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales à « Franck Leroy, vice-président du conseil régional du Grand Est, président départemental de la Marne de l’association des maires, maire d’Épernay, pour 33 ans de service » , selon l’intitulé du décret du 31 décembre portant promotion et nomination dans l’ordre national de la Légion d’honneur, paru au journal officiel ce 1 er janvier. Vingt années d’activité étant indispensables pour être distingué et arborer le ruban rouge à la boutonnière, Franck Leroy emplissait amplement les conditions.

« La Légion d’honneur récompense l’ensemble de mon parcours, d’abord à Épernay, à Troyes, puis de nouveau à Épernay. Mon engagement dans l’association des maires de France, à la Région », estime-t-il.

Franck Leroy concède que « c’est beaucoup de travail, d’investissement personnel, mais c’est avant tout une passion, car j’aime mon territoire ».

« Honoré par la République », Franck Leroy estime qu’il doit cette distinction « à des centaines de gens sans lesquels le travail n’aurait pas pu être fait ». Aussi le nouveau chevalier compte-t-il « leur rendre hommage » à son tour en les conviant à la cérémonie de remise officielle de son insigne. Même si pour cela, il lui faut attendre la fin de la crise sanitaire.


Deux autres sparnaciennes

 

Parmi les promus à la Légion d’honneur ce 1 er janvier, figurent en plus de Franck Leroy, deux autres Sparnaciennes. Il s’agit d’une part de Delphine Chapelot, responsable du bureau d’études industrielles chez Chantelle, présidente-fondatrice d’une association de lutte contre le cancer. Au début de la crise sanitaire et pour lutter contre la pénurie en équipement de protection dont souffrait le personnel médical, elle avait créé l’association « Blues du cœur » afin de confectionner des surblouses, avec 35 de ses collègues. Le grade de chevalier de la Légion d’honneur lui est décerné à titre exceptionnel par le Premier ministre pour 19 ans de services.

D’autre part, le ministère de l’Intérieur octroie le grade de chevalier de la Légion d’honneur à Delphine Horvilleur, première femme à être devenue rabbin en France, pour 20 ans de services. Née à Nancy, Delphine Horvilleur a grandi à Épernay, où elle conserve des attaches familiales.


Promotion exceptionnelle

 

La promotion de la Légion d’honneur et de l’ordre national du mérite du 1 er janvier a récompensé des centaines de personnes engagées depuis des mois contre le Covid-19 (mais pas seulement). Dans la Marne, (voir détail sur notre site) figurent notamment : Dominique De Wilde, directrice générale du CHU de Reims dont dépend l’hôpital d’Épernay.


Hélène Nouaille

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« l’union » 210103a

MARNE – RECOMPENSES : Légion d’honneur, des Rémois nommés

 


Dominique De Wilde, directrice générale du CHU, est nommée chevalier de la Légion d’honneur. Remi Wafflart

Zoom sur une promotion exceptionnelle de la Légion d’honneur et de l’ordre national du mérite.

Une promotion exceptionnelle de la Légion d’honneur et de l’ordre national du mérite a récompensé vendredi 1 er janvier des centaines de personnes engagées depuis des mois contre le Covid-19 (mais pas seulement). Dans la Marne et plus particulièrement à Reims, de nombreuses personnalités, médecins et professeurs ont été nommés cette année.

Le CHU bien représenté

Le professeur Vincent Vuiblet du CHU de Reims, chevalier de l’ordre national du mérite ; Dominique De Wilde, directrice générale du CHU de Reims, nommée chevalier de la légion d’honneur ; Thierry Brugeat, directeur des soins au CHU de Reims, chevalier de l’ordre national du mérite ; Dr Bénédicte Decoudier, du CHU de Reims, chevalier de l’ordre national du mérite ; Dr Maxime Hentzien, du CHU de Reims, chevalier de l’ordre national du mérite ; Dr Laurent Leflon, du CHU de Reims, chevalier de l’ordre national du mérite ; Dr Frédéric Fischbach, du CHU de Reims, chevalier de l’ordre national du mérite ; le professeur Stéphane Gennai, du CHU de Reims, chevalier de l’ordre national du mérite ; le professeur Firouze Bani Sadr, du CHU de Reims, chevalier de l’ordre national du mérite ; le médecin colonel Michel Weber, de Reims, chevalier de la légion d’honneur ; Audrey Mathon Debetencourt, directrice de la CAF de la Marne, chevalier de la légion d’honneur ; Alexandre Schajer, président du réseau national des écoles de la 2 e Chance (E2C) et de Champagne-Ardenne, officier de la légion d’honneur ; Katia Beaujard, maire d’Hermonville, chevalier de la Légion d’honneur ; Odile Madrolle, présidente de la chambre à la cour d’appel de Reims, chevalier de l’ordre national du mérite ; Jean-Baptiste Parlos, Premier président de la cour d’appel de Reims, chevalier de la Légion d’honneur.


Les autres nommés dans la Marne, l’Aisne et les Ardennes

 

Originaire de Soissons, le Dr Jean-Jacques Razafindranazy, mort en service du Covid-19, a été nommé chevalier de la légion d’honneur à titre posthume. Laurence Bouillon, infirmière scolaire à Châlons-en-Champagne et conseillère du Dasen, chevalier de l’ordre national du mérite. Le Dr Marc Nozet, ancien chef des urgences de l’hôpital de Châlons-en-Champagne, chef des urgences de Mulhouse, nommé chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur. Michel Fiani, chef du service anesthésie-réanimation et chef du pôle anesthésie du centre hospitalier Jeanne-de-Navarre à Château-Thierry, chevalier de la légion d’honneur. Le Dr André Guy Combrenont à Saint-Quentin, chevalier de l’ordre national du mérite. Jean Koscielniak, à Laon, officier de l’ordre national du mérite. Éric Rochette, adjoint au directeur à Châlons-en-Champagne, chevalier de l’ordre national du mérite. Raymonde Mahut, maire de Givonne (Ardennes), chevalier de la légion d’honneur. La préfète Josiane Chevalier, ancienne sous-préfète de Vitry-le-François, commandeur de l’ordre national du mérite. La rabbin Delphine Horvilleur, originaire d’Épernay, chevalier de la légion d’honneur. Le maire d’Épernay, Franck Leroy, chevalier de la Légion d’honneur. Guy Carrieu, directeur général des services du département, à Châlons-en-Champagne, officier de la Légion d’honneur.

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« l’union » 201224a

REIMS - STRASBOURG : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 24 décembre 2020


STRASBOURG
 
Son épouse Huguette GIJBELS, ses enfants, petits-enfants et arrière-petite-fille,

vous font part du décès de

Monsieur Pierre GIJBELS

Ancien PDG de la Pum de Reims,
Officier de la Couronne,
Chevalier de la Légion d’honneur.


 
survenu le 13/12/20 à 95 ans,
et inhumé, selon ses dernières volontés, dans la plus stricte intimité.



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« l’union » 201216a

VITRY-LE-FRANCOIS – HOMMAGE : Gisèle Probst dans toutes les mémoires

 


La résistante était venue de nombreuses fois échanger avec les élèves de 3e du collège qui portera bientôt son nom. Sa dernière visite remontait à l’année 2010 (voir photos en médaillon).

Le collège du Vieux-Port sera officiellement rebaptisé Gisèle-Probst au 1 er janvier. Un juste retour des choses pour la résistante décédée en avril qui a tant marqué l’établissement.

Elle a marqué des générations de jeunes Vitryats avec ses récits tantôt poignants, témoins de la lourde expérience de la déportation, tantôt teintés de son humour caractéristique. Un an et demi après son décès, la résistante Gisèle Probst se rappelle plus que jamais aux bons souvenirs du collège du Vieux-Port auquel elle donnera son nom dès le premier janvier prochain.

Un hommage à l’initiative du comité de la Légion d’honneur de Vitry-le-François, soutenu par la Ville et le Département et cher aux chefs d’établissements, Charles Stoflique, principal, et Milena Lepecq-Marc, principale adjointe. « La Seconde Guerre mondiale semble loin pour les élèves , explique cette dernière. Avant, il y avait toujours une personne dans la famille qui pouvait raconter, maintenant ils ne baignent plus dans ces récits. À nous d’ancrer les élèves dans l’histoire locale de la Marne. » Et quoi de mieux pour les jeunes générations que de pouvoir assimiler ce pan de l’histoire contemporaine à une figure de la résistance locale, porte d’entrée vers de sombres chapitres. « Je parle toujours de Gisèle Probst à mes classes de 3 e lorsque nous abordons 39-45 » , indique Marc Bruder, professeur d’histoire-géographie, très investi dans cette transmission de témoignages, au même titre que sa collègue Mylène Huillet.

Le début de l’histoire entre l’établissement scolaire du quartier du Vieux-Port et la résistante marnaise remonte aux années 1990, lorsqu’une enseignante de l’époque la contacte et l’invite à venir échanger avec quelques classes. Des moments que Marc Bruder, alors en début de carrière, n’a pas oublié et précieusement conservé dans un coin de sa mémoire : « Il y avait une réelle complicité qui s’installait avec les jeunes. Elle les comprenait très bien, les prenait à témoin et leur racontait des anecdotes. Ils ressortaient toujours de ces moments avec beaucoup d’émotions. » Le factuel devenait alors concret et rempli d’humanité. La confiance s’installait et les échanges n’en étaient que plus forts. Si chaque année, elle revenait avec ses diaporamas sous le bras et sa tenue de déportée (qu’elle installait à côté d’elle, au moment de prendre place face aux collégiens), Gisèle Probst s’évertuait à avoir toujours dans son baluchon de nouvelles petites histoires à transmettre, comme ce saucisson savamment planqué à Ravensbrück et devant permettre de fêter les 20 ans d’une autre détenue ou ses ruses pour falsifier la fabrication d’obus lorsqu’elle travaillait en usine. Le tout avec un humour inoubliable. Ses amis du comité vitryat de la Légion d’honneur, Françoise Arvois et le général Jean-Marie Lemoine, sourient à sa simple évocation. « Nous avions beaucoup d’atomes crochus , témoigne ce dernier qui l’a décoré de la cravate de commandeur de la Légion d’honneur il y a 17 ans. Je me souviens de son caractère bien trempé et de tous les moments où elle nous racontait son histoire de résistante à Clermont-Ferrand. »

« Jusqu’à la fin de sa vie, elle était égale à elle-même. Elle avait toujours quelque chose pour nous raccrocher à la vie , confie, émue, Françoise Arvois. Je serai heureuse de voir son nom inscrit quand je passerai devant le collège. »

Un changement de nom légitime et lourd de sens, « qui permet de perpétuer le devoir de mémoire » , glisse Charles Stoflique, le principal. Et une manière de remercier cette grande dame de la Résistance pour ce qu’elle a apporté à des générations de Vitryats.


L’ESSENTIEL

 

Figure de la Résistance,
Gisèle Probst est arrivée à l’âge de 3 ans à Vitry-le-François.

En 1942
, avec son époux Jean Probst, elle entre dans le réseau Mithridate comme agent de renseignements et de liaison.

Arrêtée le 17 octobre 1942
, suite à une dénonciation, elle est déportée en 1944 au camp de Ravensbrück. Elle y restera jusqu’au 21 avril 1945, lorsque les chars soviétiques libèrent le camp.

Titulaire
de la Croix de Guerre et médaillée de la Résistance, elle reçoit la Légion d’honneur puis la cravate de commandeur en 2003.

Gisèle Probst décède
le 25 avril 2019 à l’âge de 96 ans.


Une cérémonie et un nouveau logo pour le printemps

 

La date est tout sauf le fruit du hasard. Le 21 avril 2021, soit 76 ans jour pour jour après la libération du camp de Ravensbrück et de Gisèle Prost, le collège devrait être rebaptisé symboliquement de son nom lors d’une cérémonie officielle. À cette occasion seront dévoilés les nouveaux panneaux et visuels de l’établissement scolaire. Impossible toutefois d’en savoir plus quant aux modalités de l’événement. « La date et la forme que cela pourra prendre doivent encore être validées par le département [propriétaire de l’établissement, ndlr] » , indique le principal Charles Stoflique. D’ici là, les 438 élèves de l’établissement ont une mission d’importance à remplir. « Ils ont chacun travaillé sur le nouveau logo durant le cours d’arts plastiques de leur professeur, Clémence Héliot. Ils voteront d’ici peu afin de choisir le futur logo du collège Gisèle-Probst. Ça leur permet de s’approprier ce changement et cette histoire. »

La nouvelle appellation étant administrativement effective dès le 1 er janvier, dans les bureaux du collège du Vieux-Port, chacun se prépare au changement de dénomination. « Je suis en train d’enregistrer les dernières factures avec l’entête du Vieux-Port , s’amuse Mickaël Marin, adjoint gestionnaire dont le patronyme allait à merveille au Vieux-Port. Ce n’est pas courant un changement de nom, ça revête un côté historique. »

MARIE CHARRIER

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« l’union » 201209a

VITRY-LE-FRANCOIS : Le collège du Vieux-Port rebaptisé

 

 

Les élèves rentrés en septembre dernier au collège du Vieux-Port intégreront en janvier prochain le collège Gisèle-Probst, du nom de la résistante vitryate décédée le jeudi 25 avril, à l’âge de 96 ans.

L’établissement scolaire sera rebaptisé officiellement dès le 1 er janvier 2021 à l’issue du processus de nouvelle dénomination lancé à l’initiative du comité de la Légion d’Honneur de Vitry-le-François avec le soutien de la Ville, et conclu avec l’accord du Département, propriétaire du collège.

 

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« l’union » 201126a

NECROLOGIE : Mort de l’avocate pénaliste Jocelyne Beyer-Buchwalteri

 


Me Beyer-Buchawlter fut notamment la première femme à diriger l’ordre des avocats de Reims

L’avocate Jocelyne Beyer-Buchwalter est décédée à l’âge de 71 ans dans la nuit de mardi à mercredi, a-t-on appris, hier, par sa famille. Lorraine d’origine, elle avait commencé sa carrière d’avocate en 1974, devenant à l’échelle locale la première femme à investir le champ du pénal, jusqu’alors accaparé par ses confrères masculins. Passionnée par les enjeux liés à ces dossiers criminels qui l’amenèrent à plaider des centaines de fois devant les cours d’assises, elle intervenait aussi dans le droit de la famille, où se règlent divorces, pensions alimentaires et adoption.

En 2000, elle devient la première femme bâtonnier de l’ordre des avocats de Reims avant, cinq ans plus tard, d’être décorée de la Légion d’honneur. En 2007, elle rejoint le cabinet ACG en tant qu’associée. « Pour être un bon avocat, je pense qu’il faut déjà savoir écouter, déclarait-elle de sa voix douce en 2016 . La deuxième force, c’est l’intuition et la psychologie. La troisième, bien sûr, c’est la pugnacité car sans cela il n’y a pas de résultat. »

La mort de Jocelyne Beyer-Buchwalter, dont l’intransigeance et la qualité de verbe en avaient fait une figure marquante des palais de justice, a bouleversé avocats et magistrats qui l’ont connue. À partir de vendredi, ceux qui souhaitent lui rendre hommage peuvent se rendre à la maison funéraire (7, rue Roger Aubry), où un livre d’or sera mis à disposition. Une cérémonie aura lieu mercredi dans la plus stricte intimité et le respect des conditions sanitaires.

Mathieu Livoreil

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« l’union » 201125a

VILLERS-FRANQUEUX, BACCARAT : Avis de décès

Avis de décès paru dans le journal L’union du 25 novembre 2020


VILLERS-FRANQUEUX, BACCARAT
 
Madame Thérèse LOTZER, son épouse ;
Jean-Marc et Christine,
Patricia et Ghislain, ses enfants ;
Amélie et Théa, ses petites-filles adorées,
ainsi que toute la famille

ont la douleur de vous faire part du décès de

Monsieur Gérard LOTZER

Chevalier de la Légion d’Honneur
Chevalier de l’ordre national du Mérite
Directeur industriel de V.M.0
Directeur industriel de la Manufacture de Baccarat

 
survenu le lundi 23 novembre 2020 à l’âge de 72 ans.

La cérémonie religieuse sera célébrée le vendredi 27 novem¬bre 2020 à 14 h 30, en l’église de Villers-Franqueux dans le respect des règles sanitaires en vigueur, suivie de l’inhuma¬tion au cimetière dudit lieu.

Fleurs naturelles uniquement.

Monsieur Gérard LOTZER repose au Funérarium de Cormicy.

Cet avis tient lieu de faire-part.



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